Modulateur ECS (recherche)
Non listéRosonabant
3-(4-chlorophenyl)-2-(2,4-dichlorophenyl)-N-piperidin-1-yl-3,4-dihydropyrazole-5-carboxamide
Alias.E-6776 · E 6776
Antagoniste CB1 d'Esteve contre l'obésité, arrêté avec toute sa classe après le retrait du rimonabant.
Niveau de détail
Avertissement réduction des risques
Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.
Identifiants
- Formule
- C₂₁H₂₁Cl₃N₄O
- Masse molaire
- 450.08 g·mol⁻¹
- CAS
- 861151-12-4
- PubChem CID
- 11316914
- Première description
- Développé par le laboratoire espagnol Esteve sous le code E-6776 comme antagoniste du récepteur CB1 destiné au traitement de l'obésité. Janero et Makriyannis le citent en 2009, dans leur revue des antagonistes cannabinoïdes, parmi les composés de suivi du rimonabant effectivement étudiés en clinique. La documentation publique disponible sur cette molécule reste très limitée.
- Origine
- Composé entièrement synthétique, sans occurrence naturelle. Il a été produit dans le cadre d'un développement pharmaceutique qui n'a pas abouti.
- InChIKey
- WMMMJGKFKKBRQR-UHFFFAOYSA-N
En clair
Le rosonabant était un coupe-faim expérimental du laboratoire Esteve, bâti sur le même principe que le rimonabant. Son développement a été arrêté quand toute cette famille de médicaments a été abandonnée pour risque psychiatrique.
Récepteurs et activité
- CB1Antagoniste et agoniste inverse de la série des pyrazolines ; valeurs non publiées dans les sources retenuesAntagoniste
- CB2Aucune action documentée sur le CB2Modulateur
- Agoniste
- Agoniste partiel
- Antagoniste
- Modulateur
- Agoniste inverse
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Signature subjective
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- Apaisement10
- Clarté15
- Sommeil10
- Appétit5
- High5
Estimation éditoriale, non clinique.
Pharmacologie
Le rosonabant est un exemple caractéristique des molécules emportées par l'échec d'une classe entière plutôt que par un défaut qui leur soit propre. Développé par le laboratoire espagnol Esteve sous le code E-6776, ce dérivé de pyrazoline appartient à la même famille chimique que le rimonabant, premier antagoniste du récepteur CB1 autorisé en Europe en 2006 comme traitement de l'obésité. Janero et Makriyannis le mentionnent en 2009 dans leur revue de la classe parmi les composés de suivi effectivement portés jusqu'en clinique, aux côtés du taranabant, de l'oténabant, du surinabant, du SLV-319, de l'AVE-1625 et du V-24343. Cette liste est celle d'une génération complète interrompue au même moment. Le rimonabant a été retiré du marché européen en 2008 après la mise en évidence d'effets psychiatriques indésirables, notamment anxiété, dépression et idées suicidaires, et les autorités ont considéré que ce risque tenait au mécanisme lui-même, c'est à dire au blocage des récepteurs CB1 du système nerveux central, plutôt qu'à une particularité d'une molécule. Les développements concurrents ont donc cessé. Le rosonabant n'a jamais fait l'objet d'une caractérisation pharmacologique détaillée dans la littérature accessible, ce qui rend sa fiche volontairement sobre : ce qui est établi tient à sa classe et à son programme, non à un jeu de mesures publiées. La suite du champ s'est réorientée vers deux voies destinées à éviter ce risque, les antagonistes restreints à la périphérie et les antagonistes réellement neutres.
Origine (outil de recherche)
Voie d'obtention entièrement chimique, décrite ici par classe uniquement. La molécule appartient aux pyrazolines antagonistes : un cycle pyrazoline, forme partiellement réduite du pyrazole, porte un dichlorophényle sur l'azote, un chlorophényle adjacent et un carboxamide de pipéridine. C'est la même grammaire structurale que celle du rimonabant, à la réduction du cycle central près.
Cadre légal
International
Non inscrit aux conventions de contrôle
Union européenne
Non autorisé ; développement interrompu
France
Non inscrit ; sans autorisation de mise sur le marché
Sources : EUR-Lex, UNODC, CND, ANSM, IUPHAR/BPS, ChEBI, EUDA. Notre méthode.
Classification structurelle
- Classe
- Modulateur ECS (recherche)
- Origine
- Composé entièrement synthétique, sans occurrence naturelle. Il a été produit dans le cadre d'un développement pharmaceutique qui n'a pas abouti.
- Statut
- Non listé
Pyrazoline antagoniste du CB1, variante réduite du chémotype pyrazole du rimonabant. Le cycle central porte un dichlorophényle sur l'azote, un chlorophényle sur le carbone adjacent et un carboxamide relié à une pipéridine, triade caractéristique qui porte l'affinité dans toute cette série. La réduction partielle du cycle central introduit un centre stéréogène absent du rimonabant, ce qui distingue chimiquement la molécule sans changer sa logique de reconnaissance.
Pharmacocinétique
Aucune donnée de pharmacocinétique n'est publiée dans la littérature accessible retenue ici. Le composé a fait l'objet d'une étude clinique selon la revue de 2009, mais les paramètres correspondants ne sont pas dans le domaine public. Aucune dose humaine n'est caractérisée.
Métabolisme
Aucune étude de métabolisme n'est publiée pour cette molécule. La série des pyrazoles et pyrazolines antagonistes est habituellement prise en charge par les oxydations des cytochromes P450, mais aucune voie n'a été mesurée pour ce composé précis.
Toxicologie et risques
Aucune donnée de toxicologie propre à ce composé n'est publiée et aucune dose humaine n'est caractérisée. Le risque déterminant est celui de la classe, et il est la raison même de l'arrêt du programme : le retrait du rimonabant du marché européen en 2008 a été motivé par des effets psychiatriques indésirables comprenant anxiété, dépression et idées suicidaires, et les développements du taranabant et de l'oténabant ont été interrompus pour des motifs comparables. Ce risque est rattaché au blocage des récepteurs CB1 centraux.
Détection et analyse
La molécule ne figure dans aucun panel de dépistage et n'a pas d'intérêt médicolégal. Elle n'a jamais été commercialisée ni signalée sur le marché des nouvelles substances psychoactives.
Références
Données structurées
- InChIKey
- WMMMJGKFKKBRQR-UHFFFAOYSA-N
- SMILES
- C1CCN(CC1)NC(=O)C2=NN(C(C2)C3=CC=C(C=C3)Cl)C4=C(C=C(C=C4)Cl)Cl
- Formule
- C21H21Cl3N4O
- Masse molaire
- 450.08 g·mol⁻¹
- CAS
- 861151-12-4
- PubChem CID
- 11316914
Format d'ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.