Aller au contenu

Informations de lot sur chaque ficheTHC < 0,3 %Expédié depuis la France10 % offerts à l'inscription

Ibipinabant

Antagoniste / agoniste inverse CB1 de synthèse, très sélectif ; toxicité musculaire chez le chien, essai de phase IIb retiré.

Niveau de détail

Avertissement réduction des risques

Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.

C₂₃H₂₀Cl₂N₄O₂S

CAS 464213-10-3

Famille
Outil pharmacologique du SECAntagoniste ou agoniste inverse
Masse molaire
487,40 g/mol

Mis à jour le

En clair

L'ibipinabant est une molécule de laboratoire, sans aucun rapport avec le chanvre : elle a été fabriquée pour bloquer le récepteur CB1, celui-là même que le THC active. Elle a été étudiée dans les années 2000 comme traitement possible de l'obésité et du diabète de type 2. Une toxicité musculaire a été observée chez le chien, un essai de phase IIb enregistré a été retiré, et la molécule n'est plus qu'un outil de recherche.

Récepteurs et activité

Réseau des cibles

CB1Agoniste inverseKi = 7,8 nM · humaindéplacement de [3H]CP-55940, cellules CHO exprimant le CB1 humain
  • Bloque ou inhibe
  • Se lie ou module

Plus la valeur citée est faible, plus la cible est proche de Ibipinabant : un anneau tous les facteurs 100. Une cible sans valeur chiffrée reste sur le bord.

Où vivent ces cibles

Où chaque cible a été trouvée chez l’humain, d’après les études citées. La carte montre la cible, pas un effet de Ibipinabant.

Cerveau, coupe de profil
Corps, de face
Sang

CB1CB1 trouvé dans 7 régions du corps

  1. Ganglions de la basedenseTrès dense dans les ganglions de la base1
  2. CerveletdenseTrès dense dans le cervelet1
  3. HippocampedenseConcentrations très élevées dans l’hippocampe2
  4. AmygdaledenseConcentrations élevées dans l’amygdale2
  5. CortexprésentPrésent dans tout le néocortex2
  6. Tissu adipeuxprésentExprimé dans le tissu adipeux3
  7. IntestinprésentÉpithélium, muscle lisse et plexus du côlon4

Valeurs citées

  1. CB1Agoniste inverseKi = 7,8 nM · humain68 sur 100

    Lange et coll., J Med Chem 2004 (valeurs ChEMBL du document) (nouvel onglet) · déplacement de [3H]CP-55940, cellules CHO exprimant le CB1 humain

  2. CB2Liaison (fonction non établie)Ki = 7,9 µM · humain18 sur 100

    Lange et coll., J Med Chem 2004 (valeurs ChEMBL du document) (nouvel onglet) · déplacement de [3H]CP-55940, cellules CHO exprimant le CB2 humain (sélectivité d'environ 1 000 fois pour le CB1)

  3. Canal KATP SUR1Modulateuraucune valeur mesurée citée
  4. Translocase des nucléotides adényliques (ANT)Inhibiteuraucune valeur mesurée citée
La longueur de la barre suit la valeur mesurée (Ki, Kd, CE50 ou CI50), sur une même échelle pour toutes les fiches, de 100 µM à 0,1 nM. Une cible sans valeur citée n'a pas de barre.

Pharmacologie

Sur le récepteur CB1 humain, l'ibipinabant se lie avec une affinité de 7,8 nM et environ mille fois plus faiblement au récepteur CB2 (7 943 nM) ; la littérature le qualifie d'antagoniste (Lange et coll. 2004) ou d'agoniste inverse (Lynch et coll. 2012). Il a un rapport de concentration cerveau sur plasma élevé (Lange 2004). Chez le rat Zucker diabétique, il a réduit la glycémie à jeun de 61 % et préservé la masse des îlots pancréatiques indépendamment de la perte de poids (Rohrbach et coll. 2012) ; d'autres travaux montrent qu'une partie de ces effets métaboliques passe par une ouverture partielle des canaux potassiques SUR1, donc par une voie étrangère au CB1 (Lynch et coll. 2012). Une toxicité musculaire est apparue dans une étude préclinique de six semaines chez le chien, avec une élévation de 19 acylcarnitines plasmatiques candidates comme marqueurs (Zhang et coll. 2010), puis a été rattachée à l'inhibition de la translocase des nucléotides adényliques, donc de l'échange ADP/ATP mitochondrial (Schirris et coll. 2015). L'essai de phase IIb enregistré par Solvay chez des patients obèses diabétiques de type 2 (NCT00541567) a été retiré ; aucune donnée d'efficacité clinique n'a été retrouvée. La molécule ne subsiste que comme outil pharmacologique, avec une piste récente de repositionnement antibactérien, au stade préclinique chez la souris (Dove et coll. 2026).

Histoire

Provenance
Molécule entièrement synthétique. Elle n'est produite ni par le chanvre ni par l'organisme humain, et n'a jamais été isolée d'un produit naturel. Elle a été construite en laboratoire comme candidat médicament contre l'obésité et le diabète de type 2, puis abandonnée avant toute mise sur le marché.
Première description
Conçu vers 2000 chez Solvay Pharmaceuticals par l'équipe de Jos H. M. Lange. La publication princeps, parue dans le Journal of Medicinal Chemistry en 2004 (PMID 14736243), décrit le candidat sous le numéro de composé 80, devenu SLV319, un 3,4-diarylpyrazoline dont l'énantiomère actif est de configuration 4S ; remplacer le NH2 de l'amidine par un NHCH3 a été le changement décisif pour obtenir une biodisponibilité orale dans cette série. Le code BMS-646256 apparaît dans un essai de phase IIb enregistré par Solvay (NCT00541567).

Origine

Outil de recherche

Aucune voie biologique n'existe pour cette molécule : l'ibipinabant est un produit de synthèse organique appartenant à la classe des diarylpyrazolines, sans précurseur végétal ni intermédiaire enzymatique. Le chanvre ne le fabrique pas, et il n'apparaît dans aucun profil cannabinoïde naturel.

Classement

Famille, origine et vérification des sources

Famille

Outil pharmacologique du SEC › Antagoniste ou agoniste inverse

Vérification

Classement, sources et valeurs de liaison vérifiés le 20 octobre 2026 ; texte relu contre ses sources et Wikipédia.

Wikipédia (anglais)

Ibipinabant (nouvel onglet)

Article apparié par la structure de la molécule (InChIKey), révision lue le 19 octobre 2026. Lu comme second avis, jamais cité comme source.

Classification structurelle

3,4-diarylpyrazoline, c'est-à-dire un noyau 4,5-dihydro-1H-pyrazole portant deux groupements aryle et une fonction sulfonylcarboxamidine. L'énantiomère actif possède la configuration 4S, établie par diffraction des rayons X. La molécule ne dérive pas du squelette terpénophénolique du cannabis ; elle se rapproche du pyrazole rimonabant par son mode de liaison au récepteur, non par sa filiation naturelle.

Pharmacocinétique

Actif par voie orale chez l'animal : remplacer le NH2 de l'amidine par un NHCH3 a été le changement clé pour gagner une biodisponibilité orale dans la série, et les analyses de Lange et coll. (2004) signalent un rapport de concentration cerveau sur plasma élevé, donc une pénétration marquée dans le système nerveux central. Les paramètres pharmacocinétiques humains n'ont pas été retrouvés dans les sources ouvertes.

Métabolisme

Le métabolisme humain de l'ibipinabant n'a pas été retrouvé dans les sources ouvertes consultées : isoformes du cytochrome P450, métabolites majeurs et voies d'élimination ne sont pas documentés. Chez le chien, des métabolites du médicament ont été écartés de l'analyse métabolomique par filtrage de défaut de masse (Zhang et coll. 2010).

Toxicologie et risques

Le signal de sécurité déterminant est une toxicité musculaire apparue lors d'une étude préclinique de six semaines chez le chien, avec une dysfonction mitochondriale (Schirris et coll. 2015). Une analyse métabolomique par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse haute résolution y a identifié 19 acylcarnitines plasmatiques candidates comme marqueurs de cette toxicité, trois d'entre elles confirmées sur les échantillons individuels (Zhang et coll. 2010). Le mécanisme a ensuite été rattaché à une cible hors CB1, la translocase des nucléotides adényliques : inhibition de l'échange ADP/ATP mitochondrial, production accrue d'espèces réactives de l'oxygène et baisse de la capacité de production d'ATP dans des myoblastes C2C12 ; une modification structurale mineure suffit à supprimer cette inhibition (Schirris et coll. 2015). Le premier antagoniste CB1, le rimonabant, a été retiré du marché pour des effets indésirables psychiatriques (Schirris et coll. 2015) ; pour l'ibipinabant, les données humaines de sécurité manquent.

Références

Identifiants

Nomenclature

Nom IUPAC
(4S)-5-(4-chlorophenyl)-N-(4-chlorophenyl)sulfonyl-N-methyl-4-phenyl-3,4-dihydropyrazole-2-carboximidamide
Autres noms
BMS-646256 · SLV319 · SLV-319

Identifiants

Formule
C₂₃H₂₀Cl₂N₄O₂S
CAS
464213-10-3
InChIKey
AXJQVVLKUYCICH-OAQYLSRUSA-N
SMILES
CN=C(NS(=O)(=O)C1=CC=C(C=C1)Cl)N2C[C@@H](C(=N2)C3=CC=C(C=C3)Cl)C4=CC=CC=C4

Fiche machine-lisible (JSON)

Format d'ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

Compléter cette fiche

Ces rubriques n'ont pas encore de chapitre à elles. Chaque proposition sourcée est relue avant publication.