CE-178253
Antagoniste synthétique du récepteur CB1, étudié chez le rongeur, sans donnée humaine publiée dans les sources consultées.
C₂₄H₂₃Cl₂N₇O
Avertissement réduction des risques
Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.
Fiche signalétique
Nomenclature
- Nom IUPAC
- 1-[7-(2-chlorophenyl)-8-(4-chlorophenyl)-2-methylpyrazolo[1,5-a][1,3,5]triazin-4-yl]-3-(ethylamino)azetidine-3-carboxamide
- Autres noms
- FW6JCF60XU · NCGC00485051-01 · orb1740701 · T68779 · Q27278237
Identifiants
- Formule
- C₂₄H₂₃Cl₂N₇O
- Masse molaire
- 496,40 g/mol
- PubChem CID
- 11191162(nouvel onglet)
- InChIKey
- XJFUIILGVMOOHV-UHFFFAOYSA-N
Classification
- Famille
- Modulateur ECS (recherche)
Mis à jour le
Récepteurs et activité
- CB1Antagoniste95 sur 100
Ki 0,33 nM en liaison sur CB1 humain ; Ki 0,07 nM en test fonctionnel GTPγ[35S] (Hadcock et coll., 2010)
- CB2Antagoniste5 sur 100
Ki supérieur à 10 000 nM (Hadcock et coll., 2010)
Signature subjective
- Apaisement
- 3 sur 100
- Détente du corps et de l'esprit ; baisse du bruit mental sans somnolence marquée.
- Clarté
- 3 sur 100
- Attention soutenue et pensée claire ; lucidité fonctionnelle, pas d'euphorie.
- High
- 2 sur 100
- Euphorie et intensité sensorielle ; perception du temps et de l'espace modifiée.
- Appétit
- 2 sur 100
- Stimulation de la faim et de l'appréciation gustative (effet « munchies »).
- Repos
- 3 sur 100
- Effet sédatif rapporté dans la littérature : endormissement facilité, phases de repos profond plus continues.
Pharmacologie
CE-178253 est un antagoniste synthétique du récepteur cannabinoïde CB1, décrit comme très sélectif par rapport au CB2. La publication de référence de 2010 rapporte une constante d'inhibition de 0,33 nM sur le CB1 humain en liaison et de 0,07 nM dans un test fonctionnel, contre plus de 10 000 nM sur le CB2. Chez le rat, la molécule est active par voie orale : elle réduit la prise alimentaire, augmente de 28 % et 39 % la consommation moyenne d'oxygène à 1 et 3 mg/kg, et inverse de façon dose-dépendante les quatre effets du CP-55940 dans le test de la tétrade. Chez la souris obèse, 3 mg/kg par jour pendant dix jours ont entraîné une perte de poids moyenne de 18 %. Les mêmes auteurs indiquent avoir décrit précédemment son efficacité dans un modèle de parkinsonisme, et suggèrent que l'antagonisme CB1 sélectif pourrait renforcer l'action antiparkinsonienne de la lévodopa et d'autres dopaminomimétiques. Aucune donnée clinique chez l'humain n'est publiée dans les sources consultées.
Sources clés.
- Hadcock et coll., profil pharmacologique quantitatif de CE-178253, antagoniste CB1, BMC Pharmacology, 2010 (nouvel onglet)PMID 20712891
- ANSM, liste consolidée des substances classées comme stupéfiants, mise à jour du 16 février 2026 (nouvel onglet)
- INCB, Green List 2026 (Convention de 1971) (nouvel onglet)
- PubChem, notice du composé CE-178253 (CID 11191162) (nouvel onglet)
Histoire
- Provenance
- Molécule entièrement synthétique, étudiée par les équipes de Pfizer comme antagoniste du récepteur CB1, dans la perspective de l'obésité et des troubles métaboliques (Hadcock et coll., 2010).
- Première description
- Décrit par les équipes de Pfizer, qui le présentent comme un antagoniste sélectif du CB1 à action centrale. Le profil pharmacologique quantitatif est publié par Hadcock et coll. en 2010. Les auteurs indiquent déjà, dans un travail antérieur, une efficacité dans un modèle de parkinsonisme, sans que la date de ce travail soit précisée. Le résumé de la publication de 2010 désigne le composé comme l'acide 3-éthylaminoazétidine-3-carboxylique (chlorhydrate), alors que l'identifiant PubChem retenu ici (CID 11191162) correspond au carboxamide de formule C24H23Cl2N7O : c'est cette structure qui figure dans la fiche.
Origine (outil de recherche)
Aucune voie de biosynthèse : composé de synthèse chimique, de la classe des pyrazolo[1,5-a][1,3,5]triazines.
Cadre légal
- Union européenne
Aucune mesure de contrôle harmonisée à l'échelle de l'Union européenne n'a été identifiée pour cette molécule dans les sources consultées : son statut relève des législations nationales.
- France
CE-178253 n'est nommé dans aucune annexe de l'arrêté du 22 février 1990 (liste consolidée de l'ANSM, mise à jour du 16 février 2026) ; sa structure ne répond à aucune des définitions génériques de famille. Ce n'est pas un tétrahydrocannabinol, et il ne comporte ni noyau indole, ni noyau indazole, ni noyau pyrrole ou pyrrolopyridine, ni noyau indène, ni cyclohexylphénol, ni benzo[c]chromène : aucune clause de famille ne le vise. Il n'est donc pas classé en France. Cette absence de classement ne vaut pas autorisation : aucune autorisation de mise sur le marché n'a été identifiée pour cette molécule dans les sources consultées, et son usage relève de la recherche.
Sources : EUR-Lex, UNODC, CND, ANSM, IUPHAR/BPS, ChEBI, EUDA. Notre méthode.
Classification structurelle
Pyrazolo[1,5-a][1,3,5]triazine bicyclique portant deux groupes chlorophényles (ortho et para) et un groupe méthyle, relié par un azétidine à une chaîne éthylamino et à un carboxamide en position 3 de l'azétidine.
Pharmacocinétique
Aucune donnée pharmacocinétique humaine n'est publiée dans les sources consultées. Chez le rat, la prise orale produit un pic plasmatique vers 1 heure (tmax, donnée non présentée dans la publication de 2010). Les concentrations plasmatiques libres mesurées après 0,3, 1, 3 et 10 mg/kg atteignent 0,17, 1,0, 2,7 et 15,6 nM. Le rapport entre concentrations plasmatiques et cérébrales, libres et totales, a une moyenne de 2,9 sur les quatre doses testées : les auteurs y voient peu ou pas de limitation de la pénétration cérébrale. L'équilibre entre cerveau et plasma s'établit plus lentement que pour le rimonabant (donnée non présentée). Ni demi-vie ni biodisponibilité ne sont rapportées dans cette publication.
Métabolisme
La publication de 2010 ne décrit pas le métabolisme de CE-178253. Aucune voie enzymatique, aucun métabolite et aucune interaction avec les cytochromes P450 ne sont documentés dans les sources consultées.
Toxicologie et risques
Aucune donnée de toxicité humaine n'est publiée dans les sources consultées, et la publication de 2010 ne présente pas d'étude de toxicité formelle. Chez la souris, la température corporelle centrale augmente de 0,7 degré Celsius à 1 mg/kg et de 1,2 degré Celsius à 3 mg/kg (n = 5 par groupe). Cette hausse thermique est un effet mesuré chez l'animal, et non une évaluation de sécurité.
Détection et analyse
Aucune méthode analytique dédiée et aucun signalement dans les systèmes d'alerte précoce n'ont été identifiés dans les sources consultées. Dans l'étude de 2010, les concentrations plasmatiques de rat ont été dosées par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem (LC-MS/MS).
Références
- Hadcock et coll., profil pharmacologique quantitatif de CE-178253, antagoniste CB1, BMC Pharmacology, 2010 (nouvel onglet)PMID 20712891
- ANSM, liste consolidée des substances classées comme stupéfiants, mise à jour du 16 février 2026 (nouvel onglet)
- INCB, Green List 2026 (Convention de 1971) (nouvel onglet)
- PubChem, notice du composé CE-178253 (CID 11191162) (nouvel onglet)
Données structurées
- SMILES
- CCNC1(CN(C1)C2=NC(=NC3=C(C(=NN32)C4=CC=CC=C4Cl)C5=CC=C(C=C5)Cl)C)C(=O)N
- InChIKey
- XJFUIILGVMOOHV-UHFFFAOYSA-N
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