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Phytocannabinoïde majeur

Non listé

CBCV

Cannabichroménovarine

2-methyl-2-(4-methylpent-3-enyl)-7-propylchromen-5-ol

Alias.CBCV · Cannabichromevarin · Cannabivarichromene

Homologue propyle du cannabichromène, isolé du cannabis thaïlandais en 1975.

Niveau de détail

Identifiants

Formule
C₁₉H₂₆O₂
Masse molaire
286.40 g·mol⁻¹
CAS
57130-04-8
PubChem CID
6451726
Première description
Isolée en 1975 par Shoyama et ses collaborateurs à partir du cannabis thaïlandais « Meao variant », en même temps que la cannabigérovarine, et identifiée comme l'homologue à chaîne propyle du cannabichromène.
Origine
Cannabis sativa L. : homologue propyle du cannabichromène, isolé de la variété thaïlandaise « Meao variant ».
InChIKey
AAXZFUQLLRMVOG-UHFFFAOYSA-N

En clair

La cannabichroménovarine est la version « courte » du cannabichromène : sa chaîne latérale compte trois carbones au lieu de cinq. Présente en très petite quantité dans certaines variétés, elle n'est pas psychoactive et reste peu étudiée.

Récepteurs et activité

  • CB1
    aucune constante d'affinité publiéeModulateur
  • CB2
    profil supposé par analogie avec le CBC, non vérifié sur le CBCVAgoniste partiel
  • Agoniste
  • Agoniste partiel
  • Antagoniste
  • Modulateur
  • Agoniste inverse

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Signature subjective

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  • Apaisement
    45
  • Clarté
    40
  • Sommeil
    25
  • Appétit
    20
  • High
    10

Estimation éditoriale, non clinique.

Pharmacologie

La cannabichroménovarine (CBCV) est l'homologue à chaîne propyle du cannabichromène, isolée en 1975 par Shoyama et ses collaborateurs à partir du cannabis thaïlandais « Meao variant », en même temps que la cannabigérovarine. Elle appartient à la série varinique du chanvre, issue de l'acide divarinolique plutôt que de l'acide olivétolique. Sa pharmacologie propre reste très peu documentée : aucune affinité mesurée pour les récepteurs CB1 ou CB2 n'est publiée. L'étude de référence sur la série CBC a montré que le CBCV est bien absorbé et pénètre le cerveau chez la souris, mais qu'à la différence du CBC, du CBCA et du CBCVA testés dans les mêmes conditions, il n'a pas relevé le seuil de déclenchement des crises dans un modèle murin du syndrome de Dravet. Cette absence d'effet, mesurée et non supposée, distingue le CBCV du reste de sa famille.

Voie biosynthétique

Voie biosynthétique : le CBCV provient de la série varinique, initiée par l'acide divarinolique au lieu de l'acide olivétolique. La condensation avec le pyrophosphate de géranyle conduit à l'acide cannabigérovarinique, que la CBCA synthase cyclise en acide cannabichroménovarinique (CBCVA). La décarboxylation de ce dernier, sous l'effet de la chaleur ou du vieillissement, libère le CBCV.

Classification structurelle

Classe
Phytocannabinoïde majeur
Origine
Cannabis sativa L. : homologue propyle du cannabichromène, isolé de la variété thaïlandaise « Meao variant ».
Statut
Non listé

Phytocannabinoïde de type cannabichromène (noyau 2H-chromène), homologue à chaîne propyle (C3) du CBC. La chaîne latérale compte trois carbones au lieu des cinq du cannabichromène, ce qui la rattache à la série varinique des cannabinoïdes du chanvre.

Pharmacocinétique

Chez la souris, après administration intrapéritonéale, le CBCV est bien absorbé et pénètre substantiellement dans le cerveau : les rapports cerveau sur plasma mesurés pour l'ensemble de la série CBC s'échelonnent de 0,2 à 5,8 (Anderson et coll., 2021). Aucune donnée pharmacocinétique humaine n'est disponible.

Métabolisme

Le métabolisme du CBCV n'est pas documenté spécifiquement. Par analogie avec le cannabichromène, dont le métabolite majeur a été caractérisé sur microsomes hépatiques humains, une prise en charge par les cytochromes P450 hépatiques est attendue, sans confirmation expérimentale pour l'homologue propyle.

Toxicologie et risques

Aucune étude de toxicologie dédiée au CBCV n'est publiée. Aucun événement indésirable humain ne lui est attribué, sa concentration dans la plante restant très faible.

Détection et analyse

Le CBCV se quantifie par chromatographie liquide ou gazeuse couplée à la spectrométrie de masse. Sa masse et son temps de rétention le distinguent du cannabichromène, dont il ne diffère que par deux carbones de chaîne latérale.

Références

  1. 1.Shoyama et coll., cannabichroménovarine et cannabigérovarine, deux nouveaux homologues propyle du cannabichromène et du cannabigérol, Chemical and Pharmaceutical Bulletin 1975DOI 10.1248/cpb.23.1894
  2. 2.Anderson et coll., le cannabichromène, les phytocannabinoïdes apparentés et le 5-fluoro-cannabichromène ont des propriétés anticonvulsivantes dans un modèle murin du syndrome de Dravet, ACS Chemical Neuroscience 2021PMID 33395525
  3. 3.PubChem CID 6451726 : cannabichroménovarine (identifiants)

Données structurées

InChIKey
AAXZFUQLLRMVOG-UHFFFAOYSA-N
SMILES
CCCC1=CC(=C2C=CC(OC2=C1)(C)CCC=C(C)C)O
Formule
C19H26O2
Masse molaire
286.40 g·mol⁻¹
CAS
57130-04-8
PubChem CID
6451726
Fiche machine-lisible (JSON)

Format d’ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

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