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← Journal/Agronomie·16 mai 2026·4 min de lecture

Hasch CBD fait maison : les deux méthodes de fabrication

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Le hasch CBD fait maison se prépare à partir de fleurs de chanvre légales, par tamisage à sec (dry sift) ou par extraction à l'eau glacée (ice-o-lator), deux méthodes qui séparent mécaniquement les trichomes de la matière végétale sans recourir à un solvant chimique. Le taux de THC du produit fini doit rester inférieur ou égal à 0,30 %, conformément au cadre confirmé par la décision du Conseil d'État du 29 décembre 2022.

Hasch CBD fait maison : les deux méthodes de fabrication

Ce qu'est réellement le hasch

Le hasch est une concentration des trichomes, les glandes de résine visibles à la surface des fleurs, qui portent l'essentiel des cannabinoïdes et des terpènes. En séparant ces trichomes de la matière végétale environnante, on obtient un produit plus concentré que la fleur d'origine. Les deux méthodes présentées ici reposent sur un principe physique simple, la séparation par la taille des particules, sans transformation chimique de la molécule.

Le tamisage à sec (dry sift)

Cette méthode utilise des tamis de maille décroissante, généralement de 150 à 25 microns, empilés les uns sur les autres. Les fleurs sèches et froides sont frottées délicatement sur le tamis le plus large : les trichomes, plus petits que les fragments végétaux, passent à travers les mailles tandis que les débris de feuilles restent en surface. Répéter l'opération sur des tamis de plus en plus fins affine la pureté de la poudre obtenue, appelée kief.

Un froid préalable des fleurs, au congélateur pendant 30 à 60 minutes, facilite le détachement des trichomes en les rendant plus cassants. Le kief récolté peut ensuite être pressé, à l'aide d'une presse à main ou par simple compression thermique modérée, pour former un hasch compact.

L'extraction à l'eau glacée (ice-o-lator)

Cette méthode utilise des sacs de filtration de maille très fine (généralement 25 à 220 microns), de l'eau glacée et de la glace pilée. Les fleurs sont mélangées à l'eau glacée dans un seau, brassées délicatement pendant 10 à 15 minutes pour détacher les trichomes sous l'effet du froid, puis le mélange est filtré à travers les sacs superposés. Les trichomes les plus purs se déposent dans le sac le plus fin.

Le résidu récolté, appelé bubble hash, doit être séché soigneusement avant conservation : une humidité résiduelle favorise la moisissure. Cette méthode produit généralement un hasch au profil terpénique plus riche que le tamisage à sec, car le froid préserve mieux les composés volatils.

Comparer les deux méthodes

Le tamisage à sec demande moins de matériel et permet un rendu rapide, mais capture parfois davantage de débris végétaux si les fleurs ne sont pas suffisamment froides. L'extraction à l'eau glacée demande plus d'étapes et un séchage soigné après filtration, en échange d'une pureté généralement supérieure. Aucune des deux méthodes n'utilise de solvant chimique, contrairement aux extractions au butane ou à l'éthanol réservées à un cadre industriel.

Séchage et conservation du hasch obtenu

Une fois pressé ou filtré, le hasch doit sécher dans les mêmes conditions que tout extrait de chanvre : température fraîche, hygrométrie modérée, à l'abri de la lumière. Notre article sur le séchage du haschisch et des extraits détaille ces paramètres. Conservez ensuite le produit dans un contenant hermétique en verre, au frais et à l'abri de la lumière.

Le CBD n'est pas un médicament. Utilisez exclusivement des fleurs dont le taux de THC est conforme au seuil légal français.

Questions fréquentes

Des fleurs séchées conviennent aux deux méthodes. Pour le tamisage à sec, elles doivent en plus être bien froides afin que les trichomes se détachent facilement sans emporter de matière végétale.

Le rendement varie fortement selon la variété et sa richesse en trichomes, généralement entre 5 et 15 % du poids initial de fleurs sèches, un ratio qui reste indicatif et non garanti.

Oui, en principe, puisque les trichomes concentrent l'essentiel des cannabinoïdes. La concentration exacte dépend de la qualité de la séparation et ne peut être confirmée que par une analyse de laboratoire.

Ce n'est pas recommandé : un mixeur risque de déchiqueter la matière végétale et de contaminer le hasch avec des fragments de feuilles, ce qui dégrade la pureté et le goût du produit final.


Rédigé par l'équipe Phytogrammes

Chaque article du journal s'appuie sur des sources primaires (ANSM, EFSA, EUR-Lex, publications à comité de lecture) et sur la pratique du laboratoire : analyses HPLC lot par lot, profils cannabinoïdes mesurés. Notre démarche.

Article publié le . Le CBD n’est pas un médicament.

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