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Canna·wiki5F-NPB-22

Cannabinoïde synthétique (SCRA)

Stupéfiant : nommément listé

5F-NPB-22

5F-NPB-22

quinolin-8-yl 1-(5-fluoropentyl)indazole-3-carboxylate

Alias.5-Fluoro-NPB-22 · 5F-SDB-005 quinoléinyle · 1-(5-fluoropentyl)-1H-indazole-3-carboxylate de 8-quinoléinyle

Ester quinoléinyle d'indazole-3-carboxylate fluoré, dont le lien ester se rompt à la combustion, classé stupéfiant en France.

Niveau de détail

Avertissement réduction des risques

Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.

Identifiants

Formule
C₂₂H₂₀FN₃O₂
Masse molaire
377.40 g·mol⁻¹
CAS
1445579-79-2
PubChem CID
118796524
Première description
La molécule appartient à la vague de carboxylates quinoléinyles apparue sur le marché gris à partir de 2013, après l'identification du QUPIC et du QUCHIC au Japon. Elle combine deux substitutions déjà éprouvées séparément : le remplacement de l'indole par un indazole, qui a donné le NPB-22 à partir du PB-22, et l'ajout d'un fluor en bout de chaîne pentyle, qui a donné l'AM-2201 à partir du JWH-018 et le 5F-PB-22 à partir du PB-22. Elle a été inscrite nommément à l'annexe IV française avec les autres dérivés du 3-carboxylate indazole.
Origine
Molécule entièrement synthétique, absente du chanvre comme de tout organisme vivant. Elle a circulé sous forme de poudre pulvérisée sur un support végétal, dans des mélanges à fumer vendus comme encens ou herbes aromatiques. Rien de cela ne relève du chanvre ni des produits au cannabidiol.
InChIKey
DZNDVBLSHUYZLI-UHFFFAOYSA-N

En clair

Le 5F-NPB-22 est un cannabinoïde de synthèse fabriqué en laboratoire. Il n'existe pas dans le chanvre et n'a aucun rapport avec le cannabidiol : il a été vendu en poudre, puis pulvérisé sur des herbes destinées à être fumées. Sa structure se casse à la chaleur, si bien qu'une partie de ce qui est inhalé n'est déjà plus la molécule active. Il est classé comme stupéfiant en France.

Récepteurs et activité

  • CB1
    Agoniste
  • CB2
    Agoniste
  • Agoniste
  • Agoniste partiel
  • Antagoniste
  • Modulateur
  • Agoniste inverse

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Signature subjective

Survolez un axe pour lire la définition.

  • Apaisement
    8
  • Clarté
    4
  • Sommeil
    12
  • Appétit
    14
  • High
    10

Estimation éditoriale, non clinique.

Pharmacologie

Le 5F-NPB-22 est le produit de deux substitutions cumulées sur un même chimiotype. Le PB-22 avait ouvert la classe des carboxylates quinoléinyles, où une fonction ester relie le carbone 3 d'un indole à un groupement quinoléin-8-yle. Remplacer l'indole par un indazole, c'est-à-dire échanger un carbone de cycle contre un azote, donne le NPB-22 ; ajouter un fluor au bout de la chaîne pentyle, opération déjà éprouvée du JWH-018 à l'AM-2201, donne cette molécule. Ce qui est le mieux documenté ici concerne le composé non fluoré, et il faut le dire clairement plutôt que de transposer : un travail publié en 2024 mesure pour le NPB-22 une CE50 de 4,97 nM sur CB1, activité que les auteurs jugent comparable à celle du CP 55,940 pris comme témoin, et de 26,9 nM sur CB2. Le même travail livre un résultat important pour toute la classe : lors de la combustion, environ deux tiers de la molécule subissent une hydrolyse au niveau du lien ester, ce qui libère de la 8-quinoléinol et un acide indazole-3-carboxylique, et ces deux fragments sont dépourvus d'activité agoniste sur CB1 comme sur CB2. Autrement dit, une part importante de ce qui est inhalé n'est déjà plus la molécule active, ce qui explique l'écart entre la puissance mesurée en éprouvette et les effets observés, et rend la dose réellement reçue impossible à estimer. Aucune valeur propre au 5F-NPB-22 n'est reportée ici, aucune source primaire consultée ne la donnant, et aucune étude contrôlée chez l'être humain n'existe.

Origine (recherche pharmaceutique → marché illicite)

Aucune voie biosynthétique connue : la molécule n'est produite par aucune plante ni aucun organisme vivant. Elle provient d'une synthèse organique, par estérification d'un acide 1-(5-fluoropentyl)indazole-3-carboxylique avec la 8-hydroxyquinoléine. La fabrication est décrite ici par classe chimique uniquement.

Classification structurelle

Classe
Cannabinoïde synthétique (SCRA)
Origine
Molécule entièrement synthétique, absente du chanvre comme de tout organisme vivant. Elle a circulé sous forme de poudre pulvérisée sur un support végétal, dans des mélanges à fumer vendus comme encens ou herbes aromatiques. Rien de cela ne relève du chanvre ni des produits au cannabidiol.
Statut
Stupéfiant : nommément listé

Indazole-3-carboxylate à ester quinoléinyle : le noyau n'est pas un indole mais un indazole, c'est-à-dire un indole dont le carbone en position 2 est remplacé par un azote, relié en position 3 à un quinoléin-8-yle par une fonction ester. L'azote en position 1 de l'indazole porte une chaîne 5-fluoropentyle. La molécule est donc l'analogue fluoré du NPB-22, et l'analogue indazolique du 5F-PB-22 : deux modifications ponctuelles, l'azote de cycle et le fluor terminal, appliquées au chimiotype ouvert par le PB-22.

Pharmacocinétique

Aucune étude de pharmacocinétique humaine n'est publiée : biodisponibilité, demi-vie plasmatique et volume de distribution restent inconnus. Le fait dominant est l'instabilité du lien ester, à deux niveaux. Avant même l'absorption, la chaleur de combustion en rompt une part importante : sur l'analogue non fluoré, environ deux tiers de la molécule sont hydrolysés lors de la combustion. Après absorption, les estérases coupent rapidement ce qui reste, de sorte que la molécule mère est fugace dans les prélèvements. La fraction réellement inhalée sous forme active est donc indéterminée, et un dosage sanguin de la molécule mère sous-estime nécessairement l'exposition.

Métabolisme

Le métabolisme humain de cette molécule n'a pas fait l'objet d'une étude dédiée sur hépatocytes parmi les sources consultées ici. Les voies attendues pour un ester quinoléinyle d'indazole-3-carboxylate portant une chaîne fluoropentyle sont l'hydrolyse de l'ester, qui libère la 8-hydroxyquinoléine et l'acide 1-(5-fluoropentyl)indazole-3-carboxylique, puis la défluoration oxydative suivie de carboxylation, voie caractéristique des analogues fluoropentylés. Ce schéma reste une extrapolation de classe. Une réserve d'ordre général s'applique aux marqueurs issus de cette chaîne : l'acide pentanoïque produit par la défluoration est commun à plusieurs composés fluoropentylés, et ne suffit donc pas à identifier la substance consommée.

Toxicologie et risques

Aucune étude contrôlée chez l'être humain n'est publiée et il n'existe pas de donnée de toxicité systématique propre à cette molécule. Le profil de risque est d'abord celui de sa classe pharmacologique : agonistes de synthèse puissants des récepteurs cannabinoïdes, sans le plafond d'effet du tétrahydrocannabinol, catégorie associée chez les consommateurs à des tachycardies, des convulsions, des vomissements, une agitation sévère et des décompensations psychiatriques aiguës. La rupture thermique du lien ester est ici le facteur d'incertitude majeur : elle rend la dose active réellement inhalée imprévisible, et elle libère de la 8-hydroxyquinoléine, dont la contribution toxicologique propre a été soulevée sans être tranchée. Les produits vendus étaient des poudres pulvérisées sur un support végétal, à répartition très inégale d'une prise à l'autre, ce qui expose à des surdoses accidentelles.

Détection et analyse

L'identification repose sur la chromatographie couplée à la spectrométrie de masse, en phase gazeuse ou liquide, par comparaison à un étalon de référence certifié ; en spectrométrie de masse en tandem, la fragmentation la plus caractéristique correspond à la perte du groupement quinoléinyle. Une précaution particulière s'impose en chromatographie gazeuse, où la température de l'injecteur peut reproduire la rupture thermique observée à la combustion et faire apparaître les fragments d'hydrolyse comme s'ils étaient présents dans l'échantillon. Les immunoessais destinés au cannabis ne réagissent pas à cette structure. Dans les liquides biologiques, la molécule mère est fugace et la recherche porte sur les métabolites ; l'analyse doit distinguer le squelette indazolique de son homologue indolique, le 5F-PB-22, dont la masse est proche.

Références

  1. 1.The biological effects and thermal degradation of NPB-22, a synthetic cannabinoid. Forensic Toxicol. 2024;42(2):142-151 (CE50 CB1 et CB2 du NPB-22, coupure thermique de l'ester, inactivité des fragments)PMID 38294576
  2. 2.Uchiyama N, Matsuda S, Kawamura M, Kikura-Hanajiri R, Goda Y. Two new-type cannabimimetic quinolinyl carboxylates, QUPIC and QUCHIC, identified in illegal products. Forensic Toxicol. 2013;31(2):223-240 (origine du chimiotype)DOI 10.1007/s11419-013-0182-9
  3. 3.Légifrance, annexe IV de l'arrêté du 22 février 1990 fixant la liste des substances classées comme stupéfiants (entrée « 5F-NPB-22 », famille des dérivés du 3-carboxylate indazole)
  4. 4.PubChem, Compound Summary CID 118796524, 5F-NPB-22

Données structurées

InChIKey
DZNDVBLSHUYZLI-UHFFFAOYSA-N
SMILES
C1=CC=C2C(=C1)C(=NN2CCCCCF)C(=O)OC3=CC=CC4=C3N=CC=C4
Formule
C22H20FN3O2
Masse molaire
377.40 g·mol⁻¹
CAS
1445579-79-2
PubChem CID
118796524
Fiche machine-lisible (JSON)

Format d’ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

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