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THC-C1Tétrahydrocannabiorcol

Homologue méthyle (C1) du THC, signalé à l'état de traces : sans activité agoniste CB1 ni CB2, il active les canaux TRPA1 et TRPV2 en laboratoire.

Niveau de détail

Avertissement réduction des risques

Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.

C₁₇H₂₂O₂

CAS 22972-65-2

Famille
PhytocannabinoïdeMineur
Origine
Identification provisoire
Masse molaire
258,35 g/mol

Mis à jour le

En clair

Le tétrahydrocannabiorcol est un cousin très minoritaire du THC : sa chaîne latérale ne compte qu'un seul carbone au lieu de cinq. Il a été signalé à l'état de traces dans le haschisch, la marijuana et le pollen des plants mâles. En laboratoire, il n'active pas les récepteurs CB1 et CB2 sur lesquels agit le THC, mais il active plusieurs canaux TRP ; ses effets chez l'humain n'ont pas été étudiés.

Récepteurs et activité

Réseau des cibles

TRPA1Agonisteaucune valeur chiffrée
  • Active

Plus la valeur citée est faible, plus la cible est proche de THC-C1 : un anneau tous les facteurs 100. Une cible sans valeur chiffrée reste sur le bord.

Où vivent ces cibles

Où chaque cible a été trouvée chez l’humain, d’après les études citées. La carte montre la cible, pas un effet de THC-C1.

Cerveau, coupe de profil
Corps, de face
Sang

TRPA1TRPA1 trouvé dans 4 régions du corps

  1. Ganglions sensitifsprésentNeurones des ganglions rachidiens1
  2. Moelle épinièreprésentMotoneurones de la moelle épinière1
  3. IntestinprésentNeurones du plexus myentérique intestinal1
  4. PeauprésentKératinocytes basaux de la peau1

Valeurs citées

  1. TRPA1Agonisteaucune valeur mesurée citée
  2. TRPV2Agonisteaucune valeur mesurée citée
  3. TRPV1Agonisteaucune valeur mesurée citée
La longueur de la barre suit la valeur mesurée (Ki, Kd, CE50 ou CI50), sur une même échelle pour toutes les fiches, de 100 µM à 0,1 nM. Une cible sans valeur citée n'a pas de barre.

Pharmacologie

Le tétrahydrocannabiorcol (Δ9-THC-C1) est l'homologue méthyle du Δ9-THC : même squelette benzo[c]chromène de configuration (6aR,10aR), mais une chaîne latérale d'un seul carbone en position 3. Il a été signalé par chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse dans le haschisch (Vree et coll. 1972), puis dans le pollen de plants mâles (Ross et coll. 2005), sans isolement de la plante. Andersson et coll. (Nature Communications, 2011) l'ont trouvé dépourvu d'activité agoniste sur les récepteurs CB1 et CB2 humains et le plus actif des cannabinoïdes criblés sur le canal TRPA1 humain exprimé en cellules HEK293, aussi puissant et efficace que l'isothiocyanate d'allyle, par un mécanisme non électrophile. Sur des neurones sensoriels de souris en culture, 20 µM ont déclenché une réponse calcique dans 38 % des neurones contre 3 % chez les souris privées de TRPA1, et l'injection intrathécale a produit chez la souris une antinociception dépendante du TRPA1. Il active directement le TRPA1 humain purifié (Moparthi et coll. 2014) ainsi que le TRPV2, dans la poche vanilloïde duquel il se loge, et le TRPV1 humain (Zhang et coll. 2022) ; ces activations se situent dans la gamme micromolaire. Aucune donnée humaine, aucune pharmacocinétique, aucun métabolisme et aucune étude de toxicologie n'ont été publiés : c'est un outil pharmacologique des canaux TRP, pas un cannabinoïde de consommation. En France, il entre dans la classe générique des dérivés du benzo[c]chromène créée par l'ANSM en 2024.

Histoire

Provenance
Cannabis sativa L. : identification tentative uniquement, par chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse, dans le haschisch (Vree et al. 1972), dans de la marijuana brésilienne (1973, d'après Radwan et al. 2021) et dans le pollen de plants mâles (Ross et al. 2005) ; la molécule n'a pas été isolée de la plante dans les sources consultées. Origine non établie. Les études pharmacologiques utilisent du composé de synthèse.
Première description
Identifié en 1972 par Vree, Breimer, van Ginneken et van Rossum, qui ont mis en évidence dans le haschisch, par chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse, les homologues à chaîne méthyle du THC, du CBD et du CBN. Il a ensuite été signalé dans un extrait de marijuana brésilienne (1973) et sa forme acide, l'acide Δ9-tétrahydrocannabiorcolique, a été identifiée par GC-MS dans des échantillons de cannabis (Radwan et al. 2021). En 2005, Ross, ElSohly et leurs collègues l'ont identifié parmi les 16 cannabinoïdes du pollen de plants mâles de Cannabis sativa. Les premières données pharmacologiques trouvées datent de 2011 (Andersson et al., Nature Communications).

Voie biosynthétique

Aucune voie de biosynthèse n'a été démontrée pour la série à chaîne méthyle (C1). La forme acide correspondante, l'acide Δ9-tétrahydrocannabiorcolique, a été identifiée par GC-MS dans des échantillons de cannabis (Radwan et al. 2021), mais ni l'unité de départ ni l'enzyme qui la formeraient n'ont été caractérisées.

Classement

Famille, origine et vérification des sources

Famille

Phytocannabinoïde › Mineur

Présence dans la plante

Identification provisoire, jamais isolé

Chimie

Type Δ9-THC · chaîne latérale en C1 · forme neutre

Vérification

Chaque donnée de la fiche a été vérifiée contre ses sources primaires le 20 octobre 2026.

Wikipédia (anglais)

Tetrahydrocannabiorcol (nouvel onglet)

Article apparié par la structure de la molécule (InChIKey), révision lue le 19 octobre 2026. Lu comme second avis, jamais cité comme source.

Classification structurelle

Cannabinoïde classique de type Δ9-THC (classification de Radwan et al. 2021, composé 8) : squelette benzo[c]chromène de configuration trans (6aR,10aR), identique à celle du Δ9-THC. Il appartient à la série à chaîne méthyle : la chaîne latérale en position 3 se réduit à un méthyle, contre un propyle pour le THCV, un butyle pour le THCB, un pentyle pour le THC et un heptyle pour le THCP. Ses homologues de série, signalés dans le même travail de 1972, sont le cannabidiorcol (CBD-C1) et le cannabiorcol (CBN-C1).

Pharmacocinétique

Aucune donnée de pharmacocinétique n'a été trouvée, ni chez l'humain ni chez l'animal. Les seules administrations in vivo trouvées sont des injections intrathécales chez la souris (Andersson et al. 2011), une voie qui ne renseigne ni sur l'absorption ni sur la distribution systémique.

Métabolisme

Aucune voie métabolique n'a été trouvée pour ce composé : ni enzyme de phase I ou II, ni métabolite identifié.

Toxicologie et risques

Aucune étude de toxicologie n'a été trouvée pour le tétrahydrocannabiorcol : pas de dose sans effet observé, pas de données d'exposition répétée, pas de cas clinique publié. Sa cible principale, le TRPA1, est un capteur des stimuli nocifs (Andersson et al. 2011). Les données humaines manquent.

Détection et analyse

La molécule a été mise en évidence par chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse (haschisch, 1972 ; pollen de plants mâles, 2005, par GC-FID et GC-MS). Sa masse moléculaire est inférieure de 56 unités à celle du Δ9-THC. Aucune méthode validée de dosage en matrice biologique n'a été trouvée pour ce composé.

Références

Identifiants

Nomenclature

Nom courant
Tétrahydrocannabiorcol
Nom IUPAC
(6aR,10aR)-3,6,6,9-tetramethyl-6a,7,8,10a-tetrahydrobenzo[c]chromen-1-ol
Autres noms
THCC · Δ9-THC-C1 · Δ9-tétrahydrocannabiorcol · delta1-tétrahydrocannabiorcol · THC-orcinol · C16

Identifiants

Formule
C₁₇H₂₂O₂
CAS
22972-65-2
InChIKey
WIDIPARNVYRVNW-CHWSQXEVSA-N
SMILES
CC1=C[C@@H]2[C@@H](CC1)C(OC3=C2C(=CC(=C3)C)O)(C)C

Fiche machine-lisible (JSON)

Format d'ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

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