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JNJ-42165279

Inhibiteur covalent de la FAAH (Janssen) : aucun critère principal atteint dans quatre essais de phase 2.

Niveau de détail

Avertissement réduction des risques

Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.

C₁₈H₁₇ClF₂N₄O₃

CAS 1346528-50-4

Famille
Outil pharmacologique du SECInhibiteur d'enzyme
Masse molaire
410,80 g/mol

Mis à jour le

En clair

JNJ-42165279 est une molécule de laboratoire mise au point par un groupe pharmaceutique, sans aucun lien avec le chanvre. Elle bloque une enzyme du corps qui détruit les cannabinoïdes que l'organisme fabrique lui-même, ce qui fait monter leur niveau. Testée dans l'anxiété sociale, la dépression avec détresse anxieuse, l'autisme et le stress post-traumatique, elle n'a atteint le critère principal d'aucun de ces essais et n'est vendue nulle part.

Récepteurs et activité

Réseau des cibles

FAAHInhibiteuraucune valeur chiffrée
  • Bloque ou inhibe

Plus la valeur citée est faible, plus la cible est proche de JNJ-42165279 : un anneau tous les facteurs 100. Une cible sans valeur chiffrée reste sur le bord.

Où vivent ces cibles

Où chaque cible a été trouvée chez l’humain, d’après les études citées. La carte montre la cible, pas un effet de JNJ-42165279.

Cerveau, coupe de profil
Corps, de face
Sang

FAAHFAAH trouvé dans 7 régions du corps

  1. CortexprésentNeurones pyramidaux du cortex1
  2. Ganglions de la baseprésentNeurones du striatum1
  3. HypothalamusprésentPrésent dans des noyaux hypothalamiques1
  4. CerveletprésentCellules de Purkinje et couches du cervelet1
  5. Tronc cérébralprésentNoyaux olivaires inférieurs1
  6. Tissu adipeuxprésentExprimé dans les adipocytes matures2
  7. OsprésentPrésent sur les ostéoclastes3

Valeurs citées

  1. FAAHInhibiteuraucune valeur mesurée citée
  2. CYP2D6Inhibiteuraucune valeur mesurée citée
La longueur de la barre suit la valeur mesurée (Ki, Kd, CE50 ou CI50), sur une même échelle pour toutes les fiches, de 100 µM à 0,1 nM. Une cible sans valeur citée n'a pas de barre.

Pharmacologie

JNJ-42165279 n'est pas un cannabinoïde : c'est une urée arylpipérazinique qui inactive de façon covalente la FAAH (fatty acid amide hydrolase), l'enzyme chargée d'hydrolyser l'anandamide, l'oléoyléthanolamide et la palmitoyléthanolamide, et qui est très sélective vis-à-vis des autres cibles testées (Keith et coll. 2015). Chez le volontaire sain, la tomographie par émission de positons montre une occupation de la FAAH cérébrale quasi complète dès 10 mg, encore supérieure à 80 % environ 24 heures après l'arrêt d'une dose de 10 mg ; l'anandamide plasmatique est multipliée par 5,5 à 10 et l'anandamide du liquide céphalorachidien par 41 à 77 selon la dose (Postnov et coll. 2018). La cible est donc atteinte, mais le bénéfice clinique ne suit pas : dans l'anxiété sociale (149 sujets), la variation du score LSAS, critère principal, n'a pas différé significativement du placebo (−29,4 contre −22,4), alors que la proportion de répondeurs était plus élevée sous traitement (42,4 % contre 23,6 %) (Schmidt et coll. 2021) ; dans la dépression majeure avec détresse anxieuse (153 participants), le critère principal n'a pas été atteint (Schmidt et coll. 2026) ; dans le trouble du spectre de l'autisme (61 participants analysés), les trois critères principaux n'ont pas été atteints (Klein et coll. 2024) ; dans le trouble de stress post-traumatique (100 patients), aucun effet sur les symptômes n'a été observé (Mayo et coll. 2025). Aucun effet thérapeutique n'est établi chez l'humain.

Histoire

Provenance
Molécule entièrement synthétique, sans occurrence naturelle connue. Elle a été conçue par Janssen Research & Development (groupe Johnson & Johnson) au sein d'une série d'urées arylpipéraziniques destinée à l'inhibition de la FAAH. Elle n'a jamais été commercialisée et n'existe qu'en recherche préclinique et en essais cliniques.
Première description
Décrite en 2015 par J. M. Keith et ses collègues de Janssen Research & Development dans ACS Medicinal Chemistry Letters (caractérisation préclinique, PMID 26713105). Le développement clinique a atteint la phase 2, avec des essais dans l'anxiété sociale, la dépression majeure avec détresse anxieuse, le trouble du spectre de l'autisme et le trouble de stress post-traumatique, dont les résultats ont été publiés entre 2021 et 2026.

Origine

Outil de recherche

Aucune voie biologique : la molécule ne provient d'aucun organisme vivant et n'a rien à voir avec la biosynthèse des cannabinoïdes du chanvre. Elle est obtenue par synthèse organique, dans la classe des urées arylpipéraziniques, en associant un motif 2,2-difluoro-1,3-benzodioxole et une 4-chloropyridin-3-ylamine.

Classement

Famille, origine et vérification des sources

Famille

Outil pharmacologique du SEC › Inhibiteur d'enzyme

Vérification

Classement, sources et valeurs de liaison vérifiés le 20 octobre 2026 ; texte relu contre ses sources et Wikipédia.

Wikipédia (anglais)

JNJ-42165279 (nouvel onglet)

Article apparié par la structure de la molécule (InChIKey), révision lue le 19 octobre 2026. Lu comme second avis, jamais cité comme source.

Classification structurelle

Urée arylpipérazinique. Le squelette associe une pipérazine N-carboxamide, un groupe 4-chloropyridin-3-yle porté par l'azote de l'urée et un méthylène relié à un noyau 2,2-difluoro-1,3-benzodioxole. Cette architecture est étrangère aux terpénophénols du chanvre : il n'y a ni cycle résorcinol, ni chaîne alkyle latérale, ni motif cannabinoïde.

Pharmacocinétique

Administration par voie orale. Chez le volontaire sain, dans une étude de doses répétées croissantes conduite sur dix jours, la demi-vie plasmatique moyenne s'est située entre 8,14 et 14,1 heures, avec des expositions plus élevées au 10e jour qu'au premier. L'occupation de la FAAH cérébrale, mesurée par tomographie par émission de positons avec le traceur [11C]MK3168, était quasi complète dès 10 mg et restait supérieure à 80 % environ 24 heures après l'arrêt d'une dose de 10 mg, alors que l'activité FAAH des leucocytes s'était rétablie à environ 50 % (Postnov et coll. 2018).

Métabolisme

Le devenir métabolique détaillé n'a pas été retrouvé dans les sources ouvertes consultées. In vitro, JNJ-42165279 n'inhibe que faiblement le CYP2D6 (IC50 de 11 à 24 µM sur microsomes hépatiques humains, valeurs ChEMBL).

Toxicologie et risques

Dans l'étude de phase 1 chez le volontaire sain, aucun problème de sécurité n'a été identifié (Postnov et coll. 2018). Dans les essais de phase 2, le traitement a été bien toléré dans l'anxiété sociale (Schmidt et coll. 2021) et le profil de sécurité était cohérent avec le profil connu dans la dépression avec détresse anxieuse (Schmidt et coll. 2026). Chez le rat Sprague-Dawley, une exposition in utero à des doses très supérieures aux doses pharmacologiques a augmenté l'incidence de cataractes nucléaires chez les petits, sur un fond de lésions du cristallin déjà fréquentes dans cette souche (van Heerden et coll. 2021). Les données de sécurité au long cours restent limitées.

Références

Identifiants

Nomenclature

Nom IUPAC
N-(4-chloro-3-pyridinyl)-4-[(2,2-difluoro-1,3-benzodioxol-5-yl)methyl]piperazine-1-carboxamide
Autres noms
JNJ42165279 · JNJ 42165279

Identifiants

Formule
C₁₈H₁₇ClF₂N₄O₃
CAS
1346528-50-4
InChIKey
YWGYNGCRVZLMCS-UHFFFAOYSA-N
SMILES
C1CN(CCN1CC2=CC3=C(C=C2)OC(O3)(F)F)C(=O)NC4=C(C=CN=C4)Cl

Fiche machine-lisible (JSON)

Format d'ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

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