CBG (cannabigérol) : définition de la molécule mère du CBD
*Le CBG, ou cannabigérol, est un cannabinoïde du chanvre (Cannabis sativa L.) dépourvu de l'effet psychotrope du THC. La plante fabrique d'abord sa forme acide, le CBGA, puis la convertit en précurseurs du CBD, du THC et du CBC, d'où son surnom de « molécule mère » des cannabinoïdes.*

Comme la plante le convertit au fil de la floraison, une fleur mature en garde peu : de l'ordre de 1 % du poids sec sous forme de CBGA d'après une étude de 2023, et de 0,4 à 1,0 % de CBG dans le profil de référence de huit fleurs du catalogue Phytogrammes, sans certificat de laboratoire publié. En France, fleurs et résines au CBG issues de variétés autorisées se vendent avec au plus 0,30 % de Δ⁹-THC ; aucun aliment enrichi en CBG n'est autorisé.
À retenir
- Le chanvre compte plus de 100 cannabinoïdes, et le CBG est le précurseur des plus abondants.
- Décrit en 1964 par Yehiel Gaoni et Raphael Mechoulam, le CBG a pour formule C₂₁H₃₂O₂.
- La plante produit du CBGA. Chauffé, il devient du CBG, de la même façon que le CBDA devient du CBD.
- Dans les variétés riches en CBG, l'enzyme qui convertit le CBGA existe dans une version peu active.
- Chez l'humain, trois petites études contre placebo ont testé le CBG par voie orale, sans l'associer à un autre cannabinoïde, en 2024, 2025 et 2026 ; aucune ne permet de promettre un effet.
- Le HHC, le H4CBD et le THCP sont classés stupéfiants ; le CBG ne l'est pas.
Que veut dire CBG ?
CBG est l'abréviation de cannabigérol, le nom d'un cannabinoïde du chanvre. Le « gér » vient du groupe géranyle présent dans sa structure.
Une revue parue en 2021 dans le Journal of Pharmacology and Experimental Therapeutics rappelle que le chanvre produit plus de 100 cannabinoïdes différents. Elle présente le CBG comme le précurseur des cannabinoïdes les plus abondants. Le qualificatif « mineur » renvoie seulement à sa faible quantité dans la plante mature, et ne dit rien de son intérêt.
Le CBG, comme le CBD, ne rend pas « planant ». Après 20 mg, les participants de l'essai de 2024 décrit plus bas n'ont rapporté ni ivresse ni altération mesurable.
| Cannabinoïde | Origine dans la plante | Effet psychotrope | Statut en France |
|---|---|---|---|
| CBG | Chauffage du CBGA resté non converti | Non | Autorisé si Δ⁹-THC ≤ 0,30 % |
| CBD | Chauffage du CBDA | Non | Autorisé si Δ⁹-THC ≤ 0,30 % |
| CBC | Chauffage du CBCA | Non | Autorisé si Δ⁹-THC ≤ 0,30 % |
| THC | Chauffage du THCA | Oui | Stupéfiant ; le chanvre autorisé en contient au plus 0,30 % |
Fiche d'identité du CBG
Le CBG a pour formule C₂₁H₃₂O₂ (316,5 g/mol). Yehiel Gaoni et Raphael Mechoulam en ont décrit la structure en 1964, l'année où ils publiaient aussi l'isolement du THC.
| Donnée | Valeur |
|---|---|
| Nom courant | Cannabigérol |
| Nom chimique (IUPAC) | 2-[(2E)-3,7-diméthylocta-2,6-diényl]-5-pentylbenzène-1,3-diol |
| Formule brute | C₂₁H₃₂O₂ |
| Masse molaire | 316,5 g/mol |
| Numéro CAS | 25654-31-3 |
| PubChem CID | 5315659 |
| Forme acide | CBGA : C₂₂H₃₂O₄, 360,5 g/mol, PubChem CID 6449999 |
| Première description | 1964, Proceedings of the Chemical Society, p. 82 |
Les identifiants viennent de la base publique PubChem. L'article de 1964, sans DOI, se cite par sa revue et sa page.
CBG ou CBD : quelle différence ?
Le CBG est le précurseur du CBD : la plante transforme son acide, le CBGA, en CBDA, que la chaleur change ensuite en CBD. Dans les valeurs de référence du catalogue Phytogrammes relevées en septembre 2026, le CBD va de 6,7 à 14,4 % (72 fleurs) et le CBG de 0,4 à 1,0 % (huit fleurs). Aucun des deux ne produit l'effet psychotrope du THC, et la loi française leur applique le même cadre.
| Critère | CBG (cannabigérol) | CBD (cannabidiol) |
|---|---|---|
| Place dans la plante | Précurseur : son acide, le CBGA, est converti en CBDA, THCA et CBCA | Produit par la CBDA synthase à partir du CBGA |
| Valeur de référence, fleur mature du catalogue Phytogrammes | 0,4 à 1,0 % (huit fleurs, 22 septembre 2026) | 6,7 à 14,4 % (72 fleurs, 23 septembre 2026) |
| Produits riches | Variétés sélectionnées, et résines qui en sont tirées | Chanvre à CBD courant, fleurs et résines |
| Effet psychotrope | Non | Non |
| Recherche chez l'humain | Trois petites études contre placebo par voie orale, sans autre cannabinoïde associé (2024, 2025, 2026), dont deux financées par des entreprises du secteur | De nombreux essais, et un médicament autorisé, l'Epidyolex |
| Total après chauffage, sur un certificat | CBG + 0,878 × CBGA | CBD + 0,877 × CBDA |
| Statut en France | Autorisé si le Δ⁹-THC reste à 0,30 % au plus ; nouvel aliment s'il est avalé | Autorisé si le Δ⁹-THC reste à 0,30 % au plus ; nouvel aliment s'il est avalé |
Pour le CBD, les taux du catalogue sont tirés de notre relevé des 72 fleurs.
« Plus fort » que le CBD : ce qui a été mesuré
Aucun essai ne les a comparés chez l'humain, et les deux molécules n'agissent pas de la même façon sur leurs cibles. Sur des cellules, le CBG est un agoniste partiel faible des récepteurs CB1 et CB2 (Walsh et coll., 2021) ; la revue du Journal of Pharmacology and Experimental Therapeutics citée plus haut place son affinité pour ces récepteurs entre celles du Δ⁹-THC et du CBD. Sur des membranes de cerveau de souris, une étude de 2010 l'a vu activer le récepteur α2 à très faible concentration et, à des concentrations plus élevées, bloquer le récepteur 5-HT1A. Une puissance relevée sur un tissu ne prédit pas l'effet d'une prise chez une personne : pour un produit, vous pouvez seulement vérifier son taux de CBG sur l'analyse du lot, une donnée de composition qui ne dit rien de l'effet.
Formats, tolérance observée dans les essais et précautions sont traités dans notre article sur les effets mesurés et les produits au CBG.
Biosynthèse : pourquoi on l'appelle « molécule mère »
La plante assemble deux précurseurs : l'acide olivétolique et le géranyl pyrophosphate (GPP). L'enzyme qui les relie, l'olivétolate géranyltransférase (GOT), forme l'acide cannabigérolique, ou CBGA. Trois enzymes se disputent ensuite ce même substrat, la THCA synthase, la CBDA synthase et la CBCA synthase, et le convertissent en THCA, CBDA et CBCA. La génétique de la variété décide laquelle domine : dans un chanvre à CBD, c'est surtout la CBDA synthase.
Ces réactions ont lieu dans les trichomes glandulaires, surtout ceux des fleurs femelles. La GOT est connue depuis 1998, quand Fellermeier et Zenk, à Munich, ont détecté son activité dans de jeunes feuilles de chanvre. En 2019, une équipe de Berkeley a reconstitué la chaîne dans une levure, du CBGA au THCA et au CBDA, grâce au gène d'une enzyme jusque-là inconnue dotée de cette activité.
Ces composés sont tous produits sous forme acide. La chaleur leur enlève un groupe carboxyle et les fait passer à leur forme neutre (CBG, CBD, THC, CBC) : c'est la décarboxylation. En 2016, une étude a suivi cette réaction entre 80 et 145 °C, sur 60 minutes au plus. Le CBGA et le CBDA s'y décarboxylaient presque à la même vitesse, environ deux fois moins vite que le THCA. Les méthodes sont décrites dans notre guide de la décarboxylation, et la fiche CBDA présente la forme acide du CBD.
Le CBN n'appartient pas à cette chaîne. La plante ne le fabrique pas : selon Walsh et ses collègues, il se forme quand le Δ⁹-THC se dégrade sous la lumière UV ou la chaleur, au fil du temps. Il ne descend donc pas du CBG, contrairement à certains schémas publiés en ligne. Notre comparatif CBD et CBN détaille ce vieillissement.
Pourquoi il en reste si peu dans une fleur mature
Au cours de la floraison, les synthases transforment le CBGA presque aussitôt qu'il est produit, si bien qu'à la récolte il n'en subsiste qu'un résidu. D'après une étude de toxicologie clinique parue en 2023, le CBGA représente couramment de l'ordre de 1 % du poids sec des fleurs vendues ; les variétés sélectionnées peuvent en contenir environ dix fois plus. Les fiches du catalogue Phytogrammes relevées le 22 septembre 2026 indiquent, pour huit fleurs à dominante CBD, un profil de référence de 0,4 à 1,0 % de CBG, sans certificat de laboratoire publié. Ces valeurs déclarées portent sur le CBG, alors que l'étude de 2023 portait sur le CBGA.
Pour obtenir du CBG en quantité, les producteurs passent par la génétique. En 2005, des chercheurs ont croisé des plantes riches en CBG avec des lignées à THC et à CBD. Leurs résultats, parus dans Euphytica, expliquent l'accumulation de CBG par deux copies d'une version à peine fonctionnelle de l'enzyme de conversion, notée B₀. Presque plus transformé, le CBGA reste alors dans la plante. Les auteurs y voient une forme mutée de la CBDA synthase, à l'affinité ou à la capacité catalytique très affaiblie : ces plantes viennent de populations européennes de chanvre à fibres, et leur enzyme convertit encore un peu de CBG en CBD.
Cette sélection a ouvert la voie aux résines vendues pour leur CBG. Vous trouverez le Hash CBG 90µ et les autres références au CBG dans la catégorie résines, hash et pollens.
Ce que la recherche a mesuré, et ses limites
En laboratoire, le CBG a plusieurs cibles. Outre CB1 et CB2, la revue de Walsh et ses collègues cite les récepteurs adrénergiques α2, dont il est agoniste, les récepteurs de la sérotonine 5-HT1A, dont il est antagoniste, plusieurs canaux TRP et le récepteur nucléaire PPARγ. Toutes ces données proviennent de cellules et de modèles animaux.
Vient ensuite une enquête publiée en 2022 : une équipe a interrogé en ligne 127 adultes américains qui disaient utiliser des produits à dominante CBG. Sans groupe témoin, elle décrit des usages déclarés et ne permet d'attribuer aucun effet au CBG.
Restent trois essais contrôlés contre placebo, tous petits, qui ont testé le CBG sans l'associer à un autre cannabinoïde. Un essai de 2023 sur 40 sportifs, qui mêlait CBG, CBD et d'autres ingrédients, ne permet pas d'isoler le CBG et n'en fait pas partie. Publié en 2024 dans Scientific Reports, le premier a donné 20 mg de CBG ou un placebo, en double aveugle, à 34 adultes en bonne santé qui consommaient déjà du cannabis, lors de deux séances à une semaine d'intervalle, suivies par visioconférence. Il portait sur l'anxiété, le stress et l'humeur déclarés, la mémoire verbale et d'éventuels signes d'ivresse ; aucune ivresse ni altération n'a été relevée. Il a été financé par CReDO Science, une société qui travaille sur le CBG.
Le second, publié en décembre 2025 dans Medical Cannabis and Cannabinoids, a suivi à distance 63 anciens combattants américains qui se plaignaient de leur sommeil, 33 sous CBG et 30 sous placebo, en triple aveugle : 25 mg par jour pendant deux semaines, puis 50 mg pendant deux semaines. Sur la qualité du sommeil déclarée, son critère principal, comme sur la qualité de vie et les symptômes de stress post-traumatique, il n'a trouvé aucune différence significative entre les groupes, et 35 participants seulement ont suivi le protocole sans écart majeur. Il a été financé par Metta Medical, qui commercialise le comprimé testé et emploie l'auteur principal.
Le troisième, publié en ligne en juillet 2026 dans le Journal of Pharmacology and Experimental Therapeutics, est une étude de laboratoire à doses uniques croissantes : 12 adultes en bonne santé ont reçu 25, 50, 100 et 200 mg de CBG et un placebo placé au hasard dans la séquence, à l'aveugle. Elle n'a relevé aucun effet indésirable lié au produit et aucun effet pharmacodynamique net ; les effets subjectifs sont restés minimes, hormis quelques variations significatives isolées, chacune à une seule dose. Les auteurs appellent à des études sur des prises répétées. L'un d'eux est affilié à Charlotte's Web, une entreprise du CBD, et le résumé n'indique pas le financement.
Les auteurs de l'essai de 2024 en reconnaissent eux-mêmes les limites : une dose unique et modeste, un échantillon non clinique de consommateurs de cannabis, aucun examen physique ni relevé des constantes vitales, aucune correction pour comparaisons multiples. Avec si peu de participants et des financements du secteur, on ne peut rien promettre, et le CBG n'est pas un médicament. Le seul médicament autorisé à base de cannabidiol, l'Epidyolex, contient du CBD et non du CBG. Les résultats chiffrés des essais de 2024 et 2025 figurent dans l'article sur les effets mesurés du CBG.
Statut légal du CBG en France
Le CBG n'est pas inscrit sur la liste française des stupéfiants. Une fleur ou une résine riche en CBG reste pourtant du cannabis : elle n'est vendable que si elle vient d'une variété autorisée et contient au plus 0,30 % de Δ⁹-THC. À avaler, aucun produit au CBG n'est autorisé. Statut vérifié le 20 octobre 2026 sur les textes cités.
La liste consolidée des stupéfiants de l'ANSM (26 juin 2026), qui compile l'arrêté du 22 février 1990 et ses modifications, inscrit « cannabis et résine de cannabis » à l'annexe I et les « tétrahydrocannabinols » à l'annexe III, sans nommer le cannabigérol. Sa structure ne comporte pas non plus le noyau benzo[c]chromène qui définit la famille de dérivés classée en 2024.
La plante qui le contient reste visée : l'article R. 5132-86 du code de la santé publique interdit le cannabis, sa résine et les produits qui en contiennent ; depuis février 2022, l'article R. 5132-86-1 renvoie à un arrêté l'autorisation des variétés dépourvues de propriétés stupéfiantes, et le chanvre n'est permis que dans le cadre de l'arrêté du 30 décembre 2021. Celui-ci autorise les variétés de Cannabis sativa L. inscrites aux catalogues européen ou français dont la teneur en Δ⁹-THC n'est pas supérieure à 0,30 %, plafond appliqué aussi aux extraits et aux produits qui les intègrent. Le Conseil d'État a annulé, par l'article 3 de sa décision du 29 décembre 2022, le II de l'article 1er, qui interdisait la vente de fleurs et de feuilles brutes. Notre article sur le taux de THC légal revient en détail sur ce seuil.
Le même chiffre figure dans le droit européen : pour les aides de la PAC, le règlement (UE) 2021/2115 n'admet une surface de chanvre que si la variété a une teneur en THC n'excédant pas 0,3 % (article 4). Le 19 novembre 2020, dans l'affaire C-663/18, la Cour de justice de l'Union a jugé qu'un État membre ne peut interdire la commercialisation du CBD légalement produit dans un autre État membre, y compris lorsqu'il est extrait de la plante entière, que si la mesure est propre à protéger la santé publique et ne va pas au-delà du nécessaire. Cet arrêt ne porte que sur le CBD.
Ne confondez pas le CBG avec les molécules semi-synthétiques. L'ANSM a classé comme stupéfiants le HHC, le HHCO et le HHCP à compter du 13 juin 2023, puis le H4CBD, le THCP et d'autres dérivés à compter du 3 juin 2024. Un produit « au CBG » contenant l'une de ces molécules serait visé par ces décisions.
À avaler, le CBG relève des nouveaux aliments. Le catalogue européen des nouveaux aliments le nomme dans son entrée « Cannabinoids » (mise à jour du 14 janvier 2026) : les extraits de Cannabis sativa L. et les produits contenant des cannabinoïdes non psychoactifs exigent une autorisation préalable au titre du règlement (UE) 2015/2283. Or la liste de l'Union des nouveaux aliments autorisés, consolidée au 10 août 2026, ne compte aucun cannabinoïde. Le 20 mai 2026, le ministère de l'Agriculture a annoncé que la Direction générale de l'alimentation généraliserait ses contrôles à toutes les denrées qui contiennent ou mettent en avant du CBD « ou tout autre cannabinoïde », compléments alimentaires compris. Voyez notre article sur le retrait des gommes au CBD et notre point sur la réglementation du CBD en 2026.
Repérer le CBG sur une analyse
Sur un certificat d'analyse, le CBG s'exprime en pourcentage de la masse pour une fleur ou une résine, en mg/ml pour une huile, et figure souvent à côté du CBGA. Additionner les deux sans correction gonfle le total : en perdant son groupe carboxyle, le CBGA (360,5 g/mol) devient du CBG (316,5 g/mol) et ne garde que 316,5 / 360,5 = 0,878 de sa masse. On calcule donc : CBG total = CBG + 0,878 × CBGA (pour le CBD, le coefficient vaut 0,877). Une fleur à 0,2 % de CBG et 0,5 % de CBGA contient ainsi au plus 0,64 % de CBG après chauffage.
Ce total reste un plafond théorique : dans l'étude de 2016 citée plus haut, la décarboxylation du CBGA et du CBDA s'accompagnait de pertes que les auteurs n'ont pas su expliquer, alors que celle du THCA se faisait sans réaction secondaire.
Regardez aussi trois autres lignes : le numéro de lot, qui doit être celui du produit vendu, le Δ⁹-THC, à 0,30 % au plus, et l'absence de HHC, de H4CBD ou de THCP lorsque le laboratoire les a recherchés. Notre guide du certificat d'analyse reprend chaque ligne, et la page laboratoire regroupe les références du catalogue.
Questions fréquentes
Non. Ce sont deux cannabinoïdes du chanvre sans effet psychotrope, soumis au même plafond de THC. Le CBG est toutefois le précurseur à partir duquel la plante fabrique le CBD, et les deux molécules n'agissent pas de la même façon sur les mêmes récepteurs.
Non. L'ivresse du THC passe surtout par le récepteur CB1, que le CBG n'active que faiblement sur des cellules. Dans l'essai de 2024, une prise unique de 20 mg, contre placebo, n'a provoqué aucune ivresse mesurable chez 34 adultes. En 2026, une étude de laboratoire sur 12 adultes, en prises uniques de 25 à 200 mg, n'a relevé que des effets subjectifs minimes, à quelques écarts isolés près selon la dose ; ces petits essais ne disent rien d'une prise répétée.
La question n'a pas de réponse mesurée : aucun essai ne les a comparés chez l'humain, et les deux molécules n'agissent pas de la même façon sur leurs cibles. Sur des cellules et des tissus de rongeur, le CBG active faiblement CB1 et CB2 et agit sur les récepteurs α2 et 5-HT1A. Pour un produit donné, l'analyse du lot indique son taux de CBG, une donnée de composition qui ne dit rien de l'effet.
En 1964 : Yehiel Gaoni et Raphael Mechoulam en ont publié la structure et une synthèse, l'année où ils décrivaient aussi l'isolement du THC. Ils ont isolé sa forme acide, le CBGA, en 1965.
Non. La plante convertit le CBGA en THCA, CBDA et CBCA, et ne fabrique pas de CBN : celui-ci apparaît quand le THC se dégrade avec le temps, la lumière ou la chaleur.
Une fleur classique en contient de l'ordre de 1 %. Pour un produit riche en CBG, il faut des variétés sélectionnées, plus rares, qui ne convertissent presque pas leur CBGA.
La plante fabrique le CBGA, la forme acide. Chauffé, il perd son groupe carboxyle et devient le CBG, la forme neutre.
Oui pour les fleurs et les résines issues de variétés autorisées, à 0,30 % de Δ⁹-THC au plus. Non pour les huiles, gélules ou gommes à avaler : ce sont des nouveaux aliments, aucun n'est autorisé, et la DGAL a annoncé en mai 2026 l'extension de ses contrôles à ces produits. Statut vérifié le 20 octobre 2026.
Rédigé par l'équipe Phytogrammes
Chaque article du journal s’appuie sur des sources primaires citées : ANSM, EFSA, EUR-Lex et publications à comité de lecture. Les profils produits sont distingués des résultats de laboratoire documentés. Notre démarche.
Article publié le . Le CBD n’est pas un médicament.