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Canna·wikiSTEARDA

Endocannabinoïde

Endogène

STEARDA

N-stéaroyl-dopamine

N-[2-(3,4-dihydroxyphenyl)ethyl]octadecanamide

Alias.N-stearoyldopamine · STEARDA · N-stéaroyldopamine · STERDA · N-stéaroyl dopamine · N-octadécanoyl-dopamine

Lipide endogène inactif seul, qui renforce l'effet du NADA et de l'anandamide sur le canal TRPV1.

Niveau de détail

Identifiants

Formule
C₂₆H₄₅NO₃
Masse molaire
419.60 g·mol⁻¹
CAS
-
PubChem CID
10025103
Première description
Identifiée en 2003 par Chu et ses collègues (Journal of Biological Chemistry), dans les laboratoires de J. Michael Walker et de Vincenzo Di Marzo, lors de l'analyse approfondie de l'extrait de striatum bovin dont le NADA avait été isolé. La spectrométrie de masse à temps de vol couplée à un quadripôle y a mis en évidence trois congénères supplémentaires du NADA : la N-oléoyl-dopamine, la N-palmitoyl-dopamine et la N-stéaroyl-dopamine. Son seul rôle pharmacologique documenté a été décrit l'année suivante par De Petrocellis et ses collègues (British Journal of Pharmacology, 2004), sous la forme d'un effet d'entourage sur le canal TRPV1.
Origine
Lipide endogène des mammifères, totalement absent du chanvre. La molécule a été mise en évidence dans le tissu nerveux bovin, en particulier dans le striatum, et les quatre N-acyl-dopamines de cette série ont été rapportées dans des tissus nerveux de bovin et de rat. Aucune concentration tissulaire de référence n'a été publiée pour la N-stéaroyl-dopamine elle-même, contrairement au NADA et à la N-oléoyl-dopamine. Chez l'être humain, elle n'apparaît que comme analyte cible d'une méthode de dosage sérique, sans valeur de concentration publiée.
InChIKey
KOCSVLPLQCBIGW-UHFFFAOYSA-N

En clair

La N-stéaroyl-dopamine est une petite molécule grasse que l'organisme des mammifères fabrique lui-même, en assemblant un acide gras courant et la dopamine. Elle ne vient pas du chanvre et n'entre dans aucun produit vendu en boutique. Prise seule, elle ne déclenche rien dans les essais publiés : elle se contente de renforcer l'action d'autres molécules voisines sur un capteur sensoriel, et chez l'être humain les données manquent.

Récepteurs et activité

  • TRPV1
    Inactive seule ; abaisse la CE50 du NADA d'environ 90 nM à environ 30 nM entre 0,1 et 10 µM (De Petrocellis et coll., 2004)Modulateur
  • Transporteur membranaire de l'anandamide
    CI50 supérieure à 25 µM sur cellules RBL-2H3 (Chu et coll., 2003)Modulateur
  • Agoniste
  • Agoniste partiel
  • Antagoniste
  • Modulateur
  • Agoniste inverse

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Signature subjective

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  • Apaisement
    5
  • Clarté
    4
  • Sommeil
    4
  • Appétit
    4
  • High
    4

Estimation éditoriale, non clinique.

Pharmacologie

La N-stéaroyl-dopamine appartient aux N-acyl-dopamines, la même famille que le NADA, mais sa chaîne grasse saturée à dix-huit carbones change tout. En l'identifiant dans le striatum bovin en 2003, Chu et ses collègues ont constaté qu'elle n'active pas le canal TRPV1, qu'elle ne provoque aucun comportement douloureux chez le rat et qu'elle ne déplace pas le radioligand du récepteur CB1 en dessous de 5 µM : la longue chaîne insaturée manque, et avec elle l'activité directe. Son intérêt vient d'ailleurs. De Petrocellis et ses collègues ont montré en 2004 qu'une préincubation avec cette molécule abaisse la concentration efficace médiane du NADA sur le TRPV1 humain d'environ 90 nM à environ 30 nM, amplifie la réponse à l'anandamide et agit en synergie avec l'acidification du milieu. Co-injectée avec le NADA dans la patte postérieure du rat, elle accentue l'hyperalgésie thermique, et elle majore le comportement nociceptif induit par la carragénine. C'est le profil classique d'un composé dit d'entourage : inactif par lui-même, il modifie la sensibilité de la cible aux ligands actifs. Au-delà de ces deux travaux et d'un rapport isolé sur sa sulfatation hépatique chez le rat, la littérature est très mince : les données humaines manquent, aucun rôle physiologique n'est établi et aucune indication thérapeutique ne peut être invoquée.

Voie biosynthétique (in vivo)

La voie de formation n'est pas établie. Par analogie avec les autres N-acyl-dopamines, une condensation enzymatique entre la dopamine et l'acide stéarique, ou son dérivé activé, constitue l'hypothèse retenue. L'enzyme PM20D1, identifiée comme capable de condenser la dopamine et l'acide arachidonique en NADA, n'a pas été étudiée sur le substrat stéarique. Aucune enzyme de synthèse n'a donc été nommée pour cette molécule, et ses taux tissulaires n'ont jamais été suivis après manipulation pharmacologique.

Classification structurelle

Classe
Endocannabinoïde
Origine
Lipide endogène des mammifères, totalement absent du chanvre. La molécule a été mise en évidence dans le tissu nerveux bovin, en particulier dans le striatum, et les quatre N-acyl-dopamines de cette série ont été rapportées dans des tissus nerveux de bovin et de rat. Aucune concentration tissulaire de référence n'a été publiée pour la N-stéaroyl-dopamine elle-même, contrairement au NADA et à la N-oléoyl-dopamine. Chez l'être humain, elle n'apparaît que comme analyte cible d'une méthode de dosage sérique, sans valeur de concentration publiée.
Statut
Endogène

N-acyl-dopamine saturée : liaison amide entre l'acide stéarique, acide gras saturé à dix-huit carbones, et la dopamine. La molécule associe donc une longue chaîne aliphatique dépourvue de double liaison à un noyau catéchol. Elle relève de l'endocannabinoïdome élargi et non des cannabinoïdes au sens structural du terme : ni noyau terpénophénolique, ni cycle résorcinol. Par rapport au NADA, la seule différence tient à la chaîne grasse, saturée ici et tétra-insaturée chez le NADA, et cette différence suffit à supprimer l'activité directe sur les cibles connues.

Pharmacocinétique

Aucun paramètre pharmacocinétique n'a été établi, ni chez l'être humain ni chez l'animal : la molécule n'a jamais fait l'objet d'une administration systémique documentée. Les seules expositions in vivo publiées sont des injections locales dans la patte postérieure du rat, à des doses de l'ordre du microgramme, destinées à tester son effet sur la réponse au NADA. Comme les autres amides d'acides gras à longue chaîne, elle est très lipophile et s'associe fortement aux membranes cellulaires, ce qui limite sa diffusion libre dans les compartiments aqueux.

Métabolisme

Une seule voie a été mesurée directement, la sulfatation. Dans des fractions cytosoliques de tissus de rat, les N-acyl-dopamines sont conjuguées par des sulfotransférases, et la N-stéaroyl-dopamine n'a été sulfatée que dans le foie, alors que ses congénères insaturés le sont aussi dans le système nerveux. Les auteurs décrivent cette voie comme la plus productive de la famille, tout en soulignant qu'une constante de Michaelis élevée en rend la portée physiologique incertaine. L'hydrolyse de la liaison amide par la FAAH et la méthylation du noyau catéchol par la COMT sont attendues par analogie avec le NADA, mais elles n'ont pas été démontrées sur cette molécule.

Toxicologie et risques

Aucune donnée de toxicité humaine n'existe, faute d'exposition documentée. Chez le rat, l'injection locale ne produit ni hyperalgésie thermique ni comportement nociceptif lorsqu'elle est administrée seule. Le seul signal in vivo est une majoration de la douleur provoquée par le NADA et par la carragénine, ce qui traduit une amplification de signalisation plutôt qu'une toxicité propre. Aucune évaluation réglementaire de sécurité, aucune étude de toxicité par administration répétée et aucun essai clinique ne portent sur cette molécule, si bien qu'aucun usage humain ne peut être envisagé.

Détection et analyse

L'identification initiale dans le tissu nerveux bovin repose sur la spectrométrie de masse à temps de vol couplée à un quadripôle, appliquée à des extraits lipidiques. Pour les matrices biologiques humaines, la molécule figure parmi les analytes d'une méthode de chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem, en mode de suivi de réactions multiples, avec extraction en phase solide en ligne sur sérum et des limites de quantification de l'ordre du picogramme par millilitre ; aucune valeur de concentration sérique n'a toutefois été publiée. Étant endogène et non classée, la molécule ne figure dans aucun criblage toxicologique de routine.

Références

  1. 1.Chu C.J. et coll., N-oleoyldopamine, a novel endogenous capsaicin-like lipid that produces hyperalgesia (identification de STEARDA dans le striatum bovin, inactivité sur VR1 et CB1), Journal of Biological Chemistry, 2003PMID 12569099
  2. 2.De Petrocellis L. et coll., Actions of two naturally occurring saturated N-acyldopamines on transient receptor potential vanilloid 1 (TRPV1) channels, British Journal of Pharmacology, 2004PMID 15289293
  3. 3.Grabiec U., Dehghani F., N-Arachidonoyl Dopamine: A Novel Endocannabinoid and Endovanilloid with Widespread Physiological and Pharmacological Activities (revue situant PALDA et STEARDA), Cannabis and Cannabinoid Research, 2017PMID 29082315
  4. 4.Akimov M.G. et coll., Sulfation of N-acyl dopamines in rat tissues, Biochemistry (Moscou), 2009PMID 19645674
  5. 5.Luque-Córdoba D. et coll., Study of sample preparation for determination of endocannabinoids and analogous compounds in human serum by LC-MS/MS in MRM mode, Talanta, 2018PMID 29759247
  6. 6.PubChem CID 10025103, N-Stearoyldopamine, National Library of Medicine

Données structurées

InChIKey
KOCSVLPLQCBIGW-UHFFFAOYSA-N
Formule
C26H45NO3
Masse molaire
419.60 g·mol⁻¹
PubChem CID
10025103
Fiche machine-lisible (JSON)

Format d’ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

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