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EG-2201

Cannabinoïde de synthèse à noyau carbazole, agoniste des récepteurs CB1 et CB2, non nommé en France.

Niveau de détail

C₂₈H₂₄FNO

Avertissement réduction des risques

Aucune dose humaine caractérisée : données animales / in vitro uniquement. Profil d'effet, marge de sécurité et toxicité aiguë non documentés en clinique humaine. Composé extrêmement puissant : effets sévères, convulsions, décès rapportés dans la littérature.

Fiche signalétique

Nomenclature

Nom IUPAC
[9-(5-fluoropentyl)carbazol-3-yl]-naphthalen-1-ylmethanone
Autres noms
EG2201 · EG2201 RM · NA-5F-PCZMO · [9-(5-fluoropentyl)carbazol-3-yl]-naphthalen-1-ylmethanone

Identifiants

Formule
C₂₈H₂₄FNO
Masse molaire
409,50 g/mol
InChIKey
LYDDINAZVHIBGP-UHFFFAOYSA-N

Statut légal

Statut
Non listé
Voir le cadre légal

Mis à jour le

Récepteurs et activité

  1. CB1AgonisteKi 22,4 nM (Schoeder et coll., 2018)78 sur 100
  2. CB2AgonisteKi 4,36 nM (Schoeder et coll., 2018)89 sur 100
La longueur d'une barre donne la force relative de l'interaction, à titre indicatif.

Signature subjective

Apaisement
5 sur 100
Détente du corps et de l'esprit ; baisse du bruit mental sans somnolence marquée.
Clarté
5 sur 100
Attention soutenue et pensée claire ; lucidité fonctionnelle, pas d'euphorie.
High
10 sur 100
Euphorie et intensité sensorielle ; perception du temps et de l'espace modifiée.
Appétit
15 sur 100
Stimulation de la faim et de l'appréciation gustative (effet « munchies »).
Repos
10 sur 100
Effet sédatif rapporté dans la littérature : endormissement facilité, phases de repos profond plus continues.
Estimation éditoriale, non clinique.

Pharmacologie

L'EG-2201 est un cannabinoïde de synthèse à noyau carbazole, de la même sous-classe que l'EG-018, portant une chaîne 5-fluoropentyle. Schoeder et coll. (2018) rapportent une affinité de 22,4 nM au CB1 et de 4,36 nM au CB2, ainsi qu'une activation de 94 % au CB1 et de 77 % au CB2 par rapport au CP55,940. Mogler et coll. (2018) décrivent son métabolisme in vitro, marqué par une défluoration oxydative de la chaîne, et ne retrouvent qu'un seul cas de consommation (n = 1) dans leurs échantillons urinaires. Aucune étude clinique, aucune série de cas et aucune indication thérapeutique ne sont publiées dans les sources consultées.

Histoire

Provenance
Molécule entièrement synthétique : aucune source consultée ne la décrit comme produit naturel, ni dans le chanvre ni dans un autre organisme. Elle a été identifiée comme constituant de mélanges de type Spice vendus sur le marché illicite (Schoeder et coll., 2018), et ses métabolites ont été recherchés dans des urines de consommateurs (Mogler et coll., 2018).
Première description
Aucune publication consultée ne retrace l'origine de l'EG-2201 ni la date de sa première synthèse. La molécule appartient à une série de cannabinoïdes de synthèse à noyau carbazole, dont l'EG-018, à chaîne pentyle, est également étudié dans ces mêmes travaux (Schoeder et coll., 2018 ; Mogler et coll., 2018). Schoeder et coll. (2018, université de Bonn) publient les mesures d'affinité et d'activation sur les récepteurs CB1 et CB2 qui servent de référence ici.

Origine (recherche pharmaceutique → marché illicite)

Aucune voie de biosynthèse : l'EG-2201 relève de la seule chimie de synthèse, par acylation d'un carbazole N-alkylé au moyen d'un groupe naphtoyle. Aucune source consultée ne décrit sa présence chez un organisme vivant.

Classification structurelle

Dérivé du carbazole : un système tricyclique formé de deux cycles benzéniques soudés à un pyrrole. Le carbazole porte une chaîne 5-fluoropentyle sur l'azote et, en position 3, un groupe 1-naphtoyle relié par un carbonyle. C'est l'analogue fluoré de l'EG-018, qui porte une chaîne pentyle. Mogler et coll. (2018) rangent ces molécules dans une sous-classe structurale à noyau carbazole, distincte des cannabinoïdes à noyau indole ou indazole.

Pharmacocinétique

Aucune donnée pharmacocinétique, humaine ou animale, n'est publiée pour l'EG-2201 dans les sources consultées.

Métabolisme

Dans les essais in vitro de Mogler et coll. (2018), l'EG-2201 subit une défluoration oxydative de sa chaîne 5-fluoropentyle, ainsi qu'une déalkylation. Ces deux voies conduisent à des métabolites communs avec l'EG-018, ce qui complique l'interprétation d'un résultat positif. Les auteurs identifient toutefois des métabolites de phase I propres à chacune des deux molécules dans les urines, qui permettent de distinguer leur consommation.

Toxicologie et risques

Les sources consultées ne décrivent aucune série de cas ni de décès attribués à l'EG-2201 seul. La revue de Potts et coll. (2020) rappelle en revanche que les agonistes de synthèse de cette classe ont fait l'objet de nombreux cas de toxicité grave ou mortelle après un usage récréatif. La molécule atteint 94 % de l'effet maximal du CP55,940 au CB1 (Schoeder et coll., 2018), mais aucune donnée humaine ne permet de mesurer ce risque pour elle en particulier.

Détection et analyse

L'identification repose sur la chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem ou à un analyseur quadripolaire et temps de vol (LC-MS/MS et LC-QToF-MS), avec des métabolites de phase I propres à chaque molécule (Mogler et coll., 2018). Une méthode par sonde fluorescente, publiée en 2026, rapporte une limite de détection de 0,4 µM dans des échantillons adultérés (Tang et coll., 2026).

Références

Données structurées

SMILES
C1=CC=C2C(=C1)C=CC=C2C(=O)C3=CC4=C(C=C3)N(C5=CC=CC=C54)CCCCCF
InChIKey
LYDDINAZVHIBGP-UHFFFAOYSA-N

Fiche machine-lisible (JSON)

Format d'ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.

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