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CP 50,556-1Levonantradol

Cannabinoïde de synthèse de la famille des nantradols, lié au CB1, évalué en essais cliniques dans les années 1980.

Niveau de détail

C₂₇H₃₆ClNO₄

Avertissement réduction des risques

Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.

Fiche signalétique

Nomenclature

Nom courant
Levonantradol
Nom IUPAC
[(6S,6aR,9R,10aR)-9-hydroxy-6-methyl-3-[(2R)-5-phenylpentan-2-yl]oxy-5,6,6a,7,8,9,10,10a-octahydrophenanthridin-1-yl] acetate;hydrochloride
Autres noms
Levonantradol HCl · Levonantradol hydrochloride · CP-50556-1 · CP 50556-1 hydrochloride · DA-52090

Identifiants

Formule
C₂₇H₃₆ClNO₄
Masse molaire
474,00 g/mol
InChIKey
NSOGAHPJIFTUHV-YINRMENDSA-N

Statut légal

Statut
Non listé
Voir le cadre légal

Mis à jour le

Récepteurs et activité

  1. CB1Agoniste90 sur 100

    Ki 2,9 nM sur le CB1 de rat, déplacement de [3H]SR141716A (valeur répertoriée par ChEMBL, issue de Han et coll., 2013)

La longueur d'une barre donne la force relative de l'interaction, à titre indicatif.

Signature subjective

Apaisement
55 sur 100
Détente du corps et de l'esprit ; baisse du bruit mental sans somnolence marquée.
Clarté
10 sur 100
Attention soutenue et pensée claire ; lucidité fonctionnelle, pas d'euphorie.
High
5 sur 100
Euphorie et intensité sensorielle ; perception du temps et de l'espace modifiée.
Appétit
10 sur 100
Stimulation de la faim et de l'appréciation gustative (effet « munchies »).
Repos
25 sur 100
Effet sédatif rapporté dans la littérature : endormissement facilité, phases de repos profond plus continues.
Estimation éditoriale, non clinique.

Pharmacologie

Le levonantradol (CP 50,556-1) est un cannabinoïde de synthèse de la famille des nantradols, dont l'énantiomère lévogyre est la forme active. Chez la souris, par voie intraveineuse, il est actif entre 0,123 et 1,5 mg/kg, alors que l'énantiomère dextrogyre est inactif (Little et coll., 1988). Il présente une affinité (Ki) de 2,9 nM pour le CB1 de rat, valeur répertoriée par ChEMBL. Testé chez des patients en chimiothérapie et en douleur postopératoire dans les années 1980, il a notamment entraîné somnolence, vertiges, hypotension et douleur au point d'injection ; aucune donnée sur un usage hors cadre médical n'est publiée dans les sources consultées.

Sources clés.

Histoire

Provenance
Le levonantradol (CP 50,556-1) est un cannabinoïde de synthèse de la famille des nantradols, structurellement nouveau et apparenté aux cannabinoïdes (Milne et coll., 1979). Il forme une paire d'énantiomères avec le dextronantradol, qui est inactif chez la souris (Little et coll., 1988). Une source encyclopédique attribue son développement au laboratoire Pfizer (repère tertiaire, Wikipédia) ; aucune source primaire consultée ne le confirme.
Première description
Les plus anciennes publications retrouvées sur le nantradol datent de 1979 (Milne et coll., 1979). L'année de première synthèse du levonantradol n'est pas établie dans les sources consultées.

Origine (recherche pharmaceutique → marché illicite)

Aucune voie de biosynthèse : composé de synthèse chimique de la famille des octahydrophénanthridines, sans équivalent naturel publié dans les sources consultées.

Classification structurelle

Octahydrophénanthridine : un squelette tricyclique azoté portant un acétate phénolique, un éther 5-phénylpentan-2-yle sur le cycle aromatique et un hydroxyle sur le cycle cyclohexane. Ce cyclohexane porte son hydroxyle en position 3 par rapport au point d'attache à l'aryle, motif des cyclohexylphénols de la famille CP, mais le composé n'est pas un tétrahydrocannabinol. Une synthèse asymétrique et la confirmation de l'architecture tridimensionnelle de son noyau par RMN et calcul ont été publiées en 2013 (Sheshenev et coll., 2013).

Pharmacocinétique

Seul le désacétyl-levonantradol est détecté dans le plasma, en raison d'une désacétylation rapide in vivo (Shepard, 1981). Chez l'humain, ses concentrations plasmatiques vont de moins de 5 à 51 ng/mL pour des doses de 0,25 à 3,0 mg ; une bonne absorption orale est suggérée par des concentrations et une activité clinique comparables obtenues à des doses presque identiques par voie orale et intramusculaire (Shepard, 1981). Chez l'animal, le pic du désacétyl-levonantradol survient entre 1 et 2 heures, sa demi-vie d'élimination est de 1 à 2 heures, et la voie orale exige une dose environ dix fois supérieure pour un niveau plasmatique équivalent, ce qui indique un métabolisme de premier passage important (Shepard, 1981). Aucune demi-vie humaine n'est publiée dans les sources consultées.

Métabolisme

La désacétylation est la transformation principale décrite : l'ester acétique du levonantradol est hydrolysé in vivo en désacétyl-levonantradol, seul composé détecté dans le plasma (Shepard, 1981). Ce métabolite inhibe, comme le composé parent, l'adénylate cyclase dans des membranes de neuroblastome (Howlett et Fleming, 1984). Les voies oxydatives et les métabolites secondaires ne sont pas décrits dans les sources consultées.

Toxicologie et risques

Les données humaines proviennent d'essais cliniques des années 1980, menés chez des patients atteints de cancer et chez des patients opérés. Dans un essai de phase I portant sur 34 patients, les effets indésirables les plus fréquents sont les vertiges (65 %), une sensation de brûlure ou un érythème au point d'injection (48 %), une sédation légère (44 %), une hypotension orthostatique (37 %), une dysphorie (29 %) et une rétention urinaire (10 %) ; la rétention urinaire marquée est survenue chez 3 patients sur 7 à la dose la plus élevée de l'essai (Tyson et coll., 1985). Dans un essai en double aveugle portant sur 26 patients, 91,7 % des patients sous levonantradol ont signalé au moins un effet indésirable, surtout somnolence et vertiges (Citron et coll., 1985). Dans un essai contrôlé contre placebo portant sur 20 patients, les effets psychomimétiques étaient légers et les effets limitants étaient la somnolence et l'hypotension (Stambaugh et coll., 1984). Un autre essai rapporte des effets affectifs majeurs chez 6 patients sur 23 et une douleur au point d'injection chez 13 patients, ses auteurs déconseillant son usage comme antiémétique (Joss et coll., 1982). Dans l'essai de douleur postopératoire, 23 patients sur 40 traités ont signalé au moins un effet indésirable, la somnolence étant la plus fréquente (Jain et coll., 1981). Aucune posologie de référence n'est établie : les doses de ces essais anciens ne doivent pas être transposées hors du cadre médical, et aucune donnée sur l'usage récréatif n'est publiée dans les sources consultées.

Détection et analyse

Le dosage plasmatique repose sur une chromatographie liquide haute performance avec détection électrochimique, méthode spécifique, appliquée au levonantradol et à son dérivé désacétylé (Shepard, 1981). Aucune méthode publiée de détection urinaire ou de dépistage toxicologique n'a été retrouvée dans les sources consultées.

Références

  1. Little et coll., stéréosélectivité de cannabinoïdes structurellement nouveaux chez la souris, J Pharmacol Exp Ther 1988 (nouvel onglet)PMID 2849657
  2. Howlett et Fleming, inhibition de l'adénylate cyclase dans des membranes de neuroblastome, Mol Pharmacol 1984 (nouvel onglet)PMID 6092901
  3. Han et coll., utilité thérapeutique des agonistes sélectifs du CB2, J Med Chem 2013 (nouvel onglet)PMID 23865723
  4. Shepard, pharmacocinétique du levonantradol chez l'animal et l'humain, J Clin Pharmacol 1981 (nouvel onglet)PMID 7298868
  5. Tyson et coll., essai de phase I du levonantradol dans les nausées induites par la chimiothérapie, Am J Clin Oncol 1985 (nouvel onglet)PMID 4083271
  6. Citron et coll., efficacité antiémétique du levonantradol comparée au delta-9-THC, Cancer Treat Rep 1985 (nouvel onglet)PMID 2981616
  7. Joss et coll., levonantradol, antiémétique à taux élevé d'effets indésirables, Cancer Chemother Pharmacol 1982 (nouvel onglet)PMID 7139853
  8. Stambaugh et coll., évaluation de doses croissantes de levonantradol intramusculaire, J Clin Pharmacol 1984 (nouvel onglet)PMID 6392353
  9. Jain et coll., levonantradol intramusculaire et placebo dans la douleur postopératoire aiguë, J Clin Pharmacol 1981 (nouvel onglet)PMID 7028791
  10. Sheshenev et coll., synthèse asymétrique et analyse structurale du levonantradol, Chem Commun 2013 (nouvel onglet)PMID 23535893
  11. Milne et coll., activité analgésique stéréospécifique du nantradol, NIDA Res Monogr 1979 (nouvel onglet)PMID 121368
  12. ANSM, liste consolidée des stupéfiants, mise à jour du 16 février 2026 (nouvel onglet)
  13. INCB, Green List 2026 (conventions de 1971) (nouvel onglet)
  14. PubChem, CID 5361880 (chlorhydrate de levonantradol) (nouvel onglet)
  15. ChEMBL, CHEMBL2111116 (données d'activité CB1) (nouvel onglet)
  16. Wikipédia, Levonantradol (repère tertiaire) (nouvel onglet)

Données structurées

SMILES
C[C@H]1[C@@H]2CC[C@H](C[C@H]2C3=C(N1)C=C(C=C3OC(=O)C)O[C@H](C)CCCC4=CC=CC=C4)O.Cl
InChIKey
NSOGAHPJIFTUHV-YINRMENDSA-N

Fiche machine-lisible (JSON)

Format d'ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

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