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JNJ-1661010

Inhibiteur de synthèse de la FAAH, étudié chez le rat, sans donnée clinique humaine identifiée.

Niveau de détail

C₁₉H₁₉N₅OS

Avertissement réduction des risques

Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.

Fiche signalétique

Nomenclature

Nom IUPAC
N-phenyl-4-(3-phenyl-1,2,4-thiadiazol-5-yl)piperazine-1-carboxamide
Autres noms
JNJ1661010

Identifiants

Formule
C₁₉H₁₉N₅OS
Masse molaire
365,50 g/mol
InChIKey
BHBOSTKQCZEAJM-UHFFFAOYSA-N

Classification

Statut légal

Statut
Non listé
Voir le cadre légal

Mis à jour le

Récepteurs et activité

  1. FAAHModulateur75 sur 100

    CI50 33 nM sur FAAH humaine après 20 min de préincubation (Keith et coll., 2008)

La longueur d'une barre donne la force relative de l'interaction, à titre indicatif.

Signature subjective

Apaisement
5 sur 100
Détente du corps et de l'esprit ; baisse du bruit mental sans somnolence marquée.
Clarté
5 sur 100
Attention soutenue et pensée claire ; lucidité fonctionnelle, pas d'euphorie.
High
5 sur 100
Euphorie et intensité sensorielle ; perception du temps et de l'espace modifiée.
Appétit
5 sur 100
Stimulation de la faim et de l'appréciation gustative (effet « munchies »).
Repos
5 sur 100
Effet sédatif rapporté dans la littérature : endormissement facilité, phases de repos profond plus continues.
Estimation éditoriale, non clinique.

Pharmacologie

JNJ-1661010 est un inhibiteur de la FAAH, l'enzyme qui dégrade l'anandamide et d'autres amides d'acides gras. Décrite en 2008 dans une série de chimie médicinale, puis caractérisée en 2009 par des travaux de pharmacologie menés chez Johnson & Johnson, la molécule forme avec l'enzyme une liaison covalente qui se défait lentement. Chez le rat, elle élève les taux cérébraux d'anandamide, d'OEA et de PEA et atténue des douleurs expérimentales d'origine neuropathique, inflammatoire et aiguë (Karbarz et coll., 2009). D'autres travaux, chez la souris, rapportent une réduction des contractions spontanées d'utérus isolé, une atténuation de la catalepsie induite par l'halopéridol et un allègement de l'arthrite induite par le collagène (Pagano et coll., 2017 ; Celorrio et coll., 2016 ; Lowin et coll., 2015). Les données sont exclusivement précliniques : aucune indication thérapeutique n'est établie et aucune donnée clinique humaine n'a été identifiée dans les sources consultées.

Histoire

Provenance
Molécule entièrement synthétique, issue de travaux de chimie pharmaceutique sur les inhibiteurs de la FAAH. Les données de référence utilisées pour cette fiche ne recensent aucune occurrence naturelle, ni dans le chanvre ni dans un autre organisme vivant.
Première description
Décrite en 2008 dans une publication de chimie médicinale consacrée aux urées thiadiazolopipérazinyles (Keith et coll.), puis caractérisée en 2009 par des travaux de pharmacologie menés chez Johnson & Johnson (Karbarz et coll.). La molécule a été décrite comme un inhibiteur puissant et sélectif de la FAAH, l'enzyme qui dégrade l'anandamide.

Origine (outil de recherche)

Aucune voie de biosynthèse : molécule de synthèse chimique, de la classe des urées pipéraziniques aryles portant un cycle 1,2,4-thiadiazole.

Classification structurelle

Urée pipérazinique : un cycle pipérazine porte, d'un côté, une fonction N-phénylcarboxamide et, de l'autre, un cycle 3-phényl-1,2,4-thiadiazole. Aucun squelette indole, indazole ni terpénophénolique, donc aucune parenté de squelette avec les cannabinoïdes du chanvre.

Pharmacocinétique

Chez le rat, la biodisponibilité orale est d'environ 5 % à 10 mg/kg, avec une demi-vie plasmatique de 4,4 heures après administration orale. Après injection intrapéritonéale de 20 mg/kg, la concentration cérébrale maximale atteint environ 6 040 nM vers 2 heures (Keith et coll., 2008, données compilées par ChEMBL). Aucune donnée pharmacocinétique publiée chez l'humain n'a été identifiée dans les sources consultées.

Métabolisme

La FAAH hydrolyse la liaison amide de la molécule, ce qui conduit au complexe covalent avec l'enzyme (Palermo et coll., 2011 ; Karbarz et coll., 2009). Les sources consultées ne décrivent ni les métabolites formés chez l'animal ni la voie de métabolisme hépatique.

Toxicologie et risques

Aucune donnée toxicologique publiée n'a été identifiée dans les sources consultées. Les travaux disponibles sont précliniques, chez le rat et la souris, et portent sur les effets recherchés dans des modèles de douleur, d'inflammation, de motricité ou de contractilité utérine, sans bilan de sécurité dans les sources consultées. Dans le test publié, la molécule n'inhibe pas l'estérase hépatique de rat, ce qui suggère qu'elle n'est pas un inhibiteur général des estérases (Karbarz et coll., 2009).

Détection et analyse

Aucune méthode analytique publiée pour cette molécule n'a été identifiée dans les sources consultées pour cette fiche.

Références

Données structurées

SMILES
C1CN(CCN1C2=NC(=NS2)C3=CC=CC=C3)C(=O)NC4=CC=CC=C4
InChIKey
BHBOSTKQCZEAJM-UHFFFAOYSA-N

Fiche machine-lisible (JSON)

Format d'ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

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