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BAY 59-3074

Agoniste partiel CB1/CB2 conçu par Bayer, étudié chez le rongeur seulement.

Niveau de détail

Avertissement réduction des risques

Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.

C₁₈H₁₃F₆NO₄S

CAS 406205-74-1

Famille
Agoniste synthétique des récepteurs CBLigand de recherche ou médicament
Masse molaire
453,40 g/mol

Mis à jour le

En clair

Le BAY 59-3074 est une molécule de laboratoire mise au point par le groupe pharmaceutique Bayer au début des années 2000. Elle n'existe pas dans le chanvre : elle a été fabriquée pour se fixer sur les mêmes récepteurs que le THC, et elle a été étudiée sur des modèles de douleur chez le rat. Aucun essai chez l'être humain n'a été retrouvé et elle ne se trouve dans aucun produit de consommation.

Récepteurs et activité

Réseau des cibles

CB1Agoniste partielEC50 = 46 nM · humaininhibition de l'AMPc, membranes de cellules CHO surexprimant le CB1 humain, efficacité de 39 ± 11 % du signal maximal du CP 55,940 (Amato et coll. 2022) ; Ki de 48,3 nM (CB1 humain) et 55,4 nM (CB1 de rat) (De Vry et coll. 2004)
  • Active

Plus la valeur citée est faible, plus la cible est proche de BAY 59-3074 : un anneau tous les facteurs 100. Une cible sans valeur chiffrée reste sur le bord.

Où vivent ces cibles

Où chaque cible a été trouvée chez l’humain, d’après les études citées. La carte montre la cible, pas un effet de BAY 59-3074.

Cerveau, coupe de profil
Corps, de face
Sang

CB1CB1 trouvé dans 7 régions du corps

  1. Ganglions de la basedenseTrès dense dans les ganglions de la base1
  2. CerveletdenseTrès dense dans le cervelet1
  3. HippocampedenseConcentrations très élevées dans l’hippocampe2
  4. AmygdaledenseConcentrations élevées dans l’amygdale2
  5. CortexprésentPrésent dans tout le néocortex2
  6. Tissu adipeuxprésentExprimé dans le tissu adipeux3
  7. IntestinprésentÉpithélium, muscle lisse et plexus du côlon4

Valeurs citées

  1. CB1Agoniste partielEC50 = 46 nM · humain56 sur 100

    Amato et coll., Molecules 2022 (tableau 1, composé 1) (nouvel onglet) · inhibition de l'AMPc, membranes de cellules CHO surexprimant le CB1 humain, efficacité de 39 ± 11 % du signal maximal du CP 55,940 (Amato et coll. 2022) ; Ki de 48,3 nM (CB1 humain) et 55,4 nM (CB1 de rat) (De Vry et coll. 2004)

  2. CB2Agoniste partielKi = 45,5 nM · humain56 sur 100

    De Vry et coll., J Pharmacol Exp Ther 2004 (nouvel onglet) · déplacement du [3H]CP 55,940, CB2 humain ; propriétés d'agoniste partiel en [35S]GTPγS

La longueur de la barre suit la valeur mesurée (Ki, Kd, CE50 ou CI50), sur une même échelle pour toutes les fiches, de 100 µM à 0,1 nM. Une cible sans valeur citée n'a pas de barre.

Pharmacologie

Le BAY 59-3074 est un agoniste partiel des récepteurs cannabinoïdes CB1 et CB2, de structure inhabituelle : un éther de diaryle porteur d'un ester sulfonique, sans rapport avec le squelette dibenzopyrane du THC ni avec les indoles et indazoles des cannabinoïdes de synthèse du marché illicite. De Vry et collègues rapportent en 2004 des Ki de 55,4 nM sur le CB1 de rat, 48,3 nM sur le CB1 humain et 45,5 nM sur le CB2 humain, avec un profil d'agoniste partiel en [35S]GTPγS ; un dosage plus récent d'AMPc donne une efficacité maximale de 39 % de celle du CP 55,940 sur le CB1 humain (Amato et coll. 2022). Chez le rat, à 0,3 à 3 mg/kg par voie orale, la molécule a produit des effets antihyperalgésiques et antiallodyniques dans plusieurs modèles de douleur neuropathique et inflammatoire ; les effets secondaires de type cannabinoïde, dont l'hypothermie, apparaissent au-dessus de 1 mg/kg et une tolérance s'y installe en 5 jours, sans signe de sevrage après 14 jours d'administration quotidienne de 1 à 10 mg/kg (De Vry et coll. 2004). En discrimination pharmacologique chez le rat, ses effets sont reproduits par le BAY 38-7271, le CP 55,940, le HU-210, le WIN 55,212-2 et le Δ9-THC, mais pas par la morphine, la gabapentine, la carbamazépine, l'amitriptyline ou le baclofène, et sont bloqués par le rimonabant : l'action passe par le CB1 (De Vry et Jentzsch 2004). Aucune étude chez l'être humain n'a été retrouvée, ni de donnée de métabolisme ou de toxicologie chronique.

Histoire

Provenance
Substance entièrement synthétique, absente du chanvre et de tout organisme vivant, conçue par Bayer comme ligand des récepteurs cannabinoïdes (De Vry et coll. 2004). Elle n'est décrite que dans la littérature de recherche.
Première description
Décrit en 2004 par De Vry et ses collègues de Bayer dans le Journal of Pharmacology and Experimental Therapeutics (J Pharmacol Exp Ther 310:620-632), comme agoniste partiel CB1/CB2 de structure inhabituelle à effets antihyperalgésiques et antiallodyniques chez le rat ; une étude de discrimination pharmacologique chez le rat a suivi la même année (De Vry et Jentzsch). Bayer avait précédemment décrit le chémotype trifluorosulfonate du BAY 38-7271, agoniste complet des récepteurs CB1 et CB2 (Amato et coll. 2022). Aucun essai clinique de BAY 59-3074 n'a été retrouvé.

Origine

Synthèse en laboratoire

Aucune voie de biosynthèse : la molécule n'a pas d'équivalent naturel. C'est un composé de synthèse de la classe des esters de sulfonate d'éther de diaryle.

Classement

Famille, origine et vérification des sources

Famille

Agoniste synthétique des récepteurs CB › Ligand de recherche ou médicament

Classe

alcanesulfonate de diaryléther

Vérification

Classement, sources et valeurs de liaison vérifiés le 20 octobre 2026 ; texte relu contre ses sources et Wikipédia.

Wikipédia (anglais)

BAY 59-3074 (nouvel onglet)

Article apparié par la structure de la molécule (InChIKey), révision lue le 19 octobre 2026. Lu comme second avis, jamais cité comme source.

Classification structurelle

Cannabinoïde de synthèse de structure inhabituelle : éther de diaryle portant un ester d'acide sulfonique (4,4,4-trifluorobutane-1-sulfonate), sans noyau dibenzopyrane comme le THC et sans motif indole, indazole ou cyclohexylphénol.

Pharmacocinétique

La molécule est active par voie orale chez le rat (De Vry et coll. 2004). Chez la souris, après 3 mg/kg par voie intrapéritonéale, la concentration cérébrale s'accumule progressivement, avec une Cmax d'environ 341 ng/mL et un rapport cerveau sur plasma des Cmax de 0,40 (Amato et coll. 2022). Aucun paramètre pharmacocinétique humain n'a été retrouvé.

Métabolisme

Aucune étude de métabolisme n'a été retrouvée, ni chez l'animal ni chez l'humain, et aucun métabolite n'a été identifié dans les sources consultées.

Toxicologie et risques

Aucune donnée de toxicité humaine ni dossier de toxicologie réglementaire n'a été retrouvé. Chez le rat, les effets de type cannabinoïde, dont l'hypothermie, apparaissent au-dessus de 1 mg/kg par voie orale et une tolérance s'installe en moins de 5 jours ; aucun signe de sevrage n'a été vu après l'arrêt brutal de 14 jours d'administration quotidienne de 1 à 10 mg/kg (De Vry et coll. 2004). Réactif de laboratoire, à ne pas consommer.

Références

Identifiants

Nomenclature

Nom IUPAC
[3-[2-cyano-3-(trifluoromethyl)phenoxy]phenyl] 4,4,4-trifluorobutane-1-sulfonate
Autres noms
BAY-59-3074 · BAY59-3074 · 3-[2-cyano-3-(trifluorométhyl)phénoxy]phényl 4,4,4-trifluoro-1-butanesulfonate

Identifiants

Formule
C₁₈H₁₃F₆NO₄S
CAS
406205-74-1
InChIKey
LWUSZIVDPJPVBW-UHFFFAOYSA-N
SMILES
C1=CC(=CC(=C1)OS(=O)(=O)CCCC(F)(F)F)OC2=CC=CC(=C2C#N)C(F)(F)F

Fiche machine-lisible (JSON)

Format d'ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

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