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PGE2-GEster glycéryle de la prostaglandine E2

Métabolite du 2-AG par la COX-2 : agoniste du récepteur P2Y6, pro-nociceptif chez l'animal.

Niveau de détail

C₂₃H₃₈O₇

CAS 37497-47-5

Famille
Endocannabinoïde ou apparentéEndocannabinoïdome
Masse molaire
426,50 g/mol

Mis à jour le

En clair

La PGE2-G n'est pas une molécule du chanvre : c'est un composé que le corps fabrique lui-même. Une enzyme de l'inflammation, la COX-2, transforme un endocannabinoïde naturel, le 2-AG, en cette petite molécule apparentée aux prostaglandines. Les travaux disponibles portent sur l'animal et sur des cellules isolées, et ils pointent vers un rôle dans la douleur et l'inflammation plutôt que vers un effet de type cannabinoïde.

Récepteurs et activité

Réseau des cibles

  • Active

Plus la valeur citée est faible, plus la cible est proche de PGE2-G : un anneau tous les facteurs 100. Une cible sans valeur chiffrée reste sur le bord.

Valeurs citées

  1. P2Y6AgonisteEC50 = 0 nM · humain100 sur 100

    Brüser et al. 2017, Sci Rep (nouvel onglet) · lectures fonctionnelles en systèmes hétérologue et endogène après criblage soustractif ; CE50 ≈ 1 pM, contre ≈ 50 nM pour l'UDP

  2. Récepteur prostanoïde EP2Agonisteaucune valeur mesurée citée

    Effet indirect : sur neutrophiles humains, l'inhibition des fonctions effectrices exige l'hydrolyse de la PGE2-G en PGE2, est prévenue par l'antagoniste EP1/EP2 AH-6809 mais non par l'antagoniste EP4 ONO-AE2-227, et n'est pas reproduite par un analogue non hydrolysable (Turcotte 2017). Aucune affinité propre de l'ester n'est publiée

La longueur de la barre suit la valeur mesurée (Ki, Kd, CE50 ou CI50), sur une même échelle pour toutes les fiches, de 100 µM à 0,1 nM. Une cible sans valeur citée n'a pas de barre.

Pharmacologie

La PGE2-G illustre le point de rencontre entre le système endocannabinoïde et la voie des prostaglandines : lorsque la cyclo-oxygénase 2 est induite, elle oxygène le 2-arachidonoylglycérol aussi efficacement que l'acide arachidonique et détourne ainsi une partie du signal cannabinoïde vers une chimie prostanoïde (Kozak 2000). La molécule a sa pharmacologie propre : sur macrophages RAW264.7, elle mobilise le calcium, élève l'inositol trisphosphate et active la protéine kinase C puis ERK1/2, là où la PGE2 elle-même ne mobilise pas le calcium, et ces réponses ne dépendent pas de son hydrolyse (Nirodi 2004). En 2017, le récepteur nucléotidique P2Y6 a été identifié comme cible spécifique, avec une CE50 d'environ 1 pM contre environ 50 nM pour son ligand naturel l'UDP (Brüser 2017). Chez le rongeur, la PGE2-G est présente de façon endogène, ses taux chutent sous inhibition de la COX-2, et son administration intraplantaire provoque une allodynie mécanique et une hyperalgésie thermique ; un cocktail d'antagonistes des récepteurs prostanoïdes n'abolit que partiellement ces effets, ce qui conduit les auteurs à parler d'un « interrupteur enzymatique » par lequel la COX-2 convertit le 2-AG, antinociceptif, en un prostanoïde pro-nociceptif (Hu 2008). Sur neutrophiles humains isolés, à l'inverse, l'effet inhibiteur observé exige l'hydrolyse en PGE2 et passe par le récepteur EP2 (Turcotte 2017). Les données humaines in vivo manquent : il n'existe ni essai clinique, ni pharmacologie descriptive chez l'être humain, et aucun bénéfice thérapeutique n'est établi.

Histoire

Provenance
Métabolite endogène des mammifères, absent du chanvre : la molécule ne se forme pas dans la plante Cannabis sativa mais dans les cellules animales, lorsque la cyclo-oxygénase 2 oxygène le 2-arachidonoylglycérol, l'endocannabinoïde le plus abondant de l'organisme. Sa production a été observée dans des macrophages en culture (Kozak 2000) et sa présence endogène établie chez le rat, où les taux diminuent sous inhibition de la COX-2 comme sous inhibition de la monoacylglycérol lipase, et ne sont pas modifiés par une inflammation induite par le carraghénane (Hu 2008).
Première description
La voie a été mise au jour en 2000 par Kevin Kozak, Scott Rowlinson et Lawrence Marnett, à l'université Vanderbilt : la cyclo-oxygénase 2 oxygène le 2-arachidonoylglycérol aussi efficacement que l'acide arachidonique et engendre l'ester glycérylique de la PGH2, point de départ d'une famille de prostaglandines glycéryliques, observée in vitro comme dans des macrophages en culture (Kozak 2000). La pharmacologie propre de la PGE2-G a été décrite en 2004 par Chaitanya Nirodi et ses collègues, dans le même laboratoire (Nirodi 2004). Ses effets nociceptifs chez le rat ont été rapportés en 2008 par Shu-Sheng Hu et son équipe (Hu 2008), et le récepteur P2Y6 a été proposé comme cible en 2017 par Antje Brüser, Torsten Schöneberg et leurs collaborateurs (Brüser 2017).

Voie biosynthétique

In vivo

Le 2-arachidonoylglycérol, libéré des phospholipides membranaires par la diacylglycérol lipase, sert de substrat à la cyclo-oxygénase 2, qui l'oxygène en endoperoxyde glycérylique PGH2-G ; les prostaglandine synthases convertissent ensuite cet intermédiaire, la PGD synthase cellulaire donnant par exemple la PGD2-G dans les macrophages. Cette production à partir des réserves endogènes de 2-AG dépend du calcium, de la diacylglycérol lipase et de la COX-2 (Kozak 2000). Chez le rat, l'inhibition de la COX-2 abaisse les taux tissulaires de PGE2-G (Hu 2008).

Classement

Famille, origine et vérification des sources

Famille

Endocannabinoïde ou apparenté › Endocannabinoïdome

Vérification

Chaque donnée de la fiche a été vérifiée contre ses sources primaires le 20 octobre 2026.

Wikipédia (anglais)

Pas d'article dédié.

Classification structurelle

Prostaglandine estérifiée par le glycérol, membre de la famille des esters glycéryliques de prostaglandines, abrégée PG-G. Le squelette cyclopentanone de la PGE2 est conservé, mais la fonction acide carboxylique libre est remplacée par une liaison ester avec le glycérol ; la fiche décrit la forme 1(3)-glycéryle, celle que recensent les bases de données. Structurellement, il ne s'agit pas d'un cannabinoïde terpénophénolique.

Pharmacocinétique

Aucune donnée humaine d'administration n'existe, ni par voie orale, ni par voie inhalée. Chez le rat, la molécule est rapidement métabolisée en PGE2 après administration (Hu 2008), et les concentrations endogènes sont très basses. Les préparations de laboratoire sont décrites comme la forme 1(3)-glycéryle.

Métabolisme

L'hydrolyse de la liaison ester libère de la PGE2 et du glycérol, et cette hydrolyse conditionne une partie des effets mesurés. Sur neutrophiles humains, l'effet de la PGE2-G est abolie par le méthyl-arachidonoyl-fluorophosphonate et la palmostatine B, partiellement prévenue par le JZL184 et le WWL113, et les auteurs n'ont pu désigner une lipase unique, seules l'ABHD12 et l'ABHD16A étant détectées par immunoblot parmi six hydrolases candidates (Turcotte 2017). Dans les macrophages THP-1, la carboxylestérase 1 assure environ la moitié de l'hydrolyse de l'ester glycérylique voisin PGD2-G, et son inactivation atténue les effets pro-inflammatoires de la PGE2-G, ce qui confirme qu'ils dépendent de sa conversion en PGE2 (Scheaffer 2020).

Toxicologie et risques

Les données humaines in vivo manquent totalement : aucun essai clinique, aucune exposition intentionnelle documentée, aucun cas rapporté. Chez le rat, l'administration intraplantaire provoque une allodynie mécanique et une hyperalgésie thermique, ce qui en fait un médiateur pro-nociceptif expérimental et non une substance recherchée pour un effet agréable ; sur cellules RAW264.7, la PGE2-G et la PGE2 produisent des variations comparables et dose-dépendantes de l'activité de NF-κB (Hu 2008). Sur neutrophiles humains isolés, la molécule freine plusieurs fonctions effectrices, effet qui disparaît lorsque l'hydrolyse en PGE2 est empêchée (Turcotte 2017). Il ne s'agit en aucun cas d'un produit de consommation : la molécule circule uniquement comme étalon analytique et outil de recherche.

Détection et analyse

Le dosage repose sur la chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem, l'ester glycérylique étant distingué de la PGE2 libre par sa transition de fragmentation propre ; c'est par cette voie que sa présence endogène et la baisse de ses taux sous inhibition de la COX-2 ont été établies chez le rat (Hu 2008). Aucun test toxicologique de routine ne recherche cette molécule : elle n'est ni un stupéfiant ni un marqueur de consommation, et sa présence dans un échantillon biologique reflète le métabolisme normal de l'organisme.

Références

Identifiants

Nomenclature

Nom courant
Ester glycéryle de la prostaglandine E2
Nom IUPAC
2,3-dihydroxypropyl (Z)-7-[(1R,2R,3R)-3-hydroxy-2-[(E,3S)-3-hydroxyoct-1-enyl]-5-oxocyclopentyl]hept-5-enoate
Autres noms
prostaglandin E2 glyceryl ester · PGE2-G · PGE2 glycérol ester · 1(3)-glycéryl-PGE2 · PGE2 glycerol ester

Identifiants

Formule
C₂₃H₃₈O₇
CAS
37497-47-5
InChIKey
RJXVYMMSQBYEHN-LVXZDWGESA-N
SMILES
CCCCC[C@@H](/C=C/[C@H]1[C@@H](CC(=O)[C@@H]1C/C=C\CCCC(=O)OCC(CO)O)O)O

Fiche machine-lisible (JSON)

Format d'ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

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