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A-796260

Agoniste sélectif du récepteur CB2 conçu en laboratoire, sans aucune donnée humaine.

Niveau de détail

Avertissement réduction des risques

Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.

C₂₂H₃₀N₂O₂

CAS 895155-26-7

Famille
Agoniste synthétique des récepteurs CBLigand de recherche ou médicament
Masse molaire
354,50 g/mol

Mis à jour le

En clair

A-796260 est une molécule de laboratoire, mise au point par Abbott Laboratories pour étudier la douleur. Elle n'existe dans aucune plante. Chez le rongeur, elle agit surtout sur le récepteur CB2, celui des tissus immunitaires, et à des concentrations bien plus élevées sur le CB1 ; aucune étude chez l'être humain n'a été retrouvée.

Récepteurs et activité

Réseau des cibles

CB2AgonisteKi = 4,4 nM · humainliaison de radioligand, CB2 humain (13,0 nM sur le CB2 de rat) ; inhibition de l'AMPc : CE50 0,710 nM, efficacité 78 % (CP 55,940 en référence)
  • Active

Plus la valeur citée est faible, plus la cible est proche de A-796260 : un anneau tous les facteurs 100. Une cible sans valeur chiffrée reste sur le bord.

Où vivent ces cibles

Où chaque cible a été trouvée chez l’humain, d’après les études citées. La carte montre la cible, pas un effet de A-796260.

Cerveau, coupe de profil
Corps, de face
Sang

CB2CB2 trouvé dans 5 régions du corps

  1. RatedenseTrès abondant dans la rate1
  2. Cellules immunitairesprésentSurtout lymphocytes B et cellules NK1
  3. PeauprésentKératinocytes, mastocytes et fibres nerveuses2
  4. IntestinprésentCellules immunitaires de la muqueuse du côlon3
  5. OsprésentPrésent sur les ostéoclastes4

Valeurs citées

  1. CB2AgonisteKi = 4,4 nM · humain73 sur 100

    Yao et coll., Br J Pharmacol 2008 (tableaux 1 et 2) (nouvel onglet) · liaison de radioligand, CB2 humain (13,0 nM sur le CB2 de rat) ; inhibition de l'AMPc : CE50 0,710 nM, efficacité 78 % (CP 55,940 en référence)

  2. CB1AgonisteEC50 = 983 nM · humain33 sur 100

    Yao et coll., Br J Pharmacol 2008 (tableaux 1 et 2) (nouvel onglet) · inhibition de l'AMPc, CB1 humain, efficacité 118 % ; Ki de liaison 845 nM (395 nM sur le CB1 de rat, CE50 286 nM)

La longueur de la barre suit la valeur mesurée (Ki, Kd, CE50 ou CI50), sur une même échelle pour toutes les fiches, de 100 µM à 0,1 nM. Une cible sans valeur citée n'a pas de barre.

Pharmacologie

A-796260 est une cétone d'indol-3-yle de la famille des aminoalkylindoles, portant un groupe 2,2,3,3-tétraméthylcyclopropyle sur le pont carbonyle et une chaîne 2-(morpholin-4-yl)éthyle sur l'azote indolique. Yao et collègues ont mesuré une affinité de 4,37 nM sur le CB2 humain contre 845 nM sur le CB1 humain (sélectivité de 193 fois en liaison) et une activation du CB2 avec une CE50 de 0,710 nM et une efficacité de 78 % ; sur le CB1 humain, la CE50 fonctionnelle est de 983 nM (efficacité de 118 %). Dans des modèles de douleur inflammatoire, postopératoire, neuropathique et arthrosique chez le rongeur, l'effet a été bloqué par des antagonistes CB2 mais pas par des antagonistes CB1 ou μ-opioïde, à des doses (1 à 35 mg/kg par voie intrapéritonéale) sans effet significatif sur l'activité locomotrice (Yao et coll. 2008). La seule étude de toxicologie retrouvée, sur cellules hépatiques humaines HepG2, lui attribue un fort potentiel cytotoxique, comparable à celui du naphtoylindole JWH-200 et supérieur à celui du 5F-EMB-PINACA (Gampfer et coll. 2021). Aucun essai clinique, aucune donnée de pharmacocinétique humaine et aucun cas d'intoxication n'ont été retrouvés dans les sources consultées.

Histoire

Provenance
Laboratoire pharmaceutique. A-796260 est issue du programme de chimie médicinale d'Abbott Laboratories sur les agonistes sélectifs du récepteur CB2 (Yao et coll. 2008 ; Frost et coll. 2010). Elle n'est pas connue dans le chanvre ni dans une autre plante ; aucun essai clinique enregistré sur ClinicalTrials.gov n'a été retrouvé.
Première description
Décrit en 2008 par Yao, Hsieh, Frost, Meyer et leurs collègues d'Abbott Laboratories dans le British Journal of Pharmacology, comme agoniste sélectif du récepteur CB2 actif dans des modèles de douleur chez le rongeur. La série chimique dont elle provient, les cétones d'indol-3-ylcycloalkyle, a été détaillée en 2010 par Frost et ses collègues dans le Journal of Medicinal Chemistry, qui identifient le groupe tétraméthylcyclopropyle comme le substituant conduisant à des agonistes CB2 de forte affinité.

Origine

Synthèse en laboratoire

Aucune voie biologique connue : la molécule est entièrement synthétique et absente de tout organisme vivant. Elle appartient chimiquement aux cétones d'indol-3-yle.

Classement

Famille, origine et vérification des sources

Famille

Agoniste synthétique des récepteurs CB › Ligand de recherche ou médicament

Classe

aminoalkylindole

Vérification

Classement, sources et valeurs de liaison vérifiés le 20 octobre 2026 ; texte relu contre ses sources et Wikipédia.

Wikipédia (anglais)

A-796,260 (nouvel onglet)

Article apparié par la structure de la molécule (InChIKey), révision lue le 19 octobre 2026. Lu comme second avis, jamais cité comme source.

Classification structurelle

Aminoalkylindole, plus précisément cétone d'indol-3-yle : le noyau indole est acylé en position 3 par un groupe 2,2,3,3-tétraméthylcyclopropyle, et l'azote indolique porte une chaîne 2-(morpholin-4-yl)éthyle. Le squelette acyle est le même que celui de UR-144 et de XLR-11, dont seule la chaîne latérale diffère.

Pharmacocinétique

Aucune donnée de pharmacocinétique humaine n'a été retrouvée. Chez le rongeur, l'effet analgésique a été obtenu après administration par voie intrapéritonéale (Yao et coll. 2008). Sur microsomes hépatiques humains, le métabolisme de phase I est extensif et réparti entre plusieurs isoenzymes du cytochrome P450, ce qui rend une interaction médicamenteuse peu probable selon Gampfer et coll. (2021).

Métabolisme

Gampfer et coll. (2021) ont identifié, sur microsomes hépatiques humains, de nombreux métabolites de phase I ; les plus abondants résultent d'une coupure oxydative du cycle morpholine, d'une ouverture oxydative de ce cycle, d'une hydroxylation, et d'une dihydroxylation suivie d'une déshydrogénation. Plusieurs isoenzymes du cytochrome P450 y participent.

Toxicologie et risques

La seule étude de toxicologie retrouvée est un criblage à haut contenu sur cellules hépatiques humaines HepG2 (Gampfer et coll. 2021) : A-796260 y montre un fort potentiel cytotoxique, comme le naphtoylindole JWH-200, alors que le 5F-EMB-PINACA a eu des effets modérés. L'emploi d'un inhibiteur large du cytochrome P450 indique que le métabolisme joue un rôle mineur dans cet effet, et une hépatotoxicité ne peut être exclue. Aucun cas d'intoxication humaine ni aucune série clinique n'ont été retrouvés dans les sources consultées ; l'absence d'effet sur l'activité locomotrice chez le rongeur ne vaut pas démonstration d'innocuité chez l'humain.

Détection et analyse

Gampfer et coll. (2021) ont identifié, par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse haute résolution en tandem sur microsomes hépatiques humains, de nombreux métabolites de phase I pouvant servir de cibles analytiques pour le criblage urinaire.

Références

Identifiants

Nomenclature

Nom IUPAC
[1-(2-morpholin-4-ylethyl)indol-3-yl]-(2,2,3,3-tetramethylcyclopropyl)methanone
Autres noms
A-796,260

Identifiants

Formule
C₂₂H₃₀N₂O₂
CAS
895155-26-7
InChIKey
ZCFHOMLAFTWDFM-UHFFFAOYSA-N
SMILES
CC1(C(C1(C)C)C(=O)C2=CN(C3=CC=CC=C32)CCN4CCOCC4)C

Fiche machine-lisible (JSON)

Format d'ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

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