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CUMYL-CH-MEGACLONE

Cannabinoïde de synthèse à noyau γ-carbolin-1-one, agoniste CB1 à forte efficacité, classé stupéfiant en France.

Niveau de détail

C₂₇H₃₀N₂O

Avertissement réduction des risques

Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.

Fiche signalétique

Nomenclature

Nom IUPAC
5-(cyclohexylmethyl)-2-(2-phenylpropan-2-yl)pyrido[4,3-b]indol-1-one
Autres noms
SGT-270 · SGT270 · Cumyl-cyclohexyl-pegaclone

Identifiants

Formule
C₂₇H₃₀N₂O
Masse molaire
398,50 g/mol
InChIKey
CGHCGYCTOLWAPL-UHFFFAOYSA-N

Statut légal

France
Stupéfiant : nommément listé
International
Non listé
Voir le cadre légal

Mis à jour le

Récepteurs et activité

  1. CB1Agoniste95 sur 100

    Ki 1,01 nM (Haschimi et coll., 2021) ; EC50 1,22 nM, Emax 143,4 % au-dessus de l'activité constitutive (hCB1)

La longueur d'une barre donne la force relative de l'interaction, à titre indicatif.

Signature subjective

Apaisement
12 sur 100
Détente du corps et de l'esprit ; baisse du bruit mental sans somnolence marquée.
Clarté
5 sur 100
Attention soutenue et pensée claire ; lucidité fonctionnelle, pas d'euphorie.
High
18 sur 100
Euphorie et intensité sensorielle ; perception du temps et de l'espace modifiée.
Appétit
20 sur 100
Stimulation de la faim et de l'appréciation gustative (effet « munchies »).
Repos
12 sur 100
Effet sédatif rapporté dans la littérature : endormissement facilité, phases de repos profond plus continues.
Estimation éditoriale, non clinique.

Pharmacologie

Le CUMYL-CH-MEGACLONE est un agoniste de synthèse des récepteurs cannabinoïdes, de la famille des γ-carbolin-1-ones, et l'analogue cyclohexylméthyle du CUMYL-PEGACLONE. Haschimi et coll. (2021) mesurent sur hCB1 un Ki de 1,01 nM, soit une affinité environ 2,5 fois supérieure à celle du JWH-018, et une EC50 de 1,22 nM, avec une efficacité élevée (Emax de 143,4 % au-dessus de l'activité constitutive du récepteur). Les auteurs suggèrent qu'il ressemble davantage au CUMYL-PEGACLONE sur le plan pharmacologique. Identifié pour la première fois en Hongrie en décembre 2018 dans un mélange à base de plantes, il a ensuite été retrouvé dans des prélèvements de patients intoxiqués. Le dossier reste mince : aucune étude clinique ni évaluation du potentiel d'abus chez l'humain n'a été retrouvée dans les sources consultées, la pharmacocinétique n'est documentée que par quelques prélèvements sanguins, et la molécule ne figure pas dans la Liste verte 2026 de l'OICS, alors qu'elle est classée stupéfiant en France.

Histoire

Provenance
Molécule entièrement synthétique, sans origine végétale connue. Elle a été identifiée dans un mélange à base de plantes où elle constituait le principal ingrédient actif. Son noyau γ-carbolinone la rattache à la même famille chimique que le CUMYL-PEGACLONE (Haschimi et coll., 2021).
Première description
Première identification documentée en décembre 2018 en Hongrie, puis signalements dans d'autres pays européens (Haschimi et coll., 2021).

Origine (recherche pharmaceutique → marché illicite)

Aucune voie biosynthétique : molécule de synthèse de la classe des γ-carbolin-1-ones, sans lien connu avec le chanvre ni avec d'autres plantes.

Classification structurelle

Cannabinoïde de synthèse de la classe des γ-carbolin-1-ones, construit sur un noyau pyrido[4,3-b]indol-1-one. Un groupement cumyle est fixé sur l'azote du lactame et une chaîne cyclohexylméthyle sur l'azote de l'indole. Elle se distingue du CUMYL-PEGACLONE par ce substituant, la chaîne pentyle de celui-ci étant remplacée par le cyclohexylméthyle (Haschimi et coll., 2021).

Pharmacocinétique

Aucune donnée pharmacocinétique humaine n'a été retrouvée dans les sources consultées, et les résumés ne décrivent ni la voie d'administration ni la cinétique de la molécule chez l'humain. Des prélèvements sanguins de patients l'ont retrouvée chez 2 patients sur 116 suspects d'intoxication médicamenteuse dans la région de Budapest en 2018 et 2019 (Institóris et coll., 2022).

Métabolisme

Le métabolisme de phase I a été étudié sur des urines authentiques, puis confirmé par des essais sur microsomes hépatiques humains (Haschimi et coll., 2021). Il conduit à trois métabolites monohydroxylés, désignés M08, M10 et M13, retenus comme marqueurs urinaires fiables de la consommation. Le résumé consulté ne détaille ni les autres voies de transformation ni les proportions relatives de ces métabolites.

Toxicologie et risques

Aucune étude toxicologique contrôlée chez l'humain n'a été retrouvée dans les sources consultées. Dans une série de patients suspects d'intoxication médicamenteuse à Budapest en 2018 et 2019, la molécule a été retrouvée chez 2 patients sur 116. Les scores de gravité relevés sur l'ensemble de la série sont légers à modérés, et le lien entre concentration sanguine et gravité des symptômes reste non concluant (Institóris et coll., 2022).

Détection et analyse

La substance purifiée a été caractérisée par chromatographie gazeuse couplée à la spectrométrie de masse (GC-MS), par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse haute résolution (LC-QToF-MS), par spectroscopie infrarouge en réflexion totale atténuée (ATR-FTIR) et par résonance magnétique nucléaire (Haschimi et coll., 2021). En contexte biologique, l'identification repose sur les métabolites monohydroxylés M08, M10 et M13 dans les urines, recherchés par LC-QToF-MS à partir d'une liste d'ions précurseurs établie sur des urines authentiques.

Références

Données structurées

SMILES
CC(C)(C1=CC=CC=C1)N2C=CC3=C(C2=O)C4=CC=CC=C4N3CC5CCCCC5
InChIKey
CGHCGYCTOLWAPL-UHFFFAOYSA-N

Fiche machine-lisible (JSON)

Format d'ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

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