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APD371Olorinab (APD371)

Agoniste CB2 entier à action périphérique, essayé dans la douleur digestive sans efficacité démontrée.

Niveau de détail

Avertissement réduction des risques

Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.

C₁₈H₂₃N₅O₃

CAS 1268881-20-4

Famille
Agoniste synthétique des récepteurs CBLigand de recherche ou médicament
Masse molaire
357,40 g/mol

Mis à jour le

En clair

L'olorinab, aussi appelé APD371, est une molécule de laboratoire mise au point par une société pharmaceutique : elle ne vient pas du chanvre et ne se trouve dans aucun produit en vente. Elle vise uniquement le récepteur CB2, présent surtout hors du cerveau. Elle a été étudiée contre les douleurs digestives de la maladie de Crohn puis du syndrome de l'intestin irritable ; dans l'essai contrôlé, elle ne s'est pas distinguée du placebo sur le critère principal.

Récepteurs et activité

Réseau des cibles

CB2AgonisteEC50 = 6,2 nM · humainCB2 recombinant en cellules HEK293 ; Emax 106 % ; 7,6 nM sur le CB2 de rat (Emax 100 %)
  • Active

Plus la valeur citée est faible, plus la cible est proche de APD371 : un anneau tous les facteurs 100. Une cible sans valeur chiffrée reste sur le bord.

Où vivent ces cibles

Où chaque cible a été trouvée chez l’humain, d’après les études citées. La carte montre la cible, pas un effet de APD371.

Cerveau, coupe de profil
Corps, de face
Sang

CB2CB2 trouvé dans 5 régions du corps

  1. RatedenseTrès abondant dans la rate1
  2. Cellules immunitairesprésentSurtout lymphocytes B et cellules NK1
  3. PeauprésentKératinocytes, mastocytes et fibres nerveuses2
  4. IntestinprésentCellules immunitaires de la muqueuse du côlon3
  5. OsprésentPrésent sur les ostéoclastes4

Valeurs citées

  1. CB2AgonisteEC50 = 6,2 nM · humain70 sur 100

    Han et coll., ACS Med Chem Lett 2017 (valeurs ChEMBL du document) (nouvel onglet) · CB2 recombinant en cellules HEK293 ; Emax 106 % ; 7,6 nM sur le CB2 de rat (Emax 100 %)

  2. CB1Agonisteaucune valeur mesurée citée
La longueur de la barre suit la valeur mesurée (Ki, Kd, CE50 ou CI50), sur une même échelle pour toutes les fiches, de 100 µM à 0,1 nM. Une cible sans valeur citée n'a pas de barre.

Pharmacologie

L'olorinab est un agoniste entier et hautement sélectif du récepteur cannabinoïde CB2, conçu pour agir en périphérie. Sur systèmes recombinants, sa concentration efficace médiane est de 6,2 nM sur le CB2 humain et de 7,6 nM sur le CB2 de rat, avec un effet maximal égal ou légèrement supérieur à celui du CP-55,940, tandis qu'aucune activation du CB1 n'est mesurée en dessous de 10 000 nM, soit une sélectivité fonctionnelle supérieure à 1 000 fois (Han et coll. 2017). Le rapport cerveau sur plasma mesuré chez le rat, de l'ordre de 0,04, indique une pénétration cérébrale faible. Chez le rongeur, la molécule a réduit l'hypersensibilité viscérale dans des modèles de colite et d'hypersensibilité viscérale chronique, sans effet chez les animaux témoins, de façon dépendante du CB2 (Castro et coll. 2022). Chez l'humain, une étude de phase 2a randomisée en ouvert chez quatorze patients atteints de maladie de Crohn a montré une baisse des scores de douleur abdominale, sans groupe témoin (Yacyshyn et coll. 2021). L'essai contrôlé de phase 2b CAPTIVATE, conduit chez 273 personnes atteintes du syndrome de l'intestin irritable, n'a pas atteint son critère principal : la variation du score de douleur abdominale moyenne à douze semaines ne différait pas du placebo pour les trois doses étudiées ; seule une analyse de sous-groupe prédéfinie (douleur initiale élevée) était favorable à la dose la plus forte (Chang et coll. 2023). L'efficacité clinique n'est donc pas établie, et aucun essai de phase 3 n'a été retrouvé dans les sources consultées.

Histoire

Provenance
Molécule entièrement synthétique, sans occurrence naturelle : elle n'existe ni dans le cannabis, ni dans aucune autre plante, ni dans l'organisme humain. Elle a été conçue dans un laboratoire pharmaceutique comme candidat médicament ciblant le récepteur CB2 en périphérie, puis évaluée chez l'humain dans la douleur abdominale de la maladie de Crohn et du syndrome de l'intestin irritable. Elle n'entre dans aucun produit de consommation et n'est commercialisée nulle part.
Première description
Décrite en 2017 par l'équipe d'Arena Pharmaceuticals (San Diego), sous la référence APD371, dans un article de Han et coll. paru dans ACS Medicinal Chemistry Letters. La molécule y correspond au composé 6 d'une série optimisée pour l'agonisme du récepteur CB2, retenue comme candidat clinique après avoir montré un effet antalgique par voie orale dans un modèle d'arthrose du rat, avec une dose efficace médiane de 2,3 mg/kg et un effet maintenu sur cinq jours de traitement, contrairement à la morphine. La dénomination commune internationale olorinab a été attribuée ensuite, au moment du passage en essais cliniques.

Origine

Synthèse en laboratoire

Aucune voie de biosynthèse : la molécule ne provient d'aucun organisme vivant. Il s'agit d'un carboxamide hétérocyclique obtenu par synthèse organique, associant un pyrazole fusionné à un carbocycle ponté par un cyclopropane, un N-oxyde de pyrazine porté par l'azote du pyrazole, et un amino-alcool dérivé de la tert-leucine.

Classement

Famille, origine et vérification des sources

Famille

Agoniste synthétique des récepteurs CB › Ligand de recherche ou médicament

Classe

pyrazole-3-carboxamide

Vérification

Classement, sources et valeurs de liaison vérifiés le 20 octobre 2026 ; texte relu contre ses sources et Wikipédia.

Wikipédia (anglais)

Olorinab (nouvel onglet)

Article apparié par la structure de la molécule (InChIKey), révision lue le 19 octobre 2026. Lu comme second avis, jamais cité comme source.

Classification structurelle

Carboxamide hétérocyclique bâti sur un pyrazole fusionné à un carbocycle ponté par un cyclopropane, N-arylé par un N-oxyde de pyrazine et amidifié par un amino-alcool dérivé de la tert-leucine. Aucune parenté avec le squelette terpénophénolique des cannabinoïdes végétaux.

Pharmacocinétique

Administration par voie orale, en trois prises quotidiennes dans les essais cliniques. Le pic plasmatique survient environ une à deux heures après la prise, aussi bien après une administration unique qu'après administration répétée. L'exposition augmente proportionnellement à la dose entre 25 et 100 mg, avec une accumulation minime au fil des semaines de traitement. La faible pénétration cérébrale observée chez le rat, avec un rapport cerveau sur plasma d'environ 0,04, caractérise une distribution essentiellement périphérique et cohérente avec l'absence d'effets centraux rapportés. Les paramètres humains détaillés, en particulier la demi-vie d'élimination, restent peu publiés.

Métabolisme

L'élimination passe principalement par une biotransformation en plusieurs métabolites. Trois des métabolites circulants principaux, désignés M1, M2 et M4, sont beaucoup moins puissants : leur affinité pour le récepteur CB2 humain recombinant est environ 10 à 200 fois inférieure à celle de la molécule mère (données non publiées citées par Yacyshyn et coll. 2021), ce qui limite leur contribution à l'effet pharmacologique. Les protocoles cliniques excluaient les produits à base de pamplemousse et le jus de pruneau ; la cartographie détaillée des cytochromes impliqués n'a pas été retrouvée.

Toxicologie et risques

Dans l'étude de phase 2a menée chez quatorze patients atteints de maladie de Crohn, trente-quatre événements indésirables sont survenus sous traitement chez dix participants : trente-deux de grade 1 ou 2 et non graves, deux de grade 3 graves et jugés sans lien avec le produit, sans réduction de dose, arrêt ni décès. Les événements rapportés par au moins deux participants étaient une hypersensibilité médicamenteuse, une hypomagnésémie et des douleurs des extrémités (Yacyshyn et coll. 2021). Dans l'essai contrôlé de phase 2b conduit chez 273 personnes pendant douze semaines, les taux d'événements indésirables étaient comparables à ceux du placebo, sans événement grave ni décès (Chang et coll. 2023). Les données de sécurité au long cours manquent.

Références

Identifiants

Nomenclature

Nom courant
Olorinab (APD371)
Nom IUPAC
(2S,4S)-N-[(2S)-1-hydroxy-3,3-dimethylbutan-2-yl]-9-(4-oxidopyrazin-4-ium-2-yl)-8,9-diazatricyclo[4.3.0.02,4]nona-1(6),7-diene-7-carboxamide
Autres noms
APD371 · APD-371 · Olorinab · olorinab

Identifiants

Formule
C₁₈H₂₃N₅O₃
CAS
1268881-20-4
InChIKey
ACSQLTBPYZSGBA-GMXVVIOVSA-N
SMILES
CC(C)(C)[C@@H](CO)NC(=O)C1=NN(C2=C1C[C@H]3[C@@H]2C3)C4=NC=C[N+](=C4)[O-]

Fiche machine-lisible (JSON)

Format d'ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

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