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← Journal/Réglementation·13 juillet 2026·3 min de lecture

CBD et dopage : le point sur la liste AMA 2026

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Le CBD est retiré de la liste des substances interdites de l'Agence Mondiale Antidopage depuis 2018. Tous les autres cannabinoïdes, dont le THC, restent interdits en compétition, avec un seuil de détection urinaire fixé à 150 ng/mL par l'AMA. Ce point mérite d'être rappelé chaque saison, tant la confusion entre CBD et THC persiste chez les sportifs.

CBD et dopage : le point sur la liste AMA 2026

Depuis quand le CBD est-il autorisé pour les sportifs ?

Le CBD a été retiré de la liste des substances interdites de l'Agence Mondiale Antidopage depuis 2018, selon l'AMA elle-même. Cette décision distingue clairement le cannabidiol des autres cannabinoïdes, qui restent, eux, soumis à interdiction en compétition.

Ce retrait a ouvert la voie à un usage assumé du CBD dans le sport, notamment autour de la récupération et de la détente après l'effort. Il ne signifie pas pour autant que tout produit contenant du chanvre est sans risque pour un sportif licencié.

Pourquoi le THC reste-t-il interdit malgré le retrait du CBD ?

Tous les autres cannabinoïdes, dont le THC, restent interdits en compétition, selon l'AMA. Cette distinction s'explique par les effets psychoactifs propres au THC, absents du CBD, qui justifient un traitement réglementaire différent entre les deux molécules.

Le seuil de détection urinaire du THC fixé par l'AMA est de 150 ng/mL, selon l'agence. Un sportif consommant un produit CBD mal étiqueté, contenant plus de THC que ce qu'indique son étiquette, s'expose donc à un risque réel de contrôle positif, même sans intention de dopage.

Comment un sportif peut-il limiter le risque de contrôle positif ?

Le choix du produit reste le premier levier de prudence pour un sportif licencié. Privilégier des produits accompagnés d'un certificat d'analyse indépendant, qui confirme une teneur en THC conforme à la réglementation française, réduit sensiblement le risque d'exposition involontaire.

Les produits à large spectre ou à spectre complet, qui conservent des traces de THC, exposent à un risque plus élevé que les produits en isolat de CBD. Un sportif soumis à des contrôles antidopage a donc intérêt à privilégier la traçabilité avant toute autre considération.

Notre article sur le padel et la récupération post-match aborde cette même logique de prudence appliquée à un rituel de récupération sportive.

Ce cadre s'applique-t-il à tous les sports ?

Ce cadre antidopage concerne les sportifs soumis au code mondial antidopage, dans les disciplines et compétitions qui l'appliquent. Certaines fédérations spécifiques, comme la Fédération Équestre Internationale pour les chevaux, appliquent des règles distinctes et plus strictes, qui interdisent le CBD lui-même. Notre article sur le CBD et le cheval en compétition détaille ce cas particulier.

Un sportif amateur non soumis à contrôle n'a pas cette contrainte réglementaire, mais la vigilance sur la qualité et la traçabilité des produits reste recommandée dans tous les cas.

Questions fréquentes

Non, le CBD est retiré de la liste des substances interdites de l'AMA depuis 2018. Ce n'est pas le cas des autres cannabinoïdes, dont le THC, qui restent interdits en compétition.

Oui, si le produit contient plus de THC que ce qu'indique son étiquette. Le seuil de détection urinaire fixé par l'AMA est de 150 ng/mL, un seuil que peuvent atteindre des produits mal tracés.

Le retrait de 2018 concerne les sportifs soumis au code mondial antidopage. Certaines fédérations, comme la FEI pour les chevaux, appliquent des règles distinctes qui interdisent toujours le CBD.

Le repère le plus fiable reste un certificat d'analyse indépendant confirmant une teneur en THC conforme à la réglementation. Il ne remplace pas un échange avec le médecin ou l'encadrement sportif du sportif.


Rédigé par l'équipe Phytogrammes

Chaque article du journal s'appuie sur des sources primaires (ANSM, EFSA, EUR-Lex, publications à comité de lecture) et sur la pratique du laboratoire : analyses HPLC lot par lot, profils cannabinoïdes mesurés. Notre démarche.

Article publié le . Le CBD n’est pas un médicament.

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