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Canna·wikiAEF0117

Modulateur ECS (recherche)

Non listé

AEF0117

AEF0117

1-[(3S,8S,9S,10R,13S,14S,17S)-3-[(4-methoxyphenyl)methoxy]-10,13-dimethyl-2,3,4,7,8,9,11,12,14,15,16,17-dodecahydro-1H-cyclopenta[a]phenanthren-17-yl]ethanone

Alias.lixosicone · AEF-0117 · 3beta-[(4-methoxyphenyl)methoxy]pregn-5-en-20-one · 3β-(4-méthoxybenzyloxy)prégn-5-én-20-one

Dérivé de la prégnénolone étudié comme frein sélectif du récepteur CB1, sans effet propre connu.

Niveau de détail

Identifiants

Formule
C₂₉H₄₀O₃
Masse molaire
436.60 g·mol⁻¹
CAS
-
PubChem CID
139433957
Première description
La piste vient de l'équipe de Pier Vincenzo Piazza, à Bordeaux (université de Bordeaux, Inserm), qui a montré en 2014 dans Science que la prégnénolone, dont la synthèse cérébrale augmente après activation du récepteur CB1 par le THC, agit en retour comme un inhibiteur signal-spécifique de ce même récepteur. AEF0117 est un dérivé de la prégnénolone optimisé par la société bordelaise Aelis Farma pour conserver cette action sans les effets hormonaux du stéroïde d'origine, protégé par un brevet américain délivré en 2022 et décrit en détail pour la première fois dans une publication de 2023 signée Margaret Haney, Monique Vallée et leurs collègues.
Origine
Molécule entièrement issue du laboratoire. Elle n'existe ni dans le chanvre ni dans aucune autre plante : elle est fabriquée à partir de la prégnénolone, une hormone stéroïde présente chez l'humain. Elle n'entre dans aucun produit de consommation, n'est pas commercialisée et ne circule pas sur le marché du CBD.
InChIKey
AAZPIQPULVRHOW-SFKJMYEFSA-N

En clair

AEF0117 est une molécule de laboratoire dérivée d'une hormone naturelle, la prégnénolone. Elle n'a rien à voir avec le CBD, ne se trouve dans aucune plante et n'est vendue nulle part : elle est étudiée comme médicament candidat pour aider les personnes qui souhaitent réduire leur consommation de cannabis. Son principe est d'atténuer une partie seulement des effets du THC dans le cerveau, et son efficacité clinique n'est pas encore démontrée.

Récepteurs et activité

  • CB1
    IC50 de 3 nM sur l'inhibition par le THC de la respiration cellulaire (modèle cellulaire, Haney et coll., Nature Medicine 2023)Modulateur
  • Agoniste
  • Agoniste partiel
  • Antagoniste
  • Modulateur
  • Agoniste inverse

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Signature subjective

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  • Apaisement
    4
  • Clarté
    4
  • Sommeil
    5
  • Appétit
    2
  • High
    2

Estimation éditoriale, non clinique.

Pharmacologie

AEF0117 n'est pas un cannabinoïde mais un stéroïde, dérivé de la prégnénolone, conçu comme inhibiteur signal-spécifique du récepteur CB1 (CB1-SSi). Il se fixe sur un site allostérique distinct du site orthostérique et ne déplace pas la liaison de l'agoniste de référence [3H]CP55,940. L'idée est de retirer une partie de la signalisation du CB1, la phosphorylation des MAP kinases et la baisse de la respiration cellulaire induites par le THC, avec une puissance de l'ordre du nanomolaire en modèle cellulaire, tout en préservant la voie de l'AMP cyclique. Cette sélectivité explique le profil observé : chez l'animal comme chez l'humain, la molécule n'a pas d'effet propre repérable sur le comportement, ne coupe pas l'appétit, n'augmente pas l'anxiété et ne précipite pas de syndrome de sevrage, ce qui la distingue du rimonabant, antagoniste complet du CB1 retiré du marché pour ses effets psychiatriques. Les essais de phase 1 puis de phase 2a publiés en 2023 rapportent une réduction d'environ 19 à 38 % des effets subjectifs positifs du cannabis et une baisse de l'auto-administration en laboratoire, avec une tolérance jugée bonne. Un essai de phase 2b chez 333 patients demandeurs de soins s'est achevé en 2024 : ses résultats ne sont ni déposés sur le registre ni publiés dans une revue à comité de lecture, si bien que l'efficacité thérapeutique reste non établie. Aucune autorisation de mise sur le marché n'existe et les données humaines au long cours manquent.

Origine (outil de recherche)

Aucune voie biosynthétique connue, végétale ou humaine. Le composé relève de la semi-synthèse à partir de la prégnénolone : la fonction hydroxyle en position 3β y est convertie en éther benzylique par un groupe 4-méthoxybenzyle. La molécule n'est pas transformée dans l'organisme en stéroïdes situés en aval de la prégnénolone.

Classification structurelle

Classe
Modulateur ECS (recherche)
Origine
Molécule entièrement issue du laboratoire. Elle n'existe ni dans le chanvre ni dans aucune autre plante : elle est fabriquée à partir de la prégnénolone, une hormone stéroïde présente chez l'humain. Elle n'entre dans aucun produit de consommation, n'est pas commercialisée et ne circule pas sur le marché du CBD.
Statut
Non listé

Stéroïde de la série prégnane, plus précisément un dérivé 3-O-benzylé de la prégnénolone : la fonction hydroxyle en position 3β porte un groupe 4-méthoxybenzyle, la cétone en position 20 et la double liaison 5,6 étant conservées. Aucun cycle terpénophénolique n'est présent, donc aucune parenté structurale avec les cannabinoïdes du chanvre.

Pharmacocinétique

Administré par voie orale, le composé est très lipophile et formulé dans un corps gras. Le pic plasmatique survient environ trois heures après la prise et l'exposition croît proportionnellement à la quantité administrée dans les intervalles étudiés. Le trait le plus marquant est une demi-vie terminale très longue chez l'humain, de 152 à 258 heures dans l'étude à doses répétées, associée à une distribution dans le tissu adipeux et à une élimination lente : l'état d'équilibre demande plusieurs semaines et les concentrations restent mesurables durant des mois après l'arrêt. Chez l'animal, le passage vers le cerveau est bon, avec un rapport d'exposition cerveau sur plasma supérieur à 4.

Métabolisme

Le composé n'est pas notablement métabolisé par les grandes voies du métabolisme des médicaments, cytochromes P450 et enzymes de phase II, et ne modifie pas leur activité, ce qui limite a priori le risque d'interaction médicamenteuse. Aucun métabolite représentant plus de 1 % du composé parent n'a été identifié. Point important pour un dérivé stéroïdien, la molécule n'est convertie ni chez l'animal ni chez l'humain en stéroïdes situés en aval de la prégnénolone, ce qui la sépare de l'activité hormonale de cette dernière. Une étude de bilan de masse avec composé radiomarqué au carbone 14 a été menée chez le volontaire sain, ses résultats ne sont pas publiés.

Toxicologie et risques

Les essais de phase 1, dose unique croissante puis doses répétées chez le volontaire sain, et l'essai de phase 2a chez des consommateurs de cannabis n'ont rapporté aucun événement indésirable grave lié au traitement, ni anomalie cliniquement notable des constantes, de l'électrocardiogramme ou du bilan biologique. Les événements observés ont été peu nombreux et sans relation avec la quantité administrée : un cas de prurit avec éruption cutanée d'intensité modérée ayant conduit à l'arrêt, une élévation asymptomatique des CPK et de la myoglobine non reproduite, et chez un participant des hallucinations auditives légères en début de traitement. Aucun syndrome de sevrage n'a été précipité chez des consommateurs réguliers, et ni l'appétit ni le poids n'ont été modifiés, ce qui contraste avec le rimonabant. La demi-vie très longue impose la prudence : elle entraîne une accumulation sur plusieurs semaines et le recul sur une exposition prolongée reste limité.

Détection et analyse

Aucune méthode médico-légale dédiée n'est décrite dans la littérature publique. Le composé n'est pas recherché par les dépistages toxicologiques usuels, urinaires ou salivaires, qui ciblent les métabolites du THC, et il n'apparaît pas dans les systèmes d'alerte sur les nouvelles substances psychoactives. Son dosage plasmatique n'a été réalisé que dans le cadre des essais cliniques, avec des méthodes bioanalytiques propres au promoteur.

Références

  1. 1.Haney M, Vallée M, Fabre S et coll., Signaling-specific inhibition of the CB1 receptor for cannabis use disorder: phase 1 and phase 2a randomized trials, Nature Medicine, 2023;29(6):1487-1499PMID 37291212
  2. 2.Vallée M, Vitiello S, Bellocchio L et coll., Pregnenolone can protect the brain from cannabis intoxication, Science, 2014;343(6166):94-98DOI 10.1126/science.1243985
  3. 3.Le Foll B et coll., Cannabis use disorder: from neurobiology to treatment, Journal of Clinical Investigation, 2024DOI 10.1172/JCI172887
  4. 4.ClinicalTrials.gov, NCT05322941, Effect of AEF0117 on Treatment-seeking Patients With Cannabis Use Disorder, phase 2b, 333 participants, achevé en 2024, résultats non déposés
  5. 5.ClinicalTrials.gov, NCT05554926, Study of [4-14C] AEF0117 Following a Single Oral Dose in Healthy Male Subjects, phase 1
  6. 6.PubChem, Lixosicone (AEF0117), CID 139433957

Données structurées

InChIKey
AAZPIQPULVRHOW-SFKJMYEFSA-N
Formule
C29H40O3
Masse molaire
436.60 g·mol⁻¹
PubChem CID
139433957
Fiche machine-lisible (JSON)

Format d’ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

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