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CBCNCannabichromanone

Cannabinoïde de trace à noyau chromanone, en C20, d'origine non établie ; aucune affinité connue pour les récepteurs cannabinoïdes.

Niveau de détail

C₂₀H₂₈O₄

CID 25105340

Famille
PhytocannabinoïdeMineur
Origine
Origine non établie
Masse molaire
332,40 g/mol

Mis à jour le

En clair

La cannabichromanone est un cannabinoïde très rare, trouvé d'abord dans du haschich en 1975 puis dans des fleurs de cannabis riches en THC. On ne sait pas comment elle se forme. Aucune étude n'a mesuré son action sur les récepteurs cannabinoïdes.

Récepteurs et activité

    La longueur de la barre suit la valeur mesurée (Ki, Kd, CE50 ou CI50), sur une même échelle pour toutes les fiches, de 100 µM à 0,1 nM. Une cible sans valeur citée n'a pas de barre.

    Effets mesurés

    Non caractérisé. Aucun essai humain contrôlé contre placebo n'a mesuré les effets de CBCN : aucun niveau n'est donc affiché.

    Niveaux calculés à partir d'essais humains contrôlés contre placebo : écart au placebo sur 100, à la dose et par la voie indiquées. Lire la méthode

    Pharmacologie

    La cannabichromanone (CBCN) a été décrite en 1975 par Friedrich-Fiechtl et Spiteller dans du haschich afghan, puis réisolée en 2008 de sommités de cannabis à forte teneur en Δ9-THC par Ahmed et al., qui l'ont nommée cannabichromanone A et ont décrit trois dérivés nouveaux, les cannabichromanones B, C et D. Son noyau chroman-4-one porte une chaîne 3-oxobutyle et compte vingt carbones au lieu des vingt et un habituels ; le stéréocentre en 3 est (S). Son origine, enzymatique ou par dégradation, n'est pas établie. Aucune affinité pour les récepteurs CB1 ou CB2 n'a été mesurée. Dans le seul criblage publié (Ahmed 2008), les quatre cannabichromanones n'ont montré aucune activité antimicrobienne ; la cannabichromanone A a inhibé faiblement Plasmodium falciparum in vitro (CI50 de 3,7 et 3,8 µg/mL selon la souche), les quatre composés ont eu une activité modérée contre Leishmania (CI50 de 9,0 à 14,0 µg/mL), et toutes ont donné un signal fort dans un test qualitatif au DPPH sur plaque.

    Histoire

    Provenance
    Isolée du haschich (1975) puis de cannabis à forte teneur en Δ9-THC (2008) ; origine non établie
    Première description
    Décrite en 1975 par Friedrich-Fiechtl et Spiteller à partir de haschich afghan, avec le cannabifurane, le déhydrocannabifurane et l'OTHC (Radwan 2021). En 2008, Ahmed et al. (Université du Mississippi) l'ont réisolée de sommités de cannabis à forte teneur en Δ9-THC, sous le nom de cannabichromanone A, avec trois nouveaux dérivés, les cannabichromanones B, C et D, et ont publié ses données spectroscopiques complètes et sa configuration absolue.

    Voie biosynthétique

    Aucune voie de formation, enzymatique ou non, n'a été établie ; aucune source consultée ne la rattache à une oxydation du CBC.

    Classement

    Famille, origine et vérification des sources

    Famille

    Phytocannabinoïde › Mineur

    Présence dans la plante

    Présent dans la plante ; origine non établie

    Chimie

    Divers · chaîne latérale en C5 · forme neutre

    Vérification

    Chaque donnée de la fiche a été vérifiée contre ses sources primaires le 20 octobre 2026.

    Wikipédia (anglais)

    Pas d'article dédié.

    Classification structurelle

    Classée parmi les cannabinoïdes « divers » (Radwan 2021) : noyau chroman-4-one 2,2-diméthylé portant un hydroxyle en 5, une chaîne pentyle en 7 et une chaîne 3-oxobutyle en 3 ; formule en C20 (C20H28O4, établie par SMHR), et non en C21. Le stéréocentre en 3 a été assigné (S) par dichroïsme circulaire, pour un échantillon lévogyre ([α]D −25) (Ahmed 2008). Les cannabichromanones B, C et D sont des composés distincts ; un homologue en C3 (CBCN-C3) est aussi décrit (Radwan 2021).

    Pharmacocinétique

    Aucune donnée pharmacocinétique n'est publiée pour la cannabichromanone, chez l'animal comme chez l'humain.

    Métabolisme

    Les voies métaboliques de la cannabichromanone ne sont pas documentées dans la littérature.

    Toxicologie et risques

    Aucune étude de toxicologie n'a été trouvée.

    Détection et analyse

    Isolée par chromatographie liquide semi-préparative en phase C18 ; structure établie par RMN et spectrométrie de masse haute résolution, configuration absolue par dichroïsme circulaire électronique (Ahmed 2008). L'analyse des esters de Mosher n'a servi que pour la cannabichromanone B. Dans une étude de profilage d'un extrait de cannabis chauffé, la cannabichromanone D figure parmi les candidats isobares d'un signal à m/z 329 (Lewis 2017), sans identification formelle.

    Références

    Identifiants

    Nomenclature

    Nom courant
    Cannabichromanone
    Nom IUPAC
    (3S)-5-hydroxy-2,2-dimethyl-3-(3-oxobutyl)-7-pentyl-3H-chromen-4-one
    Autres noms
    cannabichromanone A · CBCN-C5

    Identifiants

    Formule
    C₂₀H₂₈O₄
    InChIKey
    NHZMSIOYBVIOAF-OAHLLOKOSA-N
    SMILES
    CCCCCC1=CC(=C2C(=C1)OC([C@@H](C2=O)CCC(=O)C)(C)C)O

    Fiche machine-lisible (JSON)

    Format d'ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

    Compléter cette fiche

    Cette fiche n'a pas encore d'image. Chaque proposition est relue avant publication.