CBD et dopage : le point sur la liste AMA 2026
Le CBD est retiré de la liste des substances interdites de l'Agence Mondiale Antidopage depuis 2018. Tous les autres cannabinoïdes, dont le THC, restent interdits en compétition, avec un seuil de détection urinaire fixé à 150 ng/mL par l'AMA. La confusion entre CBD et THC persiste pourtant chez les sportifs.

Sommaire
Depuis quand le CBD est-il autorisé pour les sportifs ?
Le CBD ne figure plus sur la liste des substances interdites de l'Agence Mondiale Antidopage depuis 2018. Le récapitulatif des modifications de la liste entrée en vigueur le 1ᵉʳ janvier 2018 indique que le cannabidiol n'est plus interdit au titre de la section S8 « Cannabinoïdes ». Les autres cannabinoïdes restent, eux, interdits en compétition.
Depuis ce retrait, des sportifs utilisent le CBD ouvertement, notamment dans leur routine de récupération et de détente après l'effort. Ce retrait ne signifie pas pour autant que tout produit contenant du chanvre est sans risque pour un sportif licencié.
Pourquoi le THC reste-t-il interdit malgré le retrait du CBD ?
La section S8 de la liste des interdictions de l'AMA interdit en compétition tous les cannabinoïdes, dont le THC, et ne fait exception que pour le cannabidiol. Cette distinction tient aux effets psychoactifs du THC, absents du CBD, qui justifient un traitement réglementaire différent.
L'AMA fixe pour le THC un seuil de détection urinaire de 150 ng/mL. C'est le seul cannabinoïde assorti d'un seuil urinaire. Un sportif consommant un produit CBD mal étiqueté, contenant plus de THC que ce qu'indique son étiquette, s'expose donc à un risque de contrôle positif, même sans intention de dopage.
Comment un sportif peut-il limiter le risque de contrôle positif ?
Le choix du produit reste le premier levier de prudence pour un sportif licencié. Privilégier des produits accompagnés d'un certificat d'analyse indépendant, qui confirme une teneur en THC conforme à la réglementation française, réduit sensiblement le risque d'exposition involontaire.
Les produits à spectre complet, qui conservent des traces de THC, et ceux à large spectre, dont le THC est retiré mais qui gardent d'autres cannabinoïdes, exposent à un risque plus élevé que les produits en isolat de CBD. L'Agence française de lutte contre le dopage rappelle que certaines huiles ou extraits à base de CBD peuvent contenir d'autres cannabinoïdes, eux interdits en compétition. Un sportif soumis à des contrôles antidopage a donc intérêt à privilégier la traçabilité avant toute autre considération.
Notre article sur le padel et la récupération post-match applique la même prudence à un rituel de récupération sportive.
Ce cadre s'applique-t-il à tous les sports ?
Ce cadre antidopage concerne les sportifs soumis au code mondial antidopage, dans les disciplines et compétitions qui l'appliquent. Certaines fédérations spécifiques, comme la Fédération Équestre Internationale pour les chevaux, appliquent des règles distinctes et plus strictes, qui interdisent le CBD lui-même. Notre article sur le CBD et le cheval en compétition détaille ce cas particulier.
Un sportif amateur non soumis à contrôle n'a pas cette contrainte réglementaire, mais la vigilance sur la qualité et la traçabilité des produits reste recommandée dans tous les cas.
Questions fréquentes
Le CBD est-il considéré comme un produit dopant ?
Non, le CBD ne figure plus sur la liste des substances interdites de l'AMA depuis 2018. Ce n'est pas le cas des autres cannabinoïdes, dont le THC, qui restent interdits en compétition.
Un sportif peut-il être positif au THC en consommant du CBD ?
Oui, si le produit contient plus de THC que ce qu'indique son étiquette. Le seuil de détection urinaire fixé par l'AMA est de 150 ng/mL, un seuil que peuvent atteindre des produits mal tracés.
Le CBD est-il autorisé dans tous les sports professionnels ?
Le retrait de 2018 concerne les sportifs soumis au code mondial antidopage. Certaines fédérations, comme la FEI pour les chevaux, appliquent des règles distinctes qui interdisent toujours le CBD.
Rédigé par l'équipe Phytogrammes
Chaque article du journal s'appuie sur des sources primaires (ANSM, EFSA, EUR-Lex, publications à comité de lecture) et sur la pratique du laboratoire : analyses HPLC lot par lot, profils cannabinoïdes mesurés. Notre démarche.
Article publié le . Le CBD n’est pas un médicament.
Comment vérifier qu'un produit CBD est sans risque pour un sportif licencié ?
Le repère le plus fiable reste un certificat d'analyse indépendant confirmant une teneur en THC conforme à la réglementation. Il ne remplace pas un échange avec le médecin ou l'encadrement sportif.