FDU-PB-22
Cannabinoïde de synthèse de la famille des carboxylates d'indole, classé stupéfiant en France.
C₂₆H₁₈FNO₂
Avertissement réduction des risques
Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.
Fiche signalétique
Nomenclature
- Nom IUPAC
- naphthalen-1-yl 1-[(4-fluorophenyl)methyl]indole-3-carboxylate
- Autres noms
- naphthalen-1-yl 1-(4-fluorobenzyl)-1h-indole-3-carboxylate
Identifiants
- Formule
- C₂₆H₁₈FNO₂
- Masse molaire
- 395,40 g/mol
- CAS
- 1883284-94-3
- PubChem CID
- 119025888(nouvel onglet)
- InChIKey
- RCEKSVIFQKKFLS-UHFFFAOYSA-N
Classification
Mis à jour le
Récepteurs et activité
- CB1Agoniste20 sur 100
aucune constante d'affinité publiée dans les sources consultées pour le FDU-PB-22 (classe des carboxylates d'indole : agonistes selon Hill et coll., 2018)
- CB2Agoniste20 sur 100
aucune constante d'affinité publiée dans les sources consultées pour le FDU-PB-22 (classe des carboxylates d'indole : agonistes selon Hill et coll., 2018)
Signature subjective
- Apaisement
- 5 sur 100
- Détente du corps et de l'esprit ; baisse du bruit mental sans somnolence marquée.
- Clarté
- 5 sur 100
- Attention soutenue et pensée claire ; lucidité fonctionnelle, pas d'euphorie.
- High
- 10 sur 100
- Euphorie et intensité sensorielle ; perception du temps et de l'espace modifiée.
- Appétit
- 10 sur 100
- Stimulation de la faim et de l'appréciation gustative (effet « munchies »).
- Repos
- 10 sur 100
- Effet sédatif rapporté dans la littérature : endormissement facilité, phases de repos profond plus continues.
Pharmacologie
Le FDU-PB-22 est un cannabinoïde de synthèse de la famille des carboxylates d'indole, de même famille structurale que le PB-22. Il a été détecté en 2014 dans des mélanges à base de plantes au Japon, en Russie et en Allemagne (Diao et coll., 2016). Aucune constante d'affinité pour CB1 ou CB2 n'est publiée pour cette molécule dans les sources consultées. Les données disponibles portent surtout sur son métabolisme : sa demi-vie dans des microsomes hépatiques humains est de 12,4 minutes, et son hydrolyse produit un acide indole-3-carboxylique (FBI-COOH) ; cet acide et son dérivé hydroxylé sont recommandés comme marqueurs urinaires. Aucune série clinique propre au FDU-PB-22 n'a été retrouvée dans les sources consultées, de sorte que son profil de toxicité reste mal documenté.
Sources clés.
- Diao et coll., métabolisme in vitro et in vivo du FDU-PB-22 et du FUB-PB-22, AAPS Journal, 2016 (nouvel onglet)PMID 26810398
- Jones et coll., glucuronidation du FDU-PB-22 par les UGT hépatiques, Xenobiotica, 2019 (nouvel onglet)PMID 30739533
- Banister et coll., effets du fluor de bioisostérie sur huit cannabinoïdes de synthèse dont le PB-22 et le 5F-PB-22, ACS Chemical Neuroscience, 2015 (nouvel onglet)PMID 25921407
- Hill et coll., toxicité humaine des carboxylates d'indole et d'indazole de synthèse, Clinical Chemistry, 2018 (nouvel onglet)PMID 29038156
- Liste consolidée des substances classées comme stupéfiants (ANSM, mise à jour du 16 février 2026), annexe IV, bloc « Dérivés du 3-carboxylate indole » (nouvel onglet)
- Liste verte de l'OICS, 36e édition (2025), absence du FDU-PB-22 (nouvel onglet)
- Fiche PubChem du FDU-PB-22 (CID 119025888) (nouvel onglet)
Histoire
- Provenance
- Molécule de synthèse, décrite comme telle dans la littérature analytique et toxicologique. Aucune source consultée ne la signale dans une plante ou un organisme vivant. Elle a été retrouvée dans des mélanges à base de plantes, selon les signalements de 2014 rapportés par Diao et coll. (2016).
- Première description
- Aucune source consultée n'attribue la première synthèse du FDU-PB-22 à un laboratoire ni à une date. Diao et coll. (2016) indiquent qu'il a été détecté en 2014, avec le FUB-PB-22, dans des mélanges à base de plantes au Japon, en Russie et en Allemagne, et qu'il a été rapidement inscrit sur des listes de substances contrôlées.
Origine (recherche pharmaceutique → marché illicite)
Aucune voie de biosynthèse : le FDU-PB-22 est un composé de synthèse, sans équivalent naturel connu. Il relève de la classe des esters de l'acide indole-3-carboxylique, dont l'azote porte un groupe 4-fluorobenzyle et dont l'ester est lié au 1-naphtol.
Cadre légal
- Union européenne
Aucune mesure de contrôle harmonisée à l'échelle de l'Union n'a été retrouvée dans les sources consultées pour le FDU-PB-22 ; le contrôle relève donc des législations nationales des États membres. Il ne figure pas non plus dans la liste verte de l'OICS (36e édition, 2025), qui reproduit les tableaux de la Convention de 1971.
- France
Substance classée comme stupéfiant en France et nommément citée. Le FDU-PB-22 figure à l'annexe IV de la liste consolidée des stupéfiants (mise à jour du 16 février 2026), dans le bloc « Dérivés du 3-carboxylate indole », où la liste « Notamment » cite « FDU-PB-22 ou naphthalen-1-yl 1-[(4-fluorophenyl) methyl]-1H-indole-3-carboxylate ». Sa structure répond en outre aux trois conditions de cette définition générique (groupe halobenzyle sur l'azote de l'indole, noyau indole substitué ou non, groupement naphtalényle-1 sur l'oxygène du carboxylate), mais le classement repose sur la citation nominale.
Sources : EUR-Lex, UNODC, CND, ANSM, IUPHAR/BPS, ChEBI, EUDA. Notre méthode.
Classification structurelle
Ester naphtylique de l'acide 1-(4-fluorobenzyl)-1H-indole-3-carboxylique. Le noyau indole porte en position 1 un groupe 4-fluorobenzyle, et en position 3 un ester lié au naphtalène en position 1. Il appartient à la même famille structurale que le PB-22, que la liste de l'ANSM range dans le même bloc « Dérivés du 3-carboxylate indole » ; il en diffère par le groupe porté par l'azote (4-fluorobenzyle au lieu de pentyle) et par le groupe de l'ester (naphtalényle-1 au lieu de quinolinyle-8). Aucun squelette terpénophénolique : il n'a donc aucune parenté structurale avec les cannabinoïdes du chanvre.
Pharmacocinétique
Aucune donnée pharmacocinétique chez l'humain n'est publiée dans les sources consultées. In vitro, dans des microsomes hépatiques humains à 1 µM, la demi-vie du FDU-PB-22 est de 12,4 minutes (Diao et coll., 2016), ce qui indique une dégradation rapide dans ce système. Ce chiffre ne renseigne ni sur les concentrations atteintes dans l'organisme, ni sur la durée des effets.
Métabolisme
La liaison ester est hydrolysée, ce qui produit l'acide 1-(4-fluorobenzyl)indole-3-carboxylique, appelé FBI-COOH et désigné comme métabolite M7 par Diao et coll. (2016). Le FUB-PB-22 donne le même acide. Le FBI-COOH est ensuite hydroxylé (métabolite M6) et peut être glucuronoconjugué. Dans des hépatocytes humains, Diao et coll. identifient sept métabolites pour ces deux molécules. Jones et coll. (2019) montrent que la formation du glucuronide du FBI-COOH dépend de l'acide UDP-glucuronique et non du NADPH, ce qui désigne les UDP-glucuronosyltransférases (UGT). Parmi les isoformes testées, l'UGT1A10 présente l'activité la plus élevée, avec une constante de Michaelis (Km) de 38 µM et une vitesse maximale (Vmax) de 5,90 nmol/min/mg.
Toxicologie et risques
Aucune série clinique ni rapport de cas portant spécifiquement sur le FDU-PB-22 n'a été retrouvé dans les sources consultées. Pour la classe des carboxylates d'indole et d'indazole de synthèse, Hill et coll. (2018) rapportent chez des patients admis aux urgences une agitation et une agressivité, une altération de l'état de conscience, une tachycardie, une hypertension et des crises convulsives, sans données distinctes pour le FDU-PB-22. Jones et coll. (2019) font l'hypothèse que des variants génétiques des UGT, ou la co-administration d'inhibiteurs de ces enzymes, augmenteraient le risque de toxicité du FDU-PB-22. Cette hypothèse repose sur des mesures in vitro.
Détection et analyse
Les sources consultées ne décrivent pas de test immunologique dédié au FDU-PB-22. L'identification repose sur la spectrométrie de masse haute résolution couplée à la chromatographie liquide. Diao et coll. (2016) recommandent comme marqueurs urinaires le FBI-COOH (M7) et son dérivé hydroxylé (M6), qui étaient les métabolites prédominants, après hydrolyse à la bêta-glucuronidase, dans deux échantillons d'urine authentiques de cas positifs au FDU-PB-22 ou au FUB-PB-22.
Références
- Diao et coll., métabolisme in vitro et in vivo du FDU-PB-22 et du FUB-PB-22, AAPS Journal, 2016 (nouvel onglet)PMID 26810398
- Jones et coll., glucuronidation du FDU-PB-22 par les UGT hépatiques, Xenobiotica, 2019 (nouvel onglet)PMID 30739533
- Banister et coll., effets du fluor de bioisostérie sur huit cannabinoïdes de synthèse dont le PB-22 et le 5F-PB-22, ACS Chemical Neuroscience, 2015 (nouvel onglet)PMID 25921407
- Hill et coll., toxicité humaine des carboxylates d'indole et d'indazole de synthèse, Clinical Chemistry, 2018 (nouvel onglet)PMID 29038156
- Liste consolidée des substances classées comme stupéfiants (ANSM, mise à jour du 16 février 2026), annexe IV, bloc « Dérivés du 3-carboxylate indole » (nouvel onglet)
- Liste verte de l'OICS, 36e édition (2025), absence du FDU-PB-22 (nouvel onglet)
- Fiche PubChem du FDU-PB-22 (CID 119025888) (nouvel onglet)
Données structurées
- SMILES
- C1=CC=C2C(=C1)C=CC=C2OC(=O)C3=CN(C4=CC=CC=C43)CC5=CC=C(C=C5)F
- InChIKey
- RCEKSVIFQKKFLS-UHFFFAOYSA-N
Format d'ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.
Compléter cette fiche
Cette fiche n'a pas encore d'image. Chaque proposition est relue avant publication.