EHP-102
Aminoquinone dérivée du CBG (VCE-003.2), à affinité négligeable pour CB1 et CB2, étudiée sur le PPARγ.
Avertissement réduction des risques
Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.
Récepteurs et activité
- PPARγAgoniste partiel40 sur 100
IC50 1,2 µM en liaison compétitive (Díaz-Alonso et coll., 2016) ; agoniste partiel (Burgaz et coll., 2024)
Signature subjective
- Apaisement
- 2 sur 100
- Détente du corps et de l'esprit ; baisse du bruit mental sans somnolence marquée.
- Clarté
- 2 sur 100
- Attention soutenue et pensée claire ; lucidité fonctionnelle, pas d'euphorie.
- High
- 2 sur 100
- Euphorie et intensité sensorielle ; perception du temps et de l'espace modifiée.
- Appétit
- 2 sur 100
- Stimulation de la faim et de l'appréciation gustative (effet « munchies »).
- Repos
- 2 sur 100
- Effet sédatif rapporté dans la littérature : endormissement facilité, phases de repos profond plus continues.
Pharmacologie
EHP-102, connu dans la littérature scientifique sous le code VCE-003.2, est une aminoquinone dérivée du cannabigérol, obtenue par modification chimique de la molécule du chanvre. Décrit en 2016 par l'équipe de Díaz-Alonso, il n'a qu'une affinité négligeable pour les récepteurs CB1 et CB2 (Ki prédits supérieurs à 40 µM) et agit par le PPARγ, récepteur nucléaire impliqué dans le contrôle de l'inflammation, avec une IC50 de 1,2 µM en liaison compétitive. Chez la souris, des modèles de maladie de Parkinson, de maladie de Huntington, de sclérose latérale amyotrophique et de synucléinopathie ont été utilisés pour évaluer des effets neuroprotecteurs. Les données sont exclusivement précliniques : aucun essai clinique n'est publié dans les sources consultées.
Sources clés.
- Díaz-Alonso et coll., VCE-003.2, nouveau dérivé du cannabigérol, favorise la survie des progéniteurs neuronaux et atténue la symptomatologie dans des modèles murins de maladie de Huntington, Scientific Reports 2016 (nouvel onglet)PMID 27430371
- García et coll., VCE-003.2, dérivé quinone du cannabigérol, dans un modèle de Parkinson induit par inflammation : sites de liaison possibles sur PPARγ, J Neuroinflammation 2018 (nouvel onglet)PMID 29338785
- Burgaz et coll., administration orale du VCE-003.2 contre la neurodégénérescence liée à l'inflammation dans la maladie de Parkinson expérimentale, Molecules 2019 (nouvel onglet)PMID 31349553
- Burgaz et coll., VCE-003.2 comme agent modificateur de la maladie dans un modèle murin de synucléinopathie, Behav Brain Funct 2024 (nouvel onglet)PMID 39487447
- Granja et coll., une quinone du cannabigérol atténue la neuro-inflammation dans un modèle chronique de sclérose en plaques, J Neuroimmune Pharmacol 2012 (nouvel onglet)PMID 22971837
- Rodríguez-Cueto et coll., effets neuroprotecteurs du VCE-003.2 chez des souris SOD1(G93A), modèle de sclérose latérale amyotrophique, Biochem Pharmacol 2018 (nouvel onglet)PMID 30076846
- ANSM, liste consolidée des substances classées comme stupéfiants (mise à jour du 16 février 2026) (nouvel onglet)
- ANSM, décision du 22 mai 2024 portant modification de la liste des substances classées comme stupéfiants (clause du noyau benzo[c]chromène) (nouvel onglet)
- INCB, Green List 2026 (conventions de 1961 et 1971) (nouvel onglet)
- PubChem CID 91864651 : EHP-102 (identifiants) (nouvel onglet)
- EHP-102, désignation et composé associé (repère tertiaire : Wikipédia) (nouvel onglet)
Histoire
- Provenance
- Dérivé semi-synthétique du cannabigérol (CBG), le phytocannabinoïde non psychotrope du chanvre, lui-même modifié chimiquement pour obtenir la molécule. Aucune présence naturelle n'est rapportée dans les sources consultées.
- Première description
- Décrit pour la première fois en 2016 par Díaz-Alonso et coll. (Institut Ramón y Cajal, Madrid) sous le nom VCE-003.2, comme dérivé « non thiophile » de la quinone du cannabigérol (VCE-003). La modification visait à dissocier l'activité de piégeage des thiols du reste du profil biologique, la molécule mère se montrant cytotoxique. Des travaux ultérieurs comptent des auteurs affiliés à la société Emerald Health Pharmaceuticals (Burgaz et coll., 2024). Dans les bases de données et sur Wikipédia (repère tertiaire), il est désigné EHP-102.
Voie d'obtention (procédé chimique)
Aucune voie biosynthétique : EHP-102 n'est produit par aucun organisme vivant. Il relève de la chimie de synthèse, par oxydation du noyau du cannabigérol en quinone puis introduction d'une fonction azotée. Seule la classe de la transformation est décrite ici.
Cadre légal
- Union européenne
Aucune mesure de contrôle harmonisée au niveau de l'Union européenne n'est documentée dans les sources consultées pour EHP-102, et le composé ne figure dans aucun tableau de la convention de 1971 (INCB, Green List 2026). Son éventuel contrôle relève donc du droit national. Aucune autorisation de mise sur le marché ni d'autorisation de nouvel aliment n'est documentée.
- France
Substance non classée à ce jour. EHP-102 n'est nommé dans aucune annexe de l'arrêté du 22 février 1990 ni dans la liste consolidée de l'ANSM (mise à jour du 16 février 2026). Sa structure ne répond à aucune des définitions génériques de cette liste : elle ne comporte ni noyau indole, ni noyau indazole, ni pyrrole, ni indène, ni cyclohexylphénol, ni thiazole. Ce n'est pas un tétrahydrocannabinol, et la clause du noyau benzo[c]chromène de la décision du 22 mai 2024 ne s'applique pas, la molécule ne possédant pas ce cycle. L'absence de classement ne vaut pas autorisation : aucune autorisation de mise sur le marché, comme médicament ou comme nouvel aliment, n'est documentée dans les sources consultées.
Sources : EUR-Lex, UNODC, CND, ANSM, IUPHAR/BPS, ChEBI, EUDA. Notre méthode.
Classification structurelle
Aminoquinone dérivée du cannabigérol : une quinone porte la chaîne géranyle du CBG et une chaîne pentyle, et un groupe éthylamino remplace un atome d'hydrogène du cycle. Les auteurs décrivent cette introduction comme une fonctionnalisation de la liaison C-H par une fonction azotée. Le cycle porte aussi un groupe hydroxyle. C'est cet ajout azoté qui distingue EHP-102 de la quinone du cannabigérol (VCE-003), dont il ne retient pas les thiols.
Pharmacocinétique
Chez la souris, la concentration plasmatique maximale survient 4 h après une administration orale, puis revient au niveau basal à 24 h, avec une biodisponibilité orale de 69 % (Burgaz et coll., 2024). Chez le rat, la même publication rapporte une biodisponibilité orale de 13,77 % et rappelle que le composé franchit la barrière hémato-encéphalique après administration orale (Burgaz et coll., 2024). Les données rongeurs font état d'une forte exposition plasmatique et d'une élimination rapide après administration orale. Pour les expériences orales de 2019, la formulation lipidique était préparée dans de l'huile de maïs (Burgaz et coll., 2019). Aucune donnée pharmacocinétique humaine n'est publiée dans les sources consultées.
Métabolisme
Le métabolisme a été étudié in vitro sur hépatocytes cryoconservés de six espèces : souris, rat, chien, mini-porc, macaque cynomolgus et humain. Vingt-six métabolites ont été détectés, dont cinq majeurs retrouvés chez au moins quatre espèces sur six. Aucun métabolite spécifique à l'humain n'a été observé. Les réactions relevées sont des oxydations, une perte de C3H6 associée à deux oxydations, et une désaturation associée à une ou deux oxydations (Burgaz et coll., 2024). Aucune donnée de métabolisme in vivo chez l'humain n'est publiée dans les sources consultées.
Toxicologie et risques
Aucune étude de sécurité humaine n'est publiée dans les sources consultées. Les données précliniques rapportées par Burgaz et coll. (2024) sont les suivantes : pas d'inhibition significative des principales isoformes des cytochromes P450, absence d'inhibition du canal hERG, test d'Ames négatif,aucune liaison significative sur un panel de 172 récepteurs et canaux, et absence d'effet clastogène ou aneugène sur lymphocytes humains et sur moelle osseuse de rat jusqu'à 2000 mg/kg. Sur cellules N2a, la molécule mère VCE-003 montrait une cytotoxicité aux plus fortes concentrations testées, ce que VCE-003.2 ne montrait pas dans ce test. En revanche, sur progéniteurs neuronaux en cours de différenciation, VCE-003.2 réduit la viabilité à fortes concentrations (Díaz-Alonso et coll., 2016). Ces données animales et cellulaires ne permettent pas de conclure à l'innocuité chez l'humain.
Détection et analyse
Aucune méthode de dosage spécifique à EHP-102 n'est décrite dans les sources consultées. Dans les études de métabolisme, les métabolites ont été repérés par spectrométrie de masse, à partir de l'intensité des pics (Burgaz et coll., 2024).
Références
- Díaz-Alonso et coll., VCE-003.2, nouveau dérivé du cannabigérol, favorise la survie des progéniteurs neuronaux et atténue la symptomatologie dans des modèles murins de maladie de Huntington, Scientific Reports 2016 (nouvel onglet)PMID 27430371
- García et coll., VCE-003.2, dérivé quinone du cannabigérol, dans un modèle de Parkinson induit par inflammation : sites de liaison possibles sur PPARγ, J Neuroinflammation 2018 (nouvel onglet)PMID 29338785
- Burgaz et coll., administration orale du VCE-003.2 contre la neurodégénérescence liée à l'inflammation dans la maladie de Parkinson expérimentale, Molecules 2019 (nouvel onglet)PMID 31349553
- Burgaz et coll., VCE-003.2 comme agent modificateur de la maladie dans un modèle murin de synucléinopathie, Behav Brain Funct 2024 (nouvel onglet)PMID 39487447
- Granja et coll., une quinone du cannabigérol atténue la neuro-inflammation dans un modèle chronique de sclérose en plaques, J Neuroimmune Pharmacol 2012 (nouvel onglet)PMID 22971837
- Rodríguez-Cueto et coll., effets neuroprotecteurs du VCE-003.2 chez des souris SOD1(G93A), modèle de sclérose latérale amyotrophique, Biochem Pharmacol 2018 (nouvel onglet)PMID 30076846
- ANSM, liste consolidée des substances classées comme stupéfiants (mise à jour du 16 février 2026) (nouvel onglet)
- ANSM, décision du 22 mai 2024 portant modification de la liste des substances classées comme stupéfiants (clause du noyau benzo[c]chromène) (nouvel onglet)
- INCB, Green List 2026 (conventions de 1961 et 1971) (nouvel onglet)
- PubChem CID 91864651 : EHP-102 (identifiants) (nouvel onglet)
- EHP-102, désignation et composé associé (repère tertiaire : Wikipédia) (nouvel onglet)
Données structurées
- SMILES
- CCCCCC1=C(C(=C(C(=O)C1=O)C/C=C(\C)/CCC=C(C)C)O)NCC
- InChIKey
- MRCQPMQBCKEOCU-SAPNQHFASA-N
Format d'ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.
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