Charas : le hash frotté à la main de l'Himalaya, de Malana à la loi de 1985
Le charas est la résine de cannabis que l'on recueille en frottant entre les paumes des sommités fleuries fraîches, dans l'Himalaya indien et népalais, notamment dans la vallée de Parvati. La loi indienne de 1985 le définit comme « la résine séparée » de la plante et l'interdit ; le Népal a interdit le cannabis en 1976. Sur 58 échantillons de l'Himalaya du nord-ouest, une équipe indienne a mesuré en 2024 une moyenne de 40 % de THC total. En France, c'est un stupéfiant.

- 01Qu'est-ce que le charas ?
- 02Fabrication du charas : que décrivent les sources depuis 1894 ?
- 03Hash charas ou hash tamisé : quelle différence ?
- 04Que révèle l'histoire coloniale du charas ?
- 05Charas en Inde et au Népal : que dit la loi aujourd'hui ?
- 06Malana Cream : que recouvre le nom ?
- 07Quelle teneur en THC mesure-t-on dans le charas ?
- 08Charas en France et « charas CBD » : que dit le droit ?
- 09Questions fréquentes
À retenir
- Le charas se frotte à la main, sur la plante encore sur pied ou sur des têtes coupées depuis peu ; les hashs afghan, libanais et marocain se tamisent à partir de plantes séchées.
- Une journée de frottage donne de 5 à 50 grammes de résine, selon la qualité recherchée.
- Dans l'Inde britannique, le charas vendu sous licence venait surtout du Yarkand, en Asie centrale ; sa consommation légale s'est éteinte en 1945.
- En Inde, la « petite quantité » de charas est fixée à 100 g ; au-delà de 1 kg, la peine va de 10 à 20 ans de prison.
- Un « charas CBD » vendu en France est une résine de chanvre à 0,30 % de Δ⁹-THC au plus : le nom ne dit rien de son origine.
Cette page est documentaire. Elle décrit un produit illicite pour expliquer un mot et une histoire, sans mode d'emploi ni adresse.
Qu'est-ce que le charas ?
Dans le vocabulaire indien du cannabis, trois mots se partagent la plante : le bhang pour les feuilles, la ganja pour les sommités fleuries des plants femelles, le charas pour la résine. C'est la répartition qu'emploient en 1957 les pharmacologues I. C. et R. N. Chopra dans le Bulletin des stupéfiants des Nations unies, et c'était déjà celle de la commission britannique de 1893-1894.
La loi indienne a repris ce découpage. Le texte de 1985 définit le charas comme « la résine séparée, sous quelque forme que ce soit, brute ou purifiée, obtenue de la plante de cannabis », huile de haschisch comprise. La ganja y désigne les sommités, « à l'exclusion des graines et des feuilles lorsqu'elles ne sont pas accompagnées des sommités » : le bhang reste hors de la définition (loi NDPS, texte publié par le Central Bureau of Narcotics).
Le mot n'a pas partout ce sens. En Afghanistan, l'ONUDC relève qu'on appelle couramment « charas » le hash lui-même, comme le rappelle notre article sur le hash afghan. En Inde, la presse et les chercheurs qui travaillent sur l'Himalaya l'emploient surtout pour la résine frottée à la main, celle que décrit la fiche charas du lexique.
Fabrication du charas : que décrivent les sources depuis 1894 ?
Les chercheurs Pierre-Arnaud Chouvy et Kenza Afsahi décrivent le geste comme un frottage d'avant en arrière des branches fleuries entre les paumes et les doigts, jusqu'à ce que la résine s'accumule sur les mains. Selon eux, ce procédé n'existe qu'en Inde, Cachemire compris, et au Népal (International Journal of Drug Policy, 2014).
Les sources ne décrivent pas toutes la même matière. Le rapport de la commission britannique sur les drogues du chanvre, publié en 1894, décrit le travail dans les collines des Provinces du Nord-Ouest. On y coupait en novembre les plants femelles cultivés pour la fibre, puis on les laissait sécher vingt-quatre heures. Chaque poignée de sommités était frottée une dizaine de minutes, et la résine raclée sur les paumes était roulée en boules. Passer les mains le long des plants encore sur pied donnait une qualité plus recherchée, mais la méthode était plus rare : un témoin la disait mal vue, parce qu'elle passait pour abîmer la fibre (Report of the Indian Hemp Drugs Commission, vol. 1, § 238). Le même paragraphe signale au Garhwal un charas de plantes sauvages, poussé près d'un temple de Shiva et donné aux ascètes et aux pèlerins de Kedarnath et de Badrinath.
| Source | Région | Ce qui est frotté | Ce que la source note |
|---|---|---|---|
| Commission britannique, 1894, § 238 | collines des Provinces du Nord-Ouest | sommités de plants coupés, séchés 24 heures | une dizaine de minutes par poignée ; résine roulée en boules |
| Commission britannique, 1894, § 243 | Kulu et États des collines | sommités frottées entre les mains, ou plants piétinés | résine raclée sur les paumes ou sur les pieds |
| Gouvernement du Népal, cité par la commission, § 272 | Népal | plante pressée entre les paumes | substance gommeuse raclée dans un récipient |
| Chouvy, 2016 | vallée de Parvati | plants de cannabis, à la main | 5 g par jour pour la meilleure qualité, 10 g de bonne qualité, jusqu'à 50 g chargés de débris |
| Associated Press, 2016 | Malana | têtes frottées entre les paumes | environ 20 g récoltés par une cultivatrice en une journée |
Ces ordres de grandeur rejoignent celui de l'ethnobotaniste Robert Clarke, cité dans l'étude de 2014 : 10 à 25 grammes par personne et par jour. Pour Chouvy, un frottage rapide et appuyé produit davantage, mais une résine pleine de débris végétaux (Himalayan Highs, 2016).
L'aspect varie : l'Associated Press décrit à Malana un hash noir et collant, quand les Chopra décrivaient en 1957 une masse verdâtre qui, conservée, brunit, devient friable et perd l'essentiel de son activité.
Hash charas ou hash tamisé : quelle différence ?
La commission de 1894 posait déjà la distinction. Elle ne retenait que deux méthodes employées à grande échelle : le frottage des sommités à la main, au Kumaon et au Népal, et la méthode dite garda, pratiquée au Yarkand, qui consiste à battre les plantes au-dessus d'un tissu et à travailler la poussière tombée (§ 273). La seconde est la famille du hash afghan, du libanais et du marocain.
| Charas frotté | Résine tamisée | |
|---|---|---|
| Matière | sommités fraîches, sur pied ou coupées depuis peu | plantes séchées |
| Geste | frottage entre les paumes | battage puis tamisage |
| Rendement cité par Clarke | 10 à 25 g par personne et par jour | environ 1 kg en quelques heures |
| Régions citées | Inde himalayenne, Cachemire, Népal | Afghanistan, Liban, Maroc ; Yarkand autrefois |
Cet écart de rendement explique, selon Chouvy et Afsahi, que le tamisage se prête bien mieux à une production commerciale. Les traditions tamisées ont chacune leur article : les paquets pressés de la Bekaa dans le hash libanais, le Rif dans le hash marocain, la garda pétrie à la chaleur dans l'article afghan cité plus haut. Sur du chanvre légal, ces gestes relèvent du métier de hash maker.
Que révèle l'histoire coloniale du charas ?
La commission sur les drogues du chanvre est nommée par une résolution du gouvernement des Indes du 3 juillet 1893, après une question posée à la Chambre des communes. Présidée par W. Mackworth Young, elle entend 1 193 témoins et rend son rapport en août 1894. Selon ses termes, interdire totalement la culture et l'usage n'est « ni nécessaire ni opportun ». Elle recommande un contrôle par la taxation, les licences de culture, la limitation des boutiques et celle de la quantité détenue (§ 740). L'Act XII de 1896 en découle : d'après les Chopra, les produits sont stockés en entrepôt sous douane, puis remis à des débitants sous licence après paiement des droits.
Le charas ainsi vendu ne venait pourtant pas de l'Himalaya indien. Selon les Chopra, le cannabis des plaines donne rarement assez de résine, et celle du Népal ou des plateaux d'Asie centrale est médiocre en quantité comme en qualité ; la meilleure venait du Yarkand, dans le Turkestan chinois, où l'on tamisait des têtes séchées avant de pétrir la poudre. Un article non signé du Bulletin des stupéfiants de 1953 reconstitue ce commerce à partir des rapports annuels de l'Inde :
- l'Inde autorisait l'importation de 70 000 kg par an, déposés pour l'essentiel dans un entrepôt établi à Leh, au Ladakh ;
- en 1930, les importations atteignent 91 471 kg ;
- en 1934, selon le Bulletin, la province chinoise du Xinjiang interdit l'exportation, alors que la consommation indienne est encore de 82 993 kg ;
- en 1945, dernière année de consommation légale, elle tombe à 49 kg, et le stock est nul.
Ce charas d'Asie centrale a aussi sa place dans l'histoire de la chimie. C'est d'un « authentique charas du Yarkand » que Wood et ses collègues ont tiré en 1896 une huile rouge baptisée cannabinol, rapportent les Chopra ; en 1899, ils réservent ce nom au composé pur qu'ils en isolent. Ce composé, le CBN, est aujourd'hui connu comme un produit de dégradation du THC, comme l'explique notre comparaison du CBD et du CBN.
Charas en Inde et au Népal : que dit la loi aujourd'hui ?
En Inde, la loi de 1985 découle d'un engagement international. En ratifiant la Convention unique sur les stupéfiants le 13 décembre 1964, l'Inde s'est réservé le droit d'autoriser temporairement l'usage non médical du cannabis et de sa résine (Collection des traités des Nations unies). L'article 49 de la Convention unique de 1961 imposait d'y mettre fin dans les vingt-cinq ans suivant son entrée en vigueur, en décembre 1964.
La loi NDPS, promulguée le 16 septembre 1985 et en vigueur depuis le 14 novembre suivant, interdit la culture de la plante et la détention, la vente ou la consommation de tout stupéfiant hors usage médical ou scientifique (section 8). Elle met le charas à part : la section 10 permet aux États de réglementer le cannabis, mais « à l'exclusion du charas ». Les seuils qui déterminent la peine viennent d'une notification du 19 octobre 2001 (S.O. 1055(E), Journal officiel de l'Inde) : sous 100 g, la section 20 prévoit jusqu'à un an de prison ou 10 000 roupies d'amende ; au-delà d'un kilo, de dix à vingt ans.
| Pays | Texte | Statut du charas | Repère chiffré |
|---|---|---|---|
| Inde | loi NDPS de 1985 | interdit hors usage médical ou scientifique ; la loi ne permet pas aux États de l'autoriser | petite quantité : moins de 100 g ; au-delà de 1 kg : 10 à 20 ans de prison |
| Népal | loi de 1976 sur le contrôle des stupéfiants | culture, production, vente et consommation de cannabis interdites | règles prévues pour le hash de plantes sauvages de l'Ouest, toujours absentes en 2020 |
| France | arrêté du 22 février 1990 | « cannabis et résine de cannabis » classés stupéfiants | chanvre légal : 0,30 % de Δ⁹-THC au plus |
Les projets récents ne changent rien à ce statut. Dans l'Himachal Pradesh, où se trouvent Malana et la vallée de Parvati, un comité de l'État a proposé en 2024 une culture encadrée à partir de semences à moins de 0,3 % de THC (The Tribune, septembre 2024). En janvier 2025, le gouvernement de l'État a approuvé une étude pilote confiée à deux universités, pour un usage non stupéfiant (The Tribune, 25 janvier 2025).
Au Népal, la vente de cannabis était soumise à licence et taxée depuis 1962. En 1973, sous la pression des États-Unis, le roi Birendra révoque les licences de culture et de vente ; la loi du 22 septembre 1976 sur le contrôle des stupéfiants criminalise ensuite la culture, la vente et la consommation (The Kathmandu Post, 1er mars 2020). Le texte permettait de réglementer la production de hash, « chares » dans la traduction anglaise, à partir des plantes sauvages des collines de l'Ouest ; en 2020, ces règles n'avaient toujours pas été prises. Une revue de 2024 recense depuis une proposition de loi et des annonces budgétaires en faveur d'un usage médical (Pathak et al., Substance Abuse and Rehabilitation).
En juillet 2026, la province de Gandaki a voté une culture sous licence à des fins médicales et industrielles, dont les licences attendent des règles provinciales (Himal Press, 10 juillet 2026) ; l'interdiction nationale demeure (AP, 5 août 2026). Aucun de ces articles ne mentionne le charas.
Malana Cream : que recouvre le nom ?
Malana est un village de la vallée de Kullu, à 2 700 mètres d'altitude, longtemps à quatre jours de marche de la route la plus proche. En 2016, l'Associated Press y décrit la « Malana Cream » comme un hash huileux tiré de plantes plus riches en THC, issues de semences hybrides. Les autorités locales estimaient alors à 240 hectares la surface cultivée dans la région, pour plus de 12 tonnes de hash, des chiffres que l'agence juge bien en dessous de la réalité. Policiers et agents forestiers détruisent une petite partie des champs, et les cultures se sont déplacées vers les terres forestières, à des heures de marche des villages.
Les hybrides ont changé la vallée. D'après des rapports de police et des témoins, Chouvy signale des variétés hybrides cultivées entre 3 000 et 4 000 mètres le long de la vallée de Parvati. Selon Clarke, qu'il cite, environ 75 % du charas venait encore de plantes sauvages en 1981, et plus de 75 % de cultures en 1994. Chouvy relève aussi une estimation officielle d'environ 60 tonnes de hash par an dans l'Himachal Pradesh, et juge que la production de masse a fait baisser la qualité, Malana Cream comprise.
Le nom circule aussi sans le produit. En 2019, la police de l'Himachal Pradesh craignait, selon le Times of India, qu'une grande partie du charas en circulation dans l'État vienne du Népal et soit vendue sous le nom de « Malana cream » (article repris par le Transnational Institute). Nous n'avons trouvé aucune analyse publiée qui permette de distinguer un charas de Malana d'un autre. « Malana Cream » est un nom commercial, pas une garantie d'origine ou de teneur.
Quelle teneur en THC mesure-t-on dans le charas ?
La mesure la plus complète est récente. Une équipe de l'All India Institute of Medical Sciences de Rishikesh a dosé dix cannabinoïdes, par chromatographie liquide haute performance, dans 58 échantillons de charas frotté à la main collectés dans 20 régions de l'Himalaya du nord-ouest (Chauhan et al., Journal of Forensic Sciences, 2024).
| Mesure | Valeur | Source |
|---|---|---|
| Δ⁹-THC moyen, 58 échantillons himalayens | 26 % | Chauhan et al., 2024 |
| THCA moyen | 15 % | Chauhan et al., 2024 |
| THC total moyen | 40 % | Chauhan et al., 2024 |
| Écart moyen entre l'échantillon le moins et le plus chargé d'une même région | 27 points de THC total | Chauhan et al., 2024 |
| Teneur moyenne en THC de la résine saisie en France, 2024 | 29,6 % | OFDT, 2026 |
| Plafond de Δ⁹-THC d'une résine de chanvre légale en France | 0,30 % | arrêté du 30 décembre 2021 |
Les auteurs attribuent les écarts aux semences, au choix des plantes et à l'habileté du frottage. La moyenne française vient de la note de l'OFDT sur l'offre de stupéfiants en 2024, qui la voit passer de 15,9 % en 2012 à 29,6 % en 2024 pour la résine saisie ; les deux séries ne reposent pas sur le même échantillonnage, et la comparaison reste indicative.
L'âge de l'échantillon pèse aussi. Au laboratoire central de police scientifique de New Delhi, du THC pur stocké en conditions tropicales perdait 41 % par an, et le THC des charas saisis diminuait avec le temps (Narayanaswami et al., Bulletin des stupéfiants, 1978). Aucun de ces chiffres ne décrit un morceau donné : à l'achat, rien n'en indique la teneur. Notre article sur le cannabis et la santé mentale explique ce que change une teneur élevée en THC.
Charas en France et « charas CBD » : que dit le droit ?
En France, le charas est un stupéfiant comme toute résine de cannabis. La liste consolidée de l'ANSM, mise à jour le 26 juin 2026, range « cannabis et résine de cannabis » parmi les stupéfiants en vertu de l'arrêté du 22 février 1990. L'OFDT rappelle que l'usage est interdit depuis la loi du 31 décembre 1970, et qu'en acheter, en détenir ou en transporter constitue une infraction, quelle que soit la quantité. Un majeur interpellé pour usage peut recevoir une amende forfaitaire délictuelle de 200 €.
Un « charas CBD » vendu en France ne peut donc pas être du charas au sens indien. Une résine légale doit provenir d'une variété de Cannabis sativa L. inscrite au catalogue européen ou français, et sa teneur en Δ⁹-THC ne doit pas dépasser 0,30 %, plafond qui vaut aussi pour les extraits et les produits qui les contiennent (arrêté du 30 décembre 2021, article 1er, version en vigueur depuis le 29 décembre 2022). Le mot désigne alors un nom commercial ou un style de résine. Ni l'origine himalayenne ni le frottage à la main ne se vérifient sur l'étiquette : ce sont des déclarations du vendeur, que seule la traçabilité du lot peut étayer.
Les résines de chanvre vendues légalement figurent dans la catégorie résines, hash et pollen CBD, et leur cadre est détaillé dans notre article sur le hash CBD légal. Une résine vendue comme CBD qui fait planer contient autre chose que du CBD : le cas des frozen boostés montre ce que les analyses y trouvent.
Questions fréquentes
C'est la résine de cannabis recueillie en frottant à la main des sommités fleuries fraîches, une technique que les chercheurs situent en Inde, Cachemire compris, et au Népal. La loi indienne de 1985 le définit comme la résine séparée de la plante, brute ou purifiée. Une journée de frottage donne de 5 à 50 grammes selon la qualité recherchée.
Non. La résine de cannabis figure sur la liste des stupéfiants depuis l'arrêté du 22 février 1990, et son usage, sa détention et son achat sont des infractions. Seule une résine de chanvre issue d'une variété inscrite au catalogue, avec au plus 0,30 % de Δ⁹-THC, peut être vendue légalement, et elle n'est pas du charas au sens indien.
C'est le nom donné au charas du village de Malana, dans l'Himachal Pradesh. En 2016, l'Associated Press le décrivait comme un hash huileux tiré de plantes hybrides plus riches en THC. En 2019, la police de l'État soupçonnait du charas népalais d'être vendu sous ce nom. Nous n'avons trouvé aucune analyse publiée qui permette d'en reconnaître l'origine.
Le charas est un haschich frotté à la main sur des sommités fraîches, quand les haschichs afghan, libanais et marocain sont tamisés à partir de plantes séchées : notre article sur le hash afghan décrit cette seconde méthode.
Le nom circule, mais le charas de l'Himalaya, riche en THC, reste interdit en Inde, au Népal et en France. Une résine vendue en France comme « charas CBD » doit venir d'une variété de chanvre inscrite au catalogue et contenir au plus 0,30 % de Δ⁹-THC. Le mot y désigne un style ou une marque ; seule l'analyse du lot renseigne sur ses cannabinoïdes.
Ce sont ceux du THC, à une dose que rien n'indique à l'achat. L'OFDT décrit pour le cannabis fumé un affaiblissement de la mémoire à court terme, des troubles de l'attention et un temps de réaction allongé, qui augmentent les risques au volant. Il note aussi qu'un usage régulier peut aggraver certains troubles psychiatriques et que la dépendance est bien documentée.
Sources et dates
Toutes les sources ont été consultées le 27 octobre 2026. Les dates ci-dessous désignent des publications, des textes ou des relevés.
- Indian Hemp Drugs Commission, Report of the Indian Hemp Drugs Commission, 1893-94, vol. 1, Simla, rapport signé en août 1894, § 238, 243, 272, 273 et 740 ; numérisation de la Wellcome Library sur Internet Archive.
- Chopra I. C. et Chopra R. N., « The Use of the Cannabis Drugs in India », Bulletin des stupéfiants, vol. 9, n° 1, 1957, p. 4-29.
- « The Surprising Extinction of the Charas Traffic », Bulletin des stupéfiants, vol. 5, n° 1, 1953, p. 1-7.
- Narayanaswami K. et al., « Stability of Cannabis sativa L. samples and their extracts, on prolonged storage in Delhi », Bulletin des stupéfiants, vol. 30, n° 4, 1978, p. 57-69.
- Chouvy P.-A. et Afsahi K., « Hashish revival in Morocco », International Journal of Drug Policy, vol. 25, n° 3, 2014, p. 416-423.
- Chouvy P.-A., « Himalayan Highs », Cannabis Now, n° 19, mars 2016, repris sur geopium.org le 13 mars 2016.
- Chauhan J. et al., « Phytocannabinoid profile and potency of cannabis resin (hashish) of northwest Himalayas of India », Journal of Forensic Sciences, vol. 69, n° 5, 2024, p. 1918-1925, en ligne le 11 juillet 2024.
- Convention unique sur les stupéfiants de 1961, article 49, entrée en vigueur le 13 décembre 1964 ; réserves de l'Inde, Collection des traités des Nations unies.
- Inde, Narcotic Drugs and Psychotropic Substances Act, 1985, sections 2, 8, 10 et 20, texte à jour de l'amendement de 2014 publié par le Central Bureau of Narcotics ; notification S.O. 1055(E) du 19 octobre 2001.
- Népal, Narcotic Drugs (Control) Act, 2033 (1976), du 22 septembre 1976, section 4 ; Dhakal A., The Kathmandu Post, 1er mars 2020 ; Pathak N. et al., Substance Abuse and Rehabilitation, 2024, DOI 10.2147/SAR.S466728.
- Himal Press, 10 juillet 2026 ; Associated Press, 5 août 2026 (province de Gandaki).
- Associated Press, « In remote Indian village, cannabis is its only livelihood », 4 décembre 2016, dépêche reprise par Fox News (lien de l'article).
- Times of India, « Not Malana cream; Nepalese charas sells in Himachal », 23 septembre 2019, repris par le Transnational Institute.
- The Tribune (Pratibha Chauhan), rapport du comité de l'Himachal Pradesh, septembre 2024 ; décision du gouvernement de l'État, 25 janvier 2025.
- OFDT, synthèse « Cannabis » : cadre légal, amende forfaitaire délictuelle.
- OFDT, Salhi Y., « L'offre de stupéfiants en France en 2024 », Notes, février 2026 (teneurs de 2012 et de 2024).
- ANSM, liste consolidée des substances classées comme stupéfiants, mise à jour du 26 juin 2026.
- Arrêté du 30 décembre 2021 portant application de l'article R. 5132-86 du code de la santé publique, article 1er, version en vigueur depuis le 29 décembre 2022.
- Photo d'ouverture : Drug Enforcement Administration (DEA), domaine public, via Wikimedia Commons, format adapté.
Rédigé par l'équipe Phytogrammes
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