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217 molécules

Agonistes synthétiques des récepteurs CB

Des molécules construites en laboratoire pour activer les récepteurs CB1 et CB2 : ligands de recherche, quelques médicaments et les « cannabinoïdes de synthèse » du marché illicite.

La pharmacologie les range en quatre classes (IUPHAR ; Pertwee 2010) : les cannabinoïdes classiques, des dibenzopyranes proches du THC comme le HU-210 ou la nabilone ; les non classiques, sans cycle pyrane, comme le CP 55,940 ; les aminoalkylindoles, comme le WIN 55,212-2 ; et les eicosanoïdes, analogues de l'anandamide.

Les substances du marché illicite se décrivent par leurs pièces structurales : un cœur (indole, indazole…), une queue, un lien et un groupe lié. Leurs noms abrègent ces pièces (ADB, INACA…), et les préfixes JWH, AM, CP ou HU sont des codes de laboratoire, pas des familles chimiques. Au moins 180 avaient été confirmées en Europe en janvier 2019 (Potts 2020). Beaucoup sont des agonistes complets du CB1, là où le Δ⁹-THC est un agoniste partiel.

D'un outil de laboratoire à un marché

  1. 1985

    La nabilone, cannabinoïde de synthèse proche du THC, est autorisée aux États-Unis contre les nausées et vomissements de la chimiothérapie.

  2. Années 1990

    L'équipe de John W. Huffman, à l'université Clemson, synthétise la série JWH pour cartographier la relation structure-activité du CB1. Ce sont des outils de recherche.

  3. 2008

    Le JWH-018 est identifié dans des mélanges à fumer vendus sous des noms commerciaux : la molécule a quitté le laboratoire.

  4. 2019

    Au moins 180 agonistes synthétiques ont été confirmés en Europe (Potts 2020).

Aucune de ces fiches ne décrit un usage. Elles documentent des substances que l'on rencontre, pas des substances que l'on prend.

Les molécules de cette classe.

Ligands de recherche et médicaments82

Nouvelles substances psychoactives135