Nabitan
Analogue du delta-9-THC testé contre la douleur en 1978, sans supériorité sur le placebo.
C₃₅H₅₂N₂O₃
Avertissement réduction des risques
Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.
Fiche signalétique
Nomenclature
- Nom IUPAC
- [5,5-dimethyl-8-(3-methyloctan-2-yl)-2-prop-2-ynyl-3,4-dihydro-1H-chromeno[4,3-c]pyridin-10-yl] 4-piperidin-1-ylbutanoate
- Autres noms
- Nabitan [INN] · Nabitanum · Nabutan · Benzopyranoperidine · JO7BOR6B3O
Identifiants
- Formule
- C₃₅H₅₂N₂O₃
- Masse molaire
- 548,80 g/mol
- CAS
- 66556-74-9
- PubChem CID
- 39503(nouvel onglet)
- InChIKey
- MCVPMHDADNVRKF-UHFFFAOYSA-N
Classification
- Famille
- Modulateur ECS (recherche)
Mis à jour le
Récepteurs et activité
- CB1Modulateuraucune constante d'affinité publiée5 sur 100
Signature subjective
- Apaisement
- 10 sur 100
- Détente du corps et de l'esprit ; baisse du bruit mental sans somnolence marquée.
- Clarté
- 3 sur 100
- Attention soutenue et pensée claire ; lucidité fonctionnelle, pas d'euphorie.
- High
- 3 sur 100
- Euphorie et intensité sensorielle ; perception du temps et de l'espace modifiée.
- Appétit
- 3 sur 100
- Stimulation de la faim et de l'appréciation gustative (effet « munchies »).
- Repos
- 5 sur 100
- Effet sédatif rapporté dans la littérature : endormissement facilité, phases de repos profond plus continues.
Pharmacologie
Nabitan, aussi appelé benzopyranoperidine, est un analogue du delta-9-THC décrit dans la littérature clinique. Un essai croisé en double aveugle publié en 1978 a comparé, chez 35 patients atteints de douleurs cancéreuses, deux doses orales, 2 et 4 mg, à la codéine (60 et 120 mg) et au placebo : la molécule n'a pas été plus efficace que le placebo, et la perception de la douleur paraissait même augmentée à ces deux doses. La revue systématique de 2001 (Campbell et coll.) rapporte la même absence de supériorité sur le placebo. Aucune constante d'affinité pour les récepteurs CB1 ou CB2 n'est publiée dans les sources consultées, et aucune donnée pharmacocinétique ni de sécurité chez l'homme n'y a été retrouvée.
Sources clés.
- Jochimsen et coll., effet de la benzopyranoperidine sur la douleur, essai croisé en double aveugle, Clin Pharmacol Ther, 1978 (nouvel onglet)PMID 354840
- Campbell et coll., revue systématique des cannabinoïdes dans la douleur, BMJ, 2001 (nouvel onglet)PMID 11440935
- PubChem, notice du composé nabitan (CID 39503) (nouvel onglet)
- ChEMBL, fiche CHEMBL2110593 (stade clinique maximal) (nouvel onglet)
- ANSM, liste consolidée des substances classées comme stupéfiants (mise à jour du 16 février 2026) (nouvel onglet)
- ANSM, décision du 22 mai 2024 modifiant la liste des substances classées comme stupéfiants (nouvel onglet)
- INCB, Green List 2026 (tableaux des conventions de 1961 et 1971) (nouvel onglet)
Histoire
- Provenance
- Présentée comme un analogue du delta-9-THC dans la littérature clinique de 1978 (Jochimsen et coll.), et rangée parmi les cannabinoïdes étudiés par la revue de 2001 (Campbell et coll.). Aucune source consultée ne la signale dans une plante.
- Première description
- Aucune date de découverte n'est publiée dans les sources consultées. L'étude clinique la plus ancienne retrouvée sous le nom benzopyranoperidine date de 1978 (Jochimsen et coll.). ChEMBL classe la molécule au stade maximal de phase II clinique.
Origine (outil de recherche)
Aucune voie de biosynthèse n'est connue dans les sources consultées. Obtenue par synthèse chimique, décrite ici par classe uniquement : dérivé benzopyrano-pyridinique du squelette tricyclique du THC.
Cadre légal
- Union européenne
Aucune mesure de contrôle harmonisée au niveau de l'Union européenne n'a été retrouvée pour cette molécule dans les sources consultées : le contrôle relève à ce stade des régimes nationaux. Aucune autorisation de mise sur le marché n'est documentée dans les sources consultées.
- France
Nabitan n'est nommé sous aucun de ses noms ou codes dans la liste consolidée des stupéfiants de l'ANSM (mise à jour du 16 février 2026). Il n'apparaît pas non plus dans le Green List 2026 de l'INCB. La clause générique du noyau benzo[c]chromène (décision ANSM du 22 mai 2024) est proche de sa structure, mais son cycle A contient un atome d'azote à la place d'un carbone du squelette : le texte ne permet pas de dire avec certitude si cette différence la laisse hors de la définition. Le statut français est donc signalé comme évolutif, sans classement affirmé.
Sources : EUR-Lex, UNODC, CND, ANSM, IUPHAR/BPS, ChEBI, EUDA. Notre méthode.
Classification structurelle
Benzopyrano-pyridine (chromeno[4,3-c]pyridine) : analogue azoté du squelette tricyclique du tétrahydrocannabinol, où le cycle A est une tétrahydropyridine N-propargylée. Le noyau aromatique porte une chaîne 1,2-diméthylheptyle, et son phénol est estérifié par l'acide 4-(pipéridin-1-yl)butanoïque.
Pharmacocinétique
Aucune donnée pharmacocinétique n'est publiée dans les sources consultées, ni chez l'homme ni chez l'animal.
Métabolisme
Aucune donnée de métabolisme n'est publiée dans les sources consultées. Aucune voie enzymatique ni aucun métabolite n'est documenté.
Toxicologie et risques
Dans l'essai de 1978, les doses orales de 2 et 4 mg n'ont pas été plus efficaces que le placebo, et la perception de la douleur paraissait augmentée ; aucune donnée de sécurité structurée n'est publiée dans les sources consultées. La revue de 2001 rapporte que, dans l'ensemble des essais de cannabinoïdes contre la douleur qu'elle analyse, les effets indésirables, surtout psychotropes, étaient fréquents, et que des effets dépresseurs sur le système nerveux central limitaient leur usage. Ces constats portent sur l'ensemble des cannabinoïdes testés, non sur cette molécule isolément.
Détection et analyse
Aucune méthode analytique dédiée n'a été retrouvée dans les publications indexées sur PubMed sous le nom benzopyranoperidine.
Références
- Jochimsen et coll., effet de la benzopyranoperidine sur la douleur, essai croisé en double aveugle, Clin Pharmacol Ther, 1978 (nouvel onglet)PMID 354840
- Campbell et coll., revue systématique des cannabinoïdes dans la douleur, BMJ, 2001 (nouvel onglet)PMID 11440935
- PubChem, notice du composé nabitan (CID 39503) (nouvel onglet)
- ChEMBL, fiche CHEMBL2110593 (stade clinique maximal) (nouvel onglet)
- ANSM, liste consolidée des substances classées comme stupéfiants (mise à jour du 16 février 2026) (nouvel onglet)
- ANSM, décision du 22 mai 2024 modifiant la liste des substances classées comme stupéfiants (nouvel onglet)
- INCB, Green List 2026 (tableaux des conventions de 1961 et 1971) (nouvel onglet)
Données structurées
- SMILES
- CCCCCC(C)C(C)C1=CC2=C(C3=C(CCN(C3)CC#C)C(O2)(C)C)C(=C1)OC(=O)CCCN4CCCCC4
- InChIKey
- MCVPMHDADNVRKF-UHFFFAOYSA-N
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