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Canna·wikiAM-2389

Cannabinoïde synthétique (SCRA)

Non listé

AM-2389

AM-2389

(6aR,9R,10aR)-3-(1-hexylcyclobutyl)-6,6-dimethyl-6a,7,8,9,10,10a-hexahydrobenzo[c]chromene-1,9-diol

Alias.AM2389 · 9β-hydroxy-3-(1-hexylcyclobut-1-yl)-hexahydrocannabinol · (6aR,9R,10aR)-3-(1-hexylcyclobutyl)-6a,7,8,9,10,10a-hexahydro-6,6-dimethyl-6H-dibenzo[b,d]pyran-1,9-diol

Agoniste complet et très puissant du récepteur CB1, outil de laboratoire sans aucune donnée humaine.

Niveau de détail

Avertissement réduction des risques

Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.

Identifiants

Formule
C₂₅H₃₈O₃
Masse molaire
386.28 g·mol⁻¹
CAS
1256842-49-5
PubChem CID
49783410
Première description
Décrite en 2010 par Spyros P. Nikas et ses collègues du Center for Drug Discovery de la Northeastern University, dans l'équipe d'Alexandros Makriyannis dont les initiales donnent le préfixe AM, au sein d'une série d'hexahydrocannabinols substitués sur le premier carbone de la chaîne latérale. Sa caractérisation comportementale a suivi en 2012 avec les travaux de Torbjörn Järbe et de ses collègues, qui en ont fait un outil de référence pour maintenir une activation prolongée du récepteur CB1 chez l'animal.
Origine
Molécule entièrement synthétique, absente du cannabis comme de tout organisme vivant : elle a été conçue en chimie médicinale à partir du squelette des cannabinoïdes classiques. D'après la littérature disponible, elle ne circule que comme réactif de recherche destiné aux laboratoires. Elle n'a pas été signalée dans des produits saisis ni dans les mélanges de plantes vendus comme substituts au cannabis.
InChIKey
CSXKNESDVLECTJ-VAMGGRTRSA-N

En clair

AM-2389 est une molécule de laboratoire, entièrement fabriquée par synthèse : elle n'existe pas dans le chanvre. Elle se fixe sur le même récepteur cérébral que le THC, mais bien plus fortement, et chez l'animal ses effets s'installent lentement puis durent très longtemps. Elle n'a jamais été étudiée chez l'être humain et n'a rien à faire dans un produit de consommation.

Récepteurs et activité

  • CB1
    Ki 0,16 nM (membranes de cerveau de rat, [3H]CP-55,940) ; EC50 1,5 nM, agoniste completAgoniste
  • CB2
    Ki 4,21 nM (membranes de rate de souris) ; efficacité fonctionnelle non mesuréeAgoniste
  • Agoniste
  • Agoniste partiel
  • Antagoniste
  • Modulateur
  • Agoniste inverse

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Signature subjective

Survolez un axe pour lire la définition.

  • Apaisement
    5
  • Clarté
    5
  • Sommeil
    10
  • Appétit
    5
  • High
    5

Estimation éditoriale, non clinique.

Pharmacologie

AM-2389 est un cannabinoïde classique de synthèse : un hexahydrocannabinol hydroxylé en position 9 dont la chaîne latérale porte un groupe 1-hexylcyclobutyle. Cette modification lui confère l'une des plus fortes affinités mesurées dans la série pour le récepteur CB1 (0,16 nM sur membranes de cerveau de rat), avec une préférence d'environ 26 fois pour CB1 par rapport à CB2. En test fonctionnel, la molécule se comporte comme un agoniste complet du récepteur CB1, là où le THC n'est qu'un agoniste partiel : c'est cette activation complète, et non la simple puissance, qui rend ce type de composé dangereux. Chez le rat, elle est environ cent fois plus puissante que le THC en discrimination de substance ; chez la souris, son effet hypothermique s'installe lentement, culmine plusieurs heures après l'administration et se prolonge bien au-delà de celui du THC, avec une demi-vie fonctionnelle estimée aux alentours de dix-sept heures. Les travaux publiés l'emploient précisément pour cela : maintenir une activation soutenue du système endocannabinoïde chez le rongeur et le singe, puis étudier tolérance, dépendance et sevrage. Son action sur TRPV1, GPR55, PPARγ ou 5-HT1A n'a pas été évaluée, et les données humaines manquent totalement.

Origine (recherche pharmaceutique → marché illicite)

Aucune voie biologique : la molécule ne provient d'aucune enzyme, végétale ou animale. Elle est obtenue par synthèse dans la série des cannabinoïdes classiques, par greffage d'un groupe 1-hexylcyclobutyle sur le noyau aromatique d'un squelette dibenzopyrane, avec un cycle carboné saturé et un hydroxyle en position 9 de configuration bêta.

Classification structurelle

Classe
Cannabinoïde synthétique (SCRA)
Origine
Molécule entièrement synthétique, absente du cannabis comme de tout organisme vivant : elle a été conçue en chimie médicinale à partir du squelette des cannabinoïdes classiques. D'après la littérature disponible, elle ne circule que comme réactif de recherche destiné aux laboratoires. Elle n'a pas été signalée dans des produits saisis ni dans les mélanges de plantes vendus comme substituts au cannabis.
Statut
Non listé

Cannabinoïde classique de synthèse, série des hexahydrocannabinols : noyau dibenzo[b,d]pyrane à cycle carboné saturé, hydroxyle en position 9 de configuration bêta, chaîne latérale 1-hexylcyclobutyle en position 3.

Pharmacocinétique

Les seules données disponibles viennent de l'animal, après injection intrapéritonéale. L'installation des effets est lente : chez la souris, la baisse de température corporelle atteint son maximum plusieurs heures après l'administration, et la demi-vie fonctionnelle estimée chez le rat à partir des essais de discrimination approche dix-sept heures, un profil beaucoup plus étalé que celui du THC. Aucune mesure de concentration plasmatique, de distribution cérébrale ou de biodisponibilité n'est publiée, et il n'existe aucune donnée humaine.

Métabolisme

Aucune étude de métabolisation n'est publiée : ni les enzymes impliquées ni les métabolites de AM-2389 ne sont identifiés. La très longue durée d'action observée chez le rongeur n'a reçu à ce jour aucune explication pharmacocinétique documentée.

Toxicologie et risques

Chez l'animal, l'administration répétée installe une tolérance puis une dépendance physique. Chez la souris, l'arrêt du traitement provoque un syndrome de sevrage spontané avec hyperactivité et tremblements des pattes, ainsi qu'un sommeil fragmenté après une phase initiale de sommeil lent augmenté ; chez le singe écureuil, un état de sevrage identifiable est précipité par un antagoniste du récepteur CB1. En administration aiguë, les publications rapportent une chute marquée de la température corporelle, une augmentation de la diurèse et, chez le macaque adolescent, une altération dose-dépendante de la mémoire de travail accompagnée de modifications de la chimie du cortex orbitofrontal médian. Aucune donnée humaine n'existe pour cette molécule : les intoxications graves décrites pour les agonistes complets de synthèse (convulsions, délire, troubles du rythme cardiaque, vomissements incoercibles, atteinte rénale aiguë) concernent d'autres composés de cette classe, et non celui-ci. Elles indiquent néanmoins le type de risque qu'implique une activation complète et prolongée du récepteur CB1, très éloignée de l'agonisme partiel du THC.

Détection et analyse

Aucune méthode analytique dédiée à AM-2389 dans les matrices biologiques n'est publiée, et la molécule n'est pas décrite dans les produits saisis en Europe. Les études animales raisonnent sur la substance administrée, sans dosage sanguin ou urinaire rapporté. Les criblages toxicologiques courants ciblent le THC, ses métabolites et les agonistes de synthèse déjà répertoriés, pas ce composé.

Références

  1. 1.Nikas SP et al. Novel 1',1'-chain substituted hexahydrocannabinols: 9β-hydroxy-3-(1-hexyl-cyclobut-1-yl)-hexahydrocannabinol (AM2389) a highly potent cannabinoid receptor 1 (CB1) agonist. J Med Chem 2010;53(19):6996-7010PMID 20925434
  2. 2.Järbe TU et al. AM2389, a high-affinity, in vivo potent CB1-receptor-selective cannabinergic ligand as evidenced by drug discrimination in rats and hypothermia testing in mice. Psychopharmacology 2012;220(2):417-26PMID 21989802
  3. 3.Paronis CA et al. Δ9-tetrahydrocannabinol acts as a partial agonist/antagonist in mice. Behav Pharmacol 2012PMID 23075707
  4. 4.Paronis CA et al. Diuretic effects of cannabinoids. J Pharmacol Exp Ther 2013PMID 23019138
  5. 5.Tai S et al. Cannabinoid withdrawal in mice: inverse agonist vs neutral antagonist. Psychopharmacology 2015PMID 25772338
  6. 6.Kangas BD et al. Cannabinoid antagonist drug discrimination in nonhuman primates. J Pharmacol Exp Ther 2020PMID 31641018
  7. 7.Paronis C et al. Evidence for spontaneous cannabinoid withdrawal in mice. Behav Pharmacol 2022PMID 35288509
  8. 8.Missig G et al. Altered sleep during spontaneous cannabinoid withdrawal in male mice. Behav Pharmacol 2022PMID 35288510
  9. 9.Kohut SJ et al. Effects of cannabinoid exposure on short-term memory and medial orbitofrontal cortex function and chemistry in adolescent female rhesus macaques. Front Neurosci 2022PMID 36248648
  10. 10.PubChem CID 49783410, AM-2389 (noms, identifiants)

Données structurées

InChIKey
CSXKNESDVLECTJ-VAMGGRTRSA-N
Formule
C25H38O3
Masse molaire
386.28 g·mol⁻¹
CAS
1256842-49-5
PubChem CID
49783410
Fiche machine-lisible (JSON)

Format d’ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

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