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92 molécules

Pharmaceutiques et outils du système endocannabinoïde

Les molécules approuvées comme médicaments, et les sondes pharmacologiques qui servent à étudier le système.

Cette famille rassemble deux choses qui partagent une exigence : la caractérisation. D'un côté les médicaments — dronabinol (Δ⁹-THC de synthèse), nabilone, cannabidiol pharmaceutique, extrait normalisé THC/CBD — qui ont passé des essais cliniques et portent une autorisation de mise sur le marché dans au moins une juridiction.

De l'autre, les outils : inhibiteurs de FAAH ou de MAGL, agonistes et antagonistes sélectifs, ligands marqués. Ils n'ont jamais été destinés à un usage humain courant ; ils existent pour isoler expérimentalement une voie de signalisation.

Les deux groupes cohabitent ici parce que la frontière est historique et instructive. Le rimonabant, antagoniste du CB1, a été un médicament autorisé en Europe avant d'être retiré en 2008 pour des effets indésirables psychiatriques — le même composé a donc successivement occupé les deux cases.

Du composé pur au dossier d'AMM

L'isolement du Δ⁹-THC en 1964 rend possible ce que l'extrait de plante interdisait : administrer une dose connue d'une molécule connue. Le dronabinol, Δ⁹-THC de synthèse, en est la conséquence directe ; il est autorisé aux États-Unis en 1985 dans l'indication des nausées induites par la chimiothérapie.

La nabilone, analogue synthétique conçu pour être plus stable, suit la même voie. Quarante ans plus tard, l'approbation d'un cannabidiol pharmaceutique dans certaines épilepsies pharmacorésistantes ferme la boucle ouverte par Adams en 1940 : la molécule isolée la première a été la dernière à obtenir un dossier clinique complet.

« Approuvé » se dit toujours d'une indication et d'une juridiction précises. Aucune fiche de cette famille ne vaut recommandation.

Les molécules de cette classe.