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JD5037

Bloqueur CB1 restreint à la périphérie, étudié chez la souris ; données précliniques.

Niveau de détail

Avertissement réduction des risques

Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.

C₂₇H₂₇Cl₂N₅O₃S

CAS 1392116-14-1

Famille
Outil pharmacologique du SECAntagoniste ou agoniste inverse
Masse molaire
572,50 g/mol

Mis à jour le

En clair

JD5037 est une molécule de laboratoire, sans lien avec le chanvre : elle bloque le récepteur CB1, celui que le THC active. Elle a été conçue pour agir dans le corps sans atteindre le cerveau, afin d'éviter les effets neuropsychiatriques qui ont fait renoncer aux bloqueurs de CB1 de première génération. Chez la souris rendue obèse, elle a réduit le poids et la stéatose hépatique ; les données citées sont précliniques.

Récepteurs et activité

Réseau des cibles

CB1Agoniste inverseKi = 0,4 nMaffinité de liaison au CB1 ; agoniste inverse vérifié par la liaison du GTPγS ; espèce non précisée dans le texte cité
  • Bloque ou inhibe
  • Se lie ou module

Plus la valeur citée est faible, plus la cible est proche de JD5037 : un anneau tous les facteurs 100. Une cible sans valeur chiffrée reste sur le bord.

Où vivent ces cibles

Où chaque cible a été trouvée chez l’humain, d’après les études citées. La carte montre la cible, pas un effet de JD5037.

Cerveau, coupe de profil
Corps, de face
Sang

CB1CB1 trouvé dans 7 régions du corps

  1. Ganglions de la basedenseTrès dense dans les ganglions de la base1
  2. CerveletdenseTrès dense dans le cervelet1
  3. HippocampedenseConcentrations très élevées dans l’hippocampe2
  4. AmygdaledenseConcentrations élevées dans l’amygdale2
  5. CortexprésentPrésent dans tout le néocortex2
  6. Tissu adipeuxprésentExprimé dans le tissu adipeux3
  7. IntestinprésentÉpithélium, muscle lisse et plexus du côlon4

Valeurs citées

  1. CB1Agoniste inverseKi = 0,4 nM91 sur 100

    Tam et coll., Cell Metab 2012 (nouvel onglet) · affinité de liaison au CB1 ; agoniste inverse vérifié par la liaison du GTPγS ; espèce non précisée dans le texte cité

  2. CB1Agoniste inverseIC50 = 0,5 nM · humain88 sur 100

    Chorvat et coll., Bioorg Med Chem Lett 2012 (valeur ChEMBL) (nouvel onglet) · déplacement d'un ligand tritié sur CB1 humain recombinant

  3. CB2Liaison (fonction non établie)aucune valeur mesurée citée
La longueur de la barre suit la valeur mesurée (Ki, Kd, CE50 ou CI50), sur une même échelle pour toutes les fiches, de 100 µM à 0,1 nM. Une cible sans valeur citée n'a pas de barre.

Pharmacologie

JD5037 est un agoniste inverse du récepteur CB1 à restriction périphérique, dérivé de l'ibipinabant (SLV-319) (Chorvat et coll. 2012). Sa Ki sur CB1 est de 0,35 nM, avec une sélectivité de plus de 700 fois sur CB2 (Tam et coll. 2012). Chez la souris, le rapport cerveau/plasma est inférieur à 2 % après une dose orale unique de 3 mg/kg et d'environ 7 % après 28 jours, et la tomographie par émission de positons n'a montré aucune occupation des CB1 cérébraux. Chez la souris rendue obèse par l'alimentation, 3 mg/kg/jour par voie orale pendant 28 jours ont réduit la prise alimentaire, le poids, l'adiposité et la stéatose hépatique, et normalisé la glycémie et l'insulinémie dans une mesure comparable à celle de l'ibipinabant, une tolérance à l'effet anorexigène apparaissant après 14 jours. Selon Tam et coll., la baisse de la prise alimentaire et du poids passe par la levée de l'hyperleptinémie (baisse de l'expression et de la sécrétion de leptine par les adipocytes, élimination rénale accrue) : chez les souris ob/ob et db/db, JD5037 n'a pas modifié la prise alimentaire, le poids ni l'adiposité, alors que certains paramètres métaboliques évoluaient de façon comparable. D'autres travaux murins ont rapporté une baisse de la consommation d'éthanol liée à une moindre formation de ghréline active (Godlewski et coll. 2019) et une suppression de la prise alimentaire indépendante de l'axe vagal (Onimus et coll. 2026). À l'inverse, chez la souris Mdr2-/- à fibrose hépatique établie, quatre semaines de traitement ont aggravé les lésions hépatiques (Chen et coll. 2024). Toutes ces données sont précliniques.

Sources clés.

Histoire

Provenance
Molécule de synthèse, dérivée de l'ibipinabant (SLV-319), absente du chanvre et de tout organisme vivant. Candidat médicament préclinique contre l'obésité viscérale et ses complications métaboliques, employé comme réactif de recherche.
Première description
Décrit en 2012 par Chorvat, Berbaum, Seriacki et McElroy (Bioorganic & Medicinal Chemistry Letters) : analogues de l'ibipinabant (SLV-319), agoniste inverse de CB1, synthétisés avec des fonctions destinées à limiter la présence cérébrale tout en conservant l'affinité et la sélectivité pour le récepteur. Deux composés de tête en sont issus, le 16 (JD-5006) et le 23 (JD-5037). La caractérisation chez la souris obèse a paru la même année dans Cell Metabolism (Tam et coll. 2012).

Origine

Outil de recherche

Aucune voie biosynthétique : molécule de synthèse de la classe des diarylpyrazolines, dérivée de l'ibipinabant.

Classement

Famille, origine et vérification des sources

Famille

Outil pharmacologique du SEC › Antagoniste ou agoniste inverse

Vérification

Classement, sources et valeurs de liaison vérifiés le 20 octobre 2026 ; texte relu contre ses sources et Wikipédia.

Wikipédia (anglais)

JD5037 (nouvel onglet)

Article apparié par la structure de la molécule (InChIKey), révision lue le 19 octobre 2026. Lu comme second avis, jamais cité comme source.

Classification structurelle

Diarylpyrazoline de la lignée de l'ibipinabant : noyau 4,5-dihydropyrazole portant un 4-chlorophényle et un phényle, relié par un groupe carboximidamide à un sulfonamide de 4-chlorobenzène, et prolongé par un fragment amide dérivé de la L-valine. Cette extension polaire, absente de l'ibipinabant, fait partie des modifications destinées à limiter la présence cérébrale. Aucune parenté avec le squelette terpénophénolique du cannabis.

Pharmacocinétique

Données animales uniquement. Par voie orale chez la souris, le rapport cerveau/plasma est inférieur à 2 % après une dose unique de 3 mg/kg et d'environ 7 % après 28 jours ; le composé s'accumule dans le foie (Tam et coll. 2012). Chez le rat et le chien, la dose la plus élevée a donné des ASC plus faibles qu'attendu (cinétique non linéaire) et l'accès libre à la nourriture a multiplié par environ 4,5 l'ASC à 20 mg/kg chez le chien (Kale et coll. 2019).

Toxicologie et risques

Études de toxicité à doses répétées par gavage : jusqu'à 34 jours à 10, 40 et 150 mg/kg/jour chez le rat Sprague-Dawley et 28 jours à 5, 20 et 75 mg/kg/jour chez le chien Beagle. Chez le rat, des comportements stéréotypés ont été plus fréquents à 10 mg/kg chez les femelles et à 40 mg/kg chez les mâles, avec des réponses plus lentes aux tests de réflexes et sensoriels chez les mâles à 10 et 40 mg/kg ; des diminutions d'activité et des convulsions sporadiques, sans relation claire avec la dose, ont été notées. Chez le chien mâle à 75 mg/kg, hyperplasie du tissu lymphoïde associé à l'intestin et inflammation intestinale. Les doses sans effet indésirable observé étaient de 150 mg/kg/jour chez le rat et de 20 mg/kg/jour (mâles) et 75 mg/kg/jour (femelles) chez le chien (Kale et coll. 2019). Aucune donnée humaine n'a été retrouvée dans les sources consultées.

Références

  1. Chorvat RJ, Berbaum J, Seriacki K, McElroy JF, JD-5006 and JD-5037: peripherally restricted (PR) cannabinoid-1 receptor blockers related to SLV-319 (ibipinabant) as metabolic disorder therapeutics devoid of CNS liabilities, Bioorg Med Chem Lett 2012 (nouvel onglet)PMID 22959249
  2. Tam J et coll., Peripheral cannabinoid-1 receptor inverse agonism reduces obesity by reversing leptin resistance, Cell Metab 2012;16(2):167-179 (nouvel onglet)PMID 22841573
  3. Kale VP et coll., Preclinical toxicity evaluation of JD5037, a peripherally restricted CB1 receptor inverse agonist, in rats and dogs for treatment of nonalcoholic steatohepatitis, Regul Toxicol Pharmacol 2019 (nouvel onglet)PMID 31580887
  4. Godlewski G et coll., Targeting Peripheral CB1 Receptors Reduces Ethanol Intake via a Gut-Brain Axis, Cell Metab 2019 (nouvel onglet)PMID 31105045
  5. Chen J et coll., Peripherally Restricted CB1 Receptor Inverse Agonist JD5037 Treatment Exacerbates Liver Injury in MDR2-Deficient Mice, Cells 2024 (nouvel onglet)PMID 38994954
  6. Onimus O et coll., Inhibition of peripheral CB1 receptors modulates food intake and metabolic efficiency in obesity independently of the gut-brain vagal axis, Br J Pharmacol 2026 (nouvel onglet)PMID 42155998
  7. Cinar R, Iyer MR, Kunos G, The therapeutic potential of second and third generation CB1R antagonists, Pharmacol Ther 2020 (nouvel onglet)PMID 31926199
  8. ANSM, Liste consolidée des substances classées comme stupéfiants, mise à jour du 16 février 2026, annexe IV (nouvel onglet)
  9. PubChem, composé CID 66553204 (JD-5037) (nouvel onglet)

Identifiants

Nomenclature

Nom IUPAC
(2S)-2-[[[(4S)-5-(4-chlorophenyl)-4-phenyl-3,4-dihydropyrazol-2-yl]-[(4-chlorophenyl)sulfonylamino]methylidene]amino]-3-methylbutanamide
Autres noms
JD-5037 · JD 5037

Identifiants

Formule
C₂₇H₂₇Cl₂N₅O₃S
CAS
1392116-14-1
InChIKey
GTCSIQFTNPTSLO-RPWUZVMVSA-N
SMILES
CC(C)[C@@H](C(=O)N)N=C(NS(=O)(=O)C1=CC=C(C=C1)Cl)N2C[C@@H](C(=N2)C3=CC=C(C=C3)Cl)C4=CC=CC=C4

Fiche machine-lisible (JSON)

Format d'ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

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