Cannabinoïde synthétique (SCRA)
Statut en évolutionRCS-2-butyl
RCS-2-butyl
(1-butylindol-3-yl)-(2-methoxyphenyl)methanone
Alias.1-Butyl-3-(2-methoxybenzoyl)indole · Isomère 2-méthoxy de l'homologue butyle du RCS-4 · RCS-4 butyl homologue 2-methoxy isomer · N-butyl-3-(methoxybenzoyl)indole · Methanone, (1-butyl-1H-indol-3-yl)(2-methoxyphenyl)-
Cannabinoïde de synthèse de la série RCS, agoniste CB1 et CB2, sans donnée humaine.
Niveau de détail
Avertissement réduction des risques
Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.
Identifiants
- Formule
- C₂₀H₂₁NO₂
- Masse molaire
- 307.40 g·mol⁻¹
- CAS
- -
- PubChem CID
- 57507910
- Première description
- La série RCS est apparue dans les produits à fumer vendus en ligne autour de 2010. La Nouvelle-Zélande a interdit nommément cette molécule, désignée comme l'isomère 2-méthoxy de l'homologue butyle du RCS-4, le 16 août 2011. Sa pharmacologie n'a été caractérisée qu'en 2015, par Banister et ses collègues, dans une étude consacrée au RCS-4, à ses régioisomères et à ses homologues en C4.
- Origine
- Molécule entièrement synthétique. Elle n'est produite par aucune plante et n'a jamais été détectée dans le cannabis. Elle appartient à la série RCS, apparue dans des mélanges végétaux à fumer vendus comme encens ou comme substituts prétendument légaux à la fin des années 2000.
- InChIKey
- VXEFELOAOCLJFI-UHFFFAOYSA-N
En clair
Le RCS-2-butyl est une molécule entièrement fabriquée en laboratoire, qui n'existe pas dans le chanvre. Elle appartient à la famille des cannabinoïdes de synthèse, ces produits pulvérisés sur des herbes puis revendus sous des noms trompeurs. Sa présence dans un article vendu comme du CBD serait une fraude, jamais un ingrédient légitime.
Récepteurs et activité
- CB2CE50 4,5 nM (CB2 humain, cellules AtT-20 couplées au canal GIRK, test FLIPR)Agoniste
- CB1CE50 178 nM (CB1 humain, cellules AtT-20 couplées au canal GIRK, test FLIPR)Agoniste
- Agoniste
- Agoniste partiel
- Antagoniste
- Modulateur
- Agoniste inverse
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Signature subjective
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- Apaisement5
- Clarté5
- Sommeil5
- Appétit5
- High5
Estimation éditoriale, non clinique.
Pharmacologie
Le RCS-2-butyl agit sur les deux récepteurs du système endocannabinoïde. Dans le seul travail pharmacologique disponible, mené sur des cellules AtT-20 exprimant les récepteurs humains et le canal GIRK, il se comporte en agoniste avec une CE50 de 178 nM sur le CB1 et de 4,5 nM sur le CB2, soit une préférence d'environ 40 fois pour le CB2. Ce déséquilibre est le point notable: la puissance mesurée sur le CB2 dépasse nettement celle mesurée sur le CB1. L'efficacité maximale n'a pas été rapportée séparément pour ce composé, on ne peut donc pas affirmer qu'il se comporte en agoniste complet du CB1 comme beaucoup de molécules de sa classe, alors que le THC n'en est qu'un agoniste partiel. Aucune activité n'a été étudiée sur le TRPV1, le GPR55, le PPARγ ou le 5-HT1A. Les données humaines manquent complètement: ni pharmacocinétique, ni métabolisme, ni série clinique ne portent sur cette molécule précise.
Sources clés.
- Banister SD, Stuart J, Conroy T, Longworth M, et al. Structure-activity relationships of synthetic cannabinoid designer drug RCS-4 and its regioisomers and C4 homologues. Forensic Toxicology, 2015, 33:355-366.DOI 10.1007/s11419-015-0282-9
- ChEMBL, fiche CHEMBL4089341 (InChIKey VXEFELOAOCLJFI-UHFFFAOYSA-N): activité agoniste CB1 (CE50 178 nM) et CB2 (CE50 4,5 nM), cellules AtT-20 exprimant GIRK, test FLIPR.
- Spinelli F, Capparelli E, Abate C, Colabufo NA, Contino M. Perspectives of Cannabinoid Type 2 Receptor (CB2R) Ligands in Neurodegenerative Disorders. Journal of Medicinal Chemistry, 2017, 60:9913-9931.PMID 28608697
- PubChem, composé CID 57507910 (RCS-2-butyl), National Library of Medicine.
- Wikipedia, Temporary class drug: interdiction néo-zélandaise du 16 août 2011 visant le RCS-4, son homologue butyle et leurs isomères 2-méthoxy.
Origine (recherche pharmaceutique → marché illicite)
Aucune. Cette molécule ne provient d'aucune voie biosynthétique végétale ou animale: elle relève de la chimie des aminoalkylindoles et s'obtient par acylation d'un indole portant une chaîne butyle sur l'azote.
Cadre légal
France
Cette molécule n'est pas citée nommément dans l'arrêté du 22 février 1990 fixant la liste des substances classées comme stupéfiants. La clause générique de l'annexe IV vise les tétrahydrocannabinols, leurs esters, éthers et sels: elle ne l'atteint pas, puisqu'il s'agit d'un aminoalkylindole et non d'un dérivé du THC. La France a jusqu'ici procédé par ajouts nominatifs successifs pour les cannabinoïdes de synthèse, à partir du classement du JWH-018, du CP 47,497 et de ses homologues et du HU-210 en février 2009. Une absence de la liste ne vaut ni autorisation ni innocuité: cette molécule n'entre dans aucun produit de consommation autorisé, et sa présence dans un article vendu comme du CBD relève de la falsification.
Union européenne
Aucune mesure de contrôle à l'échelle de l'Union européenne ne vise spécifiquement cette molécule. L'Union procède substance par substance, après évaluation des risques conduite par l'EUDA, ce qui a été fait pour plusieurs agonistes de synthèse bien plus diffusés, mais pas pour celui-ci. Le classement dépend donc des droits nationaux, plusieurs États membres couvrant ce type de structure par des définitions génériques de familles chimiques. Hors Union, la Nouvelle-Zélande l'a interdit nommément dès le 16 août 2011.
Sources : EUR-Lex, UNODC, CND, ANSM, IUPHAR/BPS, ChEBI, EUDA.
Classification structurelle
- Classe
- Cannabinoïde synthétique (SCRA)
- Origine
- Molécule entièrement synthétique. Elle n'est produite par aucune plante et n'a jamais été détectée dans le cannabis. Elle appartient à la série RCS, apparue dans des mélanges végétaux à fumer vendus comme encens ou comme substituts prétendument légaux à la fin des années 2000.
- Statut
- Statut en évolution
Aminoalkylindole, cétone de type indol-3-yl aryl méthanone appartenant à la série RCS. Une chaîne butyle occupe l'azote de l'indole et un groupe 2-méthoxyphényle est porté par le carbonyle en position 3. Cette molécule est à la fois l'homologue à chaîne raccourcie en C4 et l'isomère de position ortho du RCS-4.
Pharmacocinétique
Aucune étude de pharmacocinétique humaine ou animale n'a été publiée sur cette molécule: absorption, distribution, demi-vie et biodisponibilité ne sont pas documentées. Les cannabinoïdes de synthèse de ce type circulent pulvérisés sur un support végétal, ce qui rend la quantité réellement reçue très irrégulière d'un fragment à l'autre d'un même sachet.
Métabolisme
Aucune étude de métabolisme ne porte sur cette molécule. Les voies de biotransformation, les métabolites majeurs et les enzymes impliquées ne sont pas caractérisés, ce qui complique aussi l'interprétation des analyses biologiques, celles-ci reposant le plus souvent sur la recherche de métabolites connus.
Toxicologie et risques
Aucun cas clinique, aucune série d'intoxication et aucun décès ne sont rattachés de façon documentée à cette molécule précise, qui a peu circulé et n'a pas fait l'objet d'un suivi toxicologique propre. Le risque s'apprécie donc au niveau de sa classe. Les agonistes cannabinoïdes de synthèse sont associés dans la littérature à des convulsions, une agitation et un état confusionnel, des épisodes psychotiques parfois prolongés, une tachycardie et des troubles du rythme, des vomissements répétés, une atteinte rénale aiguë, ainsi qu'à des décès. Leur dangerosité tient à l'agonisme complet sur le récepteur CB1, sans plateau d'effet, là où le THC n'est qu'un agoniste partiel. Ce point n'a pas été vérifié expérimentalement pour le RCS-2-butyl, dont seule la puissance a été mesurée. Le danger le plus concret reste le mode de diffusion: ces molécules sont pulvérisées sur des végétaux, s'y répartissent de façon très inégale et sont vendues sous une autre identité, parfois celle d'un produit au CBD.
Détection et analyse
Cette molécule échappe aux tests urinaires courants, qui ne ciblent pas les cannabinoïdes de synthèse. Son identification repose sur la chromatographie couplée à la spectrométrie de masse, avec la difficulté propre à cette série: l'isomère ortho, l'isomère para et les homologues à chaîne butyle ou pentyle donnent des réponses très voisines, si bien qu'un étalon de référence certifié est nécessaire pour trancher. C'est précisément cette question de différenciation qui a motivé l'étude de 2015 sur le RCS-4, ses régioisomères et ses homologues en C4.
Références
- 1.Banister SD, Stuart J, Conroy T, Longworth M, et al. Structure-activity relationships of synthetic cannabinoid designer drug RCS-4 and its regioisomers and C4 homologues. Forensic Toxicology, 2015, 33:355-366.DOI 10.1007/s11419-015-0282-9
- 2.ChEMBL, fiche CHEMBL4089341 (InChIKey VXEFELOAOCLJFI-UHFFFAOYSA-N): activité agoniste CB1 (CE50 178 nM) et CB2 (CE50 4,5 nM), cellules AtT-20 exprimant GIRK, test FLIPR.
- 3.Spinelli F, Capparelli E, Abate C, Colabufo NA, Contino M. Perspectives of Cannabinoid Type 2 Receptor (CB2R) Ligands in Neurodegenerative Disorders. Journal of Medicinal Chemistry, 2017, 60:9913-9931.PMID 28608697
- 4.PubChem, composé CID 57507910 (RCS-2-butyl), National Library of Medicine.
- 5.Wikipedia, Temporary class drug: interdiction néo-zélandaise du 16 août 2011 visant le RCS-4, son homologue butyle et leurs isomères 2-méthoxy.
Données structurées
- InChIKey
- VXEFELOAOCLJFI-UHFFFAOYSA-N
- Formule
- C20H21NO2
- Masse molaire
- 307.40 g·mol⁻¹
- PubChem CID
- 57507910
Format d’ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.


