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DEA-NAEDocosatétraénoyléthanolamide

Éthanolamide de l'acide adrénique, cousin cérébral de l'anandamide, agoniste CB1 et CB2 peu documenté.

Niveau de détail

C₂₄H₄₁NO₂

CAS 150314-35-5

Masse molaire
375,60 g/mol

Mis à jour le

En clair

Le docosatétraénoyléthanolamide est une petite molécule grasse fabriquée par l'organisme, proche cousine de l'anandamide avec deux carbones de plus. Elle a été décrite dans le cerveau, pas dans le chanvre, et se fixe sur les mêmes récepteurs que les cannabinoïdes. Les travaux publiés sont peu nombreux et aucune donnée humaine n'existe.

Récepteurs et activité

Réseau des cibles

CB1AgonisteKi = 253 nM · rat (récepteur recombinant)cellules COS transfectées par l'ADNc du récepteur de cerveau de rat ; anandamide 155,1 nM dans le même essai ; autre série : 34,4 nM (Reggio 2010)
  • Active

Plus la valeur citée est faible, plus la cible est proche de DEA-NAE : un anneau tous les facteurs 100. Une cible sans valeur chiffrée reste sur le bord.

Où vivent ces cibles

Où chaque cible a été trouvée chez l’humain, d’après les études citées. La carte montre la cible, pas un effet de DEA-NAE.

Cerveau, coupe de profil
Corps, de face
Sang

CB1CB1 trouvé dans 7 régions du corps

  1. Ganglions de la basedenseTrès dense dans les ganglions de la base1
  2. CerveletdenseTrès dense dans le cervelet1
  3. HippocampedenseConcentrations très élevées dans l’hippocampe2
  4. AmygdaledenseConcentrations élevées dans l’amygdale2
  5. CortexprésentPrésent dans tout le néocortex2
  6. Tissu adipeuxprésentExprimé dans le tissu adipeux3
  7. IntestinprésentÉpithélium, muscle lisse et plexus du côlon4

Valeurs citées

  1. CB1AgonisteKi = 253 nM · rat (récepteur recombinant)43 sur 100

    Barg J. et coll., Eur J Pharmacol 1995 (nouvel onglet) · cellules COS transfectées par l'ADNc du récepteur de cerveau de rat ; anandamide 155,1 nM dans le même essai ; autre série : 34,4 nM (Reggio 2010)

  2. CB2Agonisteaucune valeur mesurée citée
  3. TRPV1Agonisteaucune valeur mesurée citée
La longueur de la barre suit la valeur mesurée (Ki, Kd, CE50 ou CI50), sur une même échelle pour toutes les fiches, de 100 µM à 0,1 nM. Une cible sans valeur citée n'a pas de barre.

Pharmacologie

Décrit en 1993 par Hanuš et coll., le docosatétraénoyléthanolamide est l'éthanolamide de l'acide adrénique (22:4 n-6), une anandamide allongée de deux carbones. Barg et coll. (1995) ont mesuré sur cellules transfectées un Ki de 253,4 nM et une inhibition de l'adénylate cyclase avec une CI50 de 116,8 nM, valeurs voisines de celles de l'anandamide dans le même essai (155,1 nM et 100,5 nM), tandis qu'une autre série rapportée par la revue de Reggio (2010) donne 34,4 nM pour ce congénère contre 39,2 nM pour l'anandamide : les protocoles diffèrent d'échelle et l'écart n'a pas été tranché. Les essais fonctionnels d'Alharthi et coll. (2018) le rangent, avec l'anandamide, parmi les N-acyléthanolamines n-6 qui activent CB1, CB2 et le canal TRPV1. Chez la souris, Barg et coll. ont observé les quatre réponses de la tétrade cannabinoïde : baisse de l'activité motrice en champ ouvert, hypothermie, catalepsie et effet antinociceptif. Au-delà de ces travaux, la littérature est mince : les concentrations tissulaires physiologiques sont peu documentées et les données humaines manquent. Le statut reste celui d'un endocannabinoïde putatif.

Histoire

Provenance
Lipide endogène des mammifères, décrit comme un éthanolamide cérébral (Hanuš 1993). Il n'est pas un phytocannabinoïde : il ne figure dans aucun profil de Cannabis sativa. Son acide gras parent, l'acide adrénique (22:4 n-6), dérive de l'acide arachidonique par allongement de chaîne. L'abréviation DEA employée dans la littérature lipidique désigne ce composé et non la déhydroépiandrostérone.
Première description
Décrit en 1993 par Lumír Hanuš, A. Gopher, S. Almog et Raphael Mechoulam (université hébraïque de Jérusalem, Journal of Medicinal Chemistry), qui ont rapporté deux nouveaux éthanolamides d'acides gras insaturés du cerveau capables de se lier au récepteur cannabinoïde : le docosatétraénoyléthanolamide et l'homo-gamma-linolénoyléthanolamide. Leur profil pharmacologique a été précisé en 1995 par Barg et coll., puis replacé dans la série des N-acyléthanolamines n-6 et n-3 par Alharthi et coll. en 2018.

Voie biosynthétique

In vivo

La molécule suit la voie générale des N-acyléthanolamines, formées à partir d'un N-acyl-phosphatidyléthanolamide membranaire puis libérées par hydrolyse. Aucun travail spécifique à la biosynthèse du docosatétraénoyléthanolamide n'a été consulté dans cet audit : la description reste celle de la famille, non une voie démontrée pour ce composé.

Classement

Famille, origine et vérification des sources

Famille

Endocannabinoïde ou apparenté › Putatif

Vérification

Chaque donnée de la fiche a été vérifiée contre ses sources primaires le 20 octobre 2026.

Wikipédia (anglais)

Docosatetraenoylethanolamide (nouvel onglet)

Article apparié par la structure de la molécule (InChIKey), révision lue le 19 octobre 2026. Lu comme second avis, jamais cité comme source.

Classification structurelle

N-acyléthanolamine (NAE) dérivée de l'acide adrénique 22:4n-6, homologue à chaîne allongée de deux carbones de l'anandamide

Pharmacocinétique

Aucune étude de pharmacocinétique dédiée n'a été publiée : ni absorption, ni distribution, ni demi-vie, ni élimination ne sont caractérisées, chez l'humain comme chez l'animal.

Métabolisme

La dégradation passe par l'hydrolyse de la liaison amide, qui libère l'acide adrénique et l'éthanolamine. Alharthi et coll. (2018) ont mesuré les vitesses d'hydrolyse des N-acyléthanolamines par la FAAH et montré que les analogues polyinsaturés, dont le dérivé docosatétraénoyle, sont hydrolysés plus vite que les N-acyléthanolamines saturées ou monoinsaturées, ce qui rend compte de leurs taux endogènes plus faibles. Les métabolites oxydés de la molécule intacte ne sont pas décrits.

Toxicologie et risques

Aucune toxicologie n'est établie pour ce lipide endogène : il n'existe ni cas humain, ni étude à doses répétées, ni évaluation de génotoxicité ou de reprotoxicité. Les seules expositions rapportées sont expérimentales : chez la souris, les doses actives ont produit les réponses de la tétrade cannabinoïde, baisse de l'activité motrice, hypothermie, catalepsie et effet antinociceptif (Barg 1995).

Détection et analyse

La quantification passe par la chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse, au sein de panels de N-acyléthanolamines appliqués aux tissus biologiques ; Alharthi et coll. (2018) ont mis au point de tels dosages pour mesurer simultanément plusieurs N-acyléthanolamines et leurs vitesses d'hydrolyse. Aucune méthode forensique ne vise ce composé endogène, et sa présence dans un échantillon n'a aucune valeur probante de consommation.

Références

Identifiants

Nomenclature

Nom courant
Docosatétraénoyléthanolamide
Nom IUPAC
(7Z,10Z,13Z,16Z)-N-(2-hydroxyethyl)docosa-7,10,13,16-tetraenamide
Autres noms
N-docosatetraenoylethanolamine · DEA · NAE 22:4n-6 · docosatétraényléthanolamide · éthanolamide de l'acide adrénique

Identifiants

Formule
C₂₄H₄₁NO₂
CAS
150314-35-5
InChIKey
FMVHVRYFQIXOAF-DOFZRALJSA-N
SMILES
CCCCC/C=C\C/C=C\C/C=C\C/C=C\CCCCCC(=O)NCCO

Fiche machine-lisible (JSON)

Format d'ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

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