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Cannabinoïde semi-synthétique

HU-345

Quinone dérivée du cannabinol, sans liaison mesurable aux récepteurs CB1 et CB2 : outil de recherche.

Niveau de détail

Avertissement réduction des risques

Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.

Récepteurs et activité

  1. CB1Modulateur2 sur 100

    Aucune liaison mesurable jusqu'à 15 µM pour l'ensemble des quinones du brevet, dont HU-345 (brevet US 8 497 299, Mechoulam et coll.)

  2. CB2Modulateur2 sur 100

    Aucune liaison mesurable jusqu'à 15 µM pour l'ensemble des quinones du brevet, dont HU-345 (brevet US 8 497 299, Mechoulam et coll.)

  3. PPAR-γAgoniste5 sur 100

    CE50 de 23,1 µM (activation de PPAR-γ en test luciférase, Caprioglio et coll., 2020)

La longueur d'une barre donne la force relative de l'interaction, à titre indicatif.

Signature subjective

Apaisement
3 sur 100
Détente du corps et de l'esprit ; baisse du bruit mental sans somnolence marquée.
Clarté
2 sur 100
Attention soutenue et pensée claire ; lucidité fonctionnelle, pas d'euphorie.
High
2 sur 100
Euphorie et intensité sensorielle ; perception du temps et de l'espace modifiée.
Appétit
2 sur 100
Stimulation de la faim et de l'appréciation gustative (effet « munchies »).
Repos
2 sur 100
Effet sédatif rapporté dans la littérature : endormissement facilité, phases de repos profond plus continues.
Estimation éditoriale, non clinique.

Pharmacologie

HU-345, ou cannabinolquinone (CBNQ), est un dérivé quinonique du cannabinol (CBN), obtenu par oxydation chimique et décrit dans une demande de brevet de l'Université hébraïque de Jérusalem déposée en 2005. Le brevet, qui regroupe HU-345 avec d'autres quinones cannabinoïdes, rapporte qu'elles ne se lient pas aux récepteurs CB1 et CB2 jusqu'à 15 µM et qu'aucun effet psychotrope mesurable n'est observé. En culture cellulaire, la croissance des cellules lymphomateuses Raji est inhibée de plus de 50 % à 6,25 µg/mL, et celle des lignées Jurkat et DU-145 à 12,5 µg/mL. Dans une étude de 2020 sur l'oxydation des phytocannabinoïdes, la CE50 sur PPAR-γ est de 23,1 µM, alors que le cannabinol y dépasse 25 µM. Aucune donnée pharmacocinétique, métabolique ou toxicologique chez l'être humain n'est publiée dans les sources consultées.

Histoire

Provenance
Molécule semi-synthétique : elle dérive du cannabinol (CBN) par oxydation de son cycle phénolique. Elle n'est pas décrite comme constituant du cannabis dans les sources consultées.
Première description
Elle apparaît dans une demande de brevet de Yissum, société de valorisation de l'Université hébraïque de Jérusalem, déposée en janvier 2005 par Raphael Mechoulam, Natalya Kogan et coll. Le brevet retient HU-345 parmi cinq quinones cannabinoïdes (HU-331, HU-336, HU-345, HU-395 et HU-396) et envisage leur usage contre les maladies hyperprolifératives, comme certains cancers.

Voie d'obtention (procédé chimique)

Aucune voie de biosynthèse : la molécule est obtenue par synthèse chimique, par oxydation du cannabinol. Aucun organisme vivant n'est signalé comme la produisant dans les sources consultées.

Classification structurelle

Benzo[c]chromène-1,4-dione : squelette tricyclique du cannabinol dont le cycle phénolique est transformé en p-quinone (fonctions cétone en 1 et 4), avec une chaîne pentyle en 3 et deux méthyles en 6, un méthyle en 9.

Pharmacocinétique

Aucune donnée pharmacocinétique n'est publiée dans les sources consultées, ni chez l'animal ni chez l'être humain.

Métabolisme

Aucune étude du métabolisme de cette molécule n'a été retrouvée dans les sources consultées, et aucun métabolite n'y est identifié.

Toxicologie et risques

Aucune étude de toxicité animale ni cas humain n'est retrouvée dans les sources consultées. Le brevet décrit une cytotoxicité sur des lignées cancéreuses en culture : la croissance des cellules Raji est inhibée de plus de 50 % à 6,25 µg/mL, et celle des cellules Jurkat et DU-145 à 12,5 µg/mL. Cette donnée ne renseigne pas sur la sécurité chez l'être humain. Le même document affirme qu'aucun effet psychotrope mesurable n'a été observé ; c'est une affirmation du déposant, sans vérification par une publication indépendante dans les sources consultées.

Détection et analyse

Aucune méthode de dépistage ciblant cette molécule n'est décrite dans les sources consultées. Son identification relève d'analyses de laboratoire avec étalon de référence.

Références

Données structurées

SMILES
CCCCCC1=CC(=O)C2=C(C1=O)OC(C3=C2C=C(C=C3)C)(C)C
InChIKey
UFDYTRQMIXJHTH-UHFFFAOYSA-N

Fiche machine-lisible (JSON)

Format d'ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

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