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ACPAArachidonylcyclopropylamide

Analogue de l'anandamide, agoniste du CB1 (Ki 2,2 nM), d'affinité environ 300 fois plus faible pour le CB2.

Niveau de détail

Avertissement réduction des risques

Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.

C₂₃H₃₇NO

CAS 229021-64-1

Famille
Agoniste synthétique des récepteurs CBLigand de recherche ou médicament
Masse molaire
343,50 g/mol

Mis à jour le

En clair

L'ACPA est une molécule fabriquée en laboratoire, copiée sur l'anandamide, un cannabinoïde que le cerveau produit lui-même. Décrite en 1999, elle active surtout l'un des deux récepteurs cannabinoïdes, le CB1, ce qui permet aux chercheurs de savoir lequel fait quoi. Elle n'existe pas dans le chanvre et n'est utilisée que chez l'animal et en cellules ; aucune étude chez l'être humain n'a été retrouvée.

Récepteurs et activité

Réseau des cibles

CB1AgonisteKi = 2,2 nMessai de liaison ; espèce et préparation non précisées dans le résumé ; agoniste : inhibe l'AMPc induit par la forskoline dans des cellules CHO exprimant le CB1 humain ; Ki 2,2 ± 0,4 nM
  • Active
  • Se lie ou module

Plus la valeur citée est faible, plus la cible est proche de ACPA : un anneau tous les facteurs 100. Une cible sans valeur chiffrée reste sur le bord.

Où vivent ces cibles

Où chaque cible a été trouvée chez l’humain, d’après les études citées. La carte montre la cible, pas un effet de ACPA.

Cerveau, coupe de profil
Corps, de face
Sang

CB1CB1 trouvé dans 7 régions du corps

  1. Ganglions de la basedenseTrès dense dans les ganglions de la base1
  2. CerveletdenseTrès dense dans le cervelet1
  3. HippocampedenseConcentrations très élevées dans l’hippocampe2
  4. AmygdaledenseConcentrations élevées dans l’amygdale2
  5. CortexprésentPrésent dans tout le néocortex2
  6. Tissu adipeuxprésentExprimé dans le tissu adipeux3
  7. IntestinprésentÉpithélium, muscle lisse et plexus du côlon4

Valeurs citées

  1. CB1AgonisteKi = 2,2 nM78 sur 100

    Hillard et coll., J Pharmacol Exp Ther 1999 (nouvel onglet) · essai de liaison ; espèce et préparation non précisées dans le résumé ; agoniste : inhibe l'AMPc induit par la forskoline dans des cellules CHO exprimant le CB1 humain ; Ki 2,2 ± 0,4 nM

  2. CB2Liaison (fonction non établie)Ki = 700 nM36 sur 100

    Hillard et coll., J Pharmacol Exp Ther 1999 (nouvel onglet) · essai de liaison ; espèce et préparation non précisées dans le résumé ; faible affinité (0,7 ± 0,01 µM), aucun effet fonctionnel mesuré sur le CB2

La longueur de la barre suit la valeur mesurée (Ki, Kd, CE50 ou CI50), sur une même échelle pour toutes les fiches, de 100 µM à 0,1 nM. Une cible sans valeur citée n'a pas de barre.

Pharmacologie

L'ACPA est un analogue de synthèse de l'anandamide : même chaîne arachidonoyle à vingt carbones et quatre doubles liaisons cis, mais une tête cyclopropylamide à la place du groupement éthanolamide. Hillard et collaborateurs l'ont décrite en 1999 avec l'ACEA, à une époque où la plupart des agonistes cannabinoïdes se liaient au CB1 et au CB2 avec des affinités voisines : elle se lie au CB1 avec un Ki de 2,2 nM, au CB2 avec un Ki de 0,7 µM. Son statut d'agoniste du CB1 repose sur trois mesures fonctionnelles (inhibition de l'AMPc dans des cellules exprimant le CB1 humain, activation du couplage aux protéines G sur membranes de cervelet, inhibition des contractions du canal déférent de souris) et sur une hypothermie chez la souris, inhibée par le SR141716A ; l'efficacité relative n'est pas chiffrée dans le résumé. Depuis, elle sert de sonde pharmacologique chez le rongeur. Chez la souris, l'ACPA par voie intrapéritonéale a produit un comportement de type anxiolytique au labyrinthe en croix surélevée et une préférence de place conditionnée, tous deux inhibés par l'AM251 injecté dans l'amygdale basolatérale (Tokutake et coll. 2022) ; l'arrêt d'une administration répétée a augmenté les redressements, diminué les frottements et réduit le temps de sommeil total pendant la phase claire, ce que les auteurs présentent comme un modèle murin du sevrage cannabique (Asano et coll. 2023). Chez des rats ayant reçu de la streptozotocine par voie intracérébroventriculaire, des microinjections chroniques d'ACPA (10 ng/0,5 µl) dans l'hippocampe (CA1), l'amygdale centrale ou le cortex préfrontal médian ont atténué le déficit de rétention en évitement passif ; seule, la microinjection dans le CA1 ou l'amygdale centrale n'a pas modifié la rétention, et dans le cortex préfrontal médian elle a altéré la formation de la mémoire (Hosseininia et coll. 2023). Dans un modèle de xénogreffe de cancer bronchique non à petites cellules chez la souris, une formulation nanoparticulaire d'ACPA a réduit les scores de prolifération Ki-67 et augmenté ceux d'apoptose (TUNEL) aux jours 7 à 21 (Boyacıoğlu et coll. 2025). Ces résultats sont précliniques ; aucune étude chez l'être humain n'a été retrouvée.

Histoire

Provenance
Molécule entièrement synthétique, conçue comme analogue de l'anandamide (Hillard et coll. 1999). Aucune occurrence naturelle, aucun usage humain ni aucune circulation comme produit de consommation n'a été retrouvé dans les sources consultées : elle est connue comme réactif de recherche.
Première description
Décrite en 1999 par Hillard et collaborateurs (Milwaukee, Wisconsin ; avec Pertwee parmi les coauteurs) dans le Journal of Pharmacology and Experimental Therapeutics. Les auteurs constataient que la plupart des agonistes cannabinoïdes disponibles se liaient au CB1 et au CB2 avec des affinités voisines ; ils ont préparé deux analogues de l'anandamide (N-arachidonyléthanolamine), l'arachidonylcyclopropylamide (ACPA) et l'arachidonyl-2-chloroéthylamide (ACEA), de forte affinité pour le CB1 et de faible affinité pour le CB2.

Origine

Synthèse en laboratoire

Aucune voie biosynthétique connue : l'ACPA est un composé de synthèse, l'amide de l'acide arachidonique et de la cyclopropylamine, qui n'est produit par aucun organisme décrit.

Classement

Famille, origine et vérification des sources

Famille

Agoniste synthétique des récepteurs CB › Ligand de recherche ou médicament

Classe

eicosanoide

Vérification

Classement, sources et valeurs de liaison vérifiés le 20 octobre 2026 ; texte relu contre ses sources et Wikipédia.

Wikipédia (anglais)

Arachidonylcyclopropylamide (nouvel onglet)

Article apparié par la structure de la molécule (InChIKey), révision lue le 19 octobre 2026. Lu comme second avis, jamais cité comme source.

Classification structurelle

Amide d'acide gras polyinsaturé : chaîne arachidonoyle en C20 à quatre doubles liaisons cis (5Z, 8Z, 11Z, 14Z), liée par une fonction amide à la cyclopropylamine. C'est un analogue de l'anandamide dont la tête éthanolamide est remplacée par un cyclopropyle. Aucune parenté structurale avec les cannabinoïdes terpénophénoliques du chanvre, ni avec les agonistes de synthèse à noyau indole, indazole ou benzo[c]chromène.

Pharmacocinétique

Aucune donnée pharmacocinétique humaine n'a été retrouvée. Chez l'animal, l'ACPA a été administrée par voie intrapéritonéale (souris, Tokutake et coll. 2022) et par microinjection dans des structures cérébrales (rat, Hosseininia et coll. 2023). Dans une étude chez la souris, une formulation nanoparticulaire injectable a multiplié par 5,5 l'exposition systémique aux tissus et par 6 la concentration plasmatique maximale par rapport à l'ACPA libre (Boyacıoğlu et coll. 2025). Aucune demi-vie, concentration plasmatique ni volume de distribution de l'ACPA libre n'a été retrouvé dans les sources consultées.

Métabolisme

Aucune étude de métabolisme (microsomes, animal ou humain) n'a été retrouvée dans les sources consultées.

Toxicologie et risques

Aucune étude de toxicologie réglementaire ni aucun cas d'intoxication humaine n'a été retrouvé. Chez la souris, deux observations animales appellent à la prudence : une préférence de place conditionnée après administration intrapéritonéale (Tokutake et coll. 2022) et, après l'arrêt d'une administration répétée, une réduction du temps de sommeil total pendant la phase claire (Asano et coll. 2023). Réactif de laboratoire, à ne pas ingérer.

Références

Identifiants

Nomenclature

Nom courant
Arachidonylcyclopropylamide
Nom IUPAC
(5Z,8Z,11Z,14Z)-N-cyclopropylicosa-5,8,11,14-tetraenamide
Autres noms
Arachidonoylcyclopropylamide · N-cyclopropylarachidonamide · N-cyclopropyl arachidonoylamide · (5Z,8Z,11Z,14Z)-N-cyclopropylicosa-5,8,11,14-tetraenamide

Identifiants

Formule
C₂₃H₃₇NO
CAS
229021-64-1
InChIKey
GLGAUBPACOBAMV-DOFZRALJSA-N
SMILES
CCCCC/C=C\C/C=C\C/C=C\C/C=C\CCCC(=O)NC1CC1

Fiche machine-lisible (JSON)

Format d'ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

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