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CUMYL-CBMINACA

Cannabinoïde de synthèse à fragment cyclobutylméthyle, agoniste CB1 puissant in vitro, stupéfiant en France par clause générique.

Niveau de détail

C₂₂H₂₅N₃O

Avertissement réduction des risques

Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.

Fiche signalétique

Nomenclature

Nom IUPAC
1-(cyclobutylmethyl)-N-(2-phenylpropan-2-yl)indazole-3-carboxamide
Autres noms
3DAF3CP9N5 · SGT277

Identifiants

Formule
C₂₂H₂₅N₃O
Masse molaire
347,50 g/mol
InChIKey
CFMZQSDQCNKGII-UHFFFAOYSA-N

Statut légal

France
Stupéfiant : clause générique
International
Non listé
Voir le cadre légal

Mis à jour le

Récepteurs et activité

  1. CB1Agoniste96 sur 100

    Ki 1,32 nM (hCB1, Haschimi et coll., 2021) ; EC50 de 55,4 nM et Emax de 207 % en activation GTPγS (Haschimi et coll., 2021)

La longueur d'une barre donne la force relative de l'interaction, à titre indicatif.

Signature subjective

Apaisement
8 sur 100
Détente du corps et de l'esprit ; baisse du bruit mental sans somnolence marquée.
Clarté
3 sur 100
Attention soutenue et pensée claire ; lucidité fonctionnelle, pas d'euphorie.
High
10 sur 100
Euphorie et intensité sensorielle ; perception du temps et de l'espace modifiée.
Appétit
10 sur 100
Stimulation de la faim et de l'appréciation gustative (effet « munchies »).
Repos
8 sur 100
Effet sédatif rapporté dans la littérature : endormissement facilité, phases de repos profond plus continues.
Estimation éditoriale, non clinique.

Pharmacologie

Le CUMYL-CBMINACA est un indazole-3-carboxamide de synthèse qui associe un fragment cyclobutylméthyle sur l'azote 1 du noyau indazole à une tête cumyle. Haschimi et coll. (2021) mesurent sur le récepteur CB1 humain une affinité de 1,32 nM, plus élevée que celle de son analogue indole CUMYL-CBMICA (Ki de 29,3 nM), ainsi qu'une EC50 de 55,4 nM en activation GTPγS. Pulver et coll. (2023) le classent parmi les agonistes complets de CB1, en comparaison du delta-9-THC et du CP-55,940. Les résumés des deux articles cités ne décrivent ni étude clinique ni donnée sur le récepteur CB2, et aucune dose sûre n'est définie. Classé comme stupéfiant en France par la clause générique des dérivés du 3-carboxamide indazole, il n'est pas nommé sur la liste de l'ANSM.

Histoire

Provenance
Molécule entièrement synthétique, absente du cannabis et de tout organisme vivant. Selon Haschimi et coll. (2021), elle fait partie d'une sous-classe dont la diffusion s'est faite par des boutiques en ligne, avant que ces produits ne disparaissent du marché. Pulver et coll. (2023) rapportent que ce fragment cyclobutylméthyle a permis de contourner la législation allemande, et que des cannabinoïdes de synthèse exploratoires sont apparus entre 2019 et 2021.
Première description
Identifié pour la première fois en février 2020, selon Haschimi et coll. (2021). Ces auteurs présentent le CUMYL-CBMINACA et le CUMYL-CBMICA, repéré en juillet 2019, comme les premiers représentants d'une nouvelle sous-classe de cannabinoïdes de synthèse caractérisée par un fragment cyclobutylméthyle.

Origine (recherche pharmaceutique → marché illicite)

Aucune voie de biosynthèse : la molécule n'existe dans aucun organisme vivant et provient exclusivement d'une synthèse organique de la classe des indazole-3-carboxamides, par formation d'une liaison amide sur le carbone 3 du noyau indazole. La fabrication n'est décrite ici que par classe chimique.

Classification structurelle

Cannabinoïde de synthèse de la classe des indazole-3-carboxamides, portant un fragment cyclobutylméthyle sur l'azote 1 du noyau indazole et une tête cumyle (2-phénylpropan-2-yle) sur l'azote du carboxamide. Il est l'analogue indazole du CUMYL-CBMICA, dont le noyau est un indole, et les auteurs notent que ce remplacement tend à augmenter la puissance in vitro (Haschimi et coll., 2021).

Pharmacocinétique

Les résumés des deux articles cités ne rapportent aucune donnée pharmacocinétique : ni demi-vie, ni concentration sanguine, ni voie d'administration précise.

Métabolisme

Haschimi et coll. (2021) décrivent le métabolisme phase I humain : des métabolites ont été identifiés dans des urines, puis confirmés sur microsomes hépatiques humains poolés. L'hydroxylation touche principalement le fragment cyclobutylméthyle, alors que le CUMYL-CBMICA est surtout hydroxylé sur le noyau indole. Les marqueurs urinaires retenus résultent de mono- ou de dihydroxylations.

Toxicologie et risques

Les résumés des deux articles cités ne décrivent aucune étude toxicologique, ni aucune intoxication ou décès qui lui seraient attribués. Ce silence ne vaut pas innocuité : il s'agit d'un agoniste de CB1 à affinité nanomolaire, et Haschimi et coll. (2021) indiquent que la substitution de l'indole par un indazole tend à augmenter la puissance in vitro, ce qui pourrait se traduire par une puissance in vivo plus élevée. Aucune dose sûre n'est définie.

Détection et analyse

Haschimi et coll. (2021) identifient les métabolites urinaires par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse quadripolaire à temps de vol (LC-QToF-MS), puis les confirment sur microsomes hépatiques humains poolés. Les marqueurs retenus sont donc des produits de mono- ou de dihydroxylation, plutôt que la molécule mère. Les résumés des deux articles cités ne décrivent aucune méthode de dosage validée en matrice biologique.

Références

Données structurées

SMILES
CC(C)(C1=CC=CC=C1)NC(=O)C2=NN(C3=CC=CC=C32)CC4CCC4
InChIKey
CFMZQSDQCNKGII-UHFFFAOYSA-N

Fiche machine-lisible (JSON)

Format d'ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

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