Pourquoi 420 ? L'histoire vraie du code du cannabis
420, qui se lit « four-twenty » en anglais et s'écrit aussi 4:20 ou 4/20, désigne le cannabis par un horaire : 16h20, l'heure à laquelle cinq lycéens de San Rafael, en Californie, se retrouvaient en 1971 pour chercher une plantation de cannabis qu'ils n'ont jamais trouvée. Le code s'est répandu dans l'entourage du groupe Grateful Dead, puis le magazine High Times l'a diffusé à partir de 1991, avec la date du 20 avril. Il ne s'agit ni d'un code de police ni d'un article de loi, et le 20 avril n'a aucune portée légale en France.

- 01Que veut dire 420 ?
- 02L'origine documentée : les Waldos de San Rafael, 1971
- 03Quelles preuves les Waldos ont-ils conservées ?
- 04Du lycée au monde : Grateful Dead, puis High Times
- 05Chronologie du 420, de 1971 à 2026
- 06Les mythes à écarter
- 07Que veut dire « 420 friendly » ?
- 08Le 20 avril en France : une date sans portée légale
- 09Le 20 avril a-t-il des effets mesurables sur la route ?
- 10Ce que le 420 ne change pas pour le CBD
- 11Comment nous avons vérifié cette histoire
- 12Questions fréquentes
À retenir
- Tout part de cinq élèves du lycée de San Rafael, les « Waldos », qui se donnaient rendez-vous à 16h20 devant une statue de Louis Pasteur, en 1971.
- Fin décembre 1990, le 28 selon Time, un tract distribué à Oakland invitait à fumer le 20 avril à 16h20 ; High Times l'a publié en 1991.
- Selon l'agence AP, les tracts qui ont fait connaître le nombre le présentaient déjà comme un code de la police californienne, une explication fausse qui circule encore.
- L'article 420 du code pénal californien existe bien, mais il porte sur l'accès aux terres publiques.
- En France, l'usage de cannabis est un délit, puni de 1 an d'emprisonnement et de 3 750 € d'amende, ou, depuis le 20 août 2026, d'une amende forfaitaire de 500 €.
- Le CBD obéit à un autre régime, le seuil de 0,30 % de Δ⁹-THC, qui vaut quelle que soit la date.
Que veut dire 420 ?
En argot nord-américain, 420 désigne le cannabis. Le nombre se lit « four-twenty », comme une heure en anglais, et s'écrit de trois façons : 420 pour le mot de code lui-même, 4:20 pour l'heure, soit 16h20, et 4/20 pour la date du 20 avril, puisque la notation américaine place le mois avant le jour. D'après l'AP, l'Oxford English Dictionary l'a intégré en 2017, après avoir examiné les documents des Waldos. Deux usages en découlent, détaillés plus bas : l'étiquette « 420 friendly » et le nombre glissé dans une bio, un pseudo ou une annonce. Le même nombre désigne aussi l'année 420 et une classe de dériveur ; cet article ne traite que du code du cannabis.
L'origine documentée : les Waldos de San Rafael, 1971
De toutes les versions, c'est la mieux étayée, car ses auteurs ont gardé des preuves. En 1971, au lycée de San Rafael, au nord de San Francisco, cinq élèves formaient une bande : Steve Capper, Dave Reddix, Larry Schwartz, Jeffrey Noel et Mark Gravich. D'après le magazine Time, ils se faisaient appeler les « Waldos » parce qu'ils se retrouvaient contre un mur de l'établissement.
Ils se donnaient rendez-vous à 16h20, devant la statue du chimiste Louis Pasteur, une fois terminées les activités après les cours. Ils cherchaient une plantation de cannabis qu'un membre des garde-côtes cultivait près de la péninsule de Point Reyes, et dont ils avaient reçu une carte dessinée à la main. Selon l'article de l'agence AP repris par CBS San Francisco, ils ne l'ont jamais trouvée. Le même article donne une raison de parler en code : le père de Jeffrey Noel était agent des stupéfiants au ministère de la Justice de Californie.
Le mot de passe « 420 Louie », selon l'orthographe des Waldos (l'AP écrit « 420 Louis »), s'est vite réduit à « 420 » et a survécu à la chasse au trésor, d'après l'AP. Time indique qu'ils se disaient « 420 » entre eux pour désigner le cannabis. Pour prouver qu'ils l'employaient les premiers, les Waldos ont conservé des pièces de l'époque, présentées ci-dessous.
Quelles preuves les Waldos ont-ils conservées ?
Les Waldos gardent dans un coffre loué dans une banque de San Francisco des documents des années 1970 où « 420 » apparaît déjà. L'AP en décrit une partie, et les lexicographes de l'Oxford English Dictionary ont examiné leurs archives avant de leur attribuer le mot. Le reste n'est connu que par la description qu'en donnent les Waldos sur leur propre site. Le tableau sépare ces deux niveaux de preuve.
| Pièce | Ce qu'elle montrerait | Qui en rend compte |
|---|---|---|
| Lettres oblitérées du milieu des années 1970 | Les Waldos y parlent déjà de « 420 » | L'AP, en 2018 |
| Dossier des garde-côtes du cultivateur | Il était affecté à Point Reyes à l'époque de la chasse au trésor | L'AP, en 2018 : les Waldos ont retrouvé l'homme et obtenu ce dossier avec son accord |
| Lettre envoyée à l'un d'eux à l'université, début des années 1970 | Emploi de « 420 » et mention de leurs liens avec Grateful Dead | Les Waldos seuls |
| Lettre d'une camarade de lycée | Elle évoque une bannière « 420 » en batik, réalisée en cours d'arts plastiques et conservée elle aussi | Les Waldos seuls |
| Lettre d'un ami parti vivre dans un kibboutz | Emploi de « 420 » dans un courrier venu de l'étranger | Les Waldos seuls |
| Numéro du journal du lycée, « Red and White » | Un membre de la famille d'un des Waldos répond « 420 » dans la rubrique « Question Man » | Les Waldos seuls |
Détail relevé par l'AP : la banque se trouve au 420 Montgomery Street.
Les Waldos ont aussi un intérêt commercial au nombre. Leur site accole le symbole ™ à plusieurs de leurs expressions et comporte une boutique. En 2018, l'AP notait qu'ils ne détenaient aucune des dizaines de marques liées au 420 accordées à d'autres entreprises, qu'une brasserie voisine leur consacrait une bière et qu'ils venaient de conclure un premier accord avec une entreprise du cannabis d'Oakland. Cet intérêt ne rend pas leur récit faux. Il explique pourquoi l'examen par la presse et par l'Oxford English Dictionary pèse davantage que leurs propres affirmations.
Du lycée au monde : Grateful Dead, puis High Times
Le code a quitté le lycée par le cercle de Grateful Dead, et les deux sources principales ne décrivent pas le lien de la même façon. Selon Time, le frère de Dave Reddix l'a aidé à devenir technicien de tournée pour Phil Lesh, le bassiste du groupe. L'AP parle plutôt d'un frère aîné ami de Lesh, grâce auquel la bande accédait aux coulisses des concerts, où l'équipe technique a repris le code. Par ce réseau, le nombre a gagné les musiciens et leurs fans, les « Deadheads ».
Le tournant se situe à la fin de 1990. Le 28 décembre, à Oakland, des Deadheads distribuent un tract qui invite à fumer « 420 » le 20 avril à 16h20, selon Time. Steve Bloom, journaliste à High Times à l'époque, en récupère un exemplaire. Le magazine le publie en 1991, puis reprend régulièrement le nombre ; en 1998, toujours d'après Time, il reconnaît les Waldos comme les inventeurs du code. Comme le 20 avril s'écrit 4/20 en notation américaine, l'heure est devenue une date annuelle.
L'AP situe l'essor un peu plus tôt, à la fin des années 1980, avec des tracts distribués aux concerts du groupe. Ces tracts présentaient 420 comme le code de la police californienne pour un usage de cannabis en cours. L'explication était fausse, mais elle a voyagé avec le nombre et, selon l'AP, elle circule encore.
Le nombre est même entré dans le droit californien. Approuvé par le gouverneur le 12 octobre 2003, le texte qui a organisé le programme de cannabis médical de l'État porte le nom de Senate Bill 420.
Hors de France, le 20 avril est devenu un jour de rassemblements publics. Aux États-Unis, des militants et des amateurs se réunissent ce jour-là dans de nombreuses villes, selon une étude publiée en 2018 dans JAMA Internal Medicine, et des festivals annuels ont lieu ailleurs, comme à Vancouver, au Canada, d'après une étude parue en 2020 dans l'Emergency Medicine Journal. Le statut du cannabis varie d'un pays à l'autre ; notre article sur la légalisation du cannabis dans le monde compare les modèles en vigueur.
Chronologie du 420, de 1971 à 2026
Dix repères datés suffisent à suivre le nombre, du lycée de San Rafael au droit français actuel. Chaque ligne renvoie à la source citée dans cet article.
| Date | Repère | Source |
|---|---|---|
| Automne 1971 | Rendez-vous à 16h20 devant la statue de Pasteur, au lycée de San Rafael | AP, via CBS San Francisco |
| Milieu des années 1970 | Lettres oblitérées où les Waldos emploient « 420 » | AP, via CBS San Francisco |
| Fin des années 1980 | Tracts aux concerts de Grateful Dead, avec le faux code de police | AP, via CBS San Francisco |
| 28 décembre 1990 | Tract d'Oakland qui appelle au 20 avril à 16h20 | Time |
| 1991 | High Times publie le tract | Time |
| 1998 | High Times reconnaît les Waldos comme inventeurs du code | Time |
| 12 octobre 2003 | Le gouverneur de Californie approuve la loi SB 420 sur le cannabis médical | California Legislative Information |
| 2017 | « 420 » entre dans l'Oxford English Dictionary | AP, via CBS San Francisco |
| 2018 à 2020 | Études sur les accidents mortels et les urgences le 20 avril | JAMA Internal Medicine, Injury Prevention, Emergency Medicine Journal |
| 2026 | En France, l'amende forfaitaire pour usage de stupéfiants s'élève à 500 € | Service-public, fiche F33341 |
Les mythes à écarter
Aucune explication concurrente ne montre un usage de 420 comme code avant 1971. La plupart sont des coïncidences relevées après coup ; celle du code de police figurait déjà sur les tracts mêmes qui ont fait connaître le nombre. Time réfute les trois premières du tableau ; les suivantes se vérifient dans les textes ou ne reposent sur aucun document.
| Explication qui circule | Ce qui est vrai | D'où vient la confusion |
|---|---|---|
| Un code radio de la police américaine pour signaler du cannabis | Aucun code de ce type n'est documenté, et l'AP le dément. | Les tracts de la fin des années 1980 l'affirmaient. |
| La chanson « Rainy Day Women #12 & 35 » de Bob Dylan, car 12 × 35 = 420 | Coïncidence de calcul, trouvée après coup. | Le titre contient deux nombres dont le produit tombe juste. |
| L'anniversaire d'Adolf Hitler, né un 20 avril | Coïncidence de date, sans lien avec les Waldos. | Le rapprochement porte sur la date, alors que le code est né d'une heure. |
| L'article 420 du code pénal californien viserait le cannabis | Il existe, mais il punit le fait d'empêcher l'accès aux terres publiques. | Le numéro de l'article coïncide avec le nombre. |
| Le cannabis contiendrait 420 composés chimiques | Une revue de 2017 recense plus de 560 constituants identifiés. | Un chiffre rond prêté à la plante, que la revue ne confirme pas. |
| Une nouvelle de H. P. Lovecraft aurait inspiré le code | Dans « In the Walls of Eryx », écrite avec Kenneth Sterling et parue dans Weird Tales en octobre 1939, le narrateur échappe à l'emprise d'une plante hallucinogène imaginaire, sur Vénus, et sa montre indique 4:20. Aucun document ne relie ce texte aux Waldos. | Une coïncidence littéraire, dont la parution est parfois datée à tort de 1936. |
| L'heure du thé aux Pays-Bas, à 16h20 | Nous n'avons trouvé aucun document qui l'atteste. | Une explication répétée sans source. |
Face aux preuves des Waldos, aucune de ces pistes ne résiste, et la version lycéenne est la seule qui s'appuie sur des documents d'époque.
Que veut dire « 420 friendly » ?
« 420 friendly » signale qu'une personne, un logement ou un lieu accepte le cannabis. L'expression s'est diffusée avec le code aux États-Unis : en 2018, l'AP relevait des hôtels et des voyagistes qui se présentaient ainsi, et des sites de rencontre où des profils se disaient « 420 compatible ». Dans un pseudo, une bio ou un message, « 420 » n'est qu'une allusion au cannabis, sans autre code caché.
En France, cette étiquette n'a aucune valeur juridique et ne rend aucun usage légal : l'usage reste un délit, au titre de l'article L3421-1 du Code de la santé publique. Une annonce ou une publication qui présente l'usage de cannabis sous un jour favorable peut en outre relever de l'article L3421-4, qui réprime à la fois la provocation à l'usage et cette présentation favorable, comme le rappelle Drogues Info Service. L'intention de l'auteur, la forme et le contexte décident au cas par cas. Les règles qui encadrent la communication des boutiques de CBD sont détaillées dans notre article sur la publicité du CBD en France. Quant aux produits de CBD, une mention « 420 » ne change rien à leur statut, qui dépend notamment d'une teneur en Δ⁹-THC de 0,30 % au plus.
Le 20 avril en France : une date sans portée légale
En France, des associations ou des comptes sur les réseaux sociaux reprennent parfois le 20 avril, sans que cela change quoi que ce soit au droit. L'usage de cannabis est un délit : l'article L3421-1 du Code de la santé publique le punit d'un an d'emprisonnement et de 3 750 € d'amende. Depuis le 20 août 2026, l'amende forfaitaire qui peut se substituer aux poursuites s'élève à 500 €. Elle tombe à 400 € en cas de paiement rapide et monte à 1 000 € si elle est majorée.
Fêter la date n'est pas interdit en soi, et un rassemblement relève du droit commun des manifestations. L'article L3421-4 punit en revanche de 5 ans d'emprisonnement et de 75 000 € d'amende la provocation à l'usage de stupéfiants, même non suivie d'effet. Une affiche ou une promotion invitant à fumer du cannabis le 20 avril peut donc tomber sous ce texte.
Notre article sur la loi française sur le cannabis dresse le panorama des sanctions, chiffres à l'appui.
Le 20 avril a-t-il des effets mesurables sur la route ?
Les études américaines ne concordent pas. En 2018, Staples et Redelmeier ont compté, de 1992 à 2016, les conducteurs impliqués dans un accident mortel entre 16h20 et 23h59 le 20 avril, puis aux mêmes heures une semaine avant et une semaine après. Ils en trouvent 1 369 le 20 avril contre 2 453 sur l'ensemble des jours témoins, soit un risque relatif de 1,12, avec un intervalle de confiance à 95 % de 1,05 à 1,19, d'après leur lettre de recherche parue dans JAMA Internal Medicine. Une lettre publiée dans la même revue en novembre 2018 a réexaminé ce résultat.
En 2019, Harper et Palayew, deux épidémiologistes de l'université McGill, ont repris les données de 1975 à 2016 dans Injury Prevention. Sur la période 1992-2016, ils retrouvent un rapport de 1,12 face aux jours situés une semaine avant et après, mais avec un intervalle de 0,97 à 1,28, qui n'exclut pas l'absence d'effet. Le rapport tombe à 1,05 face aux jours situés une et deux semaines autour, et à 0,98 face à tous les autres jours de l'année. Ils concluent que peu d'éléments montrent un effet du 20 avril, à l'échelle de la population, sur le nombre de conducteurs impliqués dans un accident mortel.
À Vancouver, une équipe de l'université de Colombie-Britannique, dont John Staples, premier auteur de l'étude de 2018, a compté les passages aux urgences de six hôpitaux entre 16h20 et 23h59, de 2009 à 2018, dans une étude parue dans l'Emergency Medicine Journal en 2020. La hausse toutes causes confondues n'était pas significative, avec un risque relatif ajusté de 1,06. Dans des sous-groupes définis à l'avance, les passages pour mésusage de substances étaient multipliés par 5 et ceux pour intoxication par 10, et l'hôpital le plus proche du festival enregistrait 17 % de passages en plus.
En France, le risque du cannabis au volant est établi indépendamment de la date. L'étude ActuSAM, menée par l'Ifsttar sur les accidents mortels de 2011 et publiée par l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière, estime qu'un conducteur positif au cannabis multiplie par 1,65 son risque d'être responsable d'un accident mortel, et par 29 s'il est aussi sous l'emprise de l'alcool. Plus d'un conducteur responsable sous cannabis sur deux était aussi sous l'emprise de l'alcool, et 4,2 % des accidents mortels seraient évités si aucun conducteur n'était positif au cannabis.
Conduire après avoir fait usage de stupéfiants est puni de 3 ans d'emprisonnement et de 9 000 € d'amende, et de 5 ans et 15 000 € si l'alcool s'y ajoute, selon la fiche F2886 de Service-public. La même fiche prévoit un retrait de 6 points, ou de 9 avec l'alcool, et une suspension du permis de 5 ans au plus. L'interdiction s'applique quelle que soit la quantité consommée, le 20 avril comme les autres jours. Un produit au CBD à spectre complet peut lui aussi rendre un test salivaire positif, comme l'explique notre guide du dépistage salivaire, complété par notre outil sur la détection du CBD.
Réduction des risques Si vous avez consommé du cannabis, ne prenez pas le volant et ne montez pas avec un conducteur qui en a consommé. Drogues Info Service répond au 0 800 23 13 13, de 8h à 23h, 7 jours sur 7 ; l'appel est anonyme et gratuit. En cas d'urgence, composez le 15 ou le 112 ; les personnes sourdes ou malentendantes peuvent joindre le 114 par SMS, par application ou par internet.
Ce que le 420 ne change pas pour le CBD
Le CBD est tiré de la même plante, mais il obéit à un autre régime. Un produit de chanvre peut être vendu s'il contient au plus 0,30 % de Δ⁹-THC, le seuil fixé par l'arrêté du 30 décembre 2021. Ce texte interdisait les fleurs et les feuilles ; le Conseil d'État a annulé le 29 décembre 2022 cette interdiction. Ces règles valent toute l'année, y compris le 20 avril. Ce que le droit dit du CBD lui-même est détaillé dans le CBD est-il une drogue, et l'histoire de la plante en France dans l'histoire du chanvre en France et en Europe.
Deux autres repères valent eux aussi toute l'année. Hormis l'Epidyolex, prescrit dans certaines épilepsies, le CBD n'est pas un médicament. Un produit à spectre complet peut par ailleurs faire réagir un test salivaire, comme l'explique notre article sur le CBD au volant. Pour distinguer les deux plantes, consultez chanvre, cannabis, marijuana ; pour les bases, qu'est-ce que le CBD.
Comment nous avons vérifié cette histoire
Nous classons chaque fait selon sa preuve : un document public, comme une loi, une étude publiée ou le texte de 1939 ; une pièce décrite par la presse ou examinée par l'Oxford English Dictionary ; ou une simple déclaration des Waldos sur leur site. Quand deux sources se contredisent, nous le signalons. Time date le tract d'Oakland du 28 décembre 1990, quand l'AP situe des tracts dès la fin des années 1980. Time fait de Dave Reddix un technicien de Phil Lesh, quand l'AP parle d'un frère ami du bassiste. Nous n'avons pas pu lire le numéro de High Times de 1991 qui a reproduit le tract, accessible seulement après connexion à ses archives en ligne. Sources vérifiées le 20 octobre 2026 ; notre démarche est décrite sur la page méthodologie.
Questions fréquentes
C'est un code d'argot nord-américain pour le cannabis, qui se lit « four-twenty ». Il vient de l'heure de rendez-vous de cinq lycéens californiens en 1971, 16h20, et désigne aussi le 20 avril, noté 4/20 aux États-Unis.
Le mot de passe des Waldos, « 420 Louie », annonçait un rendez-vous à 16h20 devant la statue de Pasteur pour chercher une plantation. Raccourci en « 420 », il a fini par désigner la plante elle-même, puis l'entourage de Grateful Dead et High Times l'ont diffusé, ce dernier à partir de 1991. L'histoire du mot « weed » et de ses équivalents français est racontée dans beuh ou weed.
Non. Aucune source ne documente de code radio 420 désignant le cannabis, et l'idée figurait déjà sur les tracts qui ont fait connaître le nombre. Quant à l'article 420 du code pénal californien, il porte sur l'accès aux terres publiques.
En notation américaine, le 20 avril s'écrit 4/20. Dès le 28 décembre 1990, selon Time, le tract distribué à Oakland invitait à fumer ce jour-là, à 16h20.
Non. Une nouvelle parue en 1939, écrite par H. P. Lovecraft avec Kenneth Sterling, mentionne une montre qui indique 4:20 après l'effet d'une plante imaginaire, mais aucun document ne la relie aux Waldos.
Qu'une personne ou un lieu accepte le cannabis. L'expression n'a aucune valeur juridique en France, où l'usage reste un délit.
Une allusion au cannabis, rien de plus. Ce n'est ni une date de rendez-vous ni un code officiel.
Non. Cette date culturelle n'a aucune reconnaissance officielle. Le 20 avril comme les autres jours, l'usage de cannabis est puni, et la provocation à l'usage est un délit.
Les études divergent. Une analyse américaine de 2018 relève un risque d'accident mortel supérieur de 12 % après 16h20, et une réanalyse de 2019 ne distingue pas cet écart des variations ordinaires. En France, conduire après usage de cannabis est puni de 3 ans d'emprisonnement et de 9 000 € d'amende, quel que soit le jour.
Aucun lien juridique. En France, le CBD se vend selon le seuil de 0,30 % de Δ⁹-THC, qui ne dépend d'aucune date. Ce jour-là comme les autres, les boutiques ne doivent pas présenter l'usage de stupéfiants sous un jour favorable.
Rédigé par l'équipe Phytogrammes
Chaque article du journal s’appuie sur des sources primaires citées : ANSM, EFSA, EUR-Lex et publications à comité de lecture. Les profils produits sont distingués des résultats de laboratoire documentés. Notre démarche.
Article publié le . Le CBD n’est pas un médicament.