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POEAPalmitoléoyléthanolamide

N-acyléthanolamine endogène 16:1, agoniste du capteur lipidique GPR119, sans activité cannabinoïde.

Niveau de détail

C₁₈H₃₅NO₂

CAS 94421-67-7

Famille
Endocannabinoïde ou apparentéEndocannabinoïdome
Masse molaire
297,50 g/mol

Mis à jour le

En clair

Le POEA est une petite molécule grasse que le corps fabrique lui-même à partir d'un acide gras apporté par l'alimentation. On en retrouve de faibles quantités dans le sang humain et dans les aliments végétaux. Les travaux disponibles portent sur le métabolisme et le poids chez l'animal ; chez l'être humain, seules des mesures de concentrations ont été publiées.

Récepteurs et activité

Réseau des cibles

  • Active

Plus la valeur citée est faible, plus la cible est proche de POEA : un anneau tous les facteurs 100. Une cible sans valeur chiffrée reste sur le bord.

Valeurs citées

  1. GPR119Agonisteaucune valeur mesurée citée

    L'un des trois agonistes les plus puissants identifiés parmi les lipides de type endocannabinoïde, avec l'oléoyléthanolamide et le linoléoyléthanolamide, de puissances voisines ; aucune CE50 n'est donnée dans le résumé de l'étude. Ses taux intestinaux ne montent pas après réalimentation chez la souris, contrairement à ceux du LEA et du 2-oléoylglycérol (Syed 2012)

La longueur de la barre suit la valeur mesurée (Ki, Kd, CE50 ou CI50), sur une même échelle pour toutes les fiches, de 100 µM à 0,1 nM. Une cible sans valeur citée n'a pas de barre.

Pharmacologie

Le palmitoléoyléthanolamide (POEA) est une N-acyléthanolamine endogène, proche du palmitoyléthanolamide (16:0) et de l'oléoyléthanolamide (18:1), formée par la voie NAPE puis hydrolysée par la FAAH. Sa cible la mieux établie n'est pas un récepteur cannabinoïde mais le capteur lipidique GPR119 : dans un criblage de lipides apparentés aux endocannabinoïdes, il figure parmi les trois agonistes les plus puissants, avec l'OEA et le LEA, de puissances voisines ; les mêmes auteurs observent toutefois que ses taux intestinaux ne varient pas après réalimentation, à la différence de ceux du LEA et du 2-oléoylglycérol, qu'ils retiennent comme les agonistes endogènes physiologiquement pertinents (Syed 2012). Une activité sur PPAR-α reste une hypothèse fondée sur la ressemblance avec l'OEA, sans démonstration directe (Tovar 2021), et aucune action sur CB1 ou CB2 n'a été rapportée. Chez le rat Sprague-Dawley soumis à un régime de cafétéria hypercalorique, une administration répétée a diminué le poids, la stéatose hépatique, l'inflammation et la dyslipidémie, avec un profil presque identique à celui de l'OEA (Tovar 2021). À l'inverse du palmitoyléthanolamide et de l'anandamide, le POEA n'a eu que peu ou pas d'effet sur la douleur évoquée par la formaline (Calignano 2001). Les données humaines se limitent à des mesures de concentrations : chez de jeunes consommateurs d'alcool en épisodes massifs, le POEA plasmatique était élevé pendant l'abstinence et corrélé à l'expression de marqueurs inflammatoires dans les cellules mononucléées du sang (Anton 2018). Aucune étude clinique d'administration n'a été publiée et aucun bénéfice thérapeutique ne peut être affirmé.

Histoire

Provenance
Molécule endogène des mammifères, mesurée notamment dans le plasma humain lors des profilages de N-acyléthanolamines (Anton 2018). Les N-acyléthanolamines, dont celle-ci, sont par ailleurs plus abondantes dans les aliments d'origine végétale que dans les produits animaux (Vitaglione 2019). Elle n'est pas produite par le cannabis. Son précurseur est l'acide palmitoléique (C16:1), apporté par l'alimentation ou formé dans l'organisme (Tovar 2021).
Première description
Aucune date de découverte isolée ne peut être attribuée à cette molécule : elle a été caractérisée au sein de la famille des N-acyléthanolamines endogènes. Sa première mention pharmacologique dédiée est de 2001, dans une comparaison où elle n'a eu que peu ou pas d'effet sur la douleur évoquée par la formaline chez la souris, à la différence du palmitoyléthanolamide (Calignano 2001). Son activité sur le récepteur GPR119 a été rapportée en 2012 par une équipe des laboratoires Lilly (Syed 2012), et sa première caractérisation métabolique dédiée chez l'animal a été publiée en 2021 (Tovar 2021).

Voie biosynthétique

In vivo

La formation suit la voie classique des N-acyléthanolamines : une N-acyltransférase transfère l'acide palmitoléique sur une phosphatidyléthanolamine membranaire pour donner la N-palmitoléoyl-phosphatidyléthanolamine (NAPE), qu'une phospholipase D spécifique (NAPE-PLD) clive ensuite pour libérer le POEA (Tsuboi 2018). La production dépend donc de la disponibilité en acide palmitoléique, ce qui relie ce médiateur à la composition des graisses alimentaires (Tovar 2021).

Classement

Famille, origine et vérification des sources

Famille

Endocannabinoïde ou apparenté › Endocannabinoïdome

Vérification

Chaque donnée de la fiche a été vérifiée contre ses sources primaires le 20 octobre 2026.

Wikipédia (anglais)

Pas d'article dédié.

Classification structurelle

N-acyléthanolamine (NAE) mono-insaturée : l'acide palmitoléique (C16:1, cis-9) relié à l'éthanolamine par une liaison amide. C'est l'homologue mono-insaturé du palmitoyléthanolamide (PEA, 16:0) et le congénère à chaîne plus courte de l'oléoyléthanolamide (OEA, 18:1). La molécule ne possède aucun cycle terpénique et n'appartient donc pas à la famille chimique des cannabinoïdes végétaux.

Pharmacocinétique

Aucune étude de pharmacocinétique humaine n'a été publiée : l'absorption, la distribution et la demi-vie après administration orale ne sont pas établies. Chez le rat, l'administration répétée par voie générale est active sur des paramètres métaboliques (Tovar 2021). Comme les autres N-acyléthanolamines, la molécule est produite à la demande dans les membranes et hydrolysée rapidement (Tsuboi 2018).

Métabolisme

Dégradé par hydrolyse de la liaison amide, qui libère l'acide palmitoléique et l'éthanolamine. La FAAH est l'enzyme principale de cette voie pour les N-acyléthanolamines, avec une contribution de la NAAA pour certaines d'entre elles (Tsuboi 2018) ; aucune mesure spécifique n'a été publiée pour le POEA.

Toxicologie et risques

Aucune donnée de toxicologie humaine n'est disponible. Dans l'étude d'administration répétée chez le rat soumis à un régime hypercalorique, les paramètres biochimiques plasmatiques suivis ne signalaient pas d'effet indésirable sur cette durée (Tovar 2021). Ce résultat isolé, obtenu chez l'animal, ne permet aucune conclusion sur la sécurité d'un usage humain.

Détection et analyse

La quantification se fait par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem, dans les panels plasmatiques de N-acyléthanolamines employés en recherche (Anton 2018). Le POEA n'est recherché par aucun test de dépistage de stupéfiants : endogène et sans parenté structurale avec le THC, il ne figure sur aucune liste analytique de contrôle.

Références

Identifiants

Nomenclature

Nom courant
Palmitoléoyléthanolamide
Nom IUPAC
(Z)-N-(2-hydroxyethyl)hexadec-9-enamide
Autres noms
N-palmitoleoylethanolamine · N-palmitoléoyléthanolamine · Palmitoleoyl-EA · 16:1 NAE · N-(9Z-hexadécénoyl)-éthanolamine

Identifiants

Formule
C₁₈H₃₅NO₂
CAS
94421-67-7
InChIKey
WFRLANWAASSSFV-FPLPWBNLSA-N
SMILES
CCCCCC/C=C\CCCCCCCC(=O)NCCO

Fiche machine-lisible (JSON)

Format d'ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

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