Aller au contenu

Informations de lot sur chaque ficheTHC < 0,3 %Expédié depuis la France10 % offerts à l'inscription

PETPerrottétinène

Analogue bibenzylique du THC formé par des hépatiques Radula, agoniste partiel de CB1 environ dix fois moins puissant que le Δ9-THC.

Niveau de détail

Avertissement réduction des risques

Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.

C₂₄H₂₈O₂

CAS 160041-34-9

Famille
PhytocannabinoïdeHors cannabis
Origine
Autre plante que le chanvre
Masse molaire
348,48 g/mol

Mis à jour le

En clair

Le perrottétinène est un proche parent chimique du THC, mais il ne vient pas du cannabis : il est fabriqué par de petites hépatiques du genre Radula. Chez la souris, il agit sur les mêmes récepteurs que le THC et produit des effets du même type, à dose plus élevée. Aucune étude n'a été menée chez l'être humain, et en France il est classé comme stupéfiant par une clause générique depuis 2024.

Récepteurs et activité

Réseau des cibles

CB1Agoniste partielKi = 481 nM · humaindéplacement du [3H]CP55,940, membranes CHO-hCB1 ; agonisme partiel en [35S]GTPγS (CE50 406 nM)
  • Active

Plus la valeur citée est faible, plus la cible est proche de PET : un anneau tous les facteurs 100. Une cible sans valeur chiffrée reste sur le bord.

Où vivent ces cibles

Où chaque cible a été trouvée chez l’humain, d’après les études citées. La carte montre la cible, pas un effet de PET.

Cerveau, coupe de profil
Corps, de face
Sang

CB1CB1 trouvé dans 7 régions du corps

  1. Ganglions de la basedenseTrès dense dans les ganglions de la base1
  2. CerveletdenseTrès dense dans le cervelet1
  3. HippocampedenseConcentrations très élevées dans l’hippocampe2
  4. AmygdaledenseConcentrations élevées dans l’amygdale2
  5. CortexprésentPrésent dans tout le néocortex2
  6. Tissu adipeuxprésentExprimé dans le tissu adipeux3
  7. IntestinprésentÉpithélium, muscle lisse et plexus du côlon4

Valeurs citées

  1. CB1Agoniste partielKi = 481 nM · humain39 sur 100

    Chicca et al. 2018, Sci Adv (nouvel onglet) · déplacement du [3H]CP55,940, membranes CHO-hCB1 ; agonisme partiel en [35S]GTPγS (CE50 406 nM)

  2. CB2Agoniste partielKi = 225 nM · humain44 sur 100

    Chicca et al. 2018, Sci Adv (nouvel onglet) · déplacement du [3H]CP55,940, membranes CHO-hCB2 ; agonisme partiel en [35S]GTPγS

La longueur de la barre suit la valeur mesurée (Ki, Kd, CE50 ou CI50), sur une même échelle pour toutes les fiches, de 100 µM à 0,1 nM. Une cible sans valeur citée n'a pas de barre.

Pharmacologie

Le perrottétinène est un cannabinoïde bibenzylique des hépatiques du genre Radula, absent du cannabis. Il reprend le squelette benzo[c]chromène du Δ9-THC, avec une chaîne 2-phényléthyle à la place de la chaîne pentyle et une jonction de cycles cis là où le Δ9-THC du cannabis est trans. Isolé en 1994 de Radula perrottetii, il n'a reçu de pharmacologie qu'en 2018 : chez la souris, par voie intrapéritonéale, le cis (50 mg/kg) et le trans (40 mg/kg) ont produit la tétrade cannabinoïde (hypothermie, catalepsie, hypolocomotion, analgésie) avec une ampleur comparable au Δ9-THC à 10 mg/kg, et ces effets ont été abolis par un prétraitement bloquant CB1 (Chicca 2018). Sur CB1 humain, le produit naturel a une Ki de 481 nM, contre 22 nM pour le Δ9-THC dans le même essai, et se comporte en agoniste partiel. Son rapport de concentrations cerveau sur plasma a été de 0,91, contre 0,51 pour le Δ9-THC. Les auteurs le décrivent comme le premier constituant psychoactif connu parmi plus de 20 000 espèces de bryophytes. Aucune étude n'existe chez l'être humain.

Histoire

Provenance
Absent du cannabis : le perrottétinène n'a jamais été signalé chez Cannabis sativa L. Il est formé par des hépatiques du genre Radula, des bryophytes (plantes terrestres non vasculaires) sans parenté proche avec le chanvre : Radula perrottetii au Japon, où il a été isolé en 1994, puis Radula marginata en Nouvelle-Zélande et Radula laxiramea (Chicca 2018). Comme le Δ9-THC, il est présent dans la plante sous forme acide, progressivement décarboxylée au séchage ou à la combustion (Chicca 2018). De la R. marginata séchée, récoltée à l'état sauvage, est vendue sur Internet comme « legal high », avec une teneur incertaine en perrottétinène (Chicca 2018).
Première description
Isolé en 1994 de l'hépatique japonaise Radula perrottetii par Toyota, Kinugawa et Asakawa (Phytochemistry), puis retrouvé chez Radula marginata (Toyota et coll. 2002) et Radula laxiramea (Cullman et Becker 1999), d'après Chicca 2018. Sa configuration absolue a été attribuée en 2008 par une synthèse totale stéréosélective du (−)-perrottétinène (Song et coll., Organic Letters). Sa pharmacologie n'a été décrite qu'en 2018 par les équipes de Jürg Gertsch (université de Berne) et d'Erick Carreira (ETH Zurich), qui ont synthétisé les deux diastéréoisomères et montré une activité cannabinoïde chez la souris (Chicca et coll., Science Advances), un travail motivé par la vente en ligne de préparations de Radula comme « legal high ». En 2025, l'analyse de 75 récoltes de Radula marginata a décrit le perrottétinène-diol et son acide, analogues du CBD, ainsi que des chimiotypes dominés par le perrottétinène, le perrottétinène-diol ou le bibenzyl-4-géranyle (Andre et coll., New Phytologist).

Voie biosynthétique

Voie non élucidée. Dans la plante, le perrottétinène existe d'abord sous forme acide, décarboxylée au séchage ou à la combustion (Chicca 2018), et des gènes candidats de sa biosynthèse ont été décrits chez Radula marginata (Hussain et coll. 2018, cités par Chicca 2018). Sur 75 récoltes de R. marginata, les chimiotypes sont dominés selon le site par le perrottétinène, par son analogue du CBD (perrottétinène-diol) ou par son analogue du CBG (bibenzyl-4-géranyle) ; ils se maintiennent sous éclairage artificiel et en culture in vitro, ce qui suggère un contrôle génétique, et les auteurs y voient une évolution convergente de la biosynthèse dans deux lignées végétales éloignées (Andre 2025).

Classement

Famille, origine et vérification des sources

Famille

Phytocannabinoïde › Hors cannabis

Présence dans la plante

Produit par un autre organisme que le cannabis

Chimie

Cannabinoïde bibenzylique (β-aralkyle), squelette de type THC à jonction cis · forme neutre

Vérification

Chaque donnée de la fiche a été vérifiée contre ses sources primaires le 20 octobre 2026.

Wikipédia (anglais)

Perrottetinene (nouvel onglet)

Article apparié par la structure de la molécule (InChIKey), révision lue le 19 octobre 2026. Lu comme second avis, jamais cité comme source.

Classification structurelle

Cannabinoïde bibenzylique. Le squelette est celui du tétrahydrocannabinol, un noyau benzo[c]chromène partiellement hydrogéné portant une fonction phénol en position 1 et deux méthyles géminés en position 6, mais la chaîne latérale en position 3 est un groupe 2-phényléthyle au lieu de la chaîne pentyle. Le produit naturel est le diastéréoisomère cis, de configuration 6aS,10aR, alors que le tétrahydrocannabinol du chanvre est trans, de configuration 6aR,10aR. La molécule appartient donc aux cannabinoïdes au sens pharmacologique, mais non aux phytocannabinoïdes du chanvre au sens botanique.

Pharmacocinétique

Aucune donnée humaine. Chez la souris, après injection intrapéritonéale, le rapport des concentrations cerveau sur plasma (Kp) a été de 0,91 pour le cis, 0,51 pour le trans et 0,51 pour le Δ9-THC trans ; une heure après 50 mg/kg de cis, la concentration cérébrale atteignait environ 1,4 µM (Chicca 2018). Biodisponibilité orale, demi-vie et volume de distribution ne sont pas établis.

Métabolisme

Non caractérisé : aucun métabolite du perrottétinène n'est décrit dans les sources consultées.

Toxicologie et risques

Aucune étude toxicologique, aucun essai clinique et aucun cas d'intoxication publié n'ont été trouvés. Les seules données in vivo sont des doses uniques intrapéritonéales chez la souris (Chicca 2018), sans étude de toxicité répétée. La teneur en perrottétinène des préparations de Radula vendues en ligne est incertaine (Chicca 2018).

Détection et analyse

Aucune méthode de dépistage de routine n'est décrite. En recherche, le cis, le trans et le Δ9-THC ont été dosés dans le cerveau de souris par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem (Chicca 2018).

Références

Identifiants

Nomenclature

Nom courant
Perrottétinène
Nom IUPAC
(6aS,10aR)-6,6,9-trimethyl-3-(2-phenylethyl)-6a,7,8,10a-tetrahydrobenzo[c]chromen-1-ol
Autres noms
cis-PET · Perrottetinen

Identifiants

Formule
C₂₄H₂₈O₂
CAS
160041-34-9
InChIKey
DYHMKBLKWFFFSZ-UXHICEINSA-N
SMILES
CC1=C[C@@H]2[C@H](CC1)C(OC3=C2C(=CC(=C3)CCC4=CC=CC=C4)O)(C)C

Fiche machine-lisible (JSON)

Format d'ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

Compléter cette fiche

Cette fiche n'a pas encore d'image. Chaque proposition est relue avant publication.