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Canna·wikiTM38837

Modulateur ECS (recherche)

Non listé

TM38837

TM38837

1-(2,4-dichlorophenyl)-4-ethyl-N-piperidin-1-yl-5-[5-[2-[4-(trifluoromethyl)phenyl]ethynyl]thiophen-2-yl]pyrazole-3-carboxamide

Alias.TM-38837 · TM 38837

Antagoniste CB1 de synthèse à action périphérique, développement arrêté au stade de la phase I.

Niveau de détail

Avertissement réduction des risques

Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.

Identifiants

Formule
C₃₀H₂₅Cl₂F₃N₄OS
Masse molaire
641.50 g·mol⁻¹
CAS
-
PubChem CID
49779607
Première description
Molécule issue de la recherche interne de la société danoise 7TM Pharma A/S, à Hørsholm, qui la présentait comme un antagoniste CB1 de deuxième génération. Les premières données précliniques ont été rapportées par Nørregaard et ses collègues en 2010, l'imagerie cérébrale chez le primate non humain par Takano et ses collègues en 2014, et l'essai clinique de phase I chez le volontaire sain a été publié par Klumpers et ses collègues en 2013. Le développement s'est interrompu après la cessation d'activité de la société, une partie des travaux précliniques n'ayant été publiée qu'en 2025.
Origine
Molécule entièrement synthétique. Elle n'est présente ni dans le cannabis ni dans aucun organisme vivant : elle a été dessinée en laboratoire comme candidat médicament et comme outil pharmacologique destiné aux récepteurs CB1 situés hors du système nerveux central.
InChIKey
VQOCBFYUDSBDCZ-UHFFFAOYSA-N

En clair

Le TM38837 est une molécule de synthèse mise au point par un laboratoire pharmaceutique danois, et non un composé du chanvre. Elle bloque le récepteur sur lequel agit le THC, mais elle a été conçue pour rester dans le corps sans atteindre le cerveau, dans l'espoir de traiter l'obésité sans les troubles psychiques qui avaient fait retirer un médicament voisin. Son développement s'est arrêté très tôt : aucun médicament n'existe aujourd'hui à base de cette molécule.

Récepteurs et activité

  • CB1
    Kd d'environ 16 nanomoles par litre, soit une affinité environ dix fois plus faible que celle du rimonabant (Kd d'environ 0,61 nanomole par litre), valeur rapportée par Nørregaard et ses collègues en 2010 et reprise par Micale et ses collègues en 2019Agoniste inverse
  • CB2
    Antagoniste
  • Agoniste
  • Agoniste partiel
  • Antagoniste
  • Modulateur
  • Agoniste inverse

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Signature subjective

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  • Apaisement
    0
  • Clarté
    0
  • Sommeil
    0
  • Appétit
    0
  • High
    0

Estimation éditoriale, non clinique.

Pharmacologie

Le TM38837 est un antagoniste et agoniste inverse du récepteur CB1, conçu pour n'agir que sur les récepteurs périphériques. Son affinité pour CB1 se situe autour de 16 nanomoles par litre, environ dix fois plus faible que celle du rimonabant, mais sa pénétration cérébrale est très réduite : chez le rat, le cerveau reçoit près de 1 pour cent de la concentration plasmatique tandis que le foie en concentre environ trois fois plus que le plasma, du fait d'une captation hépatique active. Une étude de tomographie par émission de positons chez le primate non humain a confirmé une occupation des récepteurs CB1 cérébraux nettement inférieure à celle du rimonabant aux concentrations plasmatiques visées. Chez 24 volontaires sains recevant du THC, une dose orale de 100 milligrammes n'a pas modifié les effets centraux du cannabinoïde, alors que 500 milligrammes les atténuaient partiellement ; l'effet sur l'accélération du rythme cardiaque, de nature périphérique, était en revanche comparable à celui du rimonabant, ce qui correspond au profil recherché. Chez le rongeur obèse, la molécule réduit le poids autant que le rimonabant sans activation neuronale détectable aux doses efficaces, mais la sélectivité périphérique cesse à forte dose. Le développement s'est arrêté au stade de la phase I après la fermeture de la société qui le portait : aucune efficacité clinique, aucune tolérance à long terme et aucun bénéfice thérapeutique ne sont établis chez l'humain.

Origine (outil de recherche)

Aucune voie de biosynthèse connue. La molécule ne provient d'aucun organisme et n'est obtenue que par synthèse chimique, par construction d'un noyau pyrazole diarylé portant une chaîne thiophène arylacétylénique. Les procédés employés relèvent de la chimie médicinale classique des pyrazole-carboxamides.

Classification structurelle

Classe
Modulateur ECS (recherche)
Origine
Molécule entièrement synthétique. Elle n'est présente ni dans le cannabis ni dans aucun organisme vivant : elle a été dessinée en laboratoire comme candidat médicament et comme outil pharmacologique destiné aux récepteurs CB1 situés hors du système nerveux central.
Statut
Non listé

Pyrazole-3-carboxamide 1,5-disubstitué, de la même famille chimique que le rimonabant : noyau pyrazole portant un groupe 2,4-dichlorophényle en position 1, un éthyle en position 4, un carboxamide N-pipéridinyle en position 3, et en position 5 un thiophène substitué par une liaison acétylénique reliée à un phényle trifluorométhylé. Cette extension lipophile et volumineuse distingue la molécule du rimonabant et sous-tend sa faible pénétration cérébrale.

Pharmacocinétique

Administration par voie orale. Chez le volontaire sain, le profil plasmatique est plat comparé à celui du rimonabant, et la modélisation pharmacocinétique de population a estimé une demi-vie terminale très longue, de plusieurs centaines d'heures. La distribution constitue le point central : chez le rat, les concentrations cérébrales avoisinent 1 pour cent des concentrations plasmatiques, alors que le foie en contient environ le triple, ce qui traduit une captation hépatique active. Aucune accumulation plasmatique ou cérébrale n'a été observée entre le premier et le dernier jour d'un traitement chronique chez le rat, et la biodisponibilité orale y est apparue satisfaisante.

Métabolisme

Les voies de biotransformation et les enzymes impliquées ne sont pas décrites dans la littérature accessible. Les études animales rapportent une clairance faible et une demi-vie terminale longue, ainsi qu'une captation hépatique marquée qui concentre la molécule dans le foie, organe précisément visé par le mécanisme recherché. Aucune donnée publiée ne décrit les métabolites circulants ni les voies d'élimination chez l'humain.

Toxicologie et risques

Les données humaines manquent : la molécule n'a été administrée qu'à un petit nombre de volontaires sains, sur une durée courte, dans un seul essai de phase I. Chez le rat, aucun signe d'atteinte hépatique n'a été relevé sur les marqueurs ALAT et ASAT aux doses efficaces, et aucune activation neuronale n'a été détectée dans les régions cérébrales examinées à ces doses. Chez la souris en revanche, la dose orale la plus élevée testée a majoré les réponses de peur conditionnée autant que le rimonabant, ce qui montre que la restriction périphérique cesse de protéger au-delà d'une certaine exposition. Le risque de fond reste celui de la classe : le rimonabant, chef de file à action centrale, a été retiré du marché en raison de troubles dépressifs, anxieux et d'idées suicidaires. Aucune sécurité d'emploi n'est établie chez l'humain, et la demi-vie terminale très longue estimée en clinique constitue en soi un point de vigilance.

Détection et analyse

Aucune méthode de dépistage en routine n'est décrite pour cette molécule, qui ne présente pas d'usage récréatif documenté et n'apparaît pas dans les circuits de consommation ni dans les signalements de nouvelles substances psychoactives. Les concentrations ont été mesurées dans le plasma et dans les tissus au cours des études cliniques et précliniques, sans que ces dosages relèvent d'une pratique médico-légale établie.

Références

  1. 1.Klumpers LE et al., Peripheral selectivity of the novel cannabinoid receptor antagonist TM38837 in healthy subjects, British Journal of Clinical Pharmacology, 2013PMID 23601084
  2. 2.Takano A et al., Low brain CB1 receptor occupancy by a second generation CB1 receptor antagonist TM38837 in comparison with rimonabant in nonhuman primates, a PET study, Synapse, 2014PMID 24293119
  3. 3.Micale V et al., The Cannabinoid CB1 Antagonist TM38837 With Limited Penetrance to the Brain Shows Reduced Fear-Promoting Effects in Mice, Frontiers in Pharmacology, 2019DOI 10.3389/fphar.2019.00207
  4. 4.Cooper ME et al., Efficacy of the Hepatotropic Peripheral CB1R Inverse Agonist TM38837 in Rat Models of Obesity and Metabolic Syndrome, Journal of Molecular and Clinical Medicine, 2025DOI 10.31083/JMCM36687
  5. 5.Revue : approches visant à dépasser les effets psychiatriques des antagonistes du récepteur CB1 (PubMed Central)
  6. 6.PubChem, fiche du composé CID 49779607 (TM-38837)

Données structurées

InChIKey
VQOCBFYUDSBDCZ-UHFFFAOYSA-N
Formule
C30H25Cl2F3N4OS
Masse molaire
641.50 g·mol⁻¹
PubChem CID
49779607
Fiche machine-lisible (JSON)

Format d’ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

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