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ASP-3652

Inhibiteur périphérique de la FAAH (Astellas), sans efficacité démontrée en phase 2.

Niveau de détail

Avertissement réduction des risques

Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.

C₂₇H₃₂N₂O₄S₂

CID 11352782

Famille
Outil pharmacologique du SECInhibiteur d'enzyme
Masse molaire
512,70 g/mol

Mis à jour le

En clair

ASP-3652 est une molécule de laboratoire mise au point par le groupe pharmaceutique Astellas. Elle n'existe pas dans le chanvre : plutôt que d'imiter le cannabis, elle ralentit l'enzyme chargée de détruire les cannabinoïdes que le corps fabrique lui-même. Testée chez des personnes souffrant de douleurs de la prostate et du bassin, puis de la vessie, elle n'a pas fait mieux qu'un placebo sur la douleur et n'a jamais été mise en vente.

Récepteurs et activité

Réseau des cibles

FAAHInhibiteuraucune valeur chiffrée
  • Bloque ou inhibe

Plus la valeur citée est faible, plus la cible est proche de ASP-3652 : un anneau tous les facteurs 100. Une cible sans valeur chiffrée reste sur le bord.

Où vivent ces cibles

Où chaque cible a été trouvée chez l’humain, d’après les études citées. La carte montre la cible, pas un effet de ASP-3652.

Cerveau, coupe de profil
Corps, de face
Sang

FAAHFAAH trouvé dans 7 régions du corps

  1. CortexprésentNeurones pyramidaux du cortex1
  2. Ganglions de la baseprésentNeurones du striatum1
  3. HypothalamusprésentPrésent dans des noyaux hypothalamiques1
  4. CerveletprésentCellules de Purkinje et couches du cervelet1
  5. Tronc cérébralprésentNoyaux olivaires inférieurs1
  6. Tissu adipeuxprésentExprimé dans les adipocytes matures2
  7. OsprésentPrésent sur les ostéoclastes3

Valeurs citées

  1. FAAHInhibiteuraucune valeur mesurée citée
La longueur de la barre suit la valeur mesurée (Ki, Kd, CE50 ou CI50), sur une même échelle pour toutes les fiches, de 100 µM à 0,1 nM. Une cible sans valeur citée n'a pas de barre.

Pharmacologie

ASP-3652 est un inhibiteur réversible de la FAAH, l'enzyme qui hydrolyse l'anandamide et les N-acyléthanolamines voisines. Elle ne se fixe pas elle-même sur CB1 ni sur CB2 : en freinant la dégradation, elle élève les concentrations plasmatiques d'anandamide, d'oléoyléthanolamide et de palmitoyléthanolamide. La molécule est décrite comme à action périphérique, et les données humaines vont dans ce sens : après doses répétées, l'aire sous la courbe dans le liquide céphalorachidien atteignait environ 0,2 % de celle du plasma, sans effet indésirable central même à des doses supra-thérapeutiques (Takizawa et coll. 2020). Les essais de phase 1 ont montré une inhibition dose-dépendante de la FAAH et une hausse des endocannabinoïdes plasmatiques, mais les deux essais de phase 2 publiés n'ont pas montré d'efficacité : chez les hommes atteints de prostatite chronique ou de syndrome douloureux pelvien chronique, l'étude a été arrêtée pour futilité à l'analyse intermédiaire (239 patients randomisés ; Wagenlehner et coll. 2017), et chez 287 femmes atteintes de cystite interstitielle, la dose de 300 mg deux fois par jour, la plus forte, avait une différence de 0,02 point avec le placebo sur la douleur quotidienne moyenne (Houbiers et coll. 2021). Aucun bénéfice thérapeutique n'est établi.

Histoire

Provenance
Molécule entièrement synthétique, née de la chimie médicinale industrielle. Elle n'est produite par le chanvre ni par aucune autre plante, et n'a jamais été identifiée dans un produit naturel. Sa seule existence documentée est celle d'un candidat médicament expérimental, jamais commercialisé.
Première description
Molécule issue de la recherche d'Astellas, développée comme inhibiteur périphérique de la FAAH dans les douleurs vésicales et pelviennes chroniques. Les résultats cliniques ont été publiés entre 2017 et 2021 : phase 2 dans la prostatite chronique et le syndrome douloureux pelvien chronique (Wagenlehner et coll. 2017), études de phase 1 (Takizawa et coll. 2020) et phase 2 dans la cystite interstitielle (Houbiers et coll. 2021, essai enregistré NCT01613586, mené entre 2012 et 2014 par Astellas Pharma Europe).

Origine

Outil de recherche

Aucune voie biosynthétique naturelle : cette molécule relève exclusivement de la synthèse chimique et n'est pas un métabolite végétal. Son action porte en revanche sur le métabolisme des endocannabinoïdes, puisqu'elle bloque l'hydrolyse de l'anandamide, laquelle est fabriquée à la demande par les membranes cellulaires puis normalement détruite par la FAAH.

Classement

Famille, origine et vérification des sources

Famille

Outil pharmacologique du SEC › Inhibiteur d'enzyme

Vérification

Classement, sources et valeurs de liaison vérifiés le 20 octobre 2026 ; texte relu contre ses sources et Wikipédia.

Wikipédia (anglais)

Pas d'article dédié.

Classification structurelle

Petite molécule synthétique de type benzamide N (méthylsulfonyl), portant un substituant isopropylsulfanyle et une chaîne 2 hydroxy 2 phényléthylamino. Elle n'appartient à aucune famille cannabinoïde : ce n'est ni un terpénophénol végétal, ni un dérivé d'acide gras, mais un inhibiteur enzymatique classique de la chimie médicinale.

Pharmacocinétique

Administration par voie orale. Le pic plasmatique survient environ une heure après une prise unique et l'état d'équilibre est atteint en trois jours environ lors de prises répétées ; l'accumulation reste modeste (15 à 38 % selon une étude). La prise avec un repas a abaissé la concentration maximale de 47 %. L'exposition croît un peu plus que proportionnellement à la dose, sans effet significatif du sexe ni de l'âge dans une étude, une exposition légèrement supérieure ayant été observée chez les femmes âgées dans une autre (Takizawa et coll. 2020). La pénétration centrale est très faible : l'aire sous la courbe et la concentration maximale dans le liquide céphalorachidien ne représentaient qu'environ 0,2 % et 0,06 % de celles du plasma après doses répétées, ce qui la distingue des inhibiteurs de FAAH à action centrale.

Métabolisme

Les sources ouvertes consultées ne décrivent pas les voies métaboliques ni les métabolites d'ASP-3652 ; la pharmacocinétique y est établie à partir de la molécule inchangée dans le plasma et l'urine (Takizawa et coll. 2020).

Toxicologie et risques

Sur l'ensemble des études de phase 1 et 2 publiées, la tolérance a été jugée bonne : l'incidence des effets indésirables était comparable à celle du placebo, y compris lors de doses uniques supra-thérapeutiques, et aucun effet indésirable d'ordre central n'a été relevé (Takizawa et coll. 2020 ; Wagenlehner et coll. 2017 ; Houbiers et coll. 2021). Ce constat se place dans le contexte de la classe : un autre inhibiteur de FAAH, le BIA 10-2474, a provoqué en 2016, lors d'un essai de phase 1, un décès et des atteintes neurologiques (Kerbrat et coll. 2016), et le profilage protéique a montré qu'il inhibe des lipases non touchées par le PF-04457845 (van Esbroeck et coll. 2017). ASP-3652 n'a pas présenté ce type de signal dans les études publiées, mais son évaluation n'a pas dépassé la phase 2 : aucune donnée de sécurité au long cours n'existe.

Références

Identifiants

Nomenclature

Nom IUPAC
4-[4-[2-[[(2R)-2-hydroxy-2-phenylethyl]amino]ethyl]phenyl]-N-methylsulfonyl-2-propan-2-ylsulfanylbenzamide
Autres noms
ASP3652

Identifiants

Formule
C₂₇H₃₂N₂O₄S₂
InChIKey
HXFKZSVPCHUKBX-VWLOTQADSA-N
SMILES
CC(C)SC1=C(C=CC(=C1)C2=CC=C(C=C2)CCNC[C@@H](C3=CC=CC=C3)O)C(=O)NS(=O)(=O)C

Fiche machine-lisible (JSON)

Format d'ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

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