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Canna·wikiJWH-019

Cannabinoïde synthétique (SCRA)

Stupéfiant : nommément listé

JWH-019

JWH-019

(1-hexylindol-3-yl)-naphthalen-1-ylmethanone

Alias.1-hexyl-3-(1-naphthoyl)indole · (1-hexyl-1H-indol-3-yl)-1-naphthalènylméthanone

Homologue hexyle du JWH-018, naphtoylindole de haute affinité, classé stupéfiant en France et en liste I aux États-Unis.

Niveau de détail

Avertissement réduction des risques

Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.

Identifiants

Formule
C₂₅H₂₅NO
Masse molaire
355.50 g·mol⁻¹
CAS
209414-08-4
PubChem CID
52224389
Première description
La molécule appartient à la série des indoles cannabimimétiques du laboratoire de John W. Huffman, à l'université Clemson, conçue au cours des années 1990 pour définir les exigences structurales des récepteurs cannabinoïdes. Elle constitue l'un des points de la courbe de longueur de chaîne latérale que Aung, Griffin, Huffman et leurs collaborateurs ont publiée en 2000 dans Drug and Alcohol Dependence, travail qui remplace le morpholinoéthyle du WIN 55,212-2 par des chaînes carbonées allant du méthyle à l'heptyle. Elle est apparue plus tard dans les mélanges à fumer de deuxième génération, après le classement du JWH-018.
Origine
Molécule entièrement synthétique, absente du chanvre comme de tout organisme vivant. Elle a circulé sous forme de poudre produite en vrac, puis pulvérisée sur un support végétal pour donner des mélanges présentés comme encens ou herbes aromatiques. Son apparition sur le marché gris illustre une logique de substitution : quand un homologue est classé, un autre carbone sur la chaîne latérale suffit à produire une molécule non encore nommée par les textes. Rien de cela ne relève du chanvre ni des produits au cannabidiol.
InChIKey
PALJPGHWDUHUPO-UHFFFAOYSA-N

En clair

Le JWH-019 est un cannabinoïde de synthèse fabriqué en laboratoire. Il n'existe pas dans le chanvre et n'a aucun rapport avec le cannabidiol : il a été vendu en poudre, puis pulvérisé sur des herbes destinées à être fumées. Il ne diffère du JWH-018 que par un atome de carbone sur sa chaîne latérale, agit sur les mêmes récepteurs que le THC, et il est classé comme stupéfiant en France.

Récepteurs et activité

  • CB1
    Agoniste
  • CB2
    Agoniste
  • Agoniste
  • Agoniste partiel
  • Antagoniste
  • Modulateur
  • Agoniste inverse

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Signature subjective

Survolez un axe pour lire la définition.

  • Apaisement
    10
  • Clarté
    5
  • Sommeil
    12
  • Appétit
    16
  • High
    12

Estimation éditoriale, non clinique.

Pharmacologie

Le JWH-019 est l'homologue hexyle du JWH-018, et son histoire tient tout entière dans ce carbone supplémentaire. La série des indoles cannabimimétiques du laboratoire de John W. Huffman avait pour objet de mesurer précisément ce que la longueur de la chaîne latérale change à la reconnaissance par les récepteurs cannabinoïdes : le travail publié en 2000 par Aung, Griffin, Huffman et leurs collaborateurs a remplacé le morpholinoéthyle du WIN 55,212-2 par des chaînes allant du méthyle à l'heptyle, et a établi qu'il faut au moins trois carbones pour une haute affinité, que l'optimum se situe à cinq, et qu'un heptyle fait chuter brutalement la liaison sur CB1 comme sur CB2. Avec six carbones, cette molécule reste dans la plage de haute affinité, juste après l'optimum. Ce qui était un point de courbe est devenu, une fois le JWH-018 classé, un produit de remplacement : la même chimie, un carbone de plus, et un nom que les textes ne citaient pas encore. Aucune valeur d'affinité propre n'est reportée ici, car aucune source primaire consultée pour cette fiche ne la donne, et la règle appliquée est de laisser un chiffre absent plutôt que de le reconstituer ; à titre de repère mesuré dans la même famille, le JWH-018 se situe autour de 9 nM sur CB1 et de 2,9 nM sur CB2. Rien n'est publié sur TRPV1, GPR55, PPARγ ou 5-HT1A, et il n'existe aucune étude contrôlée chez l'être humain : ni dose, ni tolérance, ni dépendance ne sont caractérisées.

Origine (recherche pharmaceutique → marché illicite)

Aucune voie biosynthétique connue : la molécule n'est produite par aucune plante ni aucun organisme vivant. Elle provient d'une synthèse organique, par acylation d'un 1-hexylindole au moyen d'un dérivé de l'acide naphtalène-1-carboxylique. La fabrication est décrite ici par classe chimique uniquement.

Classification structurelle

Classe
Cannabinoïde synthétique (SCRA)
Origine
Molécule entièrement synthétique, absente du chanvre comme de tout organisme vivant. Elle a circulé sous forme de poudre produite en vrac, puis pulvérisée sur un support végétal pour donner des mélanges présentés comme encens ou herbes aromatiques. Son apparition sur le marché gris illustre une logique de substitution : quand un homologue est classé, un autre carbone sur la chaîne latérale suffit à produire une molécule non encore nommée par les textes. Rien de cela ne relève du chanvre ni des produits au cannabidiol.
Statut
Stupéfiant : nommément listé

Naphtoylindole sans substituant en position 2 : noyau indole relié en position 3 à un naphtalén-1-yle par un pont cétone, avec une chaîne n-hexyle sur l'azote indolique. La molécule est l'homologue supérieur du JWH-018, dont elle ne diffère que par un carbone de plus sur la chaîne latérale, et l'homologue inférieur du JWH-020, qui en porte sept.

Pharmacocinétique

Aucune étude de pharmacocinétique humaine n'est publiée : biodisponibilité, demi-vie plasmatique et volume de distribution restent inconnus. La voie d'exposition documentée est l'inhalation de la fumée d'un support végétal imprégné, ce qui donne un délai d'action de quelques minutes, cohérent avec la lipophilie élevée de la classe. La molécule mère est, comme les autres naphtoylindoles, peu présente dans l'urine. La répartition inégale de la poudre sur le support végétal rend la dose réellement inhalée imprévisible d'une prise à l'autre.

Métabolisme

Le métabolisme propre du JWH-019 n'a pas fait l'objet d'une étude dédiée sur hépatocytes humains parmi les sources consultées ici. Les voies attendues pour un naphtoylindole sont les oxydations de la chaîne latérale et du système naphtalénique, suivies de glucuroconjugaison, avec une part de désalkylation de l'azote indolique. Ce schéma reste une extrapolation de classe : aucun marqueur urinaire spécifique n'est validé pour cette molécule, et la longueur de chaîne particulière du composé impose de vérifier qu'un métabolite hydroxylé attribué au JWH-019 n'est pas en réalité issu d'un homologue voisin.

Toxicologie et risques

Aucune étude contrôlée chez l'être humain n'est publiée et il n'existe pas de donnée de toxicité systématique propre à cette molécule. Le profil de risque est celui de sa classe : agoniste de haute affinité des récepteurs cannabinoïdes sans le plafond d'effet du tétrahydrocannabinol, catégorie associée chez les consommateurs à des tachycardies, des convulsions, des vomissements, une agitation sévère et des décompensations psychiatriques aiguës. La molécule est apparue dans les mélanges de deuxième génération, où elle coexiste souvent avec d'autres cannabinoïdes de synthèse, ce que confirme l'analyse capillaire de consommateurs chroniques. Le classement en liste I aux États-Unis dès 2012 est intervenu au vu des signalements d'effets indésirables recueillis sur cette génération de produits.

Détection et analyse

L'identification repose sur la chromatographie couplée à la spectrométrie de masse, en phase gazeuse ou liquide, par comparaison à un étalon de référence certifié. Les immunoessais destinés au cannabis ne réagissent pas à cette structure, et un dépistage négatif ne vaut pas absence. Une difficulté propre à cette molécule tient à ses homologues : JWH-018, JWH-019 et JWH-020 ne diffèrent que par la longueur de la chaîne latérale, ce qui impose une séparation chromatographique soignée avant toute attribution. Une méthode validée de chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem dose simultanément ces trois homologues dans les cheveux, avec une limite de quantification de 0,5 pg/mg, ce qui donne une fenêtre rétrospective de plusieurs mois.

Références

  1. 1.Aung MM, Griffin G, Huffman JW et al. Influence of the N-1 alkyl chain length of cannabimimetic indoles upon CB1 and CB2 receptor binding. Drug Alcohol Depend. 2000;60(2):133-140PMID 10940540
  2. 2.Wiley JL, Smith VJ, Chen J, Martin BR, Huffman JW. Synthesis and pharmacology of 1-alkyl-3-(1-naphthoyl)indoles: steric and electronic effects of 4- and 8-halogenated naphthoyl substituents. Bioorg Med Chem. 2012;20(6):2067-2081PMID 22341572
  3. 3.Hutter M, Kneisel S, Auwärter V, Neukamm MA. Determination of 22 synthetic cannabinoids in human hair by liquid chromatography-tandem mass spectrometry. J Chromatogr B. 2012;903:95-101PMID 22835826
  4. 4.Synthetic Drug Abuse Prevention Act of 2012, S. 3190 / Public Law 112-144 subtitle D (inscription nominative de JWH-019 en liste I)
  5. 5.Légifrance, annexe IV de l'arrêté du 22 février 1990 fixant la liste des substances classées comme stupéfiants (entrée « JWH-019 », famille des indol-3-yl méthanones)
  6. 6.PubChem, Compound Summary CID 52224389, JWH-019

Données structurées

InChIKey
PALJPGHWDUHUPO-UHFFFAOYSA-N
SMILES
CCCCCCN1C=C(C2=CC=CC=C21)C(=O)C3=CC=CC4=CC=CC=C43
Formule
C25H25NO
Masse molaire
355.50 g·mol⁻¹
CAS
209414-08-4
PubChem CID
52224389
Fiche machine-lisible (JSON)

Format d’ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

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JWH-019est classé en France : Phytogrammes ne le distribue pas, voici l'alternative légale.

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