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Analyse HPLC publiée pour chaque lotTHC < 0,3 %Expédié depuis la France10 % offerts à l'inscription

Cannabinoïde semi-synthétique

HU-336

Para-quinone du Δ8-THC, sans constante d'affinité CB1 ou CB2 retrouvée, présente dans des produits de vapotage.

Niveau de détail

Avertissement réduction des risques

Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.

Récepteurs et activité

  1. CB1Modulateur3 sur 100

    aucune constante d'affinité retrouvée dans les sources consultées

  2. CB2Modulateur3 sur 100

    aucune constante d'affinité retrouvée dans les sources consultées

La longueur d'une barre donne la force relative de l'interaction, à titre indicatif.

Signature subjective

Apaisement
2 sur 100
Détente du corps et de l'esprit ; baisse du bruit mental sans somnolence marquée.
Clarté
2 sur 100
Attention soutenue et pensée claire ; lucidité fonctionnelle, pas d'euphorie.
High
0 sur 100
Euphorie et intensité sensorielle ; perception du temps et de l'espace modifiée.
Appétit
2 sur 100
Stimulation de la faim et de l'appréciation gustative (effet « munchies »).
Repos
2 sur 100
Effet sédatif rapporté dans la littérature : endormissement facilité, phases de repos profond plus continues.
Estimation éditoriale, non clinique.

Pharmacologie

HU-336 est la para-quinone du Δ8-tétrahydrocannabinol, un produit d'oxydation du Δ8-THC décrit depuis les années 1960 et dont la structure para-quinone a été confirmée en 2004 par Kogan, Mechoulam et leurs collègues. Il a montré une activité antiproliférative sur plusieurs lignées cancéreuses humaines in vitro, nettement inférieure à celle du HU-331, quinone du cannabidiol. Une revue de 2021 juge que le cycle B pyrane fermé, qui empêche la libre rotation des cycles, est vraisemblablement défavorable à cette activité. Aucune constante d'affinité pour CB1 ou CB2 n'a été retrouvée pour la molécule elle-même. En 2026, une étude l'a identifiée comme constituant majeur de distillats et de vapoteuses jetables au Δ8-THC, où sa teneur moyenne passe de 7,72 à 22,45 nmol/mg après vapotage, soit une hausse moyenne d'un facteur 3,67, jusqu'à 30,24 mM dans une cartouche. À 8,5 µM sur des cellules bronchiques humaines, elle modifie l'expression de 3139 gènes à 24 h, alors que le Δ8-THC ne produit pas de signature distincte. Aucune donnée pharmacocinétique ni clinique n'est publiée dans les sources consultées.

Histoire

Provenance
Produit d'oxydation du Δ8-tétrahydrocannabinol : le noyau phénolique du Δ8-THC y est converti en para-quinone. Aucune présence dans la plante de cannabis n'est rapportée dans les sources consultées. En 2026, une étude l'a identifié comme constituant majeur de distillats et de vapoteuses jetables au Δ8-THC du commerce, où sa teneur augmente après vapotage.
Première description
Le produit d'oxydation du Δ8-THC a d'abord été décrit dans les années 1960 comme une para-quinone, puis révisé en ortho-quinone. En 2004, Kogan, Mechoulam et leurs collègues de l'Université hébraïque de Jérusalem, d'où le préfixe HU, ont oxydé le cannabidiol, le Δ8-THC et le cannabinol en leurs para-quinones respectives, et publié l'ensemble dans le Journal of Medicinal Chemistry. Une étude détaillée par résonance magnétique nucléaire y confirme la structure para-quinone d'origine pour le produit du Δ8-THC.

Voie d'obtention (procédé chimique)

Aucune voie de biosynthèse décrite : HU-336 provient de l'oxydation du Δ8-THC, qui transforme son noyau phénolique en para-quinone, obtenue par synthèse chimique pour la recherche. Dans le vapotage, sa teneur mesurée augmente après aérosolisation chauffée. Les auteurs de 2026 rapprochent ce processus de l'oxydation du CBD en CBDQ et jugent probable une oxydation radicalaire du Δ8-THC, sans l'avoir démontrée. Aucune voie enzymatique de la plante n'est décrite dans les sources consultées.

Classification structurelle

Quinone cannabinoïde tricyclique : para-quinone (dione en positions 1 et 4) construite sur le noyau benzo[c]chromène du Δ8-THC, avec une chaîne pentyle en position 3, deux méthyles en position 6, un méthyle en position 9 et une double liaison dans le cycle A, en configuration (6aR,10aR). Elle figure aussi dans PubChem sous le nom de Δ6-tétrahydrocannabinol quinone. À la différence du HU-331, quinone du cannabidiol, le cycle B (pyrane) reste fermé et le cycle quinonique ne porte pas d'hydroxyle libre.

Pharmacocinétique

Aucune donnée pharmacocinétique publiée n'a été retrouvée, ni chez l'humain ni chez l'animal. L'exposition humaine documentée est indirecte : la molécule est présente dans les condensats de vapotage de certains produits au Δ8-THC, mais aucune mesure de sa concentration dans le sang ou les tissus des utilisateurs n'a été retrouvée dans les sources consultées.

Métabolisme

Le devenir métabolique de HU-336 n'est pas décrit dans les sources consultées. Sur des cellules épithéliales bronchiques humaines (16HBE), l'analyse des voies suggère une hausse des voies de biotransformation des xénobiotiques de phases I et II : cette réponse renseigne sur les cellules, non sur les métabolites formés. HU-336 n'est pas décrit comme métabolite humain du Δ8-THC dans les sources consultées.

Toxicologie et risques

Aucune étude de toxicologie réglementaire et aucun cas d'intoxication humaine attribué à HU-336 ne sont publiés dans les sources consultées. Les données disponibles sont in vitro. En 2026, à 8,5 µM, HU-336 modifie profondément le transcriptome de cellules bronchiques humaines (16HBE), en activant des voies liées aux cils, à la réponse au stress, au métabolisme des xénobiotiques et à l'inflammation, alors que le Δ8-THC à la même concentration ne produit pas de signature distincte du témoin. Dans la même étude, les aérosols de distillats et de vapoteuses jetables au Δ8-THC, qui contiennent HU-336, réduisent la fréquence de battement et le pourcentage de surface active des cils de cellules bronchiques primaires dès cinq bouffées. Ces aérosols sont des mélanges complexes dont HU-336 n'est qu'un constituant. Les auteurs considèrent Δ8-THCQ comme un candidat contributeur à la lésion pulmonaire associée au vapotage (EVALI), hypothèse qui reste à démontrer.

Détection et analyse

La structure para-quinone a été confirmée par résonance magnétique nucléaire en 2004. Dans une étude de 2026, HU-336 a été dosé par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem, en mode de suivi de réactions sélectionnées. Sa teneur moyenne dans les distillats et vapoteuses jetables au Δ8-THC passait de 7,72 nmol/mg avant vapotage (environ 7,18 mM) à 22,45 nmol/mg après (environ 20,87 mM), soit une hausse moyenne d'un facteur 3,67, avec un maximum de 30,24 mM dans une cartouche. La quinone du Δ9-THC, mesurée dans les mêmes produits, n'y a pas été détectée.

Références

Données structurées

SMILES
CCCCCC1=CC(=O)C2=C(C1=O)OC([C@H]3[C@H]2CC(=CC3)C)(C)C
InChIKey
GOZGLSHDDOJPJS-HZPDHXFCSA-N

Fiche machine-lisible (JSON)

Format d'ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

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