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← Journal/Réglementation·16 mai 2026·3 min de lecture

THCPO : ester de synthèse du THCP, interdit en France

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Le THCPO est un ester de synthèse obtenu par acétylation du THCP, sur le même principe chimique que le THC-O est dérivé du THC. Cette molécule n'existe pas naturellement dans le chanvre et s'inscrit dans la même vague de cannabinoïdes semi-synthétiques que l'ANSM a classés stupéfiants en France en juin 2024.

THCPO : ester de synthèse du THCP, interdit en France

Qu'est-ce que le THCPO ?

Le suffixe « O » désigne, dans la nomenclature informelle du secteur, un ester acétate d'un cannabinoïde de base : la molécule d'origine est modifiée chimiquement par ajout d'un groupe acétate, une transformation qui vise à en changer la biodisponibilité et l'intensité de l'effet ressenti. Le THCPO est ainsi l'équivalent estérifié du THCP, lui-même un analogue de synthèse du THC à chaîne latérale allongée.

Une molécule à double titre artificielle

Le THCPO cumule deux niveaux de transformation chimique par rapport au THC naturel : d'abord la modification de la chaîne latérale qui caractérise le THCP, puis l'estérification qui caractérise les composés en « O ». Aucune de ces deux étapes ne se produit naturellement dans la plante de chanvre. Cette double synthèse rapproche le THCPO d'autres esters apparus au même moment sur le marché, comme le HHCPO, ester acétate du HHC.

Absence de données de sécurité publiées

Comme pour la plupart des cannabinoïdes semi-synthétiques apparus rapidement sur le marché entre 2022 et 2024, aucune étude toxicologique ou pharmacocinétique publiée et validée par une agence sanitaire ne documente le profil de sécurité du THCPO chez l'humain. L'absence de recul et de données cliniques constitue, pour ce type de molécule récente et purement synthétique, un facteur de prudence à prendre au sérieux avant toute consommation.

Le cadre réglementaire applicable en France

Le THCPO s'inscrit dans la même famille réglementaire que le THCP et le HHCPO, tous deux explicitement classés stupéfiants par l'arrêté ANSM du 3 juin 2024. Cet arrêté a été pris précisément pour couvrir la vague de dérivés esters et d'analogues chimiques qui contournaient les précédentes interdictions du HHC en 2023. Un produit commercialisé sous le nom THCPO, ou tout dérivé chimique proche, relève de ce même cadre prohibitif.

Ce qu'il faut retenir

Un cannabinoïde dont le nom se termine en « O » signale presque toujours un ester de synthèse, non naturel, produit en laboratoire pour modifier l'effet d'un cannabinoïde de base. En France, cette famille de molécules est aujourd'hui interdite à la vente et à la détention, quelle que soit sa présentation commerciale. Un produit CBD conforme, avec certificat d'analyse et absence de cannabinoïdes de synthèse, reste la seule option documentée et légale. Pour approfondir le sujet des dérivés interdits, consultez notre guide sur le THC et le cadre français.

Questions fréquentes

Non. C'est une molécule entièrement obtenue par synthèse chimique, à partir du THCP lui-même déjà rare à l'état naturel dans la plante.

Ce suffixe désigne informellement un ester acétate du cannabinoïde de base, une modification chimique censée en changer la biodisponibilité et l'intensité perçue.

Exigez systématiquement un certificat d'analyse récent d'un laboratoire indépendant, qui doit lister précisément les cannabinoïdes présents et confirmer l'absence de dérivés interdits.


Rédigé par l'équipe Phytogrammes

Chaque article du journal s'appuie sur des sources primaires (ANSM, EFSA, EUR-Lex, publications à comité de lecture) et sur la pratique du laboratoire : analyses HPLC lot par lot, profils cannabinoïdes mesurés. Notre démarche.

Article publié le . Le CBD n’est pas un médicament.

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