Phytocannabinoïde mineur
Non listéCBCPCannabichroméphorol (CBCP)
7-heptyl-2-méthyl-2-(4-méthylpent-3-ényl)chromén-5-ol
Alias.cannabichromephorol · CBCP · homologue heptyle du cannabichromène
Homologue heptyle du cannabichromène, identifié de façon putative à l'état de traces, sans pharmacologie publiée.
Niveau de détail
Identifiants
- Formule
- C₂₃H₃₄O₂
- Masse molaire
- 342.50 g·mol⁻¹
- CAS
- -
- PubChem CID
- 168322576
- Première description
- La molécule s'inscrit dans le prolongement de la découverte des phytocannabinoïdes heptyles, le cannabidiphorol et le Δ9-tétrahydrocannabiphorol, décrits en 2019. Ce sont les formes acides qui prédominent dans l'inflorescence fraîche : Linciano et ses collaborateurs ont conduit une analyse ciblée des composés de type cannabidiol et tétrahydrocannabinol en séries pentyle et heptyle sur quarante-neuf échantillons de cannabis représentant quatre chémotypes, et ont profité de cette méthode par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse haute résolution pour identifier de façon putative les homologues heptyles des autres acides phytocannabinoïdes usuels, dont l'acide cannabichroméphorolique. Le statut du cannabichroméphorol lui-même reste celui d'un composé attendu par décarboxylation, et non celui d'un composé isolé.
- Origine
- Phytocannabinoïde mineur du cannabis, présent à l'état de traces. Il dérive de l'acide cannabichroméphorolique, précurseur acide formé dans la plante, par décarboxylation sous l'effet de la chaleur ou du vieillissement, comme le cannabichromène dérive de son propre acide. Sa présence tient à la faible promiscuité de la synthase qui incorpore, au lieu de l'acide hexanoïque habituel, un acide gras à chaîne plus longue.
- InChIKey
- MFRLGFBNEKYGNS-UHFFFAOYSA-N
En clair
Le cannabichroméphorol est une version rare du cannabichromène, dont la chaîne latérale compte sept carbones au lieu de cinq. Il n'est présent qu'à l'état de traces dans le cannabis. Aucune étude n'a mesuré ses effets : ce que l'on en dit repose sur la comparaison avec des molécules voisines, pas sur des mesures.
Récepteurs et activité
- CB2Aucune mesure publiée pour le CBCP : valeur indicative fondée sur le seul cannabichromène, agoniste CB2 documenté, l'effet de l'allongement de chaîne sur un squelette chromène n'ayant jamais été évaluéAgoniste
- CB1Aucune mesure publiée : le cannabichromène a une affinité négligeable pour CB1, et rien n'établit que la chaîne heptyle la relève sur ce squelette comme elle le fait dans la série tétrahydrocannabinolAgoniste partiel
- Agoniste
- Agoniste partiel
- Antagoniste
- Modulateur
- Agoniste inverse
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Signature subjective
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- Apaisement20
- Clarté12
- Sommeil15
- Appétit8
- High10
Estimation éditoriale, non clinique.
Pharmacologie
Le cannabichroméphorol est l'homologue à chaîne heptyle du cannabichromène, membre de la série phorolique découverte dans le sillage du Δ9-THCP et du CBDP en 2019. Son statut documentaire mérite d'être énoncé avec précision, car il est souvent présenté avec plus d'assurance que les sources n'en autorisent. Ce qui a été rapporté dans la littérature est l'identification putative de son précurseur acide, l'acide cannabichroméphorolique, par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse haute résolution, au cours d'une étude dont l'objet principal était le dosage des composés heptyles de type cannabidiol et tétrahydrocannabinol dans quarante-neuf échantillons de cannabis. Identification putative signifie que la molécule a été reconnue à sa masse exacte et à sa fragmentation, sans standard analytique dédié ni confirmation par résonance magnétique nucléaire. Le cannabichroméphorol neutre, lui, n'a pas été isolé, et aucune donnée pharmacologique le concernant n'a été publiée : ni affinité pour CB1 ou CB2, ni essai fonctionnel, ni étude animale. Les deux analogies mobilisables, un cannabichromène agoniste de CB2 et peu affin pour CB1, et un allongement de chaîne qui augmente l'affinité CB1 dans la série tétrahydrocannabinol, n'ont jamais été testées ensemble sur un squelette chromène.
Sources clés.
- Linciano P. et coll., Talanta, 2021 : teneurs en cannabinoïdes phoroliques heptyles dans différentes accessions de Cannabis sativa L., avec identification putative de l'acide cannabichroméphoroliquePMID 34517579
- Arrêté du 22 février 1990 fixant la liste des substances classées comme stupéfiants, annexe IV (Légifrance)
Voie biosynthétique
Voie biosynthétique des phytocannabinoïdes, empruntée avec un précurseur à chaîne allongée : au lieu de l'acide olivétolique à chaîne pentyle, la plante incorpore son homologue à chaîne heptyle, ce qui conduit au cannabigérophorolique, puis à l'acide cannabichroméphorolique sous l'action de la cannabichroménate synthase. La décarboxylation ultérieure donne le cannabichroméphorol. Cette voie reste très minoritaire, la synthase acceptant mal les chaînes longues, ce qui explique les teneurs de l'ordre de la trace.
Cadre légal
International
Non inscrit aux conventions de 1961 et de 1971
Union européenne
Non listé ; absent du catalogue européen des nouveaux aliments
France
Non classé stupéfiant ; hors de la clause benzo[c]chromène de l'annexe IV
Sources : EUR-Lex, UNODC, CND, ANSM, IUPHAR/BPS, ChEBI, EUDA. Notre méthode.
Classification structurelle
- Classe
- Phytocannabinoïde mineur
- Origine
- Phytocannabinoïde mineur du cannabis, présent à l'état de traces. Il dérive de l'acide cannabichroméphorolique, précurseur acide formé dans la plante, par décarboxylation sous l'effet de la chaleur ou du vieillissement, comme le cannabichromène dérive de son propre acide. Sa présence tient à la faible promiscuité de la synthase qui incorpore, au lieu de l'acide hexanoïque habituel, un acide gras à chaîne plus longue.
- Statut
- Non listé
Homologue à chaîne heptyle du cannabichromène : le squelette chromène caractéristique du CBC est conservé, la chaîne latérale pentyle en position 7 étant allongée à sept carbones. Il appartient à la série dite phorolique, celle des homologues heptyles des phytocannabinoïdes usuels, à laquelle appartiennent également le Δ9-THCP et le CBDP. Comme le cannabichromène lui-même, la molécule ne possède pas de cycle pyrane fermé de type benzo[c]chromène et n'a donc pas la géométrie qui confère au Δ9-THC son affinité pour CB1.
Pharmacocinétique
Aucune donnée de pharmacocinétique n'existe, chez l'être humain comme chez l'animal. La lipophilie attendue est supérieure à celle du cannabichromène du fait des deux carbones supplémentaires de la chaîne latérale, ce qui laisse présumer une absorption orale médiocre et un stockage tissulaire marqué, comme pour les autres phytocannabinoïdes. Cette attente n'a fait l'objet d'aucune vérification.
Métabolisme
Aucune étude de métabolisme n'a été publiée. Par analogie avec les phytocannabinoïdes, les voies attendues associent l'hydroxylation de la chaîne latérale et du squelette par les cytochromes P450, l'oxydation en acide carboxylique et la conjugaison par glucuronidation. Cette description reste une extrapolation de classe et non un résultat mesuré.
Toxicologie et risques
Aucune étude toxicologique n'existe pour cette molécule, et aucun événement sanitaire ne lui est attribué. Les teneurs naturelles, de l'ordre de la trace, rendent improbable une exposition significative par la consommation de cannabis ou d'extraits ordinaires. La question se poserait différemment pour un produit enrichi ou obtenu par synthèse, situation pour laquelle il n'existe aucune donnée de sécurité, ni étude d'exposition répétée, ni caractérisation de dose chez l'être humain.
Détection et analyse
L'identification repose sur la chromatographie liquide ultra-haute performance couplée à la spectrométrie de masse haute résolution, seule technique capable de distinguer les homologues d'une même série qui ne diffèrent que par la longueur de la chaîne latérale et présentent des fragmentations très voisines. L'absence de standard analytique commercial pour la forme acide a conduit les auteurs à recourir à une synthèse stéréosélective dédiée pour les composés heptyles qu'ils souhaitaient quantifier ; les autres, dont l'acide cannabichroméphorolique, sont restés au stade de l'identification putative, faute de référence.
Références
- 1.Linciano P. et coll., Talanta, 2021 : teneurs en cannabinoïdes phoroliques heptyles dans différentes accessions de Cannabis sativa L., avec identification putative de l'acide cannabichroméphoroliquePMID 34517579
- 2.Arrêté du 22 février 1990 fixant la liste des substances classées comme stupéfiants, annexe IV (Légifrance)
Données structurées
- InChIKey
- MFRLGFBNEKYGNS-UHFFFAOYSA-N
- SMILES
- CCCCCCCC1=CC(=C2C=CC(OC2=C1)(C)CCC=C(C)C)O
- Formule
- C23H34O2
- Masse molaire
- 342.50 g·mol⁻¹
- PubChem CID
- 168322576
Format d'ingestion LLM : superset structuré de la fiche (identifiants, liaison, statut légal versionné). Corpus complet.