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HHC stupéfiant en France : la chronologie 2022-2026

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19 min de lectureMis à jour le

Le HHC, ou hexahydrocannabinol, désigne un cannabinoïde semi-synthétique aux effets proches de ceux du THC, fabriqué en laboratoire, le plus souvent à partir du CBD du chanvre. En France, il est classé stupéfiant depuis le 13 juin 2023, comme ses dérivés HHCO et HHCP : le produire, le vendre, le détenir ou le consommer est interdit. Il est aussi sous contrôle international depuis le 6 décembre 2025.

Portoir bleu rempli de flacons en verre vides dans un laboratoire d'analyse

À retenir

  • Seules certaines variétés de cannabis contiennent des traces de HHC : celui du commerce se fabrique en laboratoire, le plus souvent à partir de CBD.
  • Une décision de l'ANSM du 12 juin 2023, applicable dès le 13 juin, l'a classé avec le HHCO et le HHCP.
  • Une seconde décision, signée le 22 mai 2024 et applicable le 3 juin, couvre le H4-CBD, le H2-CBD, le THCP, le HHCPO et toute leur famille chimique. Une décision modificative, signée le 3 juin et publiée le 4 juin, en a exclu le THCA d'un chanvre conforme.
  • Depuis le 6 décembre 2025, le HHC figure au tableau II de la Convention des Nations unies de 1971 ; en France, il est inscrit à l'annexe III de la liste des stupéfiants depuis une décision du 16 janvier 2026.
  • Pour l'usage, la loi prévoit un an de prison et 3 750 € d'amende, avec une amende forfaitaire de 500 € depuis le 20 août 2026.
  • Le CBD reste hors de cause, à condition que le produit reste sous 0,3 % de THC et ne contienne aucune de ces molécules.

Qu'est-ce que le HHC ?

Le HHC appartient à la famille du THC : l'une de ses doubles liaisons a été saturée par de l'hydrogène. Certaines variétés de cannabis en contiennent des traces, selon la revue critique de l'OMS de 2024, mais celui du commerce sort d'un laboratoire.

Fiche d'identitéHHC
Nom complethexahydrocannabinol
Formule bruteC₂₁H₃₂O₂
Masse molaire316,5 g/mol (PubChem, CID 16050328)
Numéro CAS6692-85-9 (stéréochimie non précisée)
Statutstupéfiant en France depuis 2023, tableau II de la Convention de 1971 depuis 2025

« Hexahydro » signifie que la molécule porte six atomes d'hydrogène de plus que le cannabinol (CBN). Décrite dès 1940 par l'équipe de Roger Adams dans le Journal of the American Chemical Society, elle n'a atteint le marché qu'en septembre 2021 aux États-Unis et en mai 2022 en Europe, selon l'OMS.

On la fabrique en deux temps : le CBD est transformé en THC, Δ⁹ ou Δ⁸, que présente notre article sur le Δ8-THC, puis une hydrogénation sature la double liaison restante. D'où le terme « semi-synthétique ».

Le résultat mêle deux formes, 9R et 9S. Dans un même essai, la 9R se lie au récepteur CB1, celui du THC, avec la même affinité que le Δ⁹-THC (environ 15 nM), la 9S douze fois moins bien (176 nM). Les produits en contiennent en moyenne 1,4 partie de 9R pour 1 de 9S, mais les certificats de plus de 60 produits du commerce allaient de 0,2 à 2,4 pour 1 (Nasrallah et Garg, 2023) : deux produits étiquetés « HHC » peuvent agir très différemment.

Le CBD, lui, n'a pas d'effet psychotrope ; notre article le CBD fait-il planer explique pourquoi. Faute de texte qui le nomme, le HHC a d'abord profité d'un vide juridique : pendant un an, boutiques et sites l'ont vendu ouvertement, souvent au rayon du CBD.

Quels effets produit le HHC, et est-il plus fort que le THC ?

Le HHC agit sur les mêmes récepteurs que le THC et produit un effet psychotrope du même ordre, porté surtout par sa forme 9R. Les seules données humaines issues d'une prise encadrée que nous ayons trouvées viennent d'une étude exploratoire sur six volontaires, sans groupe placebo, et aucune publication connue de nous n'appuie les pourcentages de « puissance » relayés en ligne.

Dans cette étude de Leipzig, parue en 2025 dans Scientific Reports, trois volontaires ont avalé une gomme au HHC et trois en ont inhalé. Cinq ont ressenti un effet, tous ont eu la bouche sèche, et l'un est passé de la détente à la panique. Quatre ont montré des troubles nets aux tests d'équilibre et de marche. Les auteurs jugent les effets comparables à ceux du THC, avec de grands écarts d'une personne à l'autre, et concluent à un risque potentiel pour la sécurité routière.

L'OMS relève aussi des récits d'usagers, qu'elle juge anecdotiques, de tremblements, d'épisodes psychotiques ou de troubles du sommeil à l'arrêt.

Plus fort que le THC ? Tout dépend du mélange de 9R et de 9S, et la dose est aussi incertaine : la teneur imprimée n'est en général pas vérifiée, note l'OMS, et l'ANSM relevait en 2023 des concentrations allant jusqu'à 99 %. L'OMS ne lui connaît aucun usage thérapeutique.

On l'a vendu en huiles, résines, fleurs pauvres en THC pulvérisées de HHC sous des noms de variétés de cannabis, gommes, gelées, e-liquides et vapoteuses (ANSM, 2023 ; OMS, 2024).

Le HHC est-il dangereux ?

Oui, selon les autorités sanitaires : l'ANSM relève des effets aigus parfois sérieux et un risque d'abus et de dépendance du même ordre que pour le cannabis. Les études restent rares, et la teneur réelle des produits est souvent inconnue.

Dans son communiqué du 12 juin 2023, l'agence cite une tachycardie, des douleurs thoraciques, des poussées de tension, des tremblements, des vomissements, de l'anxiété, une confusion ou des « bad trips ». Elle note que certains en consomment sans le savoir, en croyant prendre du CBD. Elle invoque aussi une structure chimique proche de celle du Δ⁹-THC. En 2024, pour les molécules de remplacement, elle ajoute pertes de connaissance, comas et convulsions.

En France, les centres antipoison ont recensé 37 cas d'exposition déclarée au HHC entre le 1er janvier 2022 et le 31 mai 2023, dont 19 en mai 2023 (Labadie et al., 2024). Les signes étaient neurologiques dans 85 % des cas et cardiovasculaires dans 61 % ; 59 % des patients ont été hospitalisés et 2 cas ont été jugés graves. Seuls 6 ont eu une analyse biologique, et du THC a aussi été retrouvé chez deux d'entre eux.

Des données tchèques donnent un ordre de grandeur. De mai 2022 à avril 2024, le centre d'information toxicologique de Prague a retenu 196 cas d'intoxication, 185 au HHC et 11 au HHCP (Čečrle et al., 2025). Dans 74 % des cas, les symptômes étaient neurologiques, principalement somnolence, tremblements et vertiges. Trente-neuf patients, soit 19 % des cas, avaient moins de 15 ans. Quand le produit était connu, il s'agissait de bonbons gélifiés dans 38 % des cas, et de cigarettes, joints ou vapoteuses dans 35 %. Après l'interdiction tchèque du 1er mars 2024, les cas ont diminué, alors que ceux liés au HHCP, resté autorisé, augmentaient légèrement.

Sur la dépendance, l'OMS n'avait trouvé en 2024 aucune étude qui la mesure : le risque retenu par l'ANSM vient de la surveillance des centres d'addictovigilance (CEIP-A). Une molécule légale par omission, puis des remplaçants de moins en moins étudiés : on retrouve le schéma que décrit notre article sur les cannabinoïdes de synthèse et la réduction des risques.

La chronologie, de 1940 à 2026

Quelques mois ont suffi pour que le marché du HHC se forme, et la réglementation a répondu à chaque vague de molécules de remplacement.

Frise chronologique du HHC en treize dates, de sa première description en 1940 à l'amende forfaitaire de 500 € pour usage en 2026, en passant par le contrôle international de 2025
Du HHC au contrôle international : les dates clés. Sources : OMS, 2024 ; ANSM, 2023, 2024 et 2026 ; Čečrle et al., 2025 ; Conseil d'État, 2025 ; ONU (CND), 2025 ; ONUDC, 2025 ; DEA, 2026 ; loi n° 2026-798
DateCe qui se passe
1940Première description scientifique du HHC
Mai 2022Premier signalement en Europe, après la saisie d'un produit vendu comme aide au sommeil par la police danoise
12 juin 2023Décision de l'ANSM classant le HHC, le HHCO et le HHCP comme stupéfiants
13 juin 2023Entrée en vigueur : les produits au HHC deviennent illégaux en France
1er mars 2024La République tchèque interdit la vente de HHC, de THCP et de HHC-O
22 mai 2024Nouvelle décision de l'ANSM contre les molécules de remplacement
3 juin 2024Entrée en vigueur : H4-CBD, H2-CBD, THCP, HHCPO et leur famille chimique sont classés
7 mars 2025Le Conseil d'État rejette le recours contre la décision de 2023
12 mars 2025Par sa décision 68/5, la Commission des stupéfiants de l'ONU inscrit le HHC au tableau II de la Convention de 1971
6 décembre 2025Le contrôle international du HHC entre en vigueur
16 janvier 2026Décision de l'ANSM inscrivant le HHC à l'annexe III de la liste des stupéfiants
4 mai 2026Aux États-Unis, la DEA donne une inscription propre au HHC, qu'elle tenait déjà pour classé au tableau I
20 août 2026L'amende forfaitaire pour usage de stupéfiants passe à 500 €

La décision du 22 mai 2024 va au-delà d'une liste de noms. Elle couvre toute la famille des dérivés du benzo[c]chromène, squelette chimique commun au THC et au HHC, ainsi que plusieurs cannabinoïdes entièrement synthétiques. L'ANSM citait le THCA dans cette famille, mais une décision modificative, signée le 3 juin 2024 et publiée le 4 juin, l'exclut s'il provient d'un chanvre dont la teneur en THC respecte le seuil de 0,3 %. Notre fiche sur le THCA détaille ce point, et d'autres décrivent les successeurs du HHC : le H4-CBD, le THCP et le THCPO.

Qui a décidé l'interdiction, et a-t-elle été contestée ?

C'est la directrice générale de l'ANSM, en vertu de l'article L5132-7 du Code de la santé publique, depuis que la loi n° 2020-1525 du 7 décembre 2020 et le décret n° 2022-113 du 1er février 2022 ont transféré cette compétence du ministre chargé de la santé à la direction de l'agence (liste consolidée de l'ANSM). Les recours des vendeurs ont échoué.

L'article 2 de la décision du 12 juin 2023 ajoute le HHC, le HHCO et l'hexahydrocannabiphorol (HHCP) à l'annexe IV de l'arrêté du 22 février 1990, et son article 3 la publie sur le site de l'ANSM. C'est là qu'il faut la lire : la version de l'arrêté sur Légifrance n'intègre pas les décisions de l'agence prises depuis février 2022. Une décision du 16 janvier 2026, publiée le 19 janvier, vise ensuite les décisions de la Commission des stupéfiants de l'ONU du 12 mars 2025 et transfère le HHC à l'annexe III, celle des tableaux I et II de la Convention de 1971. Le HHCO et le HHCP restent à l'annexe IV, et le HHC demeure un stupéfiant.

Le 20 juin 2023, le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la demande de suspension des vendeurs, faute d'urgence démontrée (ordonnance n° 475108). Le 7 mars 2025, il a rejeté leur recours en annulation (décision n° 475367) : en l'état des connaissances scientifiques, les produits au HHC présentent selon lui un « caractère stupéfiant », ce qui écarte la libre circulation des marchandises. Le 6 juin 2025, il a rejeté de la même façon les recours contre les décisions de mai et juin 2024 (décision n° 494779).

Où le HHC est-il interdit ? France, Europe et Nations unies

Interdit en France depuis le 13 juin 2023, le HHC figure depuis le 6 décembre 2025 au tableau II de la Convention des Nations unies de 1971 sur les substances psychotropes. C'est le premier cannabinoïde semi-synthétique placé sous contrôle international, selon l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC).

Pays ou instanceStatut du HHCSource
Francestupéfiant depuis le 13 juin 2023, annexe III depuis la décision du 16 janvier 2026ANSM
Autriche, Belgique, Danemark, Royaume-Univente interdite avant juin 2023ANSM
SuèdeHHC et HHC-P classés stupéfiants le 11 juillet 2023selon Helander et al., 2024
République tchèquevente de HHC, de THCP et de HHC-O interdite le 1er mars 2024selon Čečrle et al., 2025
Irlandecontrôlé en juillet 2025selon Mongan et al., 2025
Nations uniestableau II de la Convention de 1971, en vigueur le 6 décembre 2025ONUDC
États-Unisselon la DEA, tableau I comme tétrahydrocannabinol ; inscription propre depuis le 4 mai 2026DEA

Les dates suédoise, tchèque et irlandaise viennent d'articles scientifiques, non des textes nationaux. Fin 2022, le HHC avait été détecté dans 70 % des États de l'Union européenne ; en décembre 2025, 56 pays et territoires l'avaient signalé. Pour le cannabis, les règles varient bien davantage, comme le montre notre comparaison des modèles légaux dans le monde.

Ce que risque un usager en 2026

Une fois classé, le HHC est un stupéfiant comme les autres : en France, sa production, sa vente, son transport, sa détention, son acquisition et son usage sont interdits. L'article L3421-1 du Code de la santé publique punit l'usage d'un an d'emprisonnement et de 3 750 € d'amende. Depuis la loi n° 2026-798 du 18 août 2026, applicable le 20 août, les poursuites peuvent être éteintes par une amende forfaitaire de 500 €. Celle-ci est ramenée à 400 € en cas de paiement rapide et portée à 1 000 € en cas de retard.

La vente relève du trafic de stupéfiants, puni bien plus lourdement. Conduire après avoir consommé une substance classée tombe sous le coup de l'article L235-1 du Code de la route, qui prévoit jusqu'à 3 ans de prison et 9 000 € d'amende. Ce régime est détaillé dans notre article sur le CBD au volant, et notre article sur les chiffres de la loi française remet ces peines en perspective.

Le HHC est-il détectable lors d'un dépistage ?

Souvent, oui. Ses métabolites peuvent faire réagir les tests de dépistage du cannabis, et seule une analyse en laboratoire par spectrométrie de masse identifie la molécule.

Selon l'OMS, les métabolites du HHC réagissent avec les immunoessais conçus pour le principal métabolite du THC : un dépistage peut sortir positif sans aucune prise de THC. En Suède, à partir du printemps 2023, la part de dépistages du THC faussement positifs est passée de moins de 2 % à plus de 10 %, dans la salive comme dans les urines (Helander et al., 2024). À Leipzig, la réaction des tests de dépistage immunologiques au HHC variait d'un test à l'autre (Höfert et al., 2024).

En France, le CHRU de Nancy a analysé 867 prélèvements salivaires de conducteurs entre le 12 juin et le 31 décembre 2023 : seize contenaient du HHC, toujours avec du THC (Derne et al., 2024). En cas d'intoxication sévère, l'ANSM juge les tests immunochimiques insuffisants et demande une analyse du sang ou des urines par spectrométrie de masse.

L'article L235-1 vise la conduite après usage d'un stupéfiant, établi par une analyse sanguine ou salivaire ; notre guide du test salivaire décrit le déroulé d'un contrôle. La seule précaution utile est de ne pas conduire après en avoir consommé.

Repérer un produit à risque

Un produit vendu comme du CBD ne devrait jamais promettre d'effet planant. S'il le fait, c'est qu'il dépasse le seuil de THC ou qu'il contient un cannabinoïde classé. Vous pouvez faire quatre vérifications simples :

  1. Sur l'étiquette, la mention HHC, HHC-O, HHC-P, HHCPO, H4-CBD, THCP ou toute abréviation inconnue suffit à écarter le produit.
  2. Côté promesse, « effet puissant », une comparaison avec le THC ou un nom qui évoque l'ivresse n'ont pas leur place sur un produit au CBD.
  3. Le certificat d'analyse doit porter le numéro du lot vendu et un taux de Δ⁹-THC de 0,3 % au plus. Demandez si le laboratoire a recherché les cannabinoïdes semi-synthétiques, car une analyse standard ne le fait pas toujours.
  4. Méfiez-vous du format : dans les intoxications recensées en République tchèque, les bonbons gélifiés et les produits à fumer ou à vapoter dominaient. À l'œil, rien ne distingue un bonbon au HHC d'un bonbon au CBD.

Notre guide explique comment lire un certificat d'analyse, et la page laboratoire présente les méthodes de mesure. Pour le seuil lui-même, voyez notre article sur le taux de THC légal.

Que faire en cas de malaise ou de difficulté à arrêter ?

En cas de malaise grave après avoir consommé du HHC ou un produit du même type, appelez les secours sans attendre, comme le recommande l'ANSM. Drogues Info Service répond gratuitement et anonymement au 0 800 23 13 13, de 8 h à 23 h, 7 jours sur 7, et par chat sur drogues-info-service.fr.

Si vous avez du mal à arrêter, consultez un médecin ou une structure d'addictologie ; les moins de 25 ans et leur entourage peuvent s'adresser à une consultation jeunes consommateurs (CJC), gratuite et confidentielle. Un cas grave d'abus ou de dépendance se déclare sur signalement.social-sante.gouv.fr.

Nos sources et leurs limites Décisions de l'ANSM et du Conseil d'État, ONUDC, revue de l'OMS et études publiées, toutes relues le 20 octobre 2026. Les données humaines restent minces : six volontaires dans la seule étude à prise encadrée trouvée, sans groupe placebo ; 6 cas français sur 37 analysés ; des appels à un centre antipoison tchèque. Aucune analyse faite pour Phytogrammes n'entre dans cet article.

Questions fréquentes

C'est le sigle d'hexahydrocannabinol, une molécule qui porte six atomes d'hydrogène de plus que le cannabinol (CBN).

Seules certaines variétés de cannabis en contiennent des traces. Celui qui est vendu vient d'un laboratoire, où le CBD est transformé en THC, puis hydrogéné : c'est un cannabinoïde semi-synthétique.

Il a un effet psychotrope, car il agit sur les mêmes récepteurs que le THC. Rien ne montre qu'il soit plus fort, mais son effet est imprévisible : la part de 9R et la teneur réelle varient d'un produit à l'autre.

Souvent : ses métabolites peuvent faire réagir les tests du cannabis, et une analyse en laboratoire l'identifie. Ne conduisez pas après en avoir pris.

Le HHC agit sur les mêmes récepteurs que le THC, a un effet psychotrope et est classé stupéfiant. Le CBD, sans effet psychotrope, reste autorisé dans les produits dont la teneur en Δ⁹-THC ne dépasse pas 0,3 %.

Pas celui d'un chanvre conforme. La décision de l'ANSM du 22 mai 2024, applicable le 3 juin, ne nomme pas le THCA, que l'agence citait pourtant dans son communiqué. La décision modificative du 3 juin 2024, publiée le 4 juin, exclut celui qui est présent dans un chanvre dont la teneur en THC respecte le seuil de 0,3 %.

La loi punit l'usage d'un an de prison et de 3 750 € d'amende. Depuis le 20 août 2026, une amende forfaitaire de 500 €, ou 400 € en cas de paiement rapide, peut éteindre les poursuites.


Rédigé par l'équipe Phytogrammes

Chaque article du journal s’appuie sur des sources primaires citées : ANSM, EFSA, EUR-Lex et publications à comité de lecture. Les profils produits sont distingués des résultats de laboratoire documentés. Notre démarche.

Article publié le . Le CBD n’est pas un médicament.