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Phytocannabinoïde mineur

Non listé

CBN-C1

Cannabiorcol

3,6,6,9-tetramethylbenzo[c]chromen-1-ol

Alias.cannabiorcol · cannabinol-C1 · 3,6,6,9-tétraméthyl-6H-dibenzo[b,d]pyran-1-ol

Homologue méthyle du cannabinol, présent à l'état de traces et jamais caractérisé en pharmacologie.

Niveau de détail

Avertissement réduction des risques

Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.

Identifiants

Formule
C₁₇H₁₈O₂
Masse molaire
254.30 g·mol⁻¹
CAS
-
PubChem CID
59444404
Première description
Identifié en 1972 par T. B. Vree, D. D. Breimer, C. A. M. van Ginneken et J. M. van Rossum, qui ont mis en évidence dans le haschisch les analogues à chaîne méthyle du tétrahydrocannabinol, du cannabidiol et du cannabinol par chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse (Journal of Pharmacy and Pharmacology, 1972). Le composé figure ensuite sous le nom de cannabiorcol dans les inventaires des constituants du cannabis, dont la revue de M. A. ElSohly et D. Slade parue en 2005, qui le range parmi les sept cannabinoïdes de type CBN alors recensés.
Origine
Cannabis sativa L. : constituant de traces de la série orcinol, celle dont la chaîne latérale se limite à un carbone, signalé dans des échantillons de haschisch et de cannabis analysés au début des années 1970. Comme le cannabinol, il n'est pas le produit direct d'une enzyme de la plante : les cannabinoïdes de type CBN sont tenus pour des produits d'oxydation et d'aromatisation apparaissant au fil du vieillissement, de la chaleur et de la lumière, à partir du tétrahydrocannabinol correspondant, ici le tétrahydrocannabiorcol. Aucune teneur chiffrée n'a été publiée, les quantités décrites restent infimes au regard du cannabinol pentyle, et la molécule ne fait l'objet d'aucun dosage de routine.
InChIKey
XWIWWMIPMYDFOV-UHFFFAOYSA-N

En clair

Le cannabiorcol est un proche parent du CBN dont la petite queue latérale se réduit à un seul atome de carbone au lieu de cinq. On le trouve à l'état de traces dans le cannabis, surtout dans les matières végétales vieillies, car il se forme lentement sous l'effet du temps, de la chaleur et de la lumière. Ce qu'il fait dans l'organisme n'a jamais été mesuré.

Récepteurs et activité

  • CB1
    Agoniste partiel
  • CB2
    Agoniste partiel
  • Agoniste
  • Agoniste partiel
  • Antagoniste
  • Modulateur
  • Agoniste inverse

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Signature subjective

Survolez un axe pour lire la définition.

  • Apaisement
    12
  • Clarté
    8
  • Sommeil
    14
  • Appétit
    8
  • High
    6

Estimation éditoriale, non clinique.

Pharmacologie

Le cannabiorcol (CBN-C1) est l'homologue à chaîne méthyle du cannabinol : même squelette benzo[c]chromène entièrement aromatisé, mais un seul carbone de chaîne latérale au lieu de cinq. Il a été identifié en 1972 par Vree et ses collègues dans le haschisch, en même temps que les analogues méthylés du tétrahydrocannabinol et du cannabidiol, par chromatographie gazeuse couplée à la spectrométrie de masse, et il se forme comme le cannabinol par oxydation aromatisante de son précurseur tétrahydrogéné. Sa pharmacologie propre n'a jamais été mesurée : aucune constante d'affinité CB1 ou CB2, aucun criblage sur les canaux TRP, GPR55, PPAR gamma ou 5-HT1A, aucune donnée pharmacocinétique, aucune donnée humaine. Le raisonnement disponible est indirect et converge dans un seul sens : le cannabinol pentyle n'est déjà qu'un agoniste partiel de faible affinité, avec une préférence relative pour CB2, et la relation structure-activité des cannabinoïdes classiques établit qu'une chaîne latérale d'au moins trois carbones est nécessaire pour une liaison agoniste sur CB1, l'optimum se situant entre cinq et huit carbones. Une chaîne d'un seul carbone place le cannabiorcol sous ce seuil et rend attendue une activité cannabinoïde marginale. Cette attente reste une prévision structurale, pas un résultat expérimental.

Voie biosynthétique

Le cannabiorcol appartient à la série orcinol du cannabis, la plus minoritaire des séries d'homologues. Chez cette plante, les cannabinoïdes naissent de la condensation d'une unité acyle avec des unités malonyle, puis d'une prénylation et d'une cyclisation : la longueur de la chaîne latérale est fixée par l'unité acyle de départ, l'hexanoyl-CoA donnant la série pentyle majoritaire. Pour la série méthyle, une unité de départ plus courte est proposée, mais aucune enzyme dédiée n'a été caractérisée et ce point reste hypothétique. Le cannabiorcol lui-même n'est de toute façon pas un produit enzymatique : il résulte de l'oxydation aromatisante du tétrahydrocannabiorcol, sur le même schéma que le cannabinol issu du delta-9-THC.

Classification structurelle

Classe
Phytocannabinoïde mineur
Origine
Cannabis sativa L. : constituant de traces de la série orcinol, celle dont la chaîne latérale se limite à un carbone, signalé dans des échantillons de haschisch et de cannabis analysés au début des années 1970. Comme le cannabinol, il n'est pas le produit direct d'une enzyme de la plante : les cannabinoïdes de type CBN sont tenus pour des produits d'oxydation et d'aromatisation apparaissant au fil du vieillissement, de la chaleur et de la lumière, à partir du tétrahydrocannabinol correspondant, ici le tétrahydrocannabiorcol. Aucune teneur chiffrée n'a été publiée, les quantités décrites restent infimes au regard du cannabinol pentyle, et la molécule ne fait l'objet d'aucun dosage de routine.
Statut
Non listé

Phytocannabinoïde de type cannabinol, homologue à chaîne méthyle (C1) du CBN. Le squelette benzo[c]chromène y est entièrement aromatisé, comme dans le cannabinol, et la chaîne latérale portée par le noyau résorcinol se réduit à un seul carbone au lieu des cinq du CBN. Cette aromatisation supprime tout centre stéréogène : la molécule ne compte aucun carbone asymétrique. Elle relève de la série orcinol du cannabis, la plus courte des séries d'homologues décrites, aux côtés du cannabidiorcol et du tétrahydrocannabiorcol.

Pharmacocinétique

Aucune donnée pharmacocinétique n'est publiée pour le cannabiorcol, ni chez l'animal ni chez l'humain : absorption, distribution, demi-vie et biodisponibilité restent inconnues. Sa lipophilie calculée est nettement inférieure à celle du cannabinol, la chaîne latérale ayant perdu quatre carbones, ce qui laisse présumer une accumulation adipeuse moindre et une élimination moins prolongée. Il s'agit d'une extrapolation à partir des propriétés physicochimiques calculées, non d'une mesure.

Métabolisme

Les voies métaboliques propres au cannabiorcol ne sont pas décrites. Chez l'humain, le cannabinol est pris en charge par les cytochromes P450 hépatiques, principalement CYP2C9 et CYP3A4, avec hydroxylation du groupe méthyle en position 11 et de la chaîne latérale, puis oxydation vers des métabolites acides. Chez l'homologue méthyle, la chaîne latérale n'offre plus qu'un seul carbone hydroxylable, de sorte que la biotransformation se reporterait vraisemblablement sur le noyau et sur le méthyle en 11. Aucune étude ne l'a vérifié.

Toxicologie et risques

Aucune étude de sécurité, aucune donnée clinique et aucun signal de toxicité spécifique ne sont disponibles pour le cannabiorcol : les données humaines manquent entièrement. Aucun cas d'intoxication ne lui est attribué dans la littérature, ce qui s'explique par sa présence à l'état de traces et par l'absence de produit isolé sur le marché. Faute de dossier toxicologique, la molécule ne peut être considérée comme évaluée pour un usage alimentaire ou cosmétique, et l'absence de signalement ne vaut pas preuve d'innocuité.

Détection et analyse

Le cannabiorcol se distingue du cannabinol par une masse moléculaire inférieure de 56 unités et par un temps de rétention nettement plus court. Son identification historique repose sur la chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse : au sein d'une même série, les homologues se reconnaissent au décalage de masse imposé par la chaîne latérale et à des schémas de fragmentation comparables. Le profilage actuel des cannabinoïdes mineurs fait appel à la chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse haute résolution, la molécule neutre présentant une masse monoisotopique voisine de 254,13. Le composé n'est pas recherché dans les dépistages toxicologiques de routine et ne figure dans aucun panel réglementaire.

Références

  1. 1.Vree T. B., Breimer D. D., van Ginneken C. A. M., van Rossum J. M., identification dans le haschisch des analogues à chaîne méthyle du tétrahydrocannabinol, du cannabidiol et du cannabinol, Journal of Pharmacy and Pharmacology 1972, 24, 7-12PMID 4401327
  2. 2.ElSohly M. A., Slade D., constituants chimiques de la marijuana : le mélange complexe des cannabinoïdes naturels (tableau des cannabinoïdes de type CBN, incluant le cannabiorcol-C1), Life Sciences 2005, 78, 539-548PMID 16199061
  3. 3.Bow E. W., Rimoldi J. M., relations structure-fonction des cannabinoïdes classiques et modulation de CB1 et CB2 (rôle de la longueur de la chaîne latérale en C3), Perspectives in Medicinal Chemistry 2016, 8, 17-39PMID 27398024
  4. 4.Walsh K. B., McKinney A. E., Holmes A. E., cannabinoïdes mineurs : biosynthèse, pharmacologie moléculaire et usages thérapeutiques potentiels (pharmacologie du cannabinol), Frontiers in Pharmacology 2021, 12, 777804PMID 34916950
  5. 5.PubChem CID 59444404 : cannabiorcol (identifiants, formule, propriétés calculées, occurrence rapportée chez Cannabis sativa)
  6. 6.Légifrance, annexe IV de l'arrêté du 22 février 1990 fixant la liste des substances classées comme stupéfiants (clause générique tétrahydrocannabinols)

Données structurées

InChIKey
XWIWWMIPMYDFOV-UHFFFAOYSA-N
Formule
C17H18O2
Masse molaire
254.30 g·mol⁻¹
PubChem CID
59444404
Fiche machine-lisible (JSON)

Format d’ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

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