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Canna·wikiGW405833

Modulateur ECS (recherche)

Non listé

GW405833

GW405833

(2,3-dichlorophenyl)-[5-methoxy-2-methyl-3-(2-morpholin-4-ylethyl)indol-1-yl]methanone

Alias.L-768242 · L-768,242 · GW-405833 · GW 405833

Agoniste partiel CB2 de synthèse, outil de recherche aux effets hors cible documentés.

Niveau de détail

Avertissement réduction des risques

Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.

Identifiants

Formule
C₂₃H₂₄Cl₂N₂O₃
Masse molaire
447.40 g·mol⁻¹
CAS
180002-83-9
PubChem CID
9911463
Première description
Décrit en 1996 par Gallant et ses collaborateurs, chez Merck Frosst au Canada, dans Bioorganic and Medicinal Chemistry Letters, sous le code interne L-768242, au sein d'une série d'indoles conçue pour le récepteur cannabinoïde dit périphérique, cloné quelques années plus tôt. GlaxoSmithKline a ensuite repris le composé sous le code GW405833 et en a publié la caractérisation pharmacologique et pharmacocinétique complète en 2005, avec l'équipe de Valenzano, dans Neuropharmacology. La molécule n'a jamais dépassé le stade de l'outil de recherche préclinique.
Origine
Molécule entièrement synthétique. Elle n'existe ni dans Cannabis sativa ni dans aucun organisme vivant connu, et ne partage aucune parenté structurale avec les cannabinoïdes végétaux. Elle est née d'un programme de chimie médicinale industrielle visant sélectivement le récepteur CB2, et sert aujourd'hui de réactif pharmacologique en laboratoire, y compris comme point de départ de traceurs radiomarqués destinés à l'imagerie du récepteur CB2.
InChIKey
FSFZRNZSZYDVLI-UHFFFAOYSA-N

En clair

GW405833 est une molécule fabriquée en laboratoire, sans aucun lien avec le chanvre. Elle a été conçue pour agir sur le récepteur CB2, présent surtout sur les cellules de défense de l'organisme, et non sur le récepteur du cerveau responsable des effets planants du cannabis. Elle sert uniquement d'outil de recherche : elle n'a jamais été évaluée chez l'humain et ne se trouve dans aucun produit du commerce.

Récepteurs et activité

  • CB2
    Ki de 3,8 à 14 nM sur CB2 humain selon les sources agrégées par ChEMBL (CHEMBL73711) ; EC50 0,65 nM en essai cAMP sur cellules CHO ; pEC50 7,0 sur tissu exprimant nativement CB2 (Guide to Pharmacology, ligand 11149) ; efficacité partielle, environ 50 % de l'inhibition obtenue avec le CP-55940Agoniste partiel
  • CB1
    Ki de 1917 à 4800 nM sur CB1 humain (ChEMBL) ; antagonisme non compétitif de l'adénylate cyclase et de la phosphorylation d'ERK1/2, avec interférence sur la suppression de l'excitation induite par dépolarisation en neurone hippocampique (Dhopeshwarkar et al., JPET 2017)Antagoniste
  • TRPV1
    Modulateur
  • Agoniste
  • Agoniste partiel
  • Antagoniste
  • Modulateur
  • Agoniste inverse

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Signature subjective

Survolez un axe pour lire la définition.

  • Apaisement
    4
  • Clarté
    3
  • Sommeil
    3
  • Appétit
    2
  • High
    2

Estimation éditoriale, non clinique.

Pharmacologie

GW405833, initialement décrit sous le code L-768242, est un aminoalkylindole de synthèse utilisé comme agoniste partiel sélectif du récepteur cannabinoïde CB2. Son affinité pour le CB2 humain se situe autour de quelques nanomolaires, contre plusieurs milliers de nanomolaires pour le CB1, et son efficacité fonctionnelle plafonne à environ la moitié de celle d'un agoniste complet. Chez le rongeur, il réduit l'hyperalgésie dans des modèles de douleur neuropathique, inflammatoire et postopératoire ; l'effet disparaît chez les souris dépourvues de récepteur CB2 et il est levé par un antagoniste CB2, ce qui a longtemps servi d'argument en faveur d'une analgésie sans effet central. Ce tableau s'est nettement compliqué depuis. Aux doses les plus fortes apparaissent analgésie, sédation, ataxie et catalepsie, qui persistent chez les souris sans CB2 et signent donc une action hors cible ; la molécule pénètre substantiellement le système nerveux central au lieu d'y rester périphérique ; elle antagonise plusieurs voies du récepteur CB1 au lieu de simplement les ignorer ; et dans un genou arthrosique de rat elle sensibilise les mécanorécepteurs articulaires par un mécanisme dépendant de TRPV1, soit l'inverse de l'effet recherché. GW405833 n'a jamais fait l'objet d'un développement clinique et les données humaines manquent entièrement, qu'il s'agisse d'efficacité, de pharmacocinétique ou de tolérance. La littérature récente le traite comme un outil pharmacologique dont les résultats demandent une interprétation prudente, et non comme un candidat médicament.

Sources clés.

Origine (outil de recherche)

Aucune voie de biosynthèse : la molécule n'a pas d'équivalent naturel et provient exclusivement de la synthèse organique, par acylation de l'azote indolique d'un indole substitué au moyen d'un dérivé aroyle dichloré.

Classification structurelle

Classe
Modulateur ECS (recherche)
Origine
Molécule entièrement synthétique. Elle n'existe ni dans Cannabis sativa ni dans aucun organisme vivant connu, et ne partage aucune parenté structurale avec les cannabinoïdes végétaux. Elle est née d'un programme de chimie médicinale industrielle visant sélectivement le récepteur CB2, et sert aujourd'hui de réactif pharmacologique en laboratoire, y compris comme point de départ de traceurs radiomarqués destinés à l'imagerie du récepteur CB2.
Statut
Non listé

Aminoalkylindole de synthèse, apparenté à la série de la pravadoline. Le noyau indole porte un méthyle en position 2, un méthoxy en position 5 et une chaîne 2-(morpholin-4-yl)éthyle en position 3, tandis que son azote est acylé par un groupe 2,3-dichlorobenzoyle. Cette disposition est l'inverse de celle des cannabinoïdes de synthèse rencontrés sur le marché illicite, chez lesquels le groupe aroyle occupe la position 3 et la chaîne aminoalkyle l'azote. La structure ne comporte ni cycle résorcinol ni chaîne terpénique, contrairement aux cannabinoïdes du chanvre.

Pharmacocinétique

Les données publiées sont exclusivement animales. Chez le rongeur, l'administration intrapéritonéale produit des concentrations plasmatiques croissant de façon linéaire avec la dose, et la molécule pénètre substantiellement le système nerveux central, ce qui contredit l'idée d'un agoniste CB2 confiné à la périphérie et complique l'interprétation des effets comportementaux observés. Un analogue fluoroéthylé marqué au fluor 18, développé comme traceur d'imagerie, montre une captation cérébrale modérée chez la souris et le rat mais un lavage lent, attribué à la rétention d'un radiométabolite. Aucune donnée de pharmacocinétique humaine n'existe : la molécule n'a jamais été administrée à l'humain dans un cadre publié.

Métabolisme

Le métabolisme de GW405833 n'est pas caractérisé dans la littérature accessible : ni les voies de biotransformation, ni les isoformes du cytochrome P450 impliquées, ni les métabolites majeurs ne sont décrits. Le seul indice disponible provient du traceur fluoroéthylé dérivé de la molécule, dont l'évaluation préclinique a mis en évidence un radiométabolite persistant dans le cerveau et le plasma, signe d'une biotransformation active mais de nature non élucidée. Aucune donnée humaine n'existe.

Toxicologie et risques

Aucune donnée humaine de sécurité n'est disponible : la molécule n'est jamais entrée en développement clinique. Chez le rongeur, l'effet sur l'hyperalgésie s'obtient sans sédation ni catalepsie dans une plage de doses intermédiaires, mais les doses les plus élevées provoquent analgésie, sédation, ataxie et catalepsie ; ces effets persistent chez les souris dépourvues de récepteur CB2, ce qui les rattache à une action hors cible et non au mécanisme visé. Un travail sur le genou arthrosique du rat rapporte un effet paradoxal de sensibilisation des mécanorécepteurs articulaires, dépendant de TRPV1, soit une aggravation de la douleur en tissu lésé. L'antagonisme du récepteur CB1 mis en évidence en 2017 constitue un facteur de confusion supplémentaire pour l'interprétation des études. Les fiches de sécurité agrégées par PubChem retiennent la mention de danger H301, toxique en cas d'ingestion. En l'absence de toute évaluation encadrée chez l'humain, le profil de risque d'un usage non médical reste inconnu.

Détection et analyse

Aucune méthode médico-légale dédiée n'est documentée, et la molécule ne figure dans aucun panel toxicologique de routine. Elle n'a pas été signalée sur le marché des nouvelles substances psychoactives, ce qui explique l'absence de travaux forensiques la concernant. Les tests immunologiques cannabiniques, qui ciblent les métabolites du THC, ne la détectent pas : sa structure d'aminoalkylindole n'a rien de commun avec celle du THC. Son identification exigerait une chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem, avec un standard de référence certifié, disponible pour la recherche.

Références

  1. 1.Gallant M et al., New class of potent ligands for the human peripheral cannabinoid receptor, Bioorg Med Chem Lett 1996;6(19):2263-2268 (description originale de L-768242, Merck Frosst)DOI 10.1016/0960-894X(96)00426-X
  2. 2.Valenzano KJ et al., Pharmacological and pharmacokinetic characterization of the cannabinoid receptor 2 agonist, GW405833, utilizing rodent models of acute and chronic pain, anxiety, ataxia and catalepsy, Neuropharmacology 2005;48(5):658-672PMID 15814101
  3. 3.Whiteside GT et al., A role for cannabinoid receptors, but not endogenous opioids, in the antinociceptive activity of the CB2-selective agonist, GW405833, Eur J Pharmacol 2005;528(1-3):65-72PMID 16316650
  4. 4.Dhopeshwarkar A, Murataeva N, Makriyannis A, Straiker A, Mackie K, Two Janus Cannabinoids That Are Both CB2 Agonists and CB1 Antagonists, J Pharmacol Exp Ther 2017;360(2):300-311PMID 27927913
  5. 5.Schuelert N, McDougall JJ, Paradoxical effects of the cannabinoid CB2 receptor agonist GW405833 on rat osteoarthritic knee joint pain, Osteoarthritis Cartilage 2010;18(11):1536-1543PMID 20863899
  6. 6.Clayton N, Marshall FH, Bountra C, O'Shaughnessy CT, CB1 and CB2 cannabinoid receptors are implicated in inflammatory pain, Pain 2002;96(3):253-260PMID 11972997
  7. 7.LaBuda CJ, Koblish M, Little PJ, Cannabinoid CB2 receptor agonist activity in the hindpaw incision model of postoperative pain, Eur J Pharmacol 2005;527(1-3):172-174PMID 16316653
  8. 8.Moldovan RP et al., Synthesis, in vitro and in vivo evaluation of fluorine-18 labelled FE-GW405833 as a PET tracer for type 2 cannabinoid receptor imaging, Bioorg Med Chem 2011;19(15):4499-4505PMID 21737287
  9. 9.ChEMBL, données d'activité mesurée de GW405833 sur CB1 et CB2 (CHEMBL73711)
  10. 10.IUPHAR/BPS Guide to Pharmacology, fiche ligand GW405833 (GtoPdb 11149)
  11. 11.PubChem, fiche composé GW405833 (CID 9911463), identifiants, classification structurale et mentions de danger GHS
  12. 12.Légifrance, annexe IV de l'arrêté du 22 février 1990 fixant la liste des substances classées comme stupéfiants, version consolidée (familles génériques de cannabinoïdes de synthèse)

Données structurées

InChIKey
FSFZRNZSZYDVLI-UHFFFAOYSA-N
Formule
C23H24Cl2N2O3
Masse molaire
447.40 g·mol⁻¹
CAS
180002-83-9
PubChem CID
9911463
Fiche machine-lisible (JSON)

Format d’ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

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