Cannabipiperidiethanone
Cannabinoïde de synthèse hybride du JWH-250 et de l'AM-2233, affinité mesurée seulement en liaison.
C₂₄H₂₈N₂O₂
Avertissement réduction des risques
Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.
Fiche signalétique
Nomenclature
- Nom IUPAC
- 2-(2-methoxyphenyl)-1-[1-[(1-methylpiperidin-2-yl)methyl]indol-3-yl]ethanone
- Autres noms
- G66388U44D
Identifiants
- Formule
- C₂₄H₂₈N₂O₂
- Masse molaire
- 376,50 g/mol
- CAS
- 1345970-43-5
- PubChem CID
- 53494930(nouvel onglet)
- InChIKey
- AJSBNWAHEDVQJT-UHFFFAOYSA-N
Classification
Mis à jour le
Récepteurs et activité
- CB1Modulateur46 sur 100
CI50 = 591 nM en test de liaison (Uchiyama et coll., 2011) ; efficacité fonctionnelle non publiée
- CB2Modulateur40 sur 100
CI50 = 968 nM en test de liaison (Uchiyama et coll., 2011) ; efficacité fonctionnelle non publiée
Signature subjective
- Apaisement
- 8 sur 100
- Détente du corps et de l'esprit ; baisse du bruit mental sans somnolence marquée.
- Clarté
- 5 sur 100
- Attention soutenue et pensée claire ; lucidité fonctionnelle, pas d'euphorie.
- High
- 8 sur 100
- Euphorie et intensité sensorielle ; perception du temps et de l'espace modifiée.
- Appétit
- 8 sur 100
- Stimulation de la faim et de l'appréciation gustative (effet « munchies »).
- Repos
- 8 sur 100
- Effet sédatif rapporté dans la littérature : endormissement facilité, phases de repos profond plus continues.
Pharmacologie
Cannabipiperidiethanone est un cannabinoïde de synthèse de la famille des aminoalkylindoles, sous-classe des phénylacétylindoles. Sa structure combine la partie phénylacétylindole du JWH-250 et le substituant azoté (1-méthylpipéridin-2-yl)méthyle de l'AM-2233. Uchiyama et coll. (2011) l'ont identifiée comme adultérant d'un produit à base de plantes vendu illégalement au Japon, et mesurent une CI50 de 591 nM sur CB1 et de 968 nM sur CB2 dans un test de liaison. Dans la même étude, elle se situe sous le JWH-250 (2,3 fois moins affine sur CB1, 9,4 fois moins sur CB2), et la source ne publie pas son efficacité fonctionnelle. Aucune donnée humaine, clinique ou toxicologique n'est publiée dans les sources consultées.
Sources clés.
- Uchiyama et coll., identification de la cannabipiperidiethanone comme adultérant d'un produit à base de plantes et affinité pour CB1 et CB2, Chem Pharm Bull 2011 (nouvel onglet)PMID 21881274
- Arrêté du 14 octobre 2019 modifiant l'arrêté du 22 février 1990 fixant la liste des substances classées comme stupéfiants (JORF du 16 octobre 2019), texte auquel renvoie la liste ANSM pour le bloc « indol-3-yl méthanone » (nouvel onglet)
- ANSM, Liste consolidée des substances classées comme stupéfiants, mise à jour du 16 février 2026 (annexe IV, famille indol-3-yl méthanone, JWH-250 cité) (nouvel onglet)
- PubChem, CID 53494930 (cannabipiperidiethanone) : formule, masse moléculaire et InChIKey (nouvel onglet)
Histoire
- Provenance
- Laboratoire. Aucune occurrence naturelle : molécule entièrement synthétique, retrouvée en 2011 dans un produit à base de plantes distribué illégalement au Japon, où elle était mêlée à deux autres cannabinoïdes de synthèse.
- Première description
- Identifiée et décrite en 2011 par Uchiyama, Kikura-Hanajiri et Goda comme adultérant d'un produit à base de plantes vendu illégalement au Japon, aux côtés du JWH-122 et du JWH-081. À cette date, aucune information de synthèse, chimique ou biologique n'avait été publiée sur la molécule. La source ne dit ni qui l'a synthétisée la première, ni dans quel but.
Origine (recherche pharmaceutique → marché illicite)
Aucune voie biosynthétique : la molécule n'existe dans aucun organisme vivant et ne figure pas parmi les cannabinoïdes du chanvre. Elle relève de la seule chimie de synthèse, dans la classe des aminoalkylindoles (phénylacétylindoles). Décrit ici par classe chimique uniquement.
Cadre légal
- Union européenne
Aucune mesure de contrôle harmonisée à l'échelle de l'Union européenne n'a été identifiée pour cette molécule dans les sources consultées. Le contrôle relève donc des droits nationaux. Cette fiche ne recense pas les États qui la contrôlent.
- France
Stupéfiant en France par clause générique, sans être nommé. La molécule n'apparaît pas nommément dans la liste consolidée des stupéfiants de l'ANSM (mise à jour du 16 février 2026), mais elle répond point par point à la définition de famille « indol-3-yl méthanone » de l'annexe IV : un substituant « 1-(N-méthylpipéridin-2-yl)méthyl » sur l'azote de l'indole et, sur le carbone du pont méthanone, un groupe benzyle (ici un 2-méthoxybenzyle, le cycle étant substitué ou non). Le JWH-250, dont elle reprend le motif phénylacétyle, est cité nommément dans cette même famille. Détention, cession et usage relèvent donc du régime pénal des stupéfiants. Texte de référence : arrêté du 14 octobre 2019, auquel la liste ANSM renvoie pour ce bloc.
Sources : EUR-Lex, UNODC, CND, ANSM, IUPHAR/BPS, ChEBI, EUDA. Notre méthode.
Classification structurelle
Aminoalkylindole, sous-classe des phénylacétylindoles : un noyau indole porte en position 3 un groupe carbonyle relié à un CH2 et à un cycle 2-méthoxyphényle, et l'azote de l'indole porte un groupe (1-méthylpipéridin-2-yl)méthyle. Uchiyama et coll. (2011) décrivent la molécule comme un hybride : la partie phénylacétylindole correspond à celle du JWH-250, et le substituant azoté à celui de l'AM-2233.
Pharmacocinétique
Aucune donnée pharmacocinétique n'est publiée dans la source primaire disponible.
Métabolisme
Aucune étude du métabolisme de cette molécule n'a été retrouvée dans les sources consultées.
Toxicologie et risques
Aucune étude toxicologique ni aucune donnée de sécurité chez l'humain n'est publiée dans les sources consultées. Le seul fait sanitaire documenté est sa présence comme adultérant dans un produit à base de plantes vendu illégalement au Japon (Uchiyama et coll., 2011). Aucun cas clinique ne lui est attribué dans ces sources. En l'absence de données humaines, la fiche relève de la réduction des risques, non de la consommation.
Détection et analyse
Identification formelle par chromatographie en phase gazeuse et liquide couplée à la spectrométrie de masse, spectrométrie de masse haute résolution (ion protoné mesuré à m/z 377,2233 [M+H]+) et résonance magnétique nucléaire (Uchiyama et coll., 2011). Aucune méthode de dosage dans les fluides biologiques n'est publiée dans les sources consultées.
Références
- Uchiyama et coll., identification de la cannabipiperidiethanone comme adultérant d'un produit à base de plantes et affinité pour CB1 et CB2, Chem Pharm Bull 2011 (nouvel onglet)PMID 21881274
- Arrêté du 14 octobre 2019 modifiant l'arrêté du 22 février 1990 fixant la liste des substances classées comme stupéfiants (JORF du 16 octobre 2019), texte auquel renvoie la liste ANSM pour le bloc « indol-3-yl méthanone » (nouvel onglet)
- ANSM, Liste consolidée des substances classées comme stupéfiants, mise à jour du 16 février 2026 (annexe IV, famille indol-3-yl méthanone, JWH-250 cité) (nouvel onglet)
- PubChem, CID 53494930 (cannabipiperidiethanone) : formule, masse moléculaire et InChIKey (nouvel onglet)
Données structurées
- SMILES
- CN1CCCCC1CN2C=C(C3=CC=CC=C32)C(=O)CC4=CC=CC=C4OC
- InChIKey
- AJSBNWAHEDVQJT-UHFFFAOYSA-N
Format d'ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.
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