Notre histoire : données et traçabilité
Phytogrammes est une marque française de produits à base de chanvre.
- phyto
- le végétal, du grec.
- grammes
- l’unité dans laquelle le chanvre se vend.
Le constat de départ.
En 2026, le marché du CBD est saturé de marketing et de malhonnêteté. Des noms de variétés inventés de toutes pièces par les vendeurs. Des promesses d’effets « puissants » qui cachent des cannabinoïdes de synthèse jamais nommés clairement. Des produits moyens vendus à coups de pourcentages mirobolants.
Ce n’est pas une opinion, c’est documenté :
70 %
des produits CBD vendus en ligne étaient mal étiquetés dès 2017 : 26 % contenaient moins de CBD qu’annoncé, 43 % en contenaient plus, et du THC était détecté dans 21 % des échantillons.[1]
JAMA, 2017
4,5 %
des échantillons de CBD testés en France contenaient du HHC ou du H4-CBD, sans aucune mention sur l’étiquette. Des consommateurs ont absorbé des cannabinoïdes de synthèse sans le savoir.[2]
MILDECA, 2023
65 %
des collectes SINTES d’e-liquides vendus comme « CBD » mais contenant des cannabinoïdes de synthèse concernaient un usager mineur.[3]
OFDT, 2022
2024
depuis le début de l’année, les agences sanitaires françaises ont recensé plusieurs centaines d’intoxications liées à des cannabinoïdes de synthèse (HHC, HHC-O, H4-CBD, MDMB-PINACA…) ou à du THC au-delà du seuil légal.[4]
ANSM / Anses, 2024
Concrètement : une grande partie des vendeurs ne sait pas ce qu’elle vend. Provenance des fleurs, vraie variété, composition réelle, molécules synthétiques parfois ajoutées alors qu’elles sont déjà classées stupéfiants. Et certains mentent en toute connaissance de cause, avec des promesses de défonce vendues comme une alternative « naturelle » au THC. Vous allez voir plus bas pourquoi c’est tout sauf naturel.
84 produits, 26 étiquettes justes.
L’étude du JAMA tient en un objet. Une équipe a acheté 84 produits au CBD en ligne, puis mesuré ce qu’ils contenaient vraiment. 26 correspondaient à leur étiquette. 36 contenaient plus de CBD qu’annoncé, 22 en contenaient moins.[1]
Le calibre à 84 tiges
Une tige par produit. À fleur de plaque : l’étiquette disait vrai. En saillie : plus de CBD qu’annoncé. Enfoncée : moins. La place de chaque tige est arbitraire, les trois totaux sont ceux de l’étude.
Notre promesse.
Chez Phytogrammes, on a décidé d’arrêter le bullshit. Transparence par défaut, tout le temps. Sur chaque fiche, nous distinguons les informations disponibles de celles qui restent à documenter :
Le certificat d’analyse
un lien lorsqu’un rapport du lot est publié, sinon la mention « Non publié ».
L’origine du produit
le pays renseigné dans le catalogue, ou « Non renseigné ».
La référence de lot
la référence fournie avec le profil produit, sans la présenter comme une preuve d’analyse.
Le profil cannabinoïdique
les valeurs publiées et leur statut : référentiel produit ou analyse accompagnée d’un certificat.
Et tout ce qu’on sait, on le documente sur notre wiki. Y compris les cannabinoïdes de synthèse, sur lesquels on préfère mettre en garde plutôt que de faire semblant qu’ils n’existent pas.
Les cannabinoïdes de synthèse, c’est quoi exactement ?
Ce sont des molécules créées en laboratoire pour imiter les effets du THC, parfois avec beaucoup plus de puissance. Il n’existe quasiment aucun essai clinique sur ces molécules très récentes : personne ne peut garantir leur innocuité, et sûrement pas un vendeur de CBD.
Elles circulent pourtant, parfois pulvérisées sur des fleurs vendues comme du CBD sans aucune mention sur l’étiquette. Le HHC en a été l’exemple le plus connu, classé stupéfiant par l’ANSM en 2023[5], suivi depuis par plusieurs analogues. Notre réponse est simple : aucun de nos produits n’en contient. Le détail molécule par molécule est sur notre wiki, et notre dossier complet sur les dangers des cannabinoïdes de synthèse.
La prohibition ne fait qu’augmenter les dangers.
Aujourd’hui, le consommateur ne sait pas ce qu’il consomme, et ces produits potentiellement nocifs sont extrêmement accessibles, notamment aux plus jeunes. Nous ne jugeons personne, ni les consommateurs ni les vendeurs. Pour nous, la vraie solution serait la légalisation du cannabis : les gens fument, ils continueront de fumer, c’est leur droit.
Nous ne vendons aucune fleur imprégnée de molécules de synthèse. La quasi-totalité est désormais classée stupéfiant ou en passe de l’être, aucun laboratoire ne peut en certifier l’innocuité, et en vendre serait la négation exacte de notre promesse.
À la place, nous les documentons molécule par molécule sur notre wiki, sans tabou, dans une logique de réduction des risques. Si vous en consommez, vous méritez au moins de savoir ce que c’est et ce que vous risquez.
Du cannabis, c’est du cannabis.
Il y a de la haute et de la basse qualité, des méthodes de culture et d’extraction différentes, des compositions différentes. Mais pas besoin de l’appeler « SUPER Gorilla Blue Haze ». Pour 99 % des produits du marché, le nom de variété est choisi par le vendeur avec un seul objectif : vous faire croire que vous tenez un produit à part.
Chez nous :
Le goût
est décrit comme un profil aromatique, sans prétendre à une mesure des terpènes.
Les effets
sont décrits sur des bases factuelles, sans hyperbole.
La variété affichée
est la vraie.
La culture et l’extraction
sont indiquées, méthode par méthode.
L’objectif est de proposer une expérience proche des standards de l’industrie pharmaceutique : contrôles qualité poussés, composition exacte.
Qualité et traçabilité.
Des prix accessibles ne veulent pas dire une qualité au rabais. Le cahier des charges en amont est le plus exigeant possible, et les informations de provenance doivent être documentées. Un profil interne ne remplace pas le rapport daté d’un laboratoire identifié.
Les pièces disponibles et les informations manquantes figurent sur la fiche produit.
Et chez les autres ?
La traçabilité est le point aveugle du marché. La plupart des vendeurs sont incapables de dire d’où viennent leurs fleurs, qui les a cultivées, dans quelles conditions, et ce qu’elles contiennent réellement. Les chiffres cités plus haut le confirment. 70 % de produits mal étiquetés dans l’étude JAMA[1], des cannabinoïdes de synthèse retrouvés dans des produits vendus comme du CBD sans aucune mention sur l’étiquette.[2]
Un certificat daté, lié au lot et émis par un laboratoire identifié permet de vérifier une analyse. Lorsque cette pièce manque, nous le signalons : une référence interne et des pourcentages ne la remplacent pas.
Le wiki.
Notre wiki communautaire rassemble le maximum d’informations factuelles sur le cannabis. Chaque membre peut proposer des modifications, vérifiées avant intégration par notre équipe.
Phytogrammes s’adresse autant aux passionnés qu’aux curieux : celles et ceux qui veulent comprendre ce qu’ils consomment, comparer les variétés et savoir ce qui est documenté avant de choisir.
On vient d’arriver. On espère grandir avec vous.
Sources.
Bonn-Miller M.O. et al., « Labeling Accuracy of Cannabidiol Extracts Sold Online », JAMA, 2017;318(17):1708-1709.pmc.ncbi.nlm.nih.gov ↗
« Cannabidiol : analyse de produits CBD non pharmaceutiques », rapport remis à la MILDECA, 2023.drogues.gouv.fr ↗
OFDT, Point SINTES n° 9 (collectes 2022).ofdt.fr ↗
ANSM / Anses, alerte conjointe sur les intoxications liées aux cannabinoïdes de synthèse, 2024.ansm.sante.fr ↗
ANSM, décision du 12 juin 2023, effective le 13 juin 2023 (HHC, HHCO, HHCP).ansm.sante.fr · décision HHC ↗






