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Serinolamide A

Lipide cannabinomimétique de cyanobactérie marine, affinité modérée pour le CB1.

Niveau de détail

C₂₃H₄₅NO₃

Avertissement réduction des risques

Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.

Fiche signalétique

Nomenclature

Nom IUPAC
(E)-N-[(2R)-1-hydroxy-3-methoxypropan-2-yl]-N-methyloctadec-4-enamide
Autres noms
(4E)-N-[(2R)-1-Hydroxy-3-methoxy-2-propanyl]-N-methyl-4-octadecenamide

Identifiants

Formule
C₂₃H₄₅NO₃
Masse molaire
383,60 g/mol
InChIKey
CJAVPRNATZCNLN-NBRGKURFSA-N

Classification

Statut légal

Statut
Non listé
Voir le cadre légal

Mis à jour le

Récepteurs et activité

  1. CB1Agoniste40 sur 100

    Ki 1,3 µM (Gutiérrez et coll., 2011), effet agoniste modéré rapporté par les auteurs

  2. CB2Modulateur5 sur 100

    IC50 supérieure à 10 µM (Gutiérrez et coll., 2011) ; aucune constante d'affinité publiée

La longueur d'une barre donne la force relative de l'interaction, à titre indicatif.

Signature subjective

Apaisement
15 sur 100
Détente du corps et de l'esprit ; baisse du bruit mental sans somnolence marquée.
Clarté
8 sur 100
Attention soutenue et pensée claire ; lucidité fonctionnelle, pas d'euphorie.
High
5 sur 100
Euphorie et intensité sensorielle ; perception du temps et de l'espace modifiée.
Appétit
5 sur 100
Stimulation de la faim et de l'appréciation gustative (effet « munchies »).
Repos
10 sur 100
Effet sédatif rapporté dans la littérature : endormissement facilité, phases de repos profond plus continues.
Estimation éditoriale, non clinique.

Pharmacologie

La sérinolamide A est une amide d'acide gras isolée en 2011 de la cyanobactérie marine Lyngbya majuscula, récoltée en Papouasie-Nouvelle-Guinée, par Gutiérrez et coll. Sa structure, qui rappelle celle de l'anandamide, a conduit ses auteurs à la présenter comme un lipide cannabinomimétique. Elle déplace un radioligand du récepteur CB1 humain avec une constante Ki de 1,3 µM, une affinité modérée que les auteurs jugent sélective pour ce récepteur, et elle ne déplace pas la moitié du radioligand du CB2 à 10 µM. Aucune donnée humaine ni pharmacocinétique n'est publiée, et une synthèse totale a été décrite en 2019.

Histoire

Provenance
Cyanobactérie marine Lyngbya majuscula, récoltée au large de la Nouvelle-Irlande (Papouasie-Nouvelle-Guinée) en 2005. Des sérinolamides ont également été décrits chez une cyanobactérie du genre Okeania collectée en mer Rouge (Petitbois et coll., 2017).
Première description
Isolée et décrite en 2011 par Gutiérrez et coll. (Scripps Institution of Oceanography, université de Californie à San Diego) à partir de Lyngbya majuscula. Sa structure a été établie par RMN et spectrométrie de masse haute résolution, et la configuration absolue du carbone C-20 (R) par dérivation chirale.

Origine (outil de recherche)

Aucune voie biosynthétique n'est démontrée expérimentalement. Les auteurs de l'isolement avancent une hypothèse : la chaîne grasse proviendrait d'une voie polykétide synthase (PKS), le motif sérinol de la sérine, et les groupes méthyle seraient introduits par des méthyltransférases dépendantes de la S-adénosylméthionine. Une synthèse totale publiée en 2019 prépare la molécule en laboratoire par une approche convergente (Ghotekar et coll., 2019).

Classification structurelle

Amide tertiaire monoinsaturée : une chaîne octadéc-4-énoyle (C18, double liaison de configuration E en position 4) est liée à un azote portant un groupe méthyle et un résidu dérivé de la sérinol, dont l'un des alcools est méthylé et l'autre libre. La molécule ne comporte ni cycle ni noyau aromatique. Les cyanobactéries marines produisent plusieurs amides d'acides gras capables d'imiter des endocannabinoïdes (Montaser et coll., 2012).

Pharmacocinétique

Aucune donnée pharmacocinétique n'est publiée pour la sérinolamide A, chez l'animal comme chez l'humain.

Métabolisme

Aucune donnée sur le métabolisme de la sérinolamide A n'est publiée.

Toxicologie et risques

Aucune étude de sécurité chez l'humain n'est publiée. In vitro, sur des cellules humaines de cancer du poumon (lignée H-460), la sérinolamide A s'est montrée cytotoxique : une survie cellulaire de 0 % à 50 µg/mL et de 60 % à 5 µg/mL (Gutiérrez et coll., 2011). Les auteurs évoquent, sans le démontrer, une explication par son éventuelle activité agoniste CB1.

Détection et analyse

L'identification repose sur la RMN (1H, 13C et 2D) et sur la spectrométrie de masse haute résolution, qui donne un ion [M+H]+ à m/z 384,3479 pour la formule C23H45NO3 (Gutiérrez et coll., 2011). Aucune méthode de détection dans des matrices biologiques n'est décrite dans les sources consultées.

Références

Données structurées

SMILES
CCCCCCCCCCCCC/C=C/CCC(=O)N(C)[C@H](CO)COC
InChIKey
CJAVPRNATZCNLN-NBRGKURFSA-N

Fiche machine-lisible (JSON)

Format d'ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

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