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Canna·wikiCUMYL-PEGACLONE

Cannabinoïde synthétique (SCRA)

Stupéfiant : nommément listé

CUMYL-PEGACLONE

CUMYL-PEGACLONE

5-pentyl-2-(2-phenylpropan-2-yl)pyrido[4,3-b]indol-1-one

Alias.SGT-151 · Cumyl-pegaclone

Cannabinoïde de synthèse à noyau gamma-carbolinone, agoniste CB1 complet, classé stupéfiant en France.

Niveau de détail

Avertissement réduction des risques

Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.

Identifiants

Formule
C₂₅H₂₈N₂O
Masse molaire
372.50 g·mol⁻¹
CAS
2160555-55-3
PubChem CID
134818034
Première description
Identifié pour la première fois en 2016 dans des saisies allemandes, dans le cadre de l'initiative européenne SPICE Profiling. La caractérisation structurale et la première évaluation pharmacologique ont été publiées par Angerer et ses collègues dans Drug Testing and Analysis (2018, mise en ligne en juillet 2017). Le noyau gamma-carbolinone n'avait jamais été rencontré auparavant dans un cannabinoïde de synthèse.
Origine
Molécule entièrement synthétique, absente du cannabis comme de toute autre plante. Elle a circulé sur le marché des mélanges à fumer dits « spice », pulvérisée sur des matières végétales ou solubilisée en liquide pour vapotage, sous des appellations commerciales changeantes. Son noyau gamma-carbolinone, inédit à l'époque, semble avoir été retenu pour échapper aux définitions génériques de la loi allemande sur les nouvelles substances psychoactives entrée en vigueur fin 2016.
InChIKey
AWHWTKXMUJLSRM-UHFFFAOYSA-N

En clair

Le CUMYL-PEGACLONE est un cannabinoïde de synthèse fabriqué en laboratoire, sans aucun rapport avec la plante de chanvre. On l'a surtout retrouvé pulvérisé sur des herbes à fumer vendues sous des noms fantaisistes, où il agit beaucoup plus fortement que le THC. C'est un stupéfiant classé en France, et il n'entre dans aucun produit vendu ici.

Récepteurs et activité

  • CB1
    Ki = 1,37 ± 0,24 nM (hCB1, cellules CHO) ; EC50 = 1,62 nM en liaison du [35S]-GTPγS (Emax 143 %) ; EC50 = 0,114 nM sur l'inhibition de l'AMPcAgoniste
  • CB2
    Ki = 2,09 ± 0,33 nM (hCB2, cellules CHO)Agoniste
  • Agoniste
  • Agoniste partiel
  • Antagoniste
  • Modulateur
  • Agoniste inverse

Survolez une ligne pour la valeur précise (Ki, EC50…)

Signature subjective

Survolez un axe pour lire la définition.

  • Apaisement
    12
  • Clarté
    5
  • Sommeil
    12
  • Appétit
    20
  • High
    18

Estimation éditoriale, non clinique.

Pharmacologie

Le CUMYL-PEGACLONE est un agoniste complet des récepteurs cannabinoïdes, avec des affinités du même ordre pour hCB1 (Ki de 1,37 nM) et hCB2 (Ki de 2,09 nM) et une activation fonctionnelle de CB1 obtenue à des concentrations nanomolaires, voire inférieures selon le test employé. Il recrute très efficacement la mini-Gαi et la bêta-arrestine 2, avec une efficacité supérieure à celle de l'agoniste de référence JWH-018 : c'est cette activation maximale, là où le THC ne se comporte qu'en agoniste partiel, qui sépare les deux molécules en matière de risque. Le reste du dossier est mince. Aucune étude clinique, aucune évaluation contrôlée du potentiel d'abus chez l'humain, une pharmacocinétique quasi inexplorée, et des observations issues presque uniquement de la médecine légale : quelques intoxications, des convulsions chez deux adolescents exposés à leur insu, et des séries de décès où la substance a été retrouvée, le plus souvent avec d'autres produits. Les données humaines manquent pour aller plus loin.

Origine (recherche pharmaceutique → marché illicite)

Aucune voie biosynthétique connue : cette molécule n'existe dans aucun organisme vivant et provient exclusivement d'une synthèse chimique clandestine sur un noyau gamma-carbolinone, dérivée d'une série de composés couverts par un brevet pharmaceutique du début des années 2000.

Classification structurelle

Classe
Cannabinoïde synthétique (SCRA)
Origine
Molécule entièrement synthétique, absente du cannabis comme de toute autre plante. Elle a circulé sur le marché des mélanges à fumer dits « spice », pulvérisée sur des matières végétales ou solubilisée en liquide pour vapotage, sous des appellations commerciales changeantes. Son noyau gamma-carbolinone, inédit à l'époque, semble avoir été retenu pour échapper aux définitions génériques de la loi allemande sur les nouvelles substances psychoactives entrée en vigueur fin 2016.
Statut
Stupéfiant : nommément listé

Agoniste synthétique des récepteurs cannabinoïdes appartenant à la classe des gamma-carbolin-1-ones, construite sur un noyau pyrido[4,3-b]indol-1-one portant une chaîne N-pentyle et un groupement cumyle. Cette architecture correspond à la version cyclisée du cumyl-PICA, la fonction amide étant ici enfermée dans un cycle lactame.

Pharmacocinétique

Les données humaines d'absorption et de distribution manquent. La voie d'usage documentée est l'inhalation, par combustion de végétaux imprégnés ou par vapotage. Les concentrations sériques relevées en contexte médico-légal post mortem s'échelonnent de 0,38 à 34,9 nM. La substance est fortement métabolisée : le composé inchangé n'est pas retrouvé dans les urines authentiques, ce qui oblige à cibler les métabolites. Un témoignage d'usager décrit une installation rapide et une durée d'environ une heure, mais aucune étude pharmacocinétique contrôlée n'a été conduite.

Métabolisme

L'analyse d'urines authentiques a permis de décrire 22 métabolites de phase I, dont 16 confirmés ensuite sur microsomes hépatiques humains. Les transformations observées associent mono et dihydroxylations, déshydrogénation, N-désalkylation, dégradation de la chaîne pentyle jusqu'à un métabolite acide propionique et formation d'une fonction carbonyle sur cette même chaîne. Deux métabolites monohydroxylés dominent et servent de marqueurs médico-légaux de consommation. Un produit de dégradation thermique, la N-pentyl-gamma-carbolinone, se forme au chauffage et peut être retrouvé dans les prélèvements biologiques.

Toxicologie et risques

Les données humaines contrôlées manquent : aucune étude toxicologique préclinique n'avait été conduite avant la diffusion de la molécule, et son potentiel d'abus comme de dépendance n'a jamais été évalué chez l'humain. Elle a été retrouvée dans le sang fémoral post mortem de six personnes en Europe, mais d'autres substances étaient présentes dans cinq de ces six cas, ce qui interdit toute attribution formelle. En Australie, une série de cinq décès survenus en dix-huit mois dans le Territoire du Nord rapporte des concentrations sanguines de 0,73 à 3,0 µg/L, sur un fond de maladie cardiovasculaire et de consommation associée d'alcool. Deux adolescents ont convulsé après avoir fumé, à leur insu, un produit qui en contenait. Chez la souris, la molécule produit les effets cannabinoïdes classiques avec la puissance la plus élevée parmi les trois agonistes comparés, et l'administration d'un antagoniste CB1 déclenche des signes de sevrage. Ce profil d'agoniste complet à très forte puissance expose à des effets bien plus intenses que ceux du THC, sans aucune marge de sécurité établie.

Détection et analyse

Le composé se prête à une identification par chromatographie en phase gazeuse ou liquide couplée à la spectrométrie de masse, ainsi que par résonance magnétique nucléaire sur les produits saisis ; son maximum d'absorption ultraviolet se situe à 252 nm. En pratique médico-légale, le criblage urinaire vise les métabolites monohydroxylés plutôt que la molécule mère, absente des urines. Des méthodes ont également été publiées pour les cheveux et pour les liquides de cigarette électronique. Les teneurs des mélanges végétaux saisis varient fortement, de 8,6 à 146 mg par gramme sur une série de vingt produits, avec des écarts mesurables au sein d'un même sachet.

Références

  1. 1.OMS, Comité d'experts de la pharmacodépendance, 43e réunion : Critical Review Report CUMYL-PEGACLONE (2020)
  2. 2.ANSM, Décision du 30 août 2022 portant modification de la liste des substances classées comme stupéfiants
  3. 3.ANSM, Liste consolidée des substances classées comme stupéfiants, mise à jour du 16 février 2026 (annexe III)
  4. 4.Légifrance, arrêté du 22 février 1990 fixant la liste des substances classées comme stupéfiants, annexe IV
  5. 5.Emergence of Cumyl-PEGACLONE-related fatalities in the Northern Territory of Australia, Forensic Science Medicine and Pathology, 2021PMID 33185835
  6. 6.Li et al., Assessment of pharmacological effects and abuse potential of 5F-EDMB-PICA, CUMYL-PEGACLONE, and NM-2201 in mice, Psychopharmacology, 2025PMID 39402377
  7. 7.Quantification of herbal mixtures containing Cumyl-PEGACLONE, is inhomogeneity still an issue ?, Journal of Analytical Toxicology, 2020PMID 31044247
  8. 8.PubChem, CUMYL-PEGACLONE, CID 134818034

Données structurées

InChIKey
AWHWTKXMUJLSRM-UHFFFAOYSA-N
Formule
C25H28N2O
Masse molaire
372.50 g·mol⁻¹
CAS
2160555-55-3
PubChem CID
134818034
Fiche machine-lisible (JSON)

Format d’ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

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CUMYL-PEGACLONEest classé en France : Phytogrammes ne le distribue pas, voici l'alternative légale.

La gamme ci-dessous reste dans le cadre légal (THC < 0,3 %, variétés au Catalogue européen) et travaille les mêmes voies que le composé recherché : fleurs, résines, huiles full-spectrum, chaque lot signé HPLC.